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 2.11 - And Suddenly The Past Reppears

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Yukinari_



█ . AGE : 29
█ . EMPLOI/LOISIRS : Oreille Attentive
█ . VOISINS : Scavo
█ . HUMEUR DU MOMENT : Nostalgique
█ . RAGOTS : 615
█ . DATE D'ARRIVEE : 25/07/2007

MessageSujet: 2.11 - And Suddenly The Past Reppears   Dim 12 Aoû - 16:48




Finalement, Imanita, Yukinari et Tiziano se retrouvaient seuls tous les trois à l'hôpital dans la chambre de la jeune fille. Les autres les avaient enfin lâchés au grand soulagement de Yukinari qui avait courageusement essuyé seul la colère des proches de Tiziano.

- Alors n'Ima tu as trouvé la mallette ? demanda Yukinari.

- Et oui qu'est ce que tu crois ? Je possède un flair infaillible...

- L'as-tu remise à Corentin ?

- Non, je l'ai jetée dans le jardin des Scavo.

- Quoi ? Mais tu es inconsciente... s'énerva Yuki.

- Tu voulais peut-être que j'arrive à l'hôpital avec cette mallette en racontant aux pompiers qu'il s'agissait de mes affaires de toilettes ou tu aurais préféré que je finisse en torche humaine pour sauver ta stupide mallette ? Je te signale que je me suis échappée de ta maison en feu, dehors, il y avait des gens partout, les secours etc.... j'ai pensé à sauver ma vie et aussi celle de Lenou... Pendant ce temps là je ne sais pas où tu étais...

- T'énerve pas n'Ima.... Dit Yuki tout penaud.

- Ima écoute ce que Yuki veut te dire... intervint Tiziano.

- Oh toi, c'est pas le moment ! le coupa Imanita d'un ton autoritaire. Mais.... Au fait.... Tu te rappelles de mon nom ? Ah !!! Je le savais !!! Tu n'es pas amnésique.

- Bah non, rétorqua Tiziano. Mais tu dois me promettre de le répèter à personne. Tout le monde doit croire à mon amnésie. Juste Yuki et toi, êtes au courant de ce petit mensonge...

- Petit mensonge ? Tu parles d'un petit mensonge. Je garde le secret si tu me racontes pourquoi tu joues cette comédie aussi stupide que toi...

- Je voulais tous les emmerder en me réveillant, leur donner à tous une bonne leçon. Et je peux te dire que je me marre bien en voyant leur tête à tous surtout celle de madame Solis la première fois que je l'ai appelée maman.

- Rooohhhhh !!! L'idée de les mener tous en bateau me plait bien. Je dois admettre que pour une fois, tu as eu une idée de génie. Ce petit coup sur la tête t'a fait du bien !!! Je rentre dans votre jeu.

- Bon et pour la mallette ? reprit Yuki. Tu ne l'as pas donnée à Corentin ?

- Tu nous prends la tête avec ta mallette mon mignon, reprit Ima. Tu iras la récupérer plus tard dans la soirée chez Lynette Scavo.

- Corentin m'a affirmé que tu lui avais remis la mallette....

- Tu me prends pour une débutante ? Corentin serait bien la dernière personne à qui je remettrai cette mallette. Nous en avons besoin pour sauver Lenou.

- Mais comment Corentin savait que tu étais dans la maison en flammes.

- Parce qu'une fois encore, il a envoyé son gorille pour me sauver....

- Son gorille ? s'interrogea Tiziano.

- Tu es amnésique vraiment quand ça t'arrange toi.... Jérémy voyons, celui qui se fait passer pour ton ami d'enfance et qui drague ta sœur.

- Et la mallette ?

- C'est une idée fixe chez toi, répliqua Ima. La mallette, Jérémy se l'est prise en travers de la tronche quand il a voulu me l'arracher des mains. Ensuite je l'ai envoyée chez les Scavo, je n'avais pas le choix. Puis je me suis précipitée sur le premier pompier venu pour demander de l'aide. Sinon, à part ça je vais plutôt bien même si j'ai failli cramer chez toi. Je te remercie de te soucier de ma santé un plus que de cette fichue mallette que toi tu n'as même pas trouvée alors que tu dors avec cette mallette au dessus de la tête depuis plusieurs années....

- Mais alors comment a-t-il sauvé Lenou ?

- Il a bluffé, dit Tiziano.

- Possible mais il est intelligent, avec lui tout est possible... En attendant, ce soir, Yuki, tu iras récupérer la mallette chez Lynette Scavo.

- Tiz' pourra venir avec moi ?....

- Non. Il est sensé être amnésique. Une sortie ça suffit. Tiz' est en danger.

- En danger ? s'interrogea-t-il.

- Oui Corentin veut t'enrôler dans sa secte.

- A ce propos, expliqua Yuki, il veut aussi te faire entrer dans la secte, n'Ima.

- Il peut toujours essayer, il va vite comprendre que je ne suis pas du genre à me laisser prendre.

- En échange de la liberté de Lenou, j'ai accepté de vous faire signer à tous les deux un papier dans lequel vous vous engagez à suivre Corentin dans sa secte.

- Ma parole ? Tu t'es saoulé au zizi coincoin Yuki ? s'interrogea Imanita.

- Tenez signez le papier et...

- Tu es fou Yuki ? intervint Tiziano. Inutile de signer son foutu papier : ou Lenou est saine et sauve et par conséquent nous n'avons aucun intérêt à obtempérer ou alors si elle est toujours retenue en otage, nous ferons l'échange quand tu auras récupérer la fameuse mallette. J'ai hâte que toute cette histoire se termine.

- Pour une fois Tiz' a raison, dit Imanita. Nous ne signerons pas son papier.

Imanita arracha l'enveloppe des mains de Yukinari et déchira en morceaux le papier.

- Il doit venir ce soir avec Lenou et nous la rendre qu'en échange de vos signatures. C'est fichu maintenant.

- Cesse de pleurnicher Yuki. Nous ne sous estimons pas Corentin mais nous sommes plus intelligents que lui et surtout nous avons une carte à jouer avec l'amnésie de Tiz'. Alors qu'il vienne, je saurais le recevoir ton Corentin.

- C'est pas mon Corentin, se défendit Yuki.

- J'espère !!! Quand je pense que tu as osé nous jeter dans la gueule du lion pour sauver Lenou.

- Je n'avais pas le choix.

- C'est vrai. Nous devons mettre au point un plan pour empêcher Corentin de nous entraîner dans ses délires, conclut Tiziano..

A ce moment là, la porte de la chambre s'ouvrit sur Gabrielle et Carlos Solis.

- Tiziano, il est tard tu ferais mieux de regagner ta chambre, lui recommanda Carlos.

- Nous sommes ses amis, expliqua Imanita. Nous essayons de l'aider à recouvrer la mémoire.

- Je sais, c'est très gentil à vous... Même si je déplore l'escapade dans laquelle Yukinari l'a entraîné.

- C'était pour l'aider monsieur Solis, renchérit Yuki.

- J'ai une bonne nouvelle pour toi, Tiziano. Tu quittes l'hôpital demain. Tu emménageras chez nous.

Gabrielle lança un regard noir à son mari.

- Ta chambre est prête à la maison, poursuivit Carlos. Au milieu de ta famille tu arriveras à te souvenir de ton passé. Gabrielle et moi allons t'aider.

- Est-ce que Yuki pourra habiter à la maison ? demanda Tiziano.

- Bien sûr que non, répondit du tac au tac Gabrielle.

- Sa maison a brûlé, je ne veux pas le laisser dans la rue.

- Bon d'accord, dit Carlos. Gabrielle lui préparera la chambre d'ami.

- Mais non Carlos, je n'ai pas le temps de m'occuper de deux garçons... ça représente beaucoup de travail...

- En échange du gîte, si vous le souhaitez, dit Yuki, je m'occuperai de votre jardin, j'ai cru comprendre que votre jardinier avait démissionné.....

Imanita se pinça pour éviter de pouffer de rire.

- Oui... euh c'est d'accord, admit Carlos quelque peu embarrassé.

Un jeune infirmier, très séduisant, entra dans la chambre, pour vérifier si tout se passait bien.

- Oh il y a beaucoup trop de monde ici, dit-t-il en fronça les sourcils. Cette demoiselle a besoin de se reposer.

- Oui bien sûr, nous allions partir justement, dit Gabrielle en mettant sa poitrine en valeur et en adressant un regard de velours au jeune infirmier.

- Maman, l'interpella Tiziano. Je peux encore rester un petit moment avec mes amis. Je veux retrouver la mémoire.

- Oui, chéri, si l'infirmier accepte, répondit-elle d'une air crispé.

- D'accord madame, votre fils peut rester un moment.

- Mon fils a perdu la mémoire, expliqua Gabrielle en lui adressant son sourire le plus charmeur. Euh, je suis tombée enceinte très très jeune. Je n'en reviens pas moi-même à mon âge d'être déjà la maman d'un grand garçon comme ça.

Les trois jeunes assistaient à cette scène avec délectation tandis que Carlos jetait un œil réprobateur au jeu de la séduction exercé par son épouse sur le jeune infirmier. Gabrielle était décidément incorrigible....

- Maman il faut que tu partes, la réprimanda Tiziano. Papa t'attend.

- Oui. Tu viens Carlos.

Gabrielle se dirigea vers la porte quand Imanita l'interpella.

- Vous pourriez embrasser votre fils avant de partir, dit-elle avec un air malicieux, ce petit jeu du faux amnésique lui plaisait beaucoup. Il traverse un moment difficile avec cet accident et tout.... Il a besoin de tout l'amour maternel....

Gabrielle stoppa son élan, elle serra les dents, s'approcha de Tiziano, déposa un baiser inamical sur son front.

- Manque un peu de tendresse ce baiser, non ? insista Imanita qui jouissait de plaisir.

A contre cœur, Gabrielle s'exécuta à nouveau, elle serra Tiziano dans ses bras tout en maudissant Imanita.

- Repose-toi bien mon chéri.

Puis elle poussa son mari vers la sortie, d'un air très mécontent. Dans le couloir, elle pressa le pas, en maugréant :

- Cette mascarade a assez duré, j'accepte de garder les garçons une semaine à la maison, ensuite, on dit la vérité à Tiziano et tu le renvoies chez sa chère soeur. Si tu refuses, c'est moi qui irai habiter ailleurs.

- Calme-toi bébé, dit Carlos sur un ton pacifique. Demain matin, nous irons au centre commercial acheter des tonnes de vêtements pour Tiziano et je t'offrirai une merveilleuse robe et un bijou en diamant.

- Tu essaies de m'acheter ?

- Bébé, je veux te faire plaisir, je sais que cette situation est difficile à vivre.

- Elle est impossible à vivre.... Tu imagines ce jeune infirmier qui me prend pour une vieille femme, mère de famille, moi qui ai gardé ma ligne de mannequin...

- Il te suffit de me séduire, moi ton mari pas les autres hommes ...

- La séduction c'est tout ce qui fait mon charme Carlos, c'est mon meilleur atout...

- Oui je sais et tu as parfaitement joué de cet atout avec John Rowland...

- Tu crois que c'est le moment de remettre ça sur le tapis ?

- Si je n'avais pas à m'occuper de mon fils je lui démolirais la tête à ce John.

- Je te rappelle que j'ai couché aussi avec ton fils.

- Raison de plus pour faire un effort et l'accueillir avec gentillesse chez nous.

- Tu n'as pas peur que la passion renaisse entre Tiziano et moi.

- Il est amnésique et te prend pour sa mère, je ne pense pas que l'idée de coucher avec sa mère lui traverse l'esprit. Et je te conseille de ne pas le toucher Gaby. Si tu touches un seul cheveu de Tiziano, je demande le divorce.

- C'est ça, tu préfères ton bâtard à ta propre petite femme toute mignonne.

- Tu me fatigues Gaby. Tu as beaucoup de choses à te reprocher je te signale. Je t'invite au restaurant et nous rentrons.

- Que me proposes-tu pour notre dernière soirée de parents sans enfant ?

- Je vais t'envoyer au septième ciel bébé.

- Alors oublie le restaurant, j'ai envie de toi, tout de suite.... Je vais te prouver que je suis amoureuse de toi, que tu ne peux te passer de mes caresses, je connais tes faiblesses Carlos....

Il démarra la voiture et, pendant qu'il conduisait, elle commença à lui mordiller le lobe de l'oreille pour l'exciter davantage....

Les pompiers avaient sécurisé les décombres de la maison des Smith. Les policiers s'affairaient à établir les raisons de cet incendie. Les traces d'essence prouvaient qu'il s'agissait d'un incendie criminel. Irisblue avait tout prévu sauf que la légère brise qui soufflait le soir de l'incendie avait vite poussé les flammes vers la maison, épargnant presqu'en totalité le squelette qu'elle voulait faire disparaître en cendres. Il arrive parfois que le hasard se mêle à nos projets et détourne notre but. Bree van De Kamp rejoignit Irisblue devant les restes fumants de la maison.

- Iris, je suis profondément désolée de ce qui vous arrive, la consola Bree en posant une main amicale sur son épaule.

- Merci Bree. C'est un vrai désastre, il ne reste plus rien.

- La mort de votre mari, le départ de votre fils aîné pour l'Europe et maintenant cet incendie... Le sort s'acharne contre vous.

- Je ne sais pas ce que je vais faire.

- Dans un premier temps vous allez vous installer avec Yukinari chez moi. Je vous ai préparé une chambre.

- Oh c'est gentil mais...

- Il n'y a pas de mais... Vous n'allez pas dormi à la belle étoile...

- Etes-vous certaine de vouloir que Yuki et Andrew dorment sous le même toit.

- J'ai retiré ma plainte contre Yukinari. Je lui rendrai ce caleçon auquel il tient beaucoup pour .... Je dirais des raisons affectives. Je ne comprends pas vraiment cette histoire de « ice cream boy » mais bon avec les jeunes vaut mieux ne pas chercher à comprendre. Et puis Andrew m'a convaincu... par la manière forte que Yukinari était un bon garçon... Oublions ce petit différent et acceptons nos fils tels qu'ils sont... Venez à la maison...

- D'accord mais Yuki reste avec ses amis à l'hôpital... je suis très fière de lui, il connaît vraiment le sens de l'amitié, il est prêt à soulever des montagnes pour les secourir, vous pouvez me croire....

- Parfait, il viendra quand il le souhaitera. Allez vous avez besoin d'un bon bain bien chaud.

Iris se blottit dans les bras de Bree qui l'entraîna vers chez elle.

...
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MessageSujet: Re: 2.11 - And Suddenly The Past Reppears   Dim 12 Aoû - 16:53

...

Fatigué par plusieurs heures de répétitions, Gaël s'octroya un moment de détente au baralolo. Il s'assit au bar et commanda une bière. Tout en sirotant le breuvage, il contempla les quelques clients installés en salle, ses yeux s'arrêtèrent sur Jérémy, le garçon qu'il avait déjà vu à l'hôpital, en train de séduire Julie Mayer.

- Alors comment ça va ? lui demanda Loïc derrière son comptoir.

- Tranquille. J'ai travaillé sur un nouveau morceau aujourd'hui.

- Cool !!! j'espère que tu me le feras écouter en avant première.

- Je ne suis pas encore trop satisfait du résultat....

- Et comment va Florian ?

- C'est pas la grande forme moralement, avec ce terrible accident...

- J'imagine...

- Justement, je vais leur rendre visite à l'hôpital assez souvent et depuis quelques jours, dans le couloir je rencontre ce type, là bas, expliqua Gaël en désignant de la tête Jérémy.

- Un dragueur professionnel ce mec...

- Oui en ce moment, il fréquente Sayla, ils passent leur temps à s'embrasser...

- Tu es sûr ? Sayla n'est pas le genre de fille à se laisser avoir par un mec de son genre.... Certes il a une belle gueule mais ça se lit sur son visage qu'il ne pense qu'à profiter des nanas...

- Sayla semble vachement amoureuse de lui...

- Purée, elle est tombée dans le panneau.... J'y crois pas... Si ce mec lui fait du mal, je l'étripe...

- D'après ce que j'observe, il fait du rentre dedans à la fille Mayer...

- Et à Danielle Van de Kamp aussi.... Excuse-moi, j'ai du travail...

Gaël acheva sa bière, paya et quitta le bar, écoeuré par ce qu'il venait de voir...

- Allez, laisse-moi t'embrasser encore un peu, supplia Jérémy.

- Tu ne t'arrêtes jamais toi, rétorqua Julie qui se laissait faire tellement elle se sentait bien dans les bras du garçon.

- J'ai envie de toi.... Si on poursuivait chez moi, qu'est ce que tu en dis ?

- Non, Jérémy, c'est trop tôt, je ne l'ai encore jamais fait...

- Et alors ? Je serai très doux tu verras...

- Je ne me sens pas prête...

- Allez, fais pas de manière...

- Non, sois un peu patient.

- La patience c'est pas mon truc. C'est bon je me casse.

- Attends Jérémy...

Mais il était déjà trop tard, le jeune homme quitta le bar et rejoignit Danielle Van de Kamp qui elle, il en était sûr, n'allait pas se refuser à lui, au contraire, elle n'attendait que ça. Même si le comportement de Jérémy lui faisait de la peine, parce qu'au fond d'elle, Julie appréciait beaucoup sa présence, elle jugea qu'il n'était pas un garçon intéressant...

Imanita, Yukinari et Tiziano complotaient pour mettre au point un plan afin d'écarter la menace de la secte qui pesait sur eux, quand, quelqu'un frappa à la porte.

- C'est Corentin ! s'exclama Yuki avec un peu d'appréhension.

- Bon, laissez-moi faire, décréta Imanita. Je vais lui montrer qu'il à affaire à plus forte que lui ce minable...

- Sil nous cherche, je lui dirai ma façon de penser, dit Tiz' en se tapant le poing contre la paume de la main.

- Oui bah toi je te rappelle que tu es sensé être amnésique, intervint Imanita. Alors le mieux ça serait de te taire, au moins tu ne diras pas de bêtises...

- Oui mais il nous prend la tête avec sa secte, insista Tiziano.

- Yuki assieds-toi à côté de Tiz', dés qu'il ouvrira la bouche, envoie-lui un coup de coude pour le faire taire, comme ça.

Elle joignit le geste à la parole en envoyant un coup de coude dans les côtes de Tiziano.

- Aïe !! t'es dingue ! s'écria Tiziano.

- Je ne sais pas trop si....déclina Yukinari peu habitué aux méthodes d'Imanita.

- N'oubliez pas que la fausse amnésie de Tiz' est un atout pour nous...

L'inconnu tambourina à nouveau à la porte avec impatience. Imanita l'invita à entrer, et tous les trois furent particulièrement surpris de voir apparaître Zach Young. Ils ne s'attendaient vraiment pas à lui.

- Qu'est-ce qu'il fait là celui-là ? marmonna Tiziano ce qui lui valut un seconde coup de coude.

- Zach ! dit Ima. C'est gentil de me rendre visite.

- Je viens de la part de Corentin... Yuki doit me remettre une enveloppe.

- Corentin n'a pas le courage de faire ses commissions lui-même, il envoie l'un de ses esclaves, constata Imanita sur un ton ironique. Mon pauvre Zach, Corentin t'a enrôlé dans son délire.

- Je ne suis pas ici pour discuter, je prends l'enveloppe et c'est tout.

- Où est Lenou ? demanda timidement Yuki, la voix tremblante par l'angoisse.

Imanita ne laissa pas le temps à Zach de répondre :

- S'il veut récupérer son enveloppe, il faudra que Corentin vienne lui-même la chercher. Tu lui transmettras un message : qu'il vienne avec Lenou et nous lui remettrons l'enveloppe et surtout qu'il n'essaie pas de jouer au plus malin avec nous, parce qu'il se brisera les reins. Corentin commet l'erreur de nous sous-estimer.

- Si Corentin n'a pas l'enveloppe avec les papiers signés, demain soir à minuit très précise, nuit de pleine lune, Lenou sera brûlée vive sur un bûché, éclairé par la lune, au nom des « Justiciers de Dieu ».

- Oui et moi je vais me transformer en citrouille, ironisa Imanita.

- Tu peux rigoler, mais bientôt toi et Tiz', vous allez entrer dans notre cercle.

- Ben voyons, rêve Zach !!! personne n'aura de pouvoir sur Tiz' et moi. Sûrement pas toi et encore moins ton stupide Corentin. Et puis qu'est ce qui nous prouve que ton « gourou » détient Lenou ?

- Si tu veux le savoir, rien de plus facile, remets moi l'enveloppe et nous vous apporterons Lenou.

- Tu nous prends pour des débutants, là ? C'est nous qui menons le jeu, pas Corentin, compris ?

- Je ne crois pas. Rendez-vous demain peu avant minuit sur le terrain vague situé derrière l'usine désaffectée à la sortie de Fairview. Soi Tiz' et toi rejoignez notre secte des « Justiciers de Dieu » soit vous assisterez à la transformation de Lenou en torche humaine. A vous de choisir.

...
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MessageSujet: Re: 2.11 - And Suddenly The Past Reppears   Dim 12 Aoû - 16:54

...

Après le départ de Zach, Tiziano se montra nerveux, Yuki inquiet et Imanita sereine et sûre d'elle.

- Je vais le massacrer ce Corentin, s'il ne nous rend pas Lenou de suite, dit Tiziano.

- Je finis par croire qu'il n'a pas réussi à libérer Lenou, s'inquiéta Yuki.

- Arrêtez de vous lamenter. Demain soir nous allons leur montrer que nous sommes les plus forts et nous rentrerons avec Lenou. En attendant, Yuki tu vas récupérer la mallette, on peut en avoir besoin et toi Tiz' tu retournes dans ta chambre, si tu te souviens encore où elle se trouve. Moi j'ai besoin de dormir.

Une lumière orangée, tamisée apportait une ambiance feutrée, douce et romantique dans la salle à manger de Brian. Il avait aimablement invité Saraluna à dîner chez lui. Lasse, après une journée angoissante à chercher son frère échappé de l'hôpital, Saraluna avait accepté avec plaisir cette invitation. D'abord parce que ce dîner intime allait lui changer les idées et ensuite, parce qu'elle appréciait de plus en plus la compagnie de Brian qui se montrait toujours doux, gentil, galant et précautionneux à son égard. Elle se sentait bien avec lui, rassurée, et enfin quelqu'un prenait soin d'elle, elle, la gentille grande sœur autoritaire qui avait sacrifié les plus belles années de sa vie à élever ses sœurs et son frère. Un peu timide, il se montrait souvent maladroit au moment d'exprimer par de brèves allusions, son attirance pour elle. Cette maladresse le rendait attendrissant. Sa bienveillance la rassurait. Surtout, elle n'oublierait jamais que Brian et son fils Corentin avaient mis leur propre vie en danger pour sauver celle de Tiziano. Elle leur serait reconnaissante à vie...

- Je vous sers encore un verre de vin blanc ? proposa Brian.

- Merci. Il est délicieux mais.... Je crois que j'ai déjà trop bu.... Je ne suis pas habituée. Je passe une soirée très agréable...

- Moi aussi.

- Ce poisson était délicieux... vous êtes un bon cuisinier...

- Vous êtes gentille mais je n'ai pas fait grand-chose, à part le mettre au four et l'accommoder de petits légumes frais et d'une sauce maison.

- Vous êtres trop modeste...

- Et vous ? Vous cuisinez ?

- Je me débrouille... Seulement quand je passe plusieurs heures à cuisiner pour régaler Sayla et Tiziano, et qu'ils me disent en s'installant à table en grimaçant devant mes bons petits plats maison, qu'ils auraient préféré une pizza surgelée, ça démotive !!!

- Rooh les canailles !!! Ils n'ont aucun respect !!! Moi je serais très honoré de goûter à votre cuisine !!! Et pour vous rassurer, Corentin n'a lui non plus pas beaucoup de considération pour les plats que je lui prépare !!!

- Au fond, nous vivons des destins similaires. Je me suis retrouvée seule avec mes soeurs et mon frère et vous seul avec votre fils.

- Oui la disparition de ma femme fut l'épreuve la plus douloureuse de ma vie. Le plus dur à supporter c'est de ne pas savoir si elle est encore en vie ou si....

- Je comprends ce que vous ressentez, dit-elle en posant tendrement la main sur la sienne. Je me posais souvent la même question avant que ma mère ne réapparaisse dans ma vie.

- Ne pensons plus au passé. Profitons plutôt du moment présent. Avez-vous encore une petite place pour déguster le dessert ?

- Le dessert ? répéta-t-elle en salivant.

- Oui j'ai préparé ma spécialité : une nougatine maison.

- Vous savez faire la nougatine ! se réjouit Saraluna. Vous êtes un génie !!!

- Vous exagérez !!!

- Faudra vous habituer à mon côté latin, un peu expansif !!! dit-elle en souriant.

Brian servit une part à son invitée et versa un peu de vin dans son verre.

- Je n'ai jamais rien mangé de meilleur, déclara Saraluna. Et je n'exagère pas pour une fois !!!

- C'est vrai ?

- Oui « je vous jure » comme dirait mon frère ! lança-t-elle en lui adressant un clin d'œil complice.

- A propos, Tiziano sort de l'hôpital demain ?

- Oui.... Confirma-t-elle, pensive. Carlos Solis a décidé de l'emmener chez lui.

- Et vous allez le laisser faire ?

- Je n'ai pas vraiment le choix, il semblerait que Carlos soit le père de Tizou et... depuis qu'il est amnésique il prend Gabrielle Solis pour sa mère !!!

- Cette situation est irrésistible. J'ai beaucoup de mal à imaginer Gabrielle Solis en mère de famille !!!

- Les médecins pensent que cette méprise est encourageante. Tizou a reconnut cette femme, mais sa mémoire n'arrive pas encore à la replacer au bon endroit.

- Personnellement, je pense que si Tiziano retrouvait sa chambre, ses affaires, son cadre de vie habituel, cela l'aiderait davantage à recouvrer la mémoire...

- Vous allez sûrement me trouver égoïste ça me fait souffrir de voir mon frère me considérait comme une étrangère... qu'il ne me reconnaisse pas moi qui l'ai élevé...

- Avec le temps les choses se remettront dans l'ordre, la consola-t-il en posant une main rassurante sur l'épaule de la jeune femme. Quand il aura recouvré la mémoire, votre complicité redeviendra comme avant.

- Vous avez sûrement raison... Bon il est tard, je dois rentrer...

- Et pourquoi ne resteriez vous pas ici ? Corentin passe la nuit chez Loïc... Nous sommes seuls et....

- Nous risquons de faire des bêtises, poursuivit-elle à sa place.

- A notre âge voyons.... J'ai envie de vous Sara...

- Vous êtes un sacré coquin.... Vous m'avez enivrée de vin blanc et maintenant vous profitez de la situation.... Embrassez-moi...

Brian obtempéra, il déposa un baiser timide sur les lèvres de Sara... Celle-ci s'attendait à plus d'engouement, elle prit donc les choses en main et l'embrassa fougueusement. Ils restèrent un long moment dans le salon à s'embrasser, se caresser, Sara se lova avec sensualité dans les bras de Brian, comme s'ils redécouvraient le plaisir de la chair. Puis, Brian l'entraîna jusque dans la chambre. Saraluna dénoua ses cheveux, ôta ses souliers, s'allongea sur le lit dans une position provocante. Non, ce n'était pas les quelques verres de vin blanc qui la mettait dans cet état.... Elle était en train de tomber amoureuse, oui elle avait envie de faire l'amour avec un homme.... Elle n'avait pas connu un tel désir depuis sa séparation avec Grized...

Brian se montra maladroit, mais attendrissant, une flamme étincelait au fond de ses yeux. Secoué par l'excitation, il rejoignit sa dulcinée. Il lui tira les cheveux en tentant tout tremblant, de détacher son soutien gorge mais Saraluna ne lui en tint pas rigueur... Ils passèrent le reste de la nuit à faire l'amour....

Yukinari se trouvait devant les ruines de la maison. Ce spectacle de désolation le fit frissonner. Inutile de s'appesantir, il était venu récupérer la précieuse mallette dans le jardin des Scavo. Bizarrement, des cris provenaient de la propriété, il reconnut la voix de Lynette. Il se dissimula derrière un buisson pour observer la scène insolite. Il était en effet, très étrange de voir Lynette pourchasser ses enfants dans le jardin à une heure si tardive...

- Revenez ici immédiatement, hurlait Lynette, les cheveux en bataille, essoufflée à courir après les jumeaux qui redoublaient de vitalité. Tom viens m'aider s'il te plait.

- Chérie, je suis en train de coucher Parker, lança-t-il depuis la terrasse.

Les garçons couraient en poussant des cris d'apaches. Puis tout d'un coup, Porter s'arrêta, attiré par un objet mystérieux. Puis Preston essaya de le lui arracher des mains et les garçons se disputèrent l'objet.

- C'est à moi !

- Donne-le moi !!!

- Je l'ai trouvée, elle est à moi...

Yukinari sentit quelques gouttes de sueur perler sur son front quand il découvrit que les jumeaux Scavo essayaient de s'arracher des mains l'un de l'autre la mallette. Il n'avait pas le choix, il devait intervenir.

- Bonsoir madame Scavo, dit-il en sortant de sa cachette...

- Ho Yuki ! Quelle surprise !!! s'exclama Lynette. Excuse-moi, je suppose que les cris des enfants t'empêchent de dormir, ta chambre donne juste sur notre jardin.....

- Bah vous savez.... Il ne reste plus grand-chose de ma chambre....

- Ho, je suis bête, dit-elle honteuse de sa bévue. Je suis franchement désolée. Mes fils me rendent folle, je ne sais plus ce que je dis. C'est terrible ce qui vous arrive à ta mère et toi. Nous vous aiderons à déblayer et à reconstruire la maison, Tom et moi. Bree a proposé de vous héberger en attendant...

- Ma mère oui. Moi je passe la nuit à l'hôpital avec mes amis et demain, Tiz' m'a proposé de m'héberger dans sa nouvelle maison chez les Solis.

- Pauvre Gabrielle, obligée de jouer à la mère de Tiz'. Elle n'est vraiment pas maternelle !!!! Bon les garçons ça suffit, où avez trouvé cette mallette.

- C'est moi qui l'ai trouvée dans le jardin, répondit Porter.

- Non elle est à moi, renchérit Preston.

- Donnez moi ça, exigea Lynette.

- Bah justement, intervint timidement, Yuki, cette mallette appartient à ma mère....

- Vraiment ?

- Oui, elle contient les économies que maman avait mises de côté en cas de problème.

- Et comment a-t-elle atterri dans mon jardin ?

- Pendant l'incendie Imanita a eu la présence d'esprit de la sauver, elle l'a lancée dans votre jardin avant de se jeter par la fenêtre.

- Et bien cette fille a du cran. Porter, rend la mallette à Yuki.

- Non, maintenant, elle est à moi...

- Porter, je vais me fâcher.

- Nous sommes riches, s'écria Preston.

- La mallette était dans notre jardin, alors elle est à nous, conclut Porter en regardant Yuki avec un air de défi.

Puis les jumeaux s'enfuirent en courant en tenant bien serrer contre eux la mallette. Yukinari se mit à les poursuivre, les attrapa, plongea sur Porter, l'immobilisa au sol, pendant ce temps, Preston arracha des mains de son frère la mallette et l'utilisa pour frapper Yukinari au visage. Un peu estourbi, Yukinari lâcha prise et les garçons reprirent leur course effrénée. Leur père finit par les coincer, les garçons hurlaient.

- Que se passe-t-il ici ? demanda Tom

- Cette mallette appartient à la mère de Yukinari, les garçons ne veulent pas la lui rendre.

- On l'a trouvée dans notre jardin, elle est à nous, plaida Porter auprès de son père.

- Elle est remplie d'argent, renchérit Preston.

- Bien alors vous allez me la remettre et nous la rendrons à Iris.

- Non jamais, s'écria Porter qui s'enfuit au fond du jardin avec la mallette suivi par son frère.

- Ils sont impossibles, se désespéra Lynette.

- Ne t'en fais pas Yuki, nous allons récupérer la mallette, le rassura Tom. Quand les jumeaux seront endormis, nous la subtiliserons, et nous la rendrons à ta mère demain.

- Bah c'est à dire que.... Balbutia Yuki quelque peu déboussolé...

- Vous n'avez pas besoin de cet argent cette nuit, dit Lynnette.

Désabusés, ils virent revenir les jumeaux sans la mallette.

- Voilà maman, on peut aller se coucher maintenant, décréta Porter.

- Où est la mallette ? demanda Lynette.

- Elle en lieu sûr, dit Preston.

- Où l'avez-vous mise ?

- Dans notre cachette secrète, expliqua Porter. Ne vous préoccupez plus de cette mallette.

- Mais non, vous n'avez pas le droit de voler cette mallette... dit Tom

- Si vous voulez revoir un jour cette mallette, il faudra être gentil avec nous.... Dit Porter.

- Très gentil même, renchérit Preston.

- Quoi ?

- Tu sais le beau vélo que l'on a vu l'autre jour au centre commercial papa, j'aimerais bien que tu ailles me l'acheter demain, dit Porter avec un air mutin.

- Et aussi le robot exterminator.... Ajouta Preston.

C'est ainsi que Tom et Lynette Scavo apprirent que leurs garçons étaient très redoutables en affaire...

Yuki fut très mal accueillit par Imanita :

- Quoi tu n'as même pas été capable de récupérer la mallette ? Tu t'es laissé mener par le bout du nez par des gamins de 6 ans.... J'arrive pas à le croire...

- Mais j'ai fait le maximum.... Se défendit Yuki.

- Non si tu avais fait le maximum tu aurais ramené la mallette. Il va encore falloir que je m'en occupe... Tu es nul, Yuki.

Le lendemain matin, Saraluna fut réveillée par les rayons du soleil qui se faufilaient à travers les rainures des volets. Elle ouvrit les yeux, s'étira et fut surprise au début de se trouver dans un environnement inconnu. Elle sourit en découvrant une magnifique rose rouge déposée sur un petit coussin en forme de cœur. Puis son regard apaisé se posa sur Brian, enveloppé dans une robe de chambre, assis sur un fauteuil en train de la contempler amoureusement, de la caresser des yeux. Une agréable odeur de café remonta jusqu'aux narines de Saraluna. Posé sur le lit, un plateau en argent, avec deux tasses, une cafetière, des viennoiseries, de la confiture et.... au milieu des couverts, plongées dans un vase, deux jolies roses, une jaune, l'autre orangée. Ces petites attentions romantiques et délicates, permirent à Saraluna de se resituer. Elle se mit à sourire tellement elle se sentait bien.

- Oh Brian... je suis touchée par ces gestes d'une infinité gentillesse... Tout ce romantisme, c'est trop beau, je ne sais pas quoi dire...

- Je t'aime Sara... Rien n'est trop beau pour toi. Ces roses paraissent bien pâles à côté de toi, de ton sourire qui illumine cette pièce. Tu es resplendissante.

Le visage de la jeune femme rosit sous tant de compliments.

- Je ne sais pas si je mérite....

- Ne dis pas de sottises.... Je suis tellement heureux de me réveiller à tes côtés. J'aime sentir ta respiration près de moi, ton odeur douce. J'ai préparé du café... mais si tu préfères le thé, un jus de fruits...

- Non. Le café, c'est parfait. Rejoins-moi dans le lit pour partager notre premier petit-déjeuner.

- J'aime ce genre d'invitation coquine, apprécia-t-il en lui adressant un clin d'oeil complice.

Brian repoussa le plateau, à partir d'aujourd'hui, ils allaient vivre d'amour et d'eau fraîche. Mais malheureusement la vie ne se déroule jamais comme on le souhaiterait. La sonnette qui retentit au rez-de-chaussée, mit fin à ce moment de plaisir, et les propulsa brutalement vers une réalité moins romantique et beaucoup plus terrifiante.

- Bon sang, ragea Brian. Qui vient nous embêter à cette heure matinale?

- Il est quand même dix heures et demi, constata Saraluna. Tu devrais aller rouvrir. C'est sûrement important vu comment ce visiteur insiste...

Brian soupira, et, contre son gré, il enfila sa robe de chambre et descendit accueillir cet inconnu encombrant.

- Bonjour monsieur Petterson. Je suis le lieutenant Grized.

Une boule d'angoisse s'incrusta au fond de la gorge de Brian.

- Il est arrivé quelque chose à mon fils ? balbutia Brian, la peur au ventre, se reprochant déjà d'avoir passé la nuit avec une femme pendant que son fils était peut-être en danger.

- Non. Il ne s'agit pas de votre fils. Je peux.... Vous parler un instant, je vous prie ? demanda, Grized, un peu hésitant.

- Entrez.

...
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MessageSujet: Re: 2.11 - And Suddenly The Past Reppears   Dim 12 Aoû - 16:55

...

Brian l'introduisit dans le salon, tandis que Saraluna qui, à l'étage avait reconnu la voix de son premier amant, s'habillait à la hâte en se demandant pourquoi Grized était là et comment il avait appris qu'elle avait passé la nuit chez Brian. S'il était venu lui faire une crise de jalousie, elle ne manquerait pas de lui rappeler le mal qu'il lui avait fait. De son côté, Grized fut particulièrement surpris de voir Saraluna apparaître dans le salon.

- S... Sara.... Qu'est-ce que tu fais ici ? interrogea-t-il déconcerté.

- Ma vie privée avec Brian ne te regarde pas, rétorqua-t-elle sur un ton acerbe. Depuis plusieurs semaines tu me harcèles comme pour me punir de je ne sais quel délit.... Et te voici à présent à me suivre jusqu'ici...

- Tu exagères Sara...

- J'attends tes excuses pour avoir injustement accusé mon frère dans l'accident de Love...

- J'étais sur une mauvaise piste après un témoignage pas très juste.

- Oui bah, il faut vérifier avant d'accuser à tort...

- Le coupable est sous les verrous. N'en parlons plus. Toutefois, surveille mieux ton cher petit frère. Je te rappelle que les analyses de sang ont révélé la présence de stupéfiants dans ses veines.

- Tu ne rates jamais une occasion de me pourrir la vie. Tu es un salaud. Tes insinuations ne me touchent plus. La plus grande souffrance de ma vie tu me l'as asséné le jour où tu m'as quitté pour aller vivre avec ma mère en la séparant de ses enfants. Alors si Tizou a pu se droguer ou s'il a tenté de se suicider, tu es en partie responsable de son malheur. D'autre part, tu ne réussiras pas à détruire mon histoire avec Brian.

- Le monde ne tourne pas autour de toi, Sara. Tu peux coucher avec qui tu veux, je m'en fous. Maintenant, si tu le permets, je souhaiterais m'entretenir en particulier avec Monsieur Brian Petterson pour une affaire qui le concerne.

- Je n'ai rien à cacher à Sara, dit Brian. Vous pouvez parler devant elle.

- Comme vous voulez, admit Grized.

- Alors nous vous écoutons.

- Comme vous devez le savoir, l'autre soir, un incendie a détruit la maison des Smith.

- Nous habitons le quartier... Forcément, nous avons vu.... C'est affreux.

- Il s'agit d'un incendie criminel... Nous avons relevé des traces d'essence et retrouvé une allumette...

- Et naturellement, tu suspectes Tiziano !! ironisa Saraluna toujours très remontée.

- Je ne le suspecte pas. Mais tu as raison de m'en parler, c'est vrai que ce soir là ton frère s'était échappé de l'hôpital...

- Tu es un monstre Grized.

- Nous avons découvert dans le jardin des Smith les restes d'un corps humain.

- Quelle horreur ! s'écria Brian. Quelqu'un est mort dans l'incendie ?

- Non. En réalité, il s'agit d'un squelette enterré à cet endroit depuis plusieurs années. Nous avons fait des analyses ADN, et nous avons pu établir à un an près la date de la mort du cadavre. Ensuite nous avons vérifié les disparitions datant de l'époque de la mort c'est-à-dire huit ou neuf ans. Et les analyses ADN ont confirmé qu'il s'agissait des restes de votre femme : Mary Petterson.

- Quoi ? Qu'est-ce que....balbutia Brian avant de s'écrouler sur le fauteuil le plus proche.

- Je suis désolé monsieur, dit Grized sur un ton compatissant.

- Tu es sûr à 100%, se renseigna Saraluna désemparée devant la peine de Brian.

- Les analyses sont formelles. Il s'agit bien des ossements de Mary Petterson disparue à Wisteria Lane dans de mystérieuses conditions il y a huit ans.

- C'est pas possible...fondit Brian.

- Je suis sincèrement désolé, répéta Grized qui détestait annoncer ce genre de mauvaises nouvelles, la partie la plus ingrate de son boulot de flic. Je vais vous laisser... mais ensuite, il faudra que je vous interroge. Une enquête est ouverte pour connaître les circonstances de ce crime, arrêter l'assassin et comprendre pourquoi le corps a été enterré dans le jardin des Smith.

- Elle a été assassinée ? demanda Saraluna horrifiée.

- Oui, je n'ai aucun doute là-dessus. Cette histoire est bien mystérieuse et macabre : nous avons retrouvé presque la totalité du squelette mais bizarrement, il manquait les deux bras. Votre épouse n'était pas infirme, monsieur Petterson ?

- Euh... Non. Répondit-il dans le vague tellement il était bouleversé.

- Alors je me demande pourquoi les deux os des bras ont disparu. Celui qui a commis ce crime est vraiment un grand malade....

- Les deux bras.... Disparus ? mais pourquoi....se demanda Brian les yeux rougis par les larmes.

- L'enquête essaiera d'éclaircir tous les mystères qui entourent la mort de votre femme.

Grized s'éclipsa. Saraluna tenta une mission impossible : consoler l'homme qu'elle amait d'un chagrin dramatique, causé par la mort de sa femme dans des conditions atroces et étranges. Depuis huit ans, Brian vivait dans l'espoir de retrouver sa femme, la mère de son fils disparue brusquement. Il s'était préparé au pire mais la réalité dépassait largement tout ce qu'il avait imaginé dans l'horreur. Il demanda à Saraluna de le laisser seul. Il avait besoin de solitude et de se préparer à annoncer la terrible nouvelle à Corentin. Avant le départ de Saraluna, il la serra très fort dans ses bras, l'assura de son amour et remercia Dieu de l'avoir mise sur son chemin, de l'avoir à ses côtés pour le soutenir dans ce moment si pénible.

Il y a des jours où l'on planifie son emploi du temps et pourtant, certaines visites perturbent le déroulement d'une journée ou d'une nuit.... Imanita Salama l'apprit à ses dépens.... Alors qu'elle finissait sa toilette, elle reçut tout d'abord la visite de Florian.

- Ho Florian ! s'exclama-t-elle un peu confuse par le fait qu'il la surprenne les cheveux humides, enveloppée dans une vieille robe de chambre défraîchie d'un bleu ringard appartenant à sa mère que Yuki avait déniché chez elle.

- Bonjour Ima, dit il en souriant gentiment. J'ai appris que tu avais échappé de justesse à un incendie... Tu vas bien ?

- Tu devrais savoir qu'il en faut beaucoup plus pour me mettre à taire, rétorqua-t-elle sur un ton revêche.

- Tant mieux, je suis content de te voir en forme.

- Et toi ? Le moral ? Pas trop difficile ?

- J'essaie de surmonter le chagrin et d'aider Love à reprendre goût à la vie. C'est pas facile...

- J'imagine le terrible chagrin qui doit la terrasser. Le coupable est derrière les barreaux, ça doit vous soulager, ajouta Ima.

- Oui c'est grâce à toi que ce chauffard a été arrêté mais ça n'amoindrit pas notre peine. En réalité la perte d'un enfant est un deuil impossible... LPC va séjourner plusieurs mois dans une maison de repos en Europe. Les médecins lui ont conseillé de changer d'air. Elle souhaite s'éloigner de Fairview.

- Et toi ?

- Je reprends les répétitions avec Gaël et je compose des titres pour mon album. Je vais me soûler de boulot et de musique, m'occuper l'esprit pour penser à autre chose... Tu sais au fond, je me fous de ce chauffard en prison, je me sens personnellement coupable... Si je ne m'étais pas laissé aller à ce baiser avec toi.... J'ai tout gâché avec Love et avec toi aussi... Je suis un gros nul...

- C'est bon, j'ai tourné la page Florian. Tu es sorti de ma vie définitivement, dit-elle en évitant de laisser paraître la petite boule de tristesse qui lui oppressait le cœur. Imanita n'était pas du genre à montrer ses sentiments.

Il y avait une certaine douceur dans sa voix malgré la dureté et le ton ferme et définitif de son propos. Mais elle était sincère et ne voulait lui laisser aucun espoir au cas où il envisageait de renouer avec elle.

- Tu as raison, il faut passer à autre chose. Notre aventure aussi éphémère fut-elle, restera gravée dans ma mémoire comme un magnifique souvenir, doux et magique. Je sais que derrière ton apparence forte et rigide, se cache un petit cœur sensible, qui ne demande qu'à trouver sa moitié. J'espère que tu rencontreras le garçon qui réussira à te rendre heureuse. Porte-toi bien Ima.

Florian s'en alla. Seule dans cette grande chambre lugubre d'hôpital, Imanita se brossa les cheveux, distraitement, plongée dans ses pensées nostalgiques concernant son histoire avec Florian. Elle savait qu'après tout ce qui s'était passé, plus rien ne pouvait se passer entre eux, mais elle garderait dans une petite place de son cœur, bien enfoui, le souvenir de son Tigrou et des merveilleux moments passés dans ses bras. Elle tourna le visage pour observer son reflet dans le miroir, elle découvrit alors la petite boîte de chocolat que Florian avait délicatement déposé. Accroché, au nœud qui entouré le papier cadeau, il y avait une carte où le jeune homme avait simplement écrit « En souvenir de nous.... Flo' » Imanita essuya une petite larme qui suintait au bord de son œil rougi par l'émotion. Elle dégusta un chocolat praliné en réalisant une fois de plus que Florian était vraiment un mec bien et qu'elle avait le don de passer à côté des mecs bien....

Elle n'eut pas le temps de se remettre de ses émotions, que déjà une nouvelle visiteuse se présentait.

- Bonjour ma chérie ! s'écria la femme d'une manière tonitruante comme si un ouragan s'abattait sur la chambre.

- Maman ? Quand es-tu rentrée à Fairview ?

- Quand l'hôpital m'a appris que ma fille avait échappé de justesse à un incendie. J'ai sauté dans le premier avion pour te rejoindre, j'étais inquiète ma chérie. Et puis ce colloque sur la psychologie infantile, était d'un barbant, que j'ai profité pour m'échapper.

- Maman ! Je suis contente de te voir...

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MessageSujet: Re: 2.11 - And Suddenly The Past Reppears   Dim 12 Aoû - 16:56

...

Anita Salama était une psychologue reconnue à Fairview et dans tout le pays. Elle animait une émission à la radio et passait souvent sur le télé locale pour résoudre les problèmes des auditeurs. Elle avait étudié la psychologie dans l'université la plus côtée des Etats-Unis, elle donnait des conférences un peu partout dans le pays, Elle avait déjà publié plusieurs livres sur la psychologie des enfants, des adolescents et des femmes. Elle n'avait plus à prouver ses qualités en tant que praticienne. Les clients se bousculaient à son cabinet. Pourtant sa vie personnelle ne fut pas des plus simples. Elle avait épousé le père d'Imanita sur un coup de tête, parce qu'elle pensait à ce moment là qu'il était temps de se marier comme toutes ses amies et d'avoir un enfant. Mais ce mariage ne l'avait jamais contentée et un jour, après quatre ans de mariage, elle avait quitté son mari pour aller vivre avec une femme. Le père d'Imanita, qui travaillait à l'ambassade du Maroc, n'avait rien vu venir. Il ne s'est jamais remis de cette séparation, encore moins de cette trahison. Jaloux, il s'était toujours méfié des hommes qui tournaient autour de son épouse, jamais, il ne s'était méfié des femmes. Profondément meurtri et désabusé, blessé au plus profond de son ego, il avait décidé de rentrer dans son pays d'origine. Depuis Imanita passait toutes les vacances chez son père au Maroc.

- J'ai parlé au médecin qui t'a suivie. Tu quittes l'hôpital aujourd'hui. Nous allons rentrer à la maison, je vais m'occuper de toi.

- Je vais bien maman.

- Tu as besoin de te reposer. Je te préparerai un bon repas...

- Maman, tu es une très mauvaise cuisinière...

- Oui bon, j'irai acheté une paella chez le traiteur.... Et ce soir au lit de bonne heure...

Imanita réfléchissait déjà sur le stratège qu'elle allait devoir inventer pour échapper à l'emprise maternelle et aller au rendez vous de Corentin avec Yukinari et Tiziano.... Décidément, les difficultés s'accumulaient... mais elle n'avait pas le choix, elle devait libérer Lenou et se débarrasser définitivement de ce gourou de secte....

Saraluna Catalano avait passé une excellente soirée et une nuit exquise dans les bras de Brian. Pourtant, elle rentrait chez elle, nauséeuse et attristée par la souffrance de ce pauvre Brian. Retrouver comme ça le squelette de son épouse dans le jardin des voisins, était un cauchemar épouvantable. Elle fut accueillie dans le vestibule par une Sayla souriante avec son petit air mutin.

- Alors grande sœur irréprochable, tu découches sans prévenir ?

- Oui, répondit laconiquement Saraluna comme si elle avait honte de se faire prendre sur le fait.

- Quel est l'heureux élu de ton cœur ?

- Sayla ! S'il te plait, tu me gênes.

- Attends, laisse-moi deviner.... Je parie pour le beau Brian !!!!

- Tu n'es pas drôle !

- Sara, tu as bien le droit de t'amuser un peu, de profiter de la vie. Tu t'es enfermée dans une vie monacale pour t'occuper de nous depuis tant d'années. Le moment est venu pour toi de vivre ta vie. Alors raconte....

- Brian est un homme merveilleux...

- Oui bon ça va, épargne-moi tout ce blabla... Contente-toi du principal : vous avez couché ?

- Sayla ! la gronda Saraluna dont les joues rougissaient comme celles d'une adolescente qui viendrait de passer sa première nuit avec un garçon et qui devrait rendre des comptes à sa mère...

- Il est bon au lit ? insista Sayla.

- Je t'en prie arrête. Respecte un peu ma vie privée...

- Bah tous les deux coincés comme vous êtes, ça n'a pas du être simple !!! Je vous imagine en train de vous emmêler dans vos caresses, Brian qui te griffe, toi qui cherches la meilleure position.... Je suis morte de rire.

- Je ne te raconterai plus rien....

- Mais je suis tellement contente que tu te dévergondes un peu... Sérieusement, tu es amoureuse ?

- Disons que c'est la première fois depuis....

- Depuis Grized ? tant d'années d'abstinence... comment t'as fait ???

- J'ai pas dit ça je te rappelle que.... Avec Sandro... Enfin là c'était imprévu, un peu involontaire....

- Ah oui !!! Sandro !!! Trop drôle la tête de Tizou quand on vous avait retrouvé nus sur le canapé du salon... Tu te lâches de plus en plus Sara.

- Donc c'est la première fois depuis Grized, que je vis une histoire aussi forte et très belle. Brian est un homme fabuleux. Je le respecte beaucoup. Je l'aime et.... si tu veux bien, je garde mon jardin secret. C'est mon histoire, notre histoire à lui et moi et je ne permettrai à personne de venir la gâcher....

- Tu as raison. Profites en au maximum. Tu mérites vraiment de rencontrer l'amour et de vivre une belle aventure avec Brian.

- Tu es gentille..... mais.... C'est quoi ça ? interrogea-t-elle en fronçant les sourcils à la vue de traces de terre qui maculaient les marches de l'escalier.

Sayla haussa les épaules.

- J'avais astiqué la maison, avant-hier...

- Laisse tomber Sara, je ramasserai cette terre plus tard...

- Ce n'est pas normal.... Tu me caches quelque chose Sayla ?

- Non ? Pourquoi ?

- Ces traces mènent jusqu'en haut de l'escalier.... Tu as invité un garçon dans ta chambre ?

- Non, je te jure...

- Justement quand toi et ton frère dites « je te jure », c'est que vous avez commis une connerie. Si tu as profité de mon absence pour amener un garçon à la maison, c'est l'université religieuse direct pour toi.

- Aucun garçon n'est entré ici.

Suspicieuse, Saraluna suivit les empreintes, monta les marches lentement une à une, emboîtant le pas à Sayla. Arrivées au premier pallier, Sayla se réjouit :

- Regarde : les empreintes se dirigent vers ta chambre, celle de Tizou et celle des.... des parents.

Sayla savait que depuis le départ de leur mère, Saraluna leur avait interdit de pénétrer dans la chambre des parents, devenue à ses yeux et à ceux de Tiziano un endroit mystérieux, une sorte de musée secret, un endroit défendu où tous les deux avaient très souvent bravé l'interdit....

- Oh mon Dieu ! s'écria Saraluna. Quelqu'un est entré dans la chambre de papa et maman.

- Mais qui ? Il n'y a pas d'effraction ?

Saraluna, entra dans la pièce au volets clos, une odeur de renfermé envahit ses narines. Sayla n'osa pas la suivre. Saraluna se précipita sur le tiroir où son père cachait son revolver et constata sa disparition ainsi que celle des munitions...

- On a volé le revolver de collection de papa !!!

- C'est pas possible ! se lamenta Sayla.

Saraluna poursuivit son inspection dans sa propre chambre. Rien n'avait bougé mais les traces de terre menaient droit au coffre-fort.

- On a volé une partie de mes économies....

- Qui a pu aller dans ton coffre ? Il n'a pas été forcé... personne ne connaît la combinaison.

- Non, je ne l'ai communiquée à personne mais je suis persuadée que ..... Tiziano la connaissait, il m'a souvent vu l'ouvrir.

- Tu ne peux pas l'accuser, je te rappelle que Tiz' est amnésique. Même s'il connaissait la combinaison, il ne s'en souviendrait pas....

- Les traces montrent que l'individu qui est entré ici savait parfaitement où il allait, il connaît donc la maison comme sa poche. Il n'y a pas d'effraction nulle part. Donc l'individu est entré avec sa clef. A part toi et Tiziano qui d'autre à la clef ?

- Mais ce n'est pas moi...

Saraluna continua son inspection dans la chambre de Tiziano, ouvrit le placard, vidé de la plupart de ses vêtements.

- Tizou est venu ici, conclut-elle....

- Tu crois qu'il aurait pu retrouvé le chemin seul...

- Hier soir il s'est échappé avec Yuki, lui aurait pu l'amener jusqu'ici mais il ne connaît pas la combinaison du coffre. Ce qui signifie que ce petit morveux de Tiz' n'est pas plus amnésique que moi...

- Sara, tu te rends compte de ce que tu dis ? Je sais que Tizou n'est pas un sain mais de là à faire croire à tout le monde qu'il est amnésique....

- Tu le sous estimes Sayla.

- Comment aurait-il pu feinter les médecins....

- Il nous a bien feintées nous, qui le connaissons mieux que personne.... Je ne sais pas ce qu'il prépare mais je vais lui rendre une petite visite dont il se souviendra.

- Vas-y doucement Sara. Tizou est très fragile, je te rappelle qu'il a essayé de se suicider...

- Tizou ? Fragile ? Je ne crois pas que quelqu'un de fragile soit capable de monter un plan aussi énorme... il est beaucoup plus futé, malin et rusé que fragile. Je comprends que tout ce qu'il a appris sur le passé et ses origines, l'ait ébranlé mais, de là à jouer l'amnésie et à nous considérer comme des étrangères.... Je ne sais pas ce qu'il a en tête mais je vais le découvrir, je peux te l'assurer. Et c'est quoi ça encore ?

Ses yeux se posèrent sur un objet mystérieux qui dépassait de dessous le lit. Elle s'accroupit et sortit les deux os cachés par Tiz' et Yuki.

- Oh Mon Dieu Quelle horreur !!! s'écria Saraluna en brandissant les deux humérus.

- Ce sont des os humains ? constata Sayla.

- Ton frère a commis un véritable sacrilège. J'ai l'impression de vivre un vrai film d'horreur. Dis moi que je rêve Sayla !!! je vais me réveiller et découvrir que tout ceci n'est qu'un cauchemar.... Mon Dieu ce sont les bras de la femme de Brian !!!!

- C'est un peu lugubre ce que tu dis.... Pourquoi les bras de la femme de Brian ?

Saraluna confia à sa sœur les révélations de Grized et l'enquête ouverte par la police suite à la découverte du squelette dans le jardin des Smith.

- Tu te rends compte, ton frère cache dans notre maison les bras de la femme de l'homme que j'aime. Je le savais capable du pire, mais là, il dépasse les bornes et tout ce que la conscience humaine peut imaginer.... Je finis par être heureuse qu'il aille vivre chez Carlos Solis. Un peu d'autorité paternelle lui fera le plus grand bien.

A ce moment, les filles sursautèrent : le carillon de la porte d'entrée retentit.

- Qui est ce ? demanda Saraluna toute tremblante.

Sayla jeta un œil par la fenêtre.

- C'est Brian.

- Oh non, c'est pas possible... Brian est à ma porte et je tiens entre les mains les bras du squelette de sa femme.... C'est un cauchemar vivant. Je me sens mal.... Je vais défaillir...

- Bon calme-toi, donne-moi les os et va voir ce qu'il veut.

- Non, je ne veux pas le voir, je ne pourrais pas le regarder dans les yeux en sachant que nous cachons sous notre toit ces os... la situation est macabre. Tiziano va finir en enfer et moi aussi.... Vas lui ouvrir, dis lui que je suis absente. S'il apprend que je tiens les bras de sa femme, il ne voudra plus de moi.

- Ne t'inquiète pas, je m'occupe de lui tout va s'arranger.... La rassura Sayla qui n'avait jamais vu sa sœur dans un tel état....

Un peu plus tard, à l'hôpital dans la chambre de Tiziano....

- On va s'éclater chez le Solis, Yuki, on va se régaler à les rendre dingues !!! s'exclama Tiziano.

- Oui, j'imagine déjà...

- J'aimerais venir avec vous, dit Imanita, un peu déçue de ne pas pourvoir profiter de cette vengeance avec les garçons.

- Tu viendras nous voir tous les jours, n'Ima, proposa Yuki.

- Oui, voir Yuki passer la tondeuse à gazon et détruire tous les parterres de fleurs, faut que tu viennes voir ça Ima !!! plaisanta Tiziano en rassemblant ses affaires.

- Avec ma mère sur le dos, ce sera pas évident de me libérer... déjà pour ce soir je ne sais pas comment je vais faire.

- On a besoin de toi, insista Yuki.

- T'inquiète mon mignon, je vais me débrouiller.

La conversation fut interrompue par l'entrée en trombe de Saraluna, qui avait l'air furibonde.

- Ima, Yuki, vous pouvez me laisser seule avec Tiziano, s'il vous plait ? ordonna Saraluna sur un ton qui ne permettait aucune objection.

- Bon on se voit plus tard Tiz', dit Yuki en lançant un regard inquiet à Imanita.

Une fois les deux partis, Saraluna avança sur son frère en pointant un index sur lui, d'un air menaçant mais Tiziano ne fut pas impressionné.

- Tu n'es qu'un sale petit menteur, dit Saraluna en fronçant les sourcils.

- Quoi ? Pourquoi dites-vous ça ? demanda-t-il feignant toujours la perte de mémoire.

- Tu n'es pas plus amnésique que moi !!!

- Je ne comprends pas...

- Arrête de jouer ce jeu là avec moi. Tu es allé à la maison l'autre soir, tu as pénétré dans la chambre des parents, tu as ouvert mon coffre fort...

- Quel coffre-fort ? Quelle maison ?

Saraluna se précipita vers le placard, ouvrit les portes et fouilla dans les affaires de son frère, elle trouva facilement ce qu'elle cherchait.

- Comment le revolver de papa est-il arrivé jusqu'ici ? l'interrogea-t-elle en brandissant l'arme sous son nez.

- Je ne sais pas ce que c'est ce truc là.... poursuivit-il, faisant mine de ne pas comprendre.

- Bon ça suffit.

Saraluna l'empoigna par l'oreille, serrant le lobe entre le pouce et l'index, l'obligea ainsi à la suivre jusqu'au placard, le força à se mettre à genoux.

- Aïe !!! Tu me fais mal, s'écria-t-il.

- Ah je vois que la mémoire te revient tout d'un coup, tu te remets à me tutoyer. Prends l'enveloppe là devant toi et dis moi ce qu'il y a dedans. Tu vas me le payer très cher Tiziano Catalano.

Elle tira encore plus fort sur son oreille.

- Aïe !!!! Ok c'est bon, c'est moi qui ai pris un peu d'argent.

- Tu n'es pas amnésique ? Tu joues la comédie depuis le début ?

- Oui, avoua-t-il enfin en soutenant le regard de sa soeur.

- Mais pourquoi ? demanda-t-elle en le lâchant. Elle alla s'asseoir sur le lit.

- Quand j'ai appris pourquoi maman nous avait abandonnés, qu'elle avait entretenu une relation avec Carlos Solis derrière le dos de papa, et que j'étais le fils de Carlos, j'ai vraiment pété les plombs... Je voulais trouver un refuge pour échapper à toute cette merde mais... je n'ai trouvé personne capable de m'écouter. Je voulais en finir avec la vie. C'était trop dur. Alors après l'accident, quand je me suis réveillé, j'ai entendu les médecins dire que je serais peut-être amnésique, j'ai décidé de jouer la comédie car je ne voulais pas revenir dans ce monde cruel, de vivre dans ma bulle et j'ai décidé aussi de leur faire payer à tous le mal qu'il m'ont fait.

- Mais moi je suis de ton côté, pourquoi tu m'as menti aussi...

- Toi, j'avais besoin de toi ce jour là mais je n'ai pas osé venir me réfugier près de toi parce que .... Tu avais menacé de m'envoyer dans une école militaire.

...
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MessageSujet: Re: 2.11 - And Suddenly The Past Reppears   Dim 12 Aoû - 16:57

...

Tiziano avait prononcé ces dernières paroles en lui lançant son petit regard de chien battu, il savait qu'il avait atteint la corde sensible de sa sœur. Il avait déjà réussi à l'attendrir. Elle se leva, le prit dans ses bras (évidemment il se laissa faire et fit sa mine la plus triste possible).

- Mon Tizou, dit-elle. Bien sûr que tu aurais dû venir me parler, je ne t'aurais pas envoyé dans cette école militaire, jamais je ne t'y enverrai. Tu pourras toujours compter sur moi quand tu auras des ennuis. J'ai toujours été là pour toi et je le serai toujours.

- J'avais peur, j'étais mal tu comprends...

- Oui. Mais c'est fini, ces histoires du passé, il faut les oublier et continuer de vivre. Promets moi de ne plus jamais tenter de te suicider.

- Non, c'est promis.

- Il parait que les biologistes ont trouvé des traces de drogue dans tes analyses de sang.

- Je me suis réfugié un moment chez Corentin, je crois qu'il m'a drogué.

- Corentin ? Tu es sûr ? interrogea-t-elle car elle ne pouvait pas imaginé que le fils de Brian puisse faire un truc pareil...

- Oui. Je te jure.

- Ne dis pas « je te jure ». Il t'a sauvé la vie.

- Il ne m'a pas drogué pour me tuer, mais pour me changer les idées. En fait, ça a pas trop marché...

- Tout va redevenir comme avant maintenant...

- Non je dois continuer à faire croire aux autres à mon amnésie. Je veux aller vivre chez Carlos Solis quelques temps pour faire payer à maman le mal qu'elle nous a fait et aussi pour emmerder Gabrielle.

- Je croyais que tu l'aimais bien Gabrielle.

- Oui mais elle m'a traité comme une merde. Je te jure. Promets-moi de ne parler de ça à personne.

- Je ne sais pas Tizou. C'est lourd à porter un tel mensonge.

- Quand je jouais l'amnésique, je te jure, c'était dur de faire semblant de ne pas te reconnaître toi et Sayla aussi.

- Elle est au courant maintenant.

- S'il te plait dis oui...

- A une condition.

- Laquelle ?

- Je vais prendre rendez vous chez une psychologue pour toi.

- Pourquoi ?

- Parce que je ne sais pas ce que tu mijotes avec Yuki : tu as pris l'arme de papa, volé mes économies et caché des os humains sous ton lit.

- Tu as fouillé dans ma chambre ? s'insurgea Tiziano.

- Parce que toi tu ne fouilles jamais peut-être, tu connais la combinaison de mon coffre, tu sais où papa cachait son arme alors que tu avais interdiction de pénétrer dans cette pièce...

- Oui c'est vrai, avoua-t-il tout penaud.

- Alors que mijotes-tu ?

- Rien les os c'était pour nous défendre, des types nous ont attaqués.

- Tu as pris ces os pour te battre ?

- Et oui à ce moment là on avait pas le revolver.

- Heureusement, tu aurais peut-être tué un homme.... Je ne comprends rien à cette histoire.

- Je t'expliquerai plus tard.

- Tu sais que ses os ont été prélevés sur le squelette de la femme de Brian.

- Non ? Pas vrai ? Bon on verra ça plus tard. Alors c'est d'accord pour mon amnésie. Fais moi confiance pour une fois, je te jure que je ne fais rien de mal. Une fois que j'aurai réglé mes comptes avec mes origines, je reviendrai vivre à la maison.

- Tu iras chez la psy ?

- Oui, si ça peut te faire plaisir.

- Je prendrai rendez vous chez Anita Salama.

- La mère d'Ima ?

- Oui, elle pourra vous surveiller un peu comme ça... Qui à part moi et Sayla, connaît ton secret ?

- Bah Yuki et Ima.

- Evidemment : le trio diabolique, conclut Saraluna en passant une main dans les cheveux de son frère avec tendresse.

- Excuse-moi Sara.... Je me sentais tellement mal tu sais....

- Oui je sais, dit elle en le serrant dans ses bras....

A Wisteria Lane, devant le baralolo, Lamita et Sabinouche se chamaillaient une fois de plus. Les deux cousines rivalisaient depuis plusieurs semaines pour obtenir les faveurs de Gaël. A ce jeu, Lamita avait longtemps mené la partie, mais depuis, elle s'était fait coiffer par Sabinouche. Gaël se trouvait pris entre deux feux brûlants ! Mais les cousines apprirent ce jour là qu'elles se trompaient d'ennemie. Elle découvrirent avec stupeur qu'en réalité leur plus redoutable rivale s'appelait : Sayla Catalano.

Dans l'allée de chez elle, la jeune femme était aux prises avec Jérémy, le nouveau bellâtre du quartier qui sautait sur toutes les filles qui passaient près de lui... il se montrait de plus en plus pressant, et Sayla n'était pas prête à répondre à ses avances.

- Tu me traites de menteur ? C'est ça ? demanda Jérémy plutôt excédé.

- Tu n'es pas un ami de mon frère.

- Je te rappelle que ton frangin est amnésique, il ne peut pas se souvenir de moi, il ne se souvient même pas de toi, sa propre sœur, alors...

- Aucun de ses vrais amis ne te connaissent.

- Ses potes sont tous des gros nuls. Bon je ne suis pas ici pour parler de mon amitié avec Tiziano. J'ai envie de toi.

- Non, lâche moi s'il te plait. Loïc m'a dit que tu sortais avec Danielle Van De Kamp et que tu essaies de draguer Julie Mayer...

- Tu ne vas pas croire aux racontars de ce bistrotier....

- Je ne partage pas, Jérémy.

- Tu deviens lourde, là.

Il tenta de l'embrasser mais elle le repoussa férocement.

- J'adore les filles qui me résistent, dit il avec un rire sadique. Tu ne résisteras pas à mon charme.

- Je déteste les mecs trop sûrs d'eux. Dégage ! hurla-t-elle. Je ne veux plus jamais te voir.

- Tu ne m'échapperas pas.

Il resserra son étreinte, elle se débattait sauvagement en criant. Gaël passa à ce moment là et vint au secours de la jeune femme qu'il avait souvent vu à l'hôpital.

- Et toi, tu la laisses tranquille, ok ? ordonna-t-il en l'empoignant par l'épaule.

Lâche et préférant s'attaquer aux plus faibles, Jérémy n'insista pas. Gaël était plus costaud que lui.

- C'est bon, pas de problème mec ! Tout va bien entre nous, pas vrai Sayla ?

- Dégage, rétorqua-t-elle. Tu me dégoûtes.

- On se retrouvera ma belle, promit-il en s'éloignant.

- Tout va bien ? demanda Gaël.

- Oui. Merci. J'étais prête à lui envoyer un coup de poing dans l'estomac.

- C'est vrai, j'ai constaté que tu maîtrisais la situation !!! s'exclama-t-il en souriant. J'aurais aimé te voir le frapper !!!

- Ne te moque pas.

- Je peux t'offrir un café au bar pour te remettre de tes émotions ?

- Oui. C'est gentil. Merci pour ton intervention.

- Bah je ne pouvais pas laisser un mec s'en prendre à une si jolie fille....

Un peu plus loin, Lamita et Sabinouche contemplaient la scène avec circonspection. Ce qui avait retenu leur attention, ce n'était pas le fait que Gaël intervienne pour aider Sayla mais c'était la manière dont il avait posé son regard sur elle : avec des yeux brillants, les yeux de l'amour. Jamais il n'avait posé un tel regard sur elles. Un nouveau combat allait commencer. Cette fois les deux cousines décidèrent de s'allier pour récupérer Gaël et éloigner Sayla de son cœur...

Alors que Tiziano et Yuki emménageaient chez les Solis, Bree Van De kamp avait invité précipitamment ses voisines dans son salon en l'absence d'Irisblue, pour les informer des dernières informations. Gabrielle faisait la tête en observant par la fenêtre les garçons arrivaient chez elle, accueillis par Carlos et Xiao-Mei.

- Alors Gaby, c'est le grand jour ? dit Lynette.

- Ne m'en parle pas. Je vais avoir ces deux gamins dans les pattes nuit et jour... Si Carlos croit que je vais accepter cette situation longtemps, il se trompe.

Surtout Gabrielle Solis, savait que la présence des deux garçons allaient l'empêcher de mener sa vie comme elle l'entendait, c'est-à-dire de recevoir de jeunes amants à la maison....

- Que se passe-t-il, tu avais l'air bouleversé au téléphone, Bree ? demanda Susan.

- La police a retrouvé le squelette de Mary Petterson dans le jardin des Smith.

- La femme de Brian ? Oh quelle horreur, s'écria Gabrielle en grimaçant.

- Oui, il parait même que l'assassin lui avait arraché les deux bras avant de l'enterrer.

- C'est une histoire abominable, dit Lynette.

- Mes suspicions se confirment, Brian Petterson est bien revenu dans le quartier pour venger la mort de sa femme, dit Bree.

Mais les quatre amies se trompaient de cible. Quand Corentin avait appris que le squelette de sa mère avait été déterré, il avait tout cassé dans sa chambre, il s'était enfui, auprès du gourou de la secte pour lui demander conseil. Il avait réuni Zach et Jérémy, avait ordonné de relâcher Lenou qui ne lui servait plus à rien, et entreprit de mettre en application son plan de vengeance. Il avait remis l'intronisation d'Imanita et Tiziano à 48 heures, car avant de passer à l'acte, il voulait passer deux jours seul en compagnie de Loïc, lui seul pourrait l'aider à surmonter son chagrin. Il s'était promis de connaître la vérité sur la mort de sa mère et de le faire payer à toutes celles et tous ceux qui de près ou de loin avait participé à cet odieux assassinat qui l'avait privé de sa mère....



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