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 2.05 - Kidnapping

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Yukinari_



█ . AGE : 29
█ . EMPLOI/LOISIRS : Oreille Attentive
█ . VOISINS : Scavo
█ . HUMEUR DU MOMENT : Nostalgique
█ . RAGOTS : 615
█ . DATE D'ARRIVEE : 25/07/2007

MessageSujet: 2.05 - Kidnapping   Dim 12 Aoû - 15:54




Un jour, on se lève, le soleil brille, une belle journée semble s'annoncer, rien ne peut laisser présager de grands bouleversements, ni de tragédies.... Et pourtant, il suffit de quelques mots pour déclencher parfois un véritable cataclysme... Sayla Catalano l'avait appris en voulant confier à son frère un secret qui n'aurait jamais du sortir de sa bouche, John Rowland l'avait compris à ses dépens en voulant se venger de plus malin que lui, Andrew Van De Kamp se mordait les doigts d'avoir mêler son petit ami à la guerre qui l'oppose à sa mère et surtout Iris Smith qui avait soutenu son mari dans des affaires douteuses et qui, aujourd'hui était obligée de fuir Wisteria Lane avec son fils Yuki pour préserver leur sécurité. Il suffit d'un mot, d'un baiser pour mettre en péril l'enfant que l'on attend avec une femme que l'on n'aime pas... et avec laquelle on est pourtant lié pour la vie......

Florian se trouvait dans la salle d'attente de l'hôpital en compagnie de Gaël et Lamita, la petite amie de celui-ci. Le médecin avait rassuré Florian sur l'état de santé de la mère qui récupérait et du bébé. Il avait pu passer quelques instants au chevet de LPC mais il n'avait pas encore vu son fils qui subissait des examens. Rien d'alarmant lui avait dit le médecin mais après un accouchement provoqué par un accident, il était plus sage d'effectuer quelques examens. Soudain, Sabinouche fit son apparition à la surprise générale...
- Bonsoir tout le monde. Que faites vous ici ?
- LPC a accouché, expliqua Florian.
- C'est vrai ? Félicitations. Alors c'est quoi ?
- Un p'tit mec...
- Waoooooooo.
- Et toi comment t'as su ? demanda Lamita.
- Je ne savais pas... je suis venu aux nouvelles pour Tiziano...
- Tiziano ? répéta Lamita en fronça les sourcils, soudain inquiète... Il est arrivé quelque chose à Tiziano ?
- Bah oui, il parait qu'il a voulu se tuer en voiture.... Tu imagines, on n'a rien vu venir....
- Il est blessé ?
- Dans le coma....
- Où est-il ?
- Aux urgences.
- Faut que je le voie...
- Mais attends Lamita, ils ne te laisseront pas l'approcher.....
Peine perdue la jeune fille avait abandonné Gaël pour se diriger en courant vers les urgences....
- Mais pourquoi est-elle si inquiète ? demanda Gaël surpris par la réaction de sa copine.
Réaction qui satisfaisait Sabinouche amoureuse aussi de Gaël.... Elle sauta sur l'occasion et tenta de se rapprocher du jeune chanteur.
- Bah tu sais, Lamita et Tiziano se connaissent depuis qu'ils sont tout petits.... On n'a jamais su s'ils étaient amoureux l'un de l'autre mais je crois qu'il existe entre eux des liens très forts....
Gaël se montra jaloux, mais il n'eut pas le temps de réagir car le médecin s'approcha d'eux, il voulait s'entretenir avec Florian.
- Nous avons terminé les examens, dit-il d'une voix terne. Et nous avons détecté une complication au niveau du cerveau de votre enfant....
A ces mots, Florian se sentit défaillir...

Iris Smith avait roulait pendant plus de huit heures sans arrêter avec un seul objectif en tête : s'éloigner le plus loin possible et le plus rapidement possible de Wisteria Lane pour se mettre à l'abri avec son fils. Les hommes de main du cartel pour lequel travaillait son mari, ne la lâcheraient pas tant qu'elle ne leur aura pas remis ce qu'il désirait... Jamais elle ne leur remettrait ce document capital. Sur l'insistance de son fils, elle avait enfin consenti à s'arrêter pour se reposer dans un motel. Yuki n'en pouvait plus d'être assis dans cette voiture à regarder défiler les lumières de la nuit par la vitre tout en pensant à Andrew et au mal qu'il lui avait fait en l'utilisant comme objet de combat pour humilier sa mère.
- Nous serons bien dans cette chambre, décréta Iris. As-tu faim ? Veux-tu que je commande une pizza ?
- Non j'ai pas faim.... Je ne comprends pas pourquoi on s'enfuit comme ça... Où allons-nous ?
- Peut-être pourrions nous rejoindre ton frère en France.... Là au moins nous serions à l'abri.... Pour quelques temps...
- Pour quelques temps ? Tu veux dire que.... Ils te retrouvent n'importe où, même à l'autre bout du monde ? De quoi s'agit-il ? Dans quelle affaire es tu mêlée ?
- Pour ta sécurité, je ne peux rien te dire mon chéri...
- Il me faudrait d'autres vêtements, ceux-ci ne sont pas à ma taille...
- Nous irons dans un centre commercial demain... En attendant, je vais prendre une douche, je me sens sale et fatiguée....
Yuki s'allongea sur le lit, une main derrière la nuque en réfléchissant à cette journée étrange.... Le stratège d'Andrew et puis cette fuite inattendue qu'il avait accepté sans rechigner tellement Andrew l'avait blessé au cœur... Il prit son portable, l'alluma et découvrit de nombreux messages : d'abord plusieurs messages d'Andrew qui lui disait regretter de s'être servi de lui, qu'il l'aimait et n'avait pas pensé au mal qui lui faisait.... Puis un autre d'Imanita qui lui annonçait que LPC avait accouché après qu'un chauffard l'ait renversé en voiture peut-être le même qui avait renversé Andrew et la mère de Carlos Solis... Elle lui recommandait de la rejoindre à l'hôpital parce qu'il était arrivé quelque chose de grave..... Il apprit ce qu'elle voulait dire grâce au message de Sayla qui précisait que son frère et Corentin avaient été victimes d'un grave accident de voiture qui laissait Tiziano dans le coma. Enfin le dernier message, un sms en réalité était encore plus surprenant. Yuki intima sa mère à sortir de la salle de bains, la jeune femme apparut drapée dans une serviette en éponge, les cheveux humides.
- Que se passe-t-il Yuki ?
- Il faut que l'on retourne à Wisteria Lane... mes amis ont de graves problèmes... Tiz' est dans le coma et regarde le sms que m'a envoyé Lenou...
Iris s'approcha et lut avec stupeur le message sur le petit écran lumineux « Help... Please Help me.... » .....
- Désolée Yuki mais tes amis devront se passer de toi désormais...

- Tu t'es montré très courageux, je suis fier de toi, dit Brian assis au chevet de son fils.
- Très courageux ? s'exclama Loïc... Vous voulez rire... Il est fou, il aurait pu mourir....
- Bon je vous laisse tous les deux... Ne reste pas trop longtemps Loïc, Corentin a besoin de se reposer....
Brian rejoignit Saraluna qui se tenait devant la porte vitrée de la chambre de Tiziano. L'image que la jeune femme contemplait lui arrachait le cœur : Tiziano immobile sur le lit, à ses côté, Sayla en larmes lui tenait la main.....
- Vous tenez le coup ? lui demanda Brian.
- Je m'en veux tellement.... Quand je pense que je voulais l'envoyer dans une école militaire... Et maintenant, il se retrouve...
- Ne vous sentez pas coupable...
- Comment j'ai pu lui laisser traverser cette journée loin de moi... je n'étais pas présente pour le rassurer, lui expliquer....
- Vous ne serez pas toujours derrière lui....
- Oh si maintenant je ne le quitterai plus des yeux.... Et Sayla qui se culpabilise.... La pauvre... Si seulement j'avais été moins dure avec eux...
- Vous avez cru bien faire...
- Je ne sais pas comment vous remercier monsieur Biranbis...
- Peut-être en arrêtant de m'appeler « Monsieur Brianbis » ça me donne l'impression d'être un vieux professeur de philosophie près de la retraite....
Cette réplique éclaira brièvement d'un sourire le visage éteint de Saraluna.
- Vous avez mérité que je vous appelle Brian... Vous êtes un ange gardien, sans vous mon Tizou serait.....
Elle ne réussit pas à terminer sa phrase qui se termina en sanglots.
- N'oubliez pas que mon fils se trouvait aussi dans votre voiture, et Corentin est ce qui compte le plus pour moi au monde.... Il est tout ce qui me reste de sa mère.... C'est lui le héros, il a tenté par tous les moyens d'arrêter votre frère, il m'a laissé ce message sur mon portable et nous avons accouru à leur secours tous les deux....
- Et votre voiture est foutue....
- La vôtre aussi....
- Je m'en fous.... Tizou est là, c'est ça le principal.
- Seulement, nous allons devoir rentrer à pieds.... Non j'appelle un taxi.
- Je reste ici.
- Vous avez besoin de vous reposer.
- Je veux être près de lui quand il se réveillera.
- Je comprends....

Saraluna accompagna Brian jusqu'à la sortie de l'hôpital, le remercia encore pour son action héroïque. Même s'il estimait avoir agi comme n'importe quel père de famille, Brian appréciait de passer pour un héros aux yeux de la jeune femme. Il se disait que maintenant, il avait toutes ses chances...
Quand Saraluna arriva dans le couloir du troisième étage, son sang bouillonna à la vue de Narcheska en train de discuter avec Carlos Solis devant la chambre de Tiziano.
- Tu n'as rien à faire ici, cracha-t-elle avec dégoût.
- J'ai le droit de voir mon fils. Je suis sa mère et je m'inquiète pour lui.
- Tu l'abandonnes pendant presque 15 ans, sans te soucier de lui et d'un seul coup tu réapparais, tu joues à la maman exemplaire et tu t'inquiètes pour lui ? Tu veux rire.
- Mademoiselle Catalano, intervint Carlos. Ce n'est pas bien de parler comme ça à votre mère.
- Nos affaires de famille ne vous concernent pas Monsieur Solis, dit Saraluna. Et d'abord pourquoi vous intéressez-vous à l'état de santé de mon frère ?
- Je suis le père de Tiziano...
- Comment ? Vous délirez....
- Non Sara, Carlos est bien le père de Tizou, expliqua Narcheska. Nous avons eu une liaison à cette époque...
- Tu as trompé papa, s'offusqua Sara.
- Oui, ton père buvait et...
- Tu as toujours couru, papa noyait son chagrin dans l'alcool. Tu as brisé tous les hommes que j'ai aimé dans ma vie maman.... D'abord papa que tu as rendu cocu, au point qu'il s'est réfugié dans l'alcool et qu'il en est mort, ensuite tu t'es enfuie avec mon petit ami, et à présent, à peine revenue, à cause de toi Tizou se trouve dans le coma et il a des chance de se réveiller amnésique... Tu me dégoûtes....
- Si Tiziano est dans cette chambre d'hôpital c'est toi la fautive. Faudra que tu expliques comment il a réussi à partir avec TA voiture sans permis de conduire. Et ce n'est pas la première fois, Sayla aussi a conduit TA voiture. Non vraiment mes enfants ne sont pas en sécurité avec toi Sara. Viens Carlos, allons prendre un café s'il te plait...
Saraluna resta seule dans le couloir, tétanisée par les mots de sa mère comme si elle avait pris une gifle en pleine figure....

Susan était toute excitée quand elle rejoignit sa fille dans la cuisine.
- Alors tu es prête ma chérie.... C'est le grand jour : nous allons devenir des stars...
- T'emballe maman, rétorqua Julie en finissant ses céréales, il s'agit simplement d'un casting de figurants...
- Certes, ils recherchent des figurants mais pour une grande production... Tu as vu tout le matériel qu'ils ont déployé depuis plusieurs jours... Et j'ai hâte de voir la tête d'Eddie quand elle me verra sur le grand écran dans ce film à succès....
Julie fit la moue avec sa bouche, elle préféra ne pas insister quand sa mère avait une idée en tête, aussi puérile soit-elle, rien ne pouvait la ramener à la raison. Elle voulait tourner dans ce film comme figurant, rien ne l'empêcherait d'aller jusqu'au bout de ce désir juste pour rendre Eddie jalouse.
- Dépêche-toi ma chérie, nous devons encore passer prendre Sandro...
- Sandro ? Pourquoi ?
- Il va porter sa candidature lui aussi... Allez en route...

Gabrielle s'apprêtait à monter dans sa superbe voiture offerte quelques mois plus tôt par son mari, pour ce rendre à son cours de yoga, quand elle entendit un automobiliste se garer juste devant son allée. Elle découvrit une splendide voiture de sport rouge, rutilante, Carlos au volant.
- Waoooooooo ! Chéri ce petit bolide est magnifique....
- Oui bébé : dernier modèle, toute option, expliqua Carlos en sortant de l'engin.
- Tu as enfin compris à quel point toute cette histoire m'a attristée et rendue jalouse... Oui cette aventure avec cette femme mariée, même si ça remonte avant notre rencontre, me peine énormément, surtout que tu l'avais engrossée avant de la laisser tomber. Tu le sais mon amour, je veux l'exclusivité totale de ton amour....
- J'ai décidé d'engager une reconnaissance en paternité afin d'exercer mes droits et mes devoirs paternels envers mon fils.
- Ton fils ?
- Oui Tiziano est mon fils je te rappelle. J'ai perdu trop de temps avec lui, et je veux rattraper toutes ces années perdues où je le regardais grandir de loin...
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée... Tu as refait ta vie avec moi, je suis ta femme et en aucun cas je ne souhaite te partager avec ce fils tombé du ciel.
- Que tu le veuilles ou non, Tiziano est mon fils et il viendra, s'il le souhaite habiter avec nous.
- Quoi ? Nous y voilà.... Tu m'offres une nouvelle voiture de sport uniquement pour que j'accepte d'accueillir ton fils à la maison.... Mais on ne m'achète pas moi Carlos, tu devrais le savoir... je suis exigeante et exclusive. Ce merveilleux cadeau ne me fera pas accepter cette cohabitation...
- Ce n'est pas un problème bébé, cette voiture ne t'est pas destinée...
Gabrielle fronça les sourcils, très étonnée par cet aveu, elle sentit le vent tourner.
- A qui d'autre pourrais-tu offrir un coupé sport du dernier cri ?
- J'ai acheté cette auto pour Tiziano....
- Quoi ? Je te signale que ce garçon est sur un lit d'hôpital, dans le coma parce qu'il roulait comme un dingue dans la voiture de sa sœur sans permis de conduire.... Et toi, en bon père, pour le féliciter, le récompenser de sa prouesse tout à fait irresponsable, tu lui offres une voiture qui coûte plusieurs centaines de milliers de dollars.... Pendant que tu y es va retirer 100 000 dollars en argent liquide à la banque et brûle tous les billets ça reviendra au même.
- Je lui remettrai les clefs quand il aura passé son permis...
- Si la chance me sourit, les médecins auront raison et il sera amnésique à son réveil... Tu deviendras à nouveau à ses yeux qu'un étranger.
- Ne sois pas méchante Gabrielle.
- Ne pas être méchante ? Ma voiture est vielle, elle a quelques rayures...
- Je te l'ai offerte il y a seulement dix mois...
- Et alors, donne celle-là à ton bâtard de fils et offre-moi la nouvelle, ça serait plus normale non ?
- La tienne est suffisante pour aller à tes cours de Yoga, de gym, au sauna, à ton salon de beauté etc.... désormais j'offrirai à Tiziano ce qu'il se fait mieux, ce qu'il y a de plus beau, tout ce qu'il désirera....
- Ce n'est pas juste...
- C'est bien ce que je fais avec toi depuis que nous sommes mariés. Je vais garer cette voiture dans le garage, mettre les clefs dans un coffre jusqu'à ce que Tiziano soit capable de la conduire.... Tu n'y toucheras jamais.
- Le jour où il la conduira, elle sera déjà démodée.... conclut Gabrielle en haussant les épaules. Elle s'éloigna folle de rage. Jamais elle n'accepterait la présence de ce garçon chez elle et surtout elle refusait que Carlos dilapide son argent pour offrir des cadeaux coûteux à son fils....

...
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MessageSujet: ... suite   Dim 12 Aoû - 15:55

Dans l'esprit qui consiste à toujours se comporter de manière civilisée avec ses voisins, Bree Van De Kamp qui avait appris les événements de la nuit précédente, décida de rendre une visite de courtoisie à Brianbis pour lui assurer son soutien dans l'épreuve qu'il traversait.
- Bonjour Brian, dit-elle en se tenant sous le porche. Je ne vous dérange pas au moins ?
- Non, bien sûr que non, répondit-il poliment alors qu'il avait à peine terminé de se raser.
- J'ai appris ce qu'il était arrivé à votre charmant fils cette nuit. Et comme je déteste les hôpitaux, je voulais lui remettre ce plat de cookies au chocolat que j'ai cuisiné ce matin spécialement pour lui.
- C'est très généreux de votre part Madame Van de Kamp. Je ne sais comment vous remercier.... Justement je me rends à l'hôpital ce matin je les lui apporterai, il sera content. Mais entrez un instant.
- Oh je ne voudrais pas vous déranger.
- J'insiste entrez.... Vous prendrez bien une tasse de café.
- Avec plaisir. Vous êtes un héros vous aussi...
- Pourquoi dites-vous cela ? demanda-t-il en la conduisant jusqu'au salon.
- Et bien vous avez sauvé Tiziano Catalano... sans votre présence d'esprit ce petit fou sans cervelle aurait entraîné Corentin dans la mort avec lui et Saraluna et ses sœurs ne s'en seraient jamais remises... Quelle belle maison vous avez.
- Merci, c'est gentil... mais il s'agit d'une habitation sans prétention... dit-il un peu gêné en lui offrant une tasse en porcelaine rempli de café.
- Pour un homme vivant seul avec son fils, elle est très bien entretenue.
- Je dois vous avouer la vérité, j'ai engagé une femme de ménage qui vient tous les jours...
- Et puis l'ameublement est très bien agencé, vous possédez de beaux meubles...
- C'est ma femme qui les avait choisis avant...
- Je sais, nous avons ce point commun d'être veufs tous les deux...
- Voulez-vous du sucre ?
- Je veux bien merci.
Il l'abandonna quelques instants pour chercher le sucrier dans la cuisine. Bree en profita pour contempler les bibelots, quelques photos et surtout, elle tomba sur le portrait de la femme de Brian... A cet instant, le visage de Bree s'assombrit et elle se mit à trembler...
- Jolie photo, n'est ce pas ? dit Brian en se tenant sous l'embrasure de la porte le sucrier dans les mains. Immergée dans ses souvenirs, Bree sursauta mais reprit très vite sa prestance habituelle.
- Oui, elle... elle est magnifique.
- Elle me manque beaucoup.... Elle est morte il y a plus de dix ans mais je ne m'y fais pas encore.... Et Corentin a tellement souffert de la disparition de sa mère.... Ils étaient très attachés...
- J'imagine comme tous les garçons avec leur mère.... Bon je dois vous laisser, j'ai encore beaucoup de travail à effectuer aujourd'hui. Merci pour le café et embrassez Corentin de ma part....

Sandro se demandait encore pourquoi il avait suivi Susan Mayer dans cette folle aventure. Arrivés au bureau de recrutement, ils avaient immédiatement été séparés, les femmes d'un côté les hommes de l'autre. Susan lui avait adressé une petite mimique d'incompréhension et ils avaient suivi le mouvement chacun de leur côté... Il fut conduit devant un jury composé de trois hommes, dirigé par Serge.
- Bonjour monsieur, commença le producteur. Avancez jusque dans la lumière. Voilà comme ça parfait.
Sandro avança timidement.
- Alors vous souhaitez devenir comédien dans notre film ? l'interrogea Serge.
- Euh... Oui... En réalité c'est une amie qui m'a poussé à me présenter...
- La question est : souhaitez-vous tourner dans notre film ?
- C'est à dire que je n'ai jamais joué la comédie, je ne sais pas si je suis un bon acteur.
- Ce n'est pas ce genre de compétence que l'on vous demandera.....
- Ah bon ? s'étonna Sandro... Tant mieux. De quoi s'agit-il alors...
- Et bien dans un premier temps déshabillez-vous....
- Pardon ?
- Vous m'avez très bien compris, mettez vous à poil....

Si Susan sortit ravie de son entretien, Sandro s'enfuit en courant.... Il savait bien pourtant qu'à chaque fois qu'il suivait Susan dans ses plans foireux, ça se terminait toujours en catastrophe....

Julie Mayer n'avait pas été autorisée à participer au casting des figurants, la production avait décidé d'engager seulement des personnes majeures. Elle avait rejoint Danielle Van de Kamp au bar.
- C'est vrai ta mère va jouer dans un film... demanda Danielle avec enthousiasme.
- « Jouer » est un grand mot, elle ne fera que de la figuration...
- Tu as de la chance, moi je n'imagine même pas ma mère participer à une aventure aussi excitante...
- Ta mère est trop stricte mais la mienne manque de maturité souvent.... Je me demande parfois qui d'elle ou moi est la mère....
- Ce serait sympa si on pouvait s'échanger nos mères parfois, non ?
Danielle laissa sa phrase en suspens, subjuguée par le beau jeune homme inconnu qui venait de faire son apparition dans le bar... Il s'installa au comptoir, commanda une bière et se retourna vers les filles. Il adressa un beau sourire à Danielle qui se sentit rougir.
- Salut les filles, dit –il en s'approchant de leur table la bière à la main. Je peux m'installer avec vous ?
- Oui, répondit Danielle, ravie de cette belle occasion.
- Je me sens un peu ridicule de vous forcer la main mais je connais personne dans le quartier alors.... Vous voulez peut-être rester entre filles...
- Non c'est bon assieds-toi, proposa Julie.
- Je m'appelle Jérémy....
- Echantée... moi je suis Danielle et elle c'est Julie.
- Vous habitez le quartier ?
- Oui depuis toujours.... Tu verras Wisteria Lane est habité par des gens particulièrement étranges, faut t'étonner de rien ici...
- Vous voulez me faire peur ?
- Non, s'empressa de dire Danielle qui se trouvait déjà sous la chambre de ce beau garçon brun aux yeux bleus...
- Bon ça va je reste alors.... Dit-il en rigolant...
- Je dois aller au lycée...
- Tu pars déjà ?
- Oui... rétorqua Danielle désolée.
- On pourrait peut-être se revoir...
- Ce soir ici...
- Ca marche... A plus les filles....

Susan Mayer ne pouvait plus attendre... Surtout lorsqu'elle aperçut Eddie Britt en train de relever le courrier dans sa boîte aux lettres, elle se précipita pour aller la narguer.
- Bonjour Eddie.
- Oh Susan.... Toujours à te promener dans la rue au lieu de chercher du travail...
- Et bien justement ce matin je me suis présentée à un recrutement.
- Pas possible ?
- Si et figure-toi que j'ai été retenu ?
- J'avoue que je suis étonnée... comment est-ce possible qu'une boîte sérieuse puisse engager une espèce de folle qui a cru que des voisins polonais avaient habité une maison vide à côté de chez elle et l'auraient kidnappée...... Non je ne te crois pas ou alors il faudrait que je prévienne ton employeur qu'il se méfie de toi, tu n'es pas à l'abri d'une rechute....
- Je suis sérieuse Eddie, je vais jouer dans le film qu'ils sont en train de tourner à Wisteria Lane....
- Non ? Mais comment tu as fait pour obtenir un rôle, toi ?
Susan se régalait, elle sentait monter la jalousie d'Eddie...
- Ils ont reconnu en moi une grande comédienne, mon sens du jeu.... Tu sais déjà au lycée je suivais les cours de théâtre le soir....
- Et bien félicitations Susan.
- Merci. Je te dirai quand le film sortira.... Je te laisse je dois réviser mon rôle.... Passe une bonne journée Eddie....
La jeune femme blonde rongea son frein mais elle se demandait vraiment comment la production avait pu engager cette femme sans saveur, fade et gaffeuse.... Peut-être allait-elle aussi se présenter pour faire de l'ombre à sa rivale.... Oui car niveau plastique, Eddie ne doutait pas d'elle, elle était sûre de battre Susan...

Lynette avait préparé le thé pour ses amies. Elles étaient réunies dans le salon des Scavo.
- Alors chérie, dit Lynette en s'adressant à Gabrielle... Comment te sens-tu après les révélations de Carlos...
- J'ai l'impression que désormais je ne compte plus pour lui, il ne s'intéresse qu'à son fils.
- Et a-t-il revu cette femme ? demanda Lynette.
- Oui à l'hôpital... Carlos veut faire une reconnaissance en paternité...
- Et bien te voilà promue au rôle de belle mère !!! Bienvenue au club...
- Rien que de penser à ça j'en attrape des boutons....
- En tout cas moi j'ai une bonne nouvelle ! s'exclama Susan.
- Ah bon ? Raconte.... J'ai envie de me changer les idées, dit Gabrielle.
- Je vais tourner dans le film...
- Non ? Celui qui se tourne dans le quartier ?
- Et oui mesdames..... Je vais devenir une star...
- Félicitations ma chérie, dit Gabrielle.
- Enfin, il s'agit d'un tout petit rôle.... Mais c'est un début...
- Le début de la gloire, je suis heureuse pour toi...
- Tu as l'air soucieuse Bree, remarqua Lynette.
- J'ai découvert quelque chose d'étrange ce matin....
- A propos de quoi ?
- Notre nouveau voisin Brianbis...
- J'ai su que son fils...
- Oui il était dans la voiture de ton beau fils Gabi... ajouta Susan.
- Ce n'est pas mon beau fils, cesse de parler comme ça Susan....
- Bon alors raconte, qu'a-t-il de bizarre ce Brianbis ? demanda Lynette curieuse...
- Tu te souviens de Mary ?
- L'architecte ?
- Oui.
- Qui est Mary ? demanda Gabrielle
- Tu venais juste d'arriver dans le quartier Gabi... Un promoteur l'avait engagée pour la construction de plusieurs maisons dans le quartier...
- Ah oui je me souviens... ce promoteur n'était pas très net d'ailleurs....
- Exact... Et elle a été assassinée.... Nous étions tous au courant de ce trafic mais personne n'a rien dit... Si seulement l'une d'entre nous avait parlé, Mary serait encore parmi nous... Mais au lieu de ça nous avons laissé faire, pire nous avons de manière détournée participer au massacre...
- Bree tu me fais froid dans le dos, dit Gabrielle.
- Nous n'avons rien à nous reprocher, se défendit Lynette.
- Si nous avons tous quelque chose à nous reprocher dans cette histoire...Même toi Lynette.
- Si je me souviens bien la plus impliquée dans cette histoire était Irisblue...
- Inutile de l'accabler plus que nous...
- Et quel rapport avec le nouveau voisin ? se renseigna Susan.
- Mary était sa femme, asséna Bree d'une voix cinglante. Brianbis a entretenu une relation amoureuse avec la sœur d'Irisblue, il s'est installé dans le quartier.... J'imagine qu'il est venu pour venger sa femme...
- Oh Bree ? Tu crois ? Tu me fais peur.... Dit Gabrielle en frissonnant.
- C'est vrai qu'il a l'air fermé, froid, peu sociable, constata Lynette. Et quel meilleur moyen de se rapprocher d'Iris sinon celui de courtiser sa sœur...
- Je te rappelle que tout est fini entre eux, intervint Susan. Smoothies est retournée chez elle...
- Justement, continua Bree. Il n'avait plus besoin d'elle maintenant qu'il avait établi le contact avec Iris...
- Tu crois que la mort de Chris a un rapport avec.... S'interrogea Susan...
- Vraiment ça ne colle pas, votre histoire, dit Lynette. Je vous rappelle que Brian a sauvé le frère de Saraluna... s'il avait voulu...
- Tu veux dire le beau fils de Gabi, ajouta Susan.
Gabrielle lui lança un regard noir.
- C'est une tactique bien connue, expliqua Bree. Il se fait apprécier par tout le quartier, se montre gentil et héroïque pour tous nous amadouer et ensuite une fois ses proies à sa merci il peut frapper. Et puis dans la voiture se trouvait son fils Corentin, il n'allait pas le laisser mourir et d'un autre côté, les enfants Catalano n'ont rien à voir dans cette sordide histoire...
- Sauf que maintenant l'un d'ente eux est un Solis... crut bon d'ajouter Susan....
- Qu'allons nous faire ? demanda Gabrielle.
- Rien dans un premier temps, il ne faudrait pas que cette affaire ressorte au grand jour.... Méfions-nous, restons sur nos gardes, observons-le et nous en reparlerons....
- Je ne vais plus dormir tranquille moi maintenant, conclut Susan....

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MessageSujet: ... re-suite   Dim 12 Aoû - 15:57

...

- Cet accident va perturber ton plan... dit Zach Young qui rendait visite à Corentin dan sa chambre d'hôpital...
- Disons seulement que ce petit contre temps va retarder l'issu mais d'un autre côté c'est une bonne chose, je vais avoir plus de temps pour préparer ma vengeance.
- Par contre, nous ne pourrons plus compter sur Tiziano...
- Au contraire, dans cette épreuve, il a prouvé qu'il était capable d'aller jusqu'au bout de ses décisions... je peux te jurer qu'il n'aurait jamais reculer... Si je n'avais pas prévenu mon père, on fonçait à plus de 180 dans un mur en béton et je ne serais plus là pour te parler... c'est un mec comme lui qu'il nous faut.... Seulement il est un peu fragile psychologiquement à cause de soucis familiaux, il faudra veiller sur lui...
- Je te rappelle que les médecins craignent qu'à son réveil il soit amnésique...
- Une chance pour nous, s'il ne se souvient pas de ses problèmes, plus de fragilité psychologique, nous pourrons encore mieux le manipuler...
- Tu es toujours optimiste toi !
- Oui et je peux te jurer que nous allons les faire tous payer très cher le mal qu'ils nous ont fait à toi, à moi, et à Tiz'.... Ils sont tous plus pourris les uns que les autres....
Une lueur maléfique traversa rapidement le regard habituellement si doux de Corentin....

Iris avait finalement cédé au désir de son fils de rentrer à Wisteria Lane à l'appel de ses amis en détresse... Certes le garçon ne pourrait pas faire grand chose pour leur venir en aide et Iris avait quelques affaires à traiter avant de quitter le pays définitivement pour mettre sa famille à l'abri. Elle avait déposé Yuki à l'hôpital, elle gara la voiture devant son allée et tomba sur Bree Van De Kamp qui rentrait chez elle.
- Bonjour Iris, dit aimablement Bree.
- Comment allez-vous Bree ?
- Je suis assez fatiguée, j'ai eu une journée bien remplie...
- Entretenir une maison comme la vôtre et s'occuper seule de ses enfants, demandent beaucoup d'investissement personnel, je suis bien placée pour le savoir...
- Oui vous avez raison, Iris... Toutes les deux nous sommes confrontées aux mêmes problèmes...
- Vous me semblez fatiguée et soucieuse...
- Oui je reviens du poste de police, expliqua Bree avec un sourire de contentement.
- Vous avez des problèmes ?
- J'ai simplement été déposé une plainte...
- Une plainte ?
- Oui vous comprenez Iris, Andrew n'a que dix-sept ans, il est encore mineur et...
- Andrew a fait des bêtises ? s'inquiéta Iris...
- Oh non rassurez-vous... Andrew est plutôt la victime dans cette histoire...
- Quelle histoire ? Vous avez éveillé ma curiosité.
- Il ne faut pas m'en vouloir Iris, une mère se doit de protéger son enfant contre les attaques extérieurs et les pervers qui rôdent dans le quartier...
- Un pervers ? Dans le quartier ? s'interrogea Iris qui ne comprenait pas de quoi parler Bree...
- Et oui, voilà pourquoi j'ai trouvé préférable de porter plainte contre Yuki...
- Contre mon Yuki ? Expliquez-vous Bree... Si c'est une blague je ne trouve pas ça marrant....
- Oh je ne plaisante pas, au contraire... Vous savez que Yuki a... enfin comment dire, il a couché avec Andrew sous mon toit...
- Et alors ? Où est le mal ?
- Je sais dans votre famille tous les garçons sont gays, alors, vous ne vous formalisez pas avec ce genre de liaison de vos fils... Oh évidemment, moi-même je n'ai rien contre les gays, mais je vous le répète Andrew n'a que dix-sept ans.... J'ai déposé donc une plainte pour détournement de mineur...
- Voyons, