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 2.17 - The trap.

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tiziano



█ . EMPLOI/LOISIRS : Esclave du père Salama
█ . VOISINS : Van de Kampf (en ce moment)
█ . HUMEUR DU MOMENT : mélancolique
█ . RAGOTS : 650
█ . DATE D'ARRIVEE : 09/08/2007

MessageSujet: 2.17 - The trap.   Dim 19 Aoû - 16:34




Parfois l’existence nous réserve des surprises inattendues, tout être humain en a conscience. Mais quand un imprévu, orchestré par vos proches en qui vous faites parfaitement confiance, vous arrive, vous vous sentez humiliés au plus profond de vous. Il faut se méfier parfois des personnes qui nous sont familières. Lynette Scavo en fit l’amère expérience ce jour là. Un an auparavant, au moment où elle avait décidé de reprendre son travail dans une agence de publicité, elle avait profité des soldes pour acquérir une magnifique mallette qui ferait d’elle une vraie femme d’affaires. Ce qu’elle ne savait pas c’est que le même jour, Iris Smith avait acquis exactement le même modèle de mallette pour un tout autre usage… Mallette qui, suite à un incendie chez les Smith, s’était retrouvée entre les mains de Preston et Poter Scavo… Ce matin là, Lynette s’était préparée avec beaucoup de soin, elle avait en effet un rendez vous très important pour la suite de sa carrière à l’agence. Elle allait présenter à son équipe et devant un client très influent son projet de publicité qui consistait à mettre en valeur une grande marque de cosmétique. Elle avait remisé un épais dossier dans la mallette avec photos, design, plusieurs slogans, et même un petit film. Elle avait enfilé son plus beau tailleur, avait ajusté plusieurs fois ses cheveux devant la glace, avait pris un léger petit déjeuner en famille et, au moment de partir, elle commit l’erreur de faire une dernière retouche à son maquillage. Ce moment d’inattention donna l’occasion aux jumeaux d’intervertir les deux mallettes. Poter courut dans le jardin déterrer celle d’Iris, soigneusement dissimulée dans leur cachette secrète depuis plusieurs semaines, pendant ce temps Preston subtilisa celle de sa mère. Ils eurent juste le temps d’intervertir les deux mallettes avant le retour de Lynette.

- Je suis prête, s’écria Lynette qui paraissait sûre d’elle alors que le stress ne la quittait pas. Souhaitez bonne chance à maman les garçons.

Les jumeaux crièrent en chœur « bonne chance », ils embrassèrent leur mère et une fois celle-ci partie, se tapèrent dans les mains, heureux de leur stratège…

Quand elle arriva à l’agence, monsieur Becker, le client, Ed, son patron et Nina Fletcher l’attendaient dans le bureau. Elle s’excusa pour son retard, les salua et s’installa devant le bureau. Elle déposa son sac à main sur une chaise, posa à plat sa mallette et… tenta de l’ouvrir, en vain.

- Que se passe-t-il ? se demanda-t-elle en laçant un sourire gêné.

- Ce serait peut être plus facile si vous utilisiez la clef pour l’ouvrir, proposa Nina, avec une moue moqueuse.

- Je ne la ferme jamais à clef, dit Lynette. Vraiment je ne comprends pas. Elle est coincée.

- Que contient cette mallette ? la questionna Nina.

- Le dossier de monsieur Becker…

- Le système de fermeture doit être bloqué… intervint Ed qui s’impatientait.

- J’ai un couteau suisse dans ma poche, dit monsieur Becker.

Il se leva rejoignit Lynette, lui demanda poliment de s’écarter, se demandant déjà s’il avait eu raison de confier sa campagne publicitaire à cette agence. Il força la serrure de la mallette, d’un coup violent, il l’ouvrit, elle tomba à terre, déversant sur la moquette un million de dollars en billets de cent, sous les regards surpris de Becker, Ed et Nina, tandis que Lynette se sentit très mal à l’aise en réalisant la supercherie de ses enfants.

- Si c’est une blague je la trouve de très mauvais goût, persifla monsieur Becker en rassemblant ses affaires.

Très en colère, il se dirigea vers la sortie, suivi par Ed, confus, qui lui demandait de pardonner cette plaisanterie tout à fait déplacée. Mais rien ne fit changer monsieur Becker d’avis.

Nina s’enfonça sur son siège et dit, en adressant un sourire ironique à Lynnete :

- Félicitations, vous avez fait très fort… Auriez-vous braqué une banque ?





Le visage blême, Imanita coupa la communication. Corentin ne lui avait pas laissé le temps de poser la moindre question.

- Qu’est ce qu’il a encore inventé ce con ? dit Tiziano entre ses dents.

- Tu as peut être vu juste. Il a découvert le micro….

- Le mieux c’est de se pointer au rendez vous.

- C’est peut être dangereux…. Et pourquoi dans la cave de la maison de Yuki ? La police a posé des scellés…

- On y va, tant pis…

- Attends Tiz’…. Réfléchissons…. Il a décidé de nous aider pour accomplir notre mission.

- Donc on ne risque rien tu vois bien, la seule personne en danger c’est Yuki, conclut Tiziano. Et tu sais quoi ? Ma mission à moi c’est de nous débarrasser de ce Corentin. Il joue au plus malin et ça commence à m’agacer. Il est temps que nous reprenions les règles du jeu en main. Nous possédons un enregistrement qui va nous permettre de le contrer.

- Oui tu as raison. Allons-y. Si on le fait attendre, il risque de se douter de quelque chose.

Le jeune fille détestait l’admettre mais elle devait s’avouer au vu de la situation, qu’elle n’était pas mécontente d’avoir Tiziano à ses côtés pour l’aider à se sortir du bourbier dans le quel ils s’étaient fourrés. Au téléphone le ton de la voix de Corentin lui avait glacé le sang. Elle remisa le petit magnétophone dans son petit sac à main blanc, mais celui-ci glissa et tomba dans l’escalier sans qu’elle ne s’en rende compte.

Au rez-de-chaussée, Gabrielle les interpella au passage :

- Où allez-vous ?

- Juste faire un tour, répondit brièvement Tiziano.

- Dans le parc ? insista Gabrielle toujours très curieuse. Surtout elle avait remarqué la fébrilité inhabituelle des deux jeunes.

- Maman, nous sommes grands, tu peux éviter de nous fliquer, ça ne te va pas.

- Je m’inquiète pour toi, c’est tout, quoi de plus normal qu’une mère qui s’inquiète pour son fils. Surtout, s’il t’arrivait quelque chose, je sais que Carlos ne s’en remettrait pas.

- Ne vous inquiétez pas madame Solis, avec moi, il ne peut rien lui arriver, intervint Imanita qui voyait la situation s’envenimer.

- Vous formez un beau couple, conclut Gabrielle qui savait qu’en disant cela elle les énerverait tous les deux, mais ni l’un ni l’autre ne répliqua.

-

Corentin les attendait devant la maison des Smith.

- Vous en avez mis du temps, dit-il.

- Tu sais comment sont les filles, expliqua Tiziano. Toujours à se pouponner avant de sortir. Ima tenait absolument à se recoiffer.

La jeune fille lui fila un coup de coude dans les côtes en lui jetant un regard de désapprobation.

- Peu importe, vous êtes prêts à accomplir votre mission ?

- Oui, affirma Imanita. Mais…

- Alors suivez-moi, l’interrompit Corentin.

- Tu veux entrer dans la maison des Smith ? demanda Tiziano.

- Oui.

- Mais elle n’est plus très solide depuis l’incendie et la police a posé des scellés.

- Et alors ? Où est le problème ?

- C’est pas prudent, insista Imanita.

- Qu’est ce qui te gêne ? Tu n’apprécies pas l’odeur de la fumée ?

Elle haussa les épaules et se mit à le suivre. Dans le hall d’entrée, les poutres apparentes étaient noircies par le feu, les vitres avaient explosé. Ils descendirent avec précaution l’escalier de bois qui avait perdu de sa stabilité. La cave était froide, sombre, juste éclairée par des bougies, disposées sur une table en cercle, au milieu du cercle, Imanita et Tiziano découvrirent avec stupeur une sorte de pentagone sur lequel était attaché Yukinari, entravé aux mains et aux pieds par de grosses chaînes. Le jeune homme était torse nu, sa tête dodelinait au dessous de l’éclairage d’une grosse bougie planté sur le mur, et dont s’écoulait lentement la cire chaude, tombant soit sur le pentagone soit sur le torse de Yuki, qui grimaçait à chaque brûlure infligée par cette bougie. Cependant, si Yuki en voulait à ses deux amis de lui avoir caché comment s’était déroulé la cérémonie d’intronisation, il n’était pas mécontent de leur présence. Il se sentait un petit peu soulagé, se rattachant à l’espoir que ses deux amis allaient trouver une ingénieuse solution pour le sortir de là…..

- Et bien voilà, nous y sommes, déclara Corentin. Comme je voyais que vous aviez quelques difficultés à exécuter votre mission, j’ai décidé de vous aider. Je me suis occupé de la partie la plus délicate : capturer votre proie. Yukinari est à votre disposition. Je vous laisse le choix de l’arme avec laquelle vous allez l’exécuter. Ce joli revolver, une balle dans la tête, et hop Yukinari disparaît sans douleur… mais bon s’il n’y a pas de souffrance, ce n’est pas amusant. Les membres des Justiciers de Dieu adorent voir leur proie souffrir. Pas vrai ? Alors je vous propose aussi ce sabre pour le découper lentement en petits morceaux ou mieux cette corde à nouer autour de son cou pour le pendre à une poutre et le voir agoniser plusieurs heures…. Alors qu’allez vous choisir ?

Sans s’en rendre compte, pris par la peur et l’horreur de la situation la main d’Imanita s’était rapprochée de celle de Tiziano. Le jeune homme serrait très fort la main de la jeune fille comme pour se donner du courage l’un l’autre. Pendant ce temps, Yukinari prit conscience avec effroi du but de la mission que leur avait confiée Corentin… s’il comprenait à présent pourquoi ses deux amis l’avait fui ses dernières 48 heures, il espérait qu’ils n’avaient pas l’intention de se soumettre aux volontés de Corentin. Non jamais n’Ima et Tiz’ ne le tueraient, pensa-t-il comme pour se rassurer… à moins que…. Oui à moins que Corentin les ait ensorcelés……



Saraluna roulait à faible vitesse en direction de l’hôpital. Elle allait chercher sa sœur, surtout, elle se demandait comment elle allait lui annoncer les raisons de l’absence de Gaël. La jeune fille pensait que son petit ami viendrait la chercher. Elle gara la voiture sur le parking pas très loin de l’entrée, rencontra le médecin qui lui confirma que Sayla pouvait sortir, mais elle devait encore se reposer et suivre son traitement. Puis elle monta dans la chambre.

- Bonjour Sayla, je suis venue te chercher, tu rentres à la maison, s’écrira Saraluna.

- C’est bon je sais, dit Sayla tout sourire. Gaël doit venir me chercher. Je vais enfin pourvoir passer plus de temps avec lui et envisager de vivre avec lui. J’ai l’impression de rêver, j’ai encore du mal à croire que je suis avec Gaël, c’est tellement formidable. Tu sais je l’aime. T’imagines Gaël. Il est beau comme un Dieu. Je ne pensai spas qu’il s’intéresserait à moi. Je suis tellement heureuse Sara !

- Oui je sais, dit Saraluna après avoir laissé passer quelques secondes. Mais Gaël ne viendra pas te chercher.

- Quoi ? J’en ai marre que tu décides tout de ma vie. Maintenant, ma vie je l’envisage auprès de Gaël. Comment tu t’y es prise pour le dissuader de venir. Tu veux me garder pour toi toute seule ? Je ne suis plus une petite fille.

- Mais non, Sayla. Je ne souhaite que ton bonheur et je t’avoue franchement que j’aurais préféré que Gaël puisse te ramener lui-même.

- Et pourquoi ne peut-il pas être là ?

- Oh Sayla je suis désolée…

- Il ne veut plus de moi ? Il ne m’aime pas ? Il a rencontré quelqu’un d’autre ? Pourquoi n’a-t-il pas le courage de me le dire en face ?

- C’est rien de tout cela, ma chérie… La police a emmené Gaël. Grized le soupçonne du meurtre de Jérémy Logan.

- Il est dingue, Gaël n’a jamais tué ce mec…

- Ils auraient pas mal de preuves qui accablent Gaël.

- Emmène moi au poste de police, je vais parler à Grized, il y a sûrement un malentendu…

- Inutile. Florian a trouvé un bon avocat… il va s’occuper de lui…

- Mais je veux voir Gaël. Il a besoin d’amour et d’affection pour le soutenir dans cette épreuve.

- Personne n’est autorisé à lui parler pour l’instant à part son avocat.

- Bon sang quand pourrons nous vivre enfin tranquillement ? se désespéra Sayla.

- Je suis sûr que ça va s’arranger. Gaël sera vite innocenté.

- Et s’il était vraiment coupable ?

- Tu ne le crois quand même pas capable de tuer…

- Par amour pour moi pourquoi pas ? S’il a fait ça je l’aiderai à s’évader et nous fuirons ensemble.

- Ne dis pas de sottises. Finis ta valise et rentrons.

- J’ai peur Sara…
Elle fondit en larmes et se blottit dans les bras de Saraluna.

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MessageSujet: Re: 2.17 - The trap.   Dim 19 Aoû - 16:37

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Vêtue de son juste au corps rose bonbon, Gabrielle Solis pratiquait sa séance quotidienne de yoga. Même si la présence de Tiziano et ses amis apportait une certaine animation à la maison, elle trouvait son existence un peu terne depuis sa rupture avec John son jeune jardinier. Carlos était un homme généreux, un bon mari qui la contentait d’un point de vue financier, mais elle avait besoin d’un peu plus de piment dans sa vie. Le hasard faisant parfois bien les choses, en lui amenant justement la visite d’un jeune homme. Elle stoppa le mouvement qu’elle était en train de pratiquer et observa Florian qui marchait dans l’allée à sa rencontre.

- Bonjour Florian, s’écria-t-elle.

- Madame Solis… Excusez-moi de vous déranger …

- Tu ne me déranges pas.

- Je voulais voir Imanita, sa mère m’a dit qu’elle passait beaucoup de temps chez vous…

- Elle a raison, Imanita passe son temps avec Tiziano… mon soi disant fils.

- Ah ? Elle est là ?

- Tu es toujours amoureux d’Imanita.

- Pourquoi vous pensez ça ?

- Je vous ai vus souvent ensemble à une époque… juste avant la grossesse de LPC…

- Oui nous avons eu une aventure…

- Mais vous l’aimez encore sauf qu’à cause de la grossesse de LPC tu t’es senti obligé de quitter Imanita pour assumer ton devoir de père.

- C’est Imanita qui vous a raconté tout ça ?

- Non, elle est trop pudique pour se confier. Tu es toujours amoureux d’elle ?

- Difficile d’oublier une fille comme elle, avoua Florian avec mélancolie.

- Oui c’est un sacré petit bout de femme… mais tu ferais mieux de te consacrer à LPC. La perte d’un enfant est douloureuse pour une femme, tu ne peux pas l’abandonner. De plus, Imanita est avec Tiziano à présent.

- Ils…. sont ensemble…, vous êtes sûre ? demanda Florian incrédule.

- Oh oui, je les ai vus au lit… et je ne suis pas la seule, confirma Gabrielle en éclatant de rire.

- Ce n’est pas possible, j’ai vu Imanita giflait Tiziano… Ils avaient l’air de grave se disputer.

- Et alors ? Si j’avais dû quitter Carlos à chaque fois que nous nous disputons, je passerais mon temps à faire mes valises, répliqua-t-elle avec un soupçon de machiavélisme.

Gabrielle n’avait qu’une idée, en tête : amener Florian, à s’intéresser à elle et lui sortir cette Imanita de la tête.

- Pourtant ils avaient l’air de s’engueuler sérieusement, poursuivit Florian.

- Et moi je viens de les voir partir tous les deux, main dans la main, très amoureusement… Ils ont tous les deux beaucoup de caractère, alors forcément, parfois ça explose. Tu sais dans la vie d’un couple, les disputes amènent un peu de piment, et ensuite, la réconciliation scelle un peu plus l’amour.

- Si vous le dites.

- Leur bonheur te rend triste ?

- Non. Je suis heureux pour Imanita.

- Tant mieux parce que je n’aimerais pas que tu viennes briser l’histoire d’amour de mon fils, ça ne plairait pas à Carlos non plus, lui c’est un vrai latin, il n’aime pas quand on touche à son fils, je peux te l’assurer.

- J’imagine. Mais j’ai tiré un trait sur Imanita. Je souhaitais la rencontrer en tant que journaliste.

- Alors qu’est ce qui te rend morose ? Tu veux en parler ?

- La police a arrêté Gaël. Il est soupçonné du meurtre de Logan, ce type retrouvé dans le parc.

- Oh c’est affreux. Je peux t’offrir un café ?

- Non merci je dois y aller. J’ai rendez vous avec son avocat.

- Je comprends… mais si je peux faire quelque chose, tu peux compter sur moi, ajouta Gabrielle prête à tirer profit de la situation.

- C’est gentil merci. Au revoir madame Solis.

- Ciao bello, fit-elle en lui adressant un sourire charmeur.

Elle le regarda s’en aller, puis elle entra chez elle, satisfaite de sa prestation. Elle mettrait tout en œuvre pour que Florian devienne son nouvel amant. En montant l’escalier son pied frôla le magnétophone abandonné par Imanita. Gabrielle le ramassa, monta dans sa chambre, s’assit sur le lit et écouta Corentin en train d’avouer le meurtre de Jérémy Logan. Gabrielle eut un petit sourire machiavélique. Elle tenait entre les mains, le moyen de rendre Florian heureux et en même temps la possibilité de rendre cette chipie d’Imanita jalouse, en mettant le rouquin dans son lit. Car, se dit elle, une fois qu’elle lui aura offert la preuve de l’innocence de son copain, il ne pourra plus résister à son charme… Oui cette fois l’existence de Gabrielle Solis reprenait des couleurs, un attrait et l’espoir de vivre une nouvelle fois une aventure avec un nouvel amant….



Susan Meyer rentra chez elle avec précipitation. Elle avait une chique due à un mal de dent qui lui tenaillait la mâchoire depuis 48 heures. Elle avait refusé d’aller chez le dentiste, son dentiste habituel étant en vacances. Finalement, elle avait enfin cédé au mal et avait accepté de se rendre chez le dentiste de garde. Surtout, elle avait fait l’effort de se soigner parce que le soir même elle avait rendez vous à dîner avec Mike Delfino. Un dîner de réconciliation, enfin c’est ce qu’elle espérait. Il serait mal venu de se rendre à ce dîner galant avec le visage déformé par un mal de dent.

- Comment était ce dentiste ? demanda Julie.

- Très gentil, répondit Susan d’une voix déformée par l’anesthésie de sa mâchoire. Il ne m’a pas fait mal… Il a promis que ma joue serait dégonflée pour ce soir.

- Tu es sûre que ce dîner est une bonne idée ? Tu ferais mieux de le reporter.

- Non. J’ai une beaucoup de mal à convaincre Mike de ce dîner alors, je ne reculerai pas devant un petit mal de dent.

Elle se toucha la joue, sentant la douleur se réveiller.

- Aïe ! fit-elle en s’effondrant dans un fauteuil.

- Tu ne seras jamais adulte maman, dit Julie avant de remonter dans sa chambre.

- Je ne laisserai pas Mike m’échapper…

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MessageSujet: Re: 2.17 - The trap.   Dim 19 Aoû - 16:38

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- Alors, reprit Corentin. Quelle arme choisissez vous ?

Imanita et Tiziano se jetèrent un regard déconcerté.

- Chère Imanita…. Tu pensais que Tiz’ n’était pas la hauteur, qu’il allait se dégonfler…. Alors montre nous que toi tu ne te dégonfleras pas.

- Pourquoi tu veux tuer Yukinari ? demanda-t-elle d’une faible voix.

- Ne te pose pas ce genre de question… Contente-toi d’exécuter mes ordres.

- Yukinari est notre ami, dit Tiziano.

- Il n’est plus votre ami, par contre moi, je suis votre frère de sang. Alors maintenant, il faut exécuter votre mission. Non toi, Tiz’, tu es hors course. Imanita a voulu faire sa maligne avec moi, alors elle va mener cette première mission toute seule. Prouve moi que tu iras jusqu’au bout, Ima. Que toi tu n’es pas une mauviette comme Tiz’…

- Je ne tuerai pas Yukinari si tu ne me dis pas pourquoi tu souhaites sa mort, répliqua Imanita.

- Je ne suis pas une mauviette se défendit Tiziano. Et elle ne touchera pas à Yuki.

- Ne t’occupe pas de ça Tiz’, je sais gérer toute seule. Alors pourquoi souhaites tu la mort de Yuki ?

- Inutile d’insister tu n’es pas en position de m’interroger, dit Corentin.

- Par contre, je suis en position de t’envoyer en prison, répliqua-t-elle du tac au tac.

Corentin lui adressa un sourire méprisant.

- Ah oui ? Et comment penses tu t’y prendre ?

- J’ai enregistré notre conversation hier, tu sais celle où tu avoues le meurtre de Logan.

- Nous discuterons de cela quand tu auras effectué ta mission.

- Pourquoi tu nous as choisis, nous ? demanda Tiziano.

- Parce que nous avons un point commun…

- Vraiment ?

- Oui Zach Young, Jéméry Logan, Imanita, toi, moi et tous les membres de la secte avons le même point commun.

- Lequel ?

- On nous a enlevé notre maman. Une pétasse a emporté le cœur de la mère d’Imanita et sa famille a explosé, la mère de Jérémy a été tuée soi disant accidentellement sur un passage piéton, la mère de Zach s’est suicidée, celle de Tiz’ a quitté ses enfants pour vivre son amour avec ce naze de policier… Tous paieront pour le mal qu’ils nous ont causé. Grized, la pétasse qui vit avec la mère d’Imanita, et tous les autres aussi.

- Moi ma mère n’est pas partie, dit Tiziano. Je vis avec mes parents.

- Arrête de me prendre pour un con, tu n’es pas plus amnésique que moi.

- Et qu’est ce que Yuki a à voir dans tout ça ? se renseigna Imanita.

- Sa famille est responsable de la mort de ma mère.

- Vraiment ?

- Son père était l’amant de ma mère. Dans le quartier tous les voisins savaient que la femme de l’architecte couchait avec Chris Smith… Un jour Kawaï le frère de Yuki a découvert son père au lit avec ma mère, dans cette maison, à l’étage… dans le lit de ses parents. Le gamin n’a pas supporté il a pris un poignard dans la collection de son père et il a poignardé ma mère en plein cœur. Quand Iris est rentrée, elle a découvert le désastre. Bizarrement, c’était la seule femme du quartier à ignorer que son mari la tromper... Quelle conne ! Quand elle a compris que son fils avait commis ce meurtre, elle a décidé de cacher son acte. Elle a d’abord envisagé d’aller dire à la police qu’elle avait trouvé son mari au lit avec sa maîtresse et qu’elle l’avait tuée par jalousie, mais Chris Smith l’en a dissuadé. Il fallait trouver vite une solution avant que le petit Yuki ne rentre de l’école. Alors ils ont décidé d’enterrer le corps dans leur jardin. Tant que personne ne retrouve le corps, il ne peut pas y avoir meurtre. Aidés par certains des voisins, ils ont enterré ma mère, effacé toutes les traces de sang, nettoyé le poignard qu’ils ont remis à sa place dans la collection. Ni vus ni connus. Quand Yuki est rentré de l’école, ils ont fait comme si rien ne s’était passé…

Yukinari resta éberlué par tout ce qu’il venait d’apprendre. Sa famille avait vécu dans le mensonge pendant de longues années, son frère était un assassin. Mais était-il vraiment coupable de son geste ? Comment lui-même aurait réagi s’il avait trouvé son père au lit avec une femme ? Il était anéanti.

- Comment sais-tu tout ça ? demanda Tiziano.

- Chris a eu des remords il y a quelques mois. Il m’a raconté toute la vérité.

- C’est horrible, balbutia Imanita.

- Oui. Voilà pourquoi nous allons tuer dans d’atroces souffrances tous les membres de la famille de Yuki.

- Nous n’avons pas le droit de faire justice nous-mêmes, dit Imanita.

- Si, puisque nous sommes les Justiciers de Dieu. Nous avons tous les droits, surtout celui de rendre justice. Nous obéissons aux désirs de Dieu. Si nous refusons de lui obéir, Dieu nous jettera un sort.

- Tu as tué Chris Smith ? demanda Tiziano.

- Non pas encore. J’avais trop besoin de lui pour mettre mon plan en application.

- Mais il est mort dans un accident de voiture…

- Nous avons fait croire à sa mort. En réalité, celui qui se trouvait dans la voiture de Chris Smith au moment de l’accident était le chauffard qui avait renversé la maman de Logan. Quand Chris Smith ne me sera plus utile, je le tuerai car il est aussi coupable que les autres membres de sa famille. Maintenant, vous connaissez toute l’histoire, mettez-vous au travail.

- Non, Yuki n’a rien à se reprocher dans cette histoire. Alors laisse-le vivre, décréta Tiziano.

- Je m’en fiche, tout ce que je souhaite c’est voir sa mère souffrir. Quand elle apprendra que son fils adoré est mort, elle ressentira la douleur que mon père et moi avons ressentie à la mort de ma mère.

- Mais la mort de Yuki ne te rendra pas ta mère, dit Imanita.

- Assez de bavardages. Quelle arme choisissez-vous ?

- Tu n’a spas encore compris que nous n’accomplirons jamais cette mission ? dit Tiziano. Yuki est notre ami et jamais, tu m’entends, jamais nous ne lui ferons le moindre mal.

- Alors abandonne l’idée de tuer Yuki, renchérit Imanita. Parce que si tu t’avises de toucher ne serait ce qu’à un de ses cheveux, alors, nous prendrons sa défense nous n’hésiterons pas à te tuer, toi.

Le visage de Corentin se crispa, il eut un petit rire sadique.

- Je savais que je ne pourrais pas compter sur vous. Voilà pourquoi j’ai amené trois armes. Dans le but de me débarrasser de vous trois.

Imanita perdait patience. Elle avança vers Yukinari avec la ferme intention de le libérer de ses liens mais Corentin se jeta sur elle, la repoussa violemment à l’autre bout de la pièce. La jeune fille tomba à la renverse, sa tête cogna le mur, elle fut légèrement sonnée. Tiziano profita de cette diversion pour filer son couteau suisse à Yukinari sans que Corentin ne s’en aperçoive. Puis il essaya d’attraper le revolver mais Corentin fut plus rapide et il pointa le canon sur la tempe de Tiziano.

- Inutile de jouer au plus malin avec moi tous les deux, à ce jeu là vous allez perdre. C’est comme ça que tu me remercies de t’avoir sauvé la vie Tiz’ ? C’est pas très sympa. Tu pourrais avoir un peu de reconnaissance.

- C’est bon lâche moi avec cette histoire, c’est du passé.

Il pressa le canon contre la tempe de Tiziano, passa un bras autour de son cou pour le maintenir prisonnier, à sa merci.

- Voilà comment les choses vont se passer, reprit Corentin. Je vais d’abord m’occuper de Yuki. Je vais le pendre avec cette corde. Et quand il agonisera en pleurant, pendu comme un animal blessé, il vous suppliera de ses petits yeux ronds brillants et apeurés de l’aider mais vous ne pourrez plus rien faire pour lui. Et moi, je me délecterai en observant vos visage à toi et Ima… vos visages tristes et écoeurés par le spectacle qu’offrira votre meilleur ami à ce moment là. Ensuite, lorsqu’il aura craché tout son sang et ses boyaux, je passerai à cette charmante jeune fille. Je lui réserve le sabre. Je pourrais lui trancher la gorge mais elle ne ressentirait pas suffisamment de douleur… Alors je la découperai en morceaux, d’abord les doigts de pieds, puis je découperai un à un chaque doigt de ses mains à coup de sabre, la souffrance fera se tordre de douleur son beau visage. Elle a un beau visage, pas vrai Tiziano ? Tu en pinces pour elle, pas vrai ? Oui je suis sûr… et elle en pince pour toi. Il y a plus que de l’amitié entre vous. Je l’achèverai par plusieurs coups de sabre sur le visage. Et toi Tiz’, tu la verras mourir petit à petit et tu sais ce qu’il y aura de merveilleux pour moi ? C’est que tu ne pourras rien faire pour l’aider, ni pour la sauver, ni pour la soulager. Elle partira inéluctablement vers sa mort. Et enfin je pourrais te délivrer, Tiz’… te délivrer en tirant une balle de revolver dans ton genou, puis dans l’épaule, puis le bras, l’autre jambe, je te regarderai te vider de ton sang en me disant quel gâchis. Ce con aurait pu sauver sa peau et celle de sa copine mais il a préféré se sacrifier pour son pote Yukinari. C’est nul comme attitude, non ? Qu’en penses-tu ? Ensuite, je mettrai le feu à toute la baraque et la police ne retrouvera que vos cendres et tout le quartier dira quelle imprudence jouer avec des bougies dans la cave d’une maison brûlée… ils n’ont eu que ce qu’ils méritaient. Pas vrai mon petit Tiz’ ?

- T’es un malade Corentin, dit Tiziano entre ses dents en crachant à la figure de son adversaire…



Mike Delfino ramassait les feuilles du jardin quand Paul Young lui rendit visite. Il fut d’abord surpris par cette visite, puis après tout, il se dit qu’il n’avait rien à craindre.

- Bonjour Mike !

- Salut !

- Excuse-moi de te déranger, je sais que je ne suis pas le bienvenu chez toi.

- En effet, j’espère que tu as une bonne raison pour venir m’importuner.

- Oui c’est vrai je te dérange en pleine action, ramasser les feuilles, c’est très «excitant ».

- Je t’écoute…

- Figure-toi que j’ai reçu la visite de la police aujourd’hui.

- Et en quoi cette visite peut m’intéresser ?

- En fait le lieutenant Grized souhaitait interroger Zach au sujet du meurtre de ce jeune dans le parc.

- Pourquoi ?

- Selon Grized une femme a témoigné contre Zach.

- Qui est cette femme ?

- D’après elle, Zach serait venu en aide à sa fille à un moment où Logan tentait d’abuser d’elle. Tu comprends, le témoignage de cette femme pourrait porter préjudice à Zach, surtout avec ses antécédents. Heureusement, les policiers détiennent un autre suspect mais bon, on ne sait jamais. Tu pourrais peut-être faire pression sur cette femme pour qu’elle revienne sur son témoignage.

- Pourquoi tu ne t’en occupes pas toi-même ?

- Parce que tu es… disons que tu es très proche de cette femme.

- De qui s’agit il ?

- Susan Meyer.

Mike eut l’impression de recevoir un coup de poing dans l’estomac…



A l’agence Grized et ses hommes étaient en train d’interroger Lynette Scavo sur le contenu de la mallette.

- Difficile de croire que vous ignoriez le contenu de cette mallette, annonça Grized.

- Ce sont mes enfants qui ont trouvé cette mallette dans notre jardin après l’incendie chez les Smith. Je pensais qu’elle était vide, je ne m’en suis plus soucié d’autant qu’Iris ne m’a jamais réclamé sa mallette.

- Un million de dollars !!! Quand même ça pèse un certain poids.

- Mes enfants l’ont enterrée dans leur cachette secrète, ils ont certainement interverti les deux mallettes pour me faire une farce.

- C’est étrange que madame Smith n’ait jamais réclamé cette somme d’argent. Après la mort accidentelle de son mari et l’incendie de sa maison, elle ne doit pas rouler sur l’or…

- Oui c’est surprenant.

- Nous allons interroger Iris Smith, pour éclaircir cette affaire. Mes hommes l’ont déjà convoquée au poste. Ils m’attendent. Je vous demanderai de faire plus attention à l’avenir et de rester à la disposition de la police.

- Evidemment lieutenant. Je veillerai à ce que mes fils ne recommencent plus. Désolée pour tout ce dérangement.

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MessageSujet: Re: 2.17 - The trap.   Dim 19 Aoû - 16:39

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Zach Young semblait très agité lorsqu’il entra dans le baralolo. La salle était presque vide, seuls deux ou trois clients sirotaient leurs boissons en devisant. Un peu à l’écart se tenait Andrew. C’est vers lui que Zach se dirigea sans même saluer Loïc.

- Salut Andrew, dit-il. Je peux te parler ?

- Je t’écoute Zach.

- Non pas ici. Sortons.

- C’est quoi tous ces mystères ?

- Je t’expliquerai dehors.

- Ok, je te suis.

Les deux garçons marchèrent en silence jusqu’au parc. Ils s’installèrent sur un banc.

- Vas-y parle, le pria Andrew.

- Voilà, Corentin est en train de déconner grave…

- Comment ça ?

- Il a intronisé Imanita et Tiziano dans une sorte de secte « les Justiciers de Dieu ». Il m’a enrôlé moi aussi. Je pensais trouver du réconfort parmi les membres après le suicide de ma mère mais en réalité Corentin n’a qu’un but, venger la mort de sa mère par n’importe quel moyen.

- Tu es sûr ?

- Oui. Je ne sais pas trop comment il va s’y prendre mais Corentin accueille sous son aile des jeune vulnérables, en proie à des soucis familiaux pour les ensorceler… Une fois à sa merci, il les initie à certains rites, il leur ordonne de commettre des actes odieux.

- Putain, ça fait froid dans le dos ce que tu me racontes là…

- Jusqu’à maintenant je suis resté à l’écart de ses actions dangereuses, par contre, il a confié une mission à Ima et Tiz’, pour s’assurer qu’il pouvait leur faire confiance.

- Pourquoi me racontes-tu cette histoire à moi ?

- Parce que Corentin leur a demandé d’assassiner Yukinari… Je pense que ça tu te sens un peu concerné, non ?

- Quoi ? s’écria Andrew en bondissant sur ses pieds. Ima et Tiz’ ne feront jamais un truc pareil.

- Corentin les a emmenés dans la cave des Smith.

- Yuki est là bas lui aussi ?

- Oui. Corentin va le torturer, Ima et Tiz’ vont le tuer… Ils sont sous le contrôle absolu de Corentin.

- Je ne peux pas croire qu’ils puissent toucher à Yuki.

- Corentin possède un don puissant pour prendre le contrôle des membres de sa secte… Ils sont comme anesthésiés par le gourou…

- J’y vais…

- Non Andrew !!! Attends, Corentin est très dangereux…

Il tenta de le retenir mais il était trop tard. Andrew courait comme un fou avec la ferme intention de sortir Yukinari de ce mauvais pas…



Décidément, Gabrielle Solis bénéficiait d’un jour de chance. Lorsqu’elle quitta la maison pour se rendre chez Florian afin de lui confier l’enregistrement de l’aveu de Corentin, elle rencontra un inconnu qui était en train de chercher quelque chose dans le parterre fleuri situé devant son jardin. Il portait des lunettes demi-lune, une serviette en cuir à la main et un imperméable sur le dos malgré le ciel bleu et un chaud soleil qui brillait de tout feu… Encore un original, un détraqué songea Gabrielle bien décidée à s’en débarrasser sans ménagement.

- Hello ! fit Gabrielle avec un petit signe de la main. Que faites vous sur ma propriété ?

- Veuillez m’excuser chère petite madame. Je… je me suis perdu…

- Auriez-vous la gentillesse d’arrêter de piétiner mes rosiers s’il vous plait ?

- Ho pardonnez-moi ! Je suis un incorrigible maladroit.

- C’est ce que je constate.

Il se poussa d’un geste brusque, buta contre le rebord du parterre fleuri et renversa le pot de fleurs situé juste derrière lui. Celui-ci vola en éclat sur l’allée goudronnée des Solis.

- Seriez vous capable de tenir au moins cinq minutes sans causer une catastrophe ? se renseigna-t-elle d’un air sévère.

- Je suis profondément confus.

- Vous avez l’intention de saccager la totalité de mon jardin ?

- Non, évidemment. Il s’agit d’une maladresse. Je vous dédommagerai pour les dégâts occasionnés…

- Ce n’est pas utile. Quittez ma propriété avant que l’envie de vous étrangler me submerge.

- Bien sûr je comprends. Toutefois avant mon départ, auriez vous la courtoisie de m’indiquer la maison de Brian Petterson ?

- La maison bleue, plus loin juste après le virage. Allez donc plutôt détruire son jardin…

- Je vous remercie infiniment. Je dois avouer que je n’ai pas le sens de l’orientation.

- Pour ma part je me demande si vous possédez le moindre sens d’intelligence, le cassa Gabrielle.

- Je sais, je ne me suis pas montré sous mon meilleur jour, confirma-t-il un peu abasourdi par la force de caractère de la jeune femme et aussi par le charme qu’elle dégageait.

- Vous êtes nouveau dans le quartier ?

- En réalité, Brian est un ami d’enfance. Je suis avocat et il m’a prié de m’occuper d’un ami à lui. Un certain Gaël accusé par la police d’un meurtre.

- Vraiment ? Vous êtes avocat ? l’interrogea Gabrielle surprise, car elle ne s’imaginait pas ce petit homme maladroit et timide plaider devant un tribunal.

- Je fais défaut à tous mes devoirs de bienséance. Je me présente, Maître Benson du barreau de Fairview, dit-il en lui tendant la main.

- Enchantée, répondit-elle en lui tendant à son tour la main. Gabrielle Solis.

- Vous êtes tout à fait charmante, la complimenta-t-il en lui baisant la main d’une manière quelque peu démodée. Je ferai bien d’y aller, Brian doit m’attendre, je ne suis pas en avance. Veuillez encore accepter toutes mes excuses pour les dégâts occasionnés par ma présence et aussi pour le temps que je vous ai fait perdre.

- Vous êtes pardonné, le rassura-t-elle. Ce ne sont que quelques fleurs après tout…

Finalement, cet homme maladroit, insolite, étrange et désuet lui fit plutôt pitié.

- Bonne fin de journée madame Solis, j’ai été heureux de faire votre connaissance.

- Merci.

Elle lui adressa un petit sourire crispé, soulagé de le voir s’éloigner, en se disant que si un jour elle avait besoin d’être défendu, jamais elle ne ferait appel à maître Benson. Elle avait d’ailleurs plutôt intérêt à porter les aveux de Corentin parce que si l’espoir de remise en liberté de Gaël reposait uniquement sur le talent de son avocat il n’était pas près de sortir de prison le pauvre….



Susan Mayer se préparait à passer une magnifique soirée de réconciliation. Elle était toute excitée, sa chique avait dégonflé, elle se sentait un peu endormie par l’effet des médicaments prescrits contre la douleur mais elle avait avalé un verre de whisky pour se remettre d’aplomb. « Pas sûr que ce soit une bonne idée », avait immédiatement pensé Julie. Sa mère n’avait jamais été raisonnable, elle ne pouvait rien y faire. Installés dans le salon, Julie aidait sa mère à enfiler la magnifique robe rouge avec des reflets scintillants, achetée tout particulièrement pour cette occasion. Rien n’avait de prix dans sa lutte pour la reconquête de Mike. Susan avait décidé d’y mettre le paquet, car le plombier était toujours dans son cœur, elle avait une envie très forte de se retrouver dans ses bras, de reprendre leur histoire, là où elle s’était arrêtée. Soudain, la porte claqua, Mike apparut, le regard sombre, la veine de son cou battait très fort, preuve qu’il était en colère.

- Mike ? Tu es en avance, s’exclama Susan. Je ne suis pas prête.

- As-tu témoigné contre Zach dans le meurtre de Logan ? demanda-t-il d’une voix grave qui la fit trembler.

- Quoi ? De quoi parles-tu ? balbutia-t-elle surprise et apeurée.

- As-tu témoigné contre Zach ? Réponds moi oui ou non….

- Euh… oui enfin… non... je n’ai pas témoigné CONTRE lui. J’ai simplement apporté des éléments nouveaux pour permettre à la police de remonter jusqu’au coupable.

- En leur communiquant une information qui incrimine Zach. Félicitations.

- Oh Mike, je ne voulais pas nuire à Zach.

- J’ai du mal à le croire après ce que tu as fait. J’annule le dîner de ce soir, et je ne veux plus jamais te voir.

- Mike, non ! Tu ne peux pas me jeter comme ça. Je t’en prie laisse nous une chance.

- Tu viens de détruire la toute petite chance que nous avions de nous remettre ensemble.

- Non Mike, je t’en supplie.

- Si j’avais accusé ta fille dans un meurtre, est-ce que tu me pardonnerais ? Si la police n’avait pas rassemblé suffisamment de preuves pour accuser le jeune chanteur, Zach serait en prison à l’heure actuelle, par ta faute.

Il sortit en claquant violemment la porte derrière lui. Susan le suivit en trottinant, engoncée dans sa robe flambant neuve que Julie n’avait pas terminé de coudre. Un fil se prit dans le barreau d’une chaise et la robe se décousit totalement au fur et à mesure que Susan s’éloignait si bien que lorsqu’elle ouvrit la porte derrière laquelle se tenait un homme qui s’apprêtait à sonner, elle était en petite tenue. Elle buta sur le visiteur.

- Bonsoir madame Mayer, dit-il. Vous venez toujours ouvrir la porte avant que vos visiteurs ne sonnent et… en dessous affriolants?

- Que faites vous là ?

- Vous avez oublié votre carnet médical dans mon cabinet, j’ai préféré vous le ramener de suite. Mais j’ai l’impression que je tombe plutôt mal. Vous venez de vous faire jeter par votre petit ami ?

- Oh oui, dit-elle en fondant en larmes dans les bras du visiteur.

- Maman ? Mais qui est ce monsieur ? Tu le connais ?

- Orson Hodge, je suis son dentiste, dit-il en ne sachant pas quoi faire de ses mains, Susan pleurant toutes les larmes de son corps serrée contre lui….



Gabrielle courait enfin plutôt trottinait sur ses hauts talons aiguilles rejoindre Florian. Elle le trouva en grande discussion avec Saraluna. Ils étaient en train de mettre au point une stratégie pour sortir Gaël de l’enfer dans lequel il se trouvait. Mais elle fut devancée par Andrew qui courait à toute vitesse. Il s’arrêta à la hauteur de Saraluna et Florian :

- Vite, aidez-moi, les supplia-t-il. Corentin prépare un mauvais coup. Il retient Yuki, Tiz’ et Ima dans la cave des Smith.

- Quoi ? s’écria Saraluna.

A ce moment là un coup de feu éclata à l’intérieur. La jeune femme se figea, Andrew resta bouche bée, Florian grimaça. Tous les trois se précipitèrent vers la maison des Smith devant Gabrielle qui ne comprenait pas ce qui se passait.

Quelques secondes plus tard, un deuxième coup de feu retentit avant que la maison ne s’effondre comme un château de cartes….

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MessageSujet: Re: 2.17 - The trap.   Dim 19 Aoû - 16:41

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Loin de s’imaginer ce qui était en train de se dérouler à quelques mètres de chez lui, Brian Petterson accueillit chaleureusement son ami d’enfance.

- Fred ! Comme je suis heureux de te voir.

- J’ai eu un peu de mal à trouver ta maison, expliqua l’avocat. Une charmante voisine m’a indiqué le chemin.

- Tu es toujours aussi tête en l’air à ce que je vois. Pour ton prochain anniversaire, je t’offrirai un GPS.

- Tu as raison, j’en aurai vraiment besoin… tu habites un joli quartier, très tranquille, constata Fred juste avant que le premier coup de feu éclate.

- Que se passe-t-il ? se demanda Brian.

- Je retire ce que je dis, pas si tranquille que ça…

- Sara ! interpella Brian au moment où celle-ci passa devant chez lui en courant.

- Finalement plutôt agité ton quartier Brian ! renchérit Fred.

- Excuse moi Fred, c’est la femme que j’aime. Je ne sais pas se qui se passe. Je vais voir. Occupe toi de garder la maison pendant ce temps.

Et à son tour, Brian se précipita vers la maison des Smith. Il stoppa net son pas de course au moment où l’édifice déjà rendu instable par l’incendie s’effondra sur lui-même. Mais à ce moment là Brian ne s’inquiéta pas outre mesure, pour lui la maison était inhabitée. Comment aurait-il pu savoir que son fils Corentin se trouvait dans la cave à cet instant avec d’horribles projets de vengeance?

Fred pénétra dans la maison de Brian, macula de terre et de feuilles le carrelage blanc. Il trouva la maison joli et bien entretenue. Wisteria Lane lui paraissait bien bruyant pour un quartier huppé, réputé calme. Et ses habitants semblaient étranges, pas très nets. Et que était cette femme dont Brian était amoureux ? Lui qui adorait jaugeait ses contemporains pensa qu’ici il aurait de quoi scrutait les habitants et leurs habitudes bizarres…





Kawaï Smith faisait du shopping dans un centre commercial de Fairview. Le lendemain était l’anniversaire de Popin, il cherchait un cadeau à lui offrir. Un cadeau assez cher pour lui prouver son amour, en tout cas un cadeau de valeur. Il avait déjà passé plusieurs heures à chercher mais rien ne l’avait attiré. A chaque fois qu’il trouvait une idée intéressante, il estimait finalement que Popin serait déçu… A chaque fois, il n’était pas sûr de faire le bon choix. Il s’arrêta devant une bijouterie, son œil fut attiré par une magnifique chaîne en or avec de gros maillons, voilà ce qui ferait plaisir à Popin. Il allait l’engueuler d’avoir dépenser trop d’argent mais il savait comment radoucir caractère de son ami…

Il allait pénétrer dans la boutique quand son portable sonna. Il eut la mauvaise idée de répondre.

- Bonjour mon petit Kawaï tu me reconnais ? Si tu veux revoir un jour ton ami Popin, rejoins moi dans une heure dans le parc derrière la gare désinfectée… ne sois pas en retard sinon je me verrai dans l’obligation d’éliminer ton cher ami…. »

- Allô ? Qui êtes-vous ?

Trop tard, la communication était déjà coupée. Kawaï ne comprenait pas. Cette voix ne lui était pas totalement inconnue mais il n’arrivait pas à la situer. Il se précipita à l’hôtel, trouva la chambre vide. Il décida d’appeler Popin sur son portable pour se rassurer. Mais il entendit la sonnerie du mobile de son ami retentir sur la table de nuit. Popin ne sortait jamais sans son portable. Il se passait quelque chose de pas très net. Il avait été enlevé. Soudain, il resitua cette voix… mais c’est impossible, ça ne pouvait pas être lui se dit il. La seule solution pour en avoir la certitude était de se rendre au rendez-vous…



Les coïncidences sont parfois étranges, le lieutenant Grized était en train d’interroger Iris Smith au sujet de mallette remplie de billets verts, quand il fut averti que la maison de la suspecte venait de s’effondrer avec à l’intérieur quatre jeunes du quartier… Quand on lui annonça le nom de Tiziano Catalano parmi ces quatre jeunes, son esprit pensa immédiatement à Saraluna et à Narscheska. Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé de grave se dit il en prenant ses clefs de voiture. Puis il fut stoppé dan son élan lorsque que le policier lui annonça que Yukinari Smith figurait lui aussi parmi les quatre jeunes.

- Putain mais quelle idée leur a pris de squatter cette cave ! ragea-t-il entre ses dents.

Il observa Iris dans les yeux sans lui dire ce qu’il venait d’apprendre. Il valait mieux qu’elle reste à l’écart de tout ça même si elle était doublement concernée. Il valait mieux pour le moment qu’elle ne sache pas que sa maison s’était écroulée sur son fils… Il appela l’un de ses hommes, lui demanda de poursuivre l’interrogatoire de madame Smith à sa place.

Il se dirigea vers Wisteria Lane, toutes sirènes hurlantes, se demandant comment il allait annoncer ce drame, si drame il y avait à Saraluna et à Narscheska…



Bree Van de Kamp préparait des cookies quand un bruit étrange comme un tremblement de terre, attira son attention vers l’extérieur. Elle s’approcha de la fenêtre donnant sur la rue et vit la maison des Smith s’effondrer comme un château de cartes. Elle poussa un petit cri d’effroi, fit un pas en arrière comme si elle avait peur d’être atteinte pas l’énorme nuage de poussière qui enveloppa immédiatement les débris. Danielle la rejoignit dans le salon, en état de choc elle aussi.

- Tu as entendu maman ?

- Oui c’est la maison des Smith. L’incendie a fait plus de dégâts dans la solidité de la maison que nous le pensions. Nous allons devoir héberger Iris plus longtemps que prévu…

Déjà les sirènes des pompiers retentissaient dans le lointain, Susan sortit de sa maison en peignoir, elle rejoignit Gabrielle et Eddie dans la rue. Aussitôt, Bree reposa la pâte des cookies sur la table de travail, éteignit le four et se précipita devant chez les Smith où de nombreux badauds s’étaient rassemblés.

- Heureusement que la maison était inhabitée, dit Susan en s’approchant de Gabrielle.

L’ex mannequin posa des yeux terrifiés sur son amie.

- Que se passe-t-il Gaby ? Tu as l’air horrifiée ?

- Oh Susan, il paraît que Tiziano et ses amis étaient à l’intérieur de la maison…

- C’est pas possible, que faisaient-ils dans la maison, la sécurité avait interdit l’entrée…

- Je ne sais pas, c’est affreux. Eddie s’il te plait tu veux bien prévenir Carlos ?

A peine arrivés, les pompiers firent reculer la foule des curieux, et établirent un périmètre de sécurité.

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MessageSujet: Re: 2.17 - The trap.   Dim 19 Aoû - 16:42

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Quelques minutes plus tôt, Corentin resserra le bras autour de la gorge de Tiziano. Celui-ci avait beaucoup de mal à respirer. Pendant ce temps, Yukinari tentait de se libérer avec la couteau de Tiz’, mais malheureusement, Corentin avait solidement attaché les chaînes autour de ses poignets avec un cadenas. Un peu à l’écart Imanita observait la scène, elle avait repéré la clef du cadenas sur la petite table devant Yukinari. Comment pouvait-elle y accéder sans éveiller les soupçons de Corentin ? Le visage de Tiziano devenait rouge, Corentin pressait de plus en plus fortement sur sa gorge, l’empêchant de respirer. Il fallait agir. Yukinari remua les pieds et s’aperçut d’une erreur fatale commise par Corentin. Il avait oublié de cadenasser la chaîne à ses chevilles. Corentin avait le visage tourner vers Imanita craignant qu’elle ne tente une manoeuvre contre lui. Yukinari profita que son attention soit attirée vers elle, il s’élança et asséna un violent coup de pied sur la nuque de Corentin, suivie d’un second en plein visage. Déséquilibré, le gourou tomba sur le sol, un coup de feu éclata, la balle alla se figer sur une poutre de soutènement, très abîmée par le feu. La poutre se détacha de son socle et s’écroula à quelques centimètres d’Imanita. Tiziano fut soulagé, il se tenait la cou et respira normalement. La jeune fille profita de se désordre, elle plongea sur la table, agrippa la clef et commença à l’introduire dans le premier cadenas. Au bout de quelques secondes, elle sentit une main la tirer par les cheveux, elle se releva, Corentin la projeta sur le sol.

- Ne lui fait pas de mal, s’écria Tiziano.

- Toi tu la fermes, gueula Corentin, tandis que des craquements se faisaient entendre dans la structure de la maison. Je déteste qu’on me tienne tête.

Ses yeux semblaient sortir de ses orbites, il bavait de colère, de la salive blanchissait le bord de ses lèvres.

- Tu as eu tort de me frapper Yuki… Peut-être que je t’ai sous estimé… Mais nous ne le serons jamais parce que tu vas mourir. Je vais mettre mon plan à exécution. Ima, Tiz’, observez le maître.

Il saisit la corde, grimpa sur la table, la passa autour d’une poutre noircie par l’incendie. Il la fit coulisser, la noua solidement. Il ne restait plus qu’à faire monter Yukinari sur la table, lui passer la corde autour du cou et retirer la table. Dans quelques secondes, il allait pendre au dessus du vide. Cette image provoqua un rictus sadique de satisfaction sur la face de Corentin. Seulement, il avait vraiment sous estimé Yukinari. Le jeune homme avait réussi à se libérer de ses chaînes, par surprise il sauta sur Corentin, celui-ci pour éviter de tomber se rattrapa à la corde, la table se renversa, il se retrouva alors accrocher à la corde dans les airs, tandis que Yukinari roulait sur le sol. Sous le poids de Corentin, la poutre lâcha et une partie du plafond s’écroula. Corentin tomba lourdement sur le sol, malgré la douleur, il tenait toujours fermement son revolver entre les mains et visa Yukinari. Il allait presser sur la détente lorsque Imanita envoya un coup de pied dans son bras pour détourner son angle de tir, tandis que Tiziano tira Yukinari par l’épaule pour le mettre en dehors du champ de tir. Imanita se jeta alors sur Corentin, ils tombèrent tous les deux l’un sur l’autre par terre, un coup de feu éclata. Quand Tiziano se retourna, il vit le jeune homme et la jeune fille allongés sur le sol, puis il aperçut, se dessiner une petite tâche de sang qui grandissait.

- Non ! s’écria-t-il avec horreur.

Il voulait s’approcher mais Yukinari entendit un énorme craquement, la maison très atteinte par l’incendie, était devenue instable. Il comprit qu’elle allait s’écrouler sur eux, il plongea sur Tiziano pour le protéger. Tout se passa très vite, en un instant, ils furent tous les quatre ensevelis sous des tonnes de gravas…



Devant la maison, Andrew se précipita au secours de son ami mais Florian, la tête sur les épaules l’arrêta, le retenant solidement par le bras.

- Lâche-moi se débattit Andrew. Il faut que j’aille voir comment il va.

- Ce serait stupide, laisse faire les secours.

- Yuki est à l’intérieur, tu sais se que ça signifie ?

- Oui je sais. Ima est là dedans elle aussi. Je ne m’en remettrai pas si… je ne préfère même pas l’imaginer. J’ai hâte de la savoir saine et sauve mais je pense qu’il faut laisser agir les professionnels. S’ils sont encore en vie nous risquons par notre empressement et notre maladresse de déstabiliser encore plus ce qui reste de la maison.

- Non, je ne peux pas rester sans rien faire, dit Andrew en s’écroulant à genoux devant la maison avec le désespoir infini de se sentir inutile alors qu’il voudrait venir en aide à Yukinari. Florian ressentait le même sentiment à propos d’Imanita, preuve s’il le fallait, qu’il était toujours très amoureux de la jeune fille, qu’il tenait à elle plus que tout au monde…

Par contre, Florian ne réussit pas à attraper Saraluna au vol. La jeune femme passa en courant en hurlant « Tiziano ! Tiziano ! Seigneur aidez-moi ! ». Tout le monde tenta de la retenir mais elle était soudain pourvue d’une force herculéenne, ne pouvant accepter que son frère, puisse trouver en danger de mort. Elle ne pensait pas aux conséquences de son action inconsciente. Au moment où elle allait entrer dans le jardin enveloppé d’un nuage de poussière opaque, une main l’agrippa par le bras très fermement et la stoppa dans son élan. Elle se retourna et jeta un regard tueur sur l’homme qui la tenait maintenant fermement contre lui.

- Brian ! dit-elle.

- Je t’en supplie n’y vas pas c’est de la folie. Les pompiers vont les secourir.

- Tiziano est sous les décombres. Lâche-moi, je te déteste.

- Non, je ne peux pas te laisser.

- C’est de ta faute, à cause de ton fils. Je vais te tuer si tu ne me lâches pas.

- Mon fils ? Qu’a-t-il à voir dans…

- C’est lui qui a entraîné Tiziano.

- Corentin est à l’intérieur lui aussi ?

- Oui et j’espère de tout cœur qu’il est mort.

Cette phrase blessa Brian mais il ne lâcha pas prise.

- Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais je suis désolé dit-il.

- Si tu t’étais occupé correctement de ton fils ça ne serait pas arrivé.

Puis à la vue des pompiers qui mettaient en place leur matériel de secours, sa colère se transforma en tristesse et en peur.

- Oh Mon Dieu ! Tiziano ! Rendez-moi mon frère…

Elle s’effondra en larmes dans les bras de Brian qui avait soudain lui aussi les yeux qui picotaient.

Bree avait été informée par Susan de la présence des quatre jeunes dans la cave des Smith. A travers la poussière, elle aperçut son fils toujours à genoux devant la maison. Elle s’approcha, s’accroupit près de lui, l’entoura de ses bras, embrassa ses cheveux ébouriffés et compris à cet instant combien Yukinari comptait pour lui.

- Yuki, ne m’abandonne pas, murmurait-il sans cesse. Je t’en prie, je t’aime Yuki…

Bree resserra son étreinte, Andrew n’était pas le fils qu’elle aurait voulu avoir mais elle l’aimait plus que tout au monde et décida à ce moment précis d’accepter sa différence même si peut-être, il était trop tard…
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Brian



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MessageSujet: Re: 2.17 - The trap.   Lun 20 Aoû - 16:04

Que de révélations dans cet épisode, et le pire c’est qu’on si retrouve bien avec tout ce petit monde. Je dois avouer très fort Tizou ;) !!! en plus tu nous tiens en haleine:tongue: , c’est du de haut niveau, mes félicitations.

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MessageSujet: im   Ven 24 Aoû - 21:49

:shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock: :shock:

Mais euh, ca va pas de donner des emotions pareilles à la pauvre convalescente que je suis? :evil:

Non serieusement, pour faire dans l'originalité, c'est vraiment excellent, j'ai meme pas vu les lignes defiler tellement j'etais dedans. -_-
S'il y a bien quelque chose que je t'accorde, c'est ton talent d'auteur, petit Catalano, je m'incline bien bas encore une fois ;) (Si tu crois qu'apres ca je vais aller ecrire quelque chose, tu te mets le doigt dans l'oeil, et jusqu'au coude. Me faire rediculiser c'est aps mon truc -_-)

Par contre, que ta pretentieuse de belle-mere ne s'avise pas de mettre ses ongles de sorciere sur ce qui m'appartient, je suis pas partageuse -_-

PS: J'espere qu'il va m'arriver un truc tragique :twisted: (non je vais tres bien rassurez vous -_-)
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Sayla



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MessageSujet: Re: 2.17 - The trap.   Mar 4 Sep - 20:51

Toujours autant inspiré, bravo ! :D
Enfin des réponses concernant les désormais célèbres "Justiciers de Dieu" et la raison de leur organisation. Et que d'émotions, hâte de savoir comment vous allez vous en sortir... :(
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MessageSujet: Re: 2.17 - The trap.   

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2.17 - The trap.

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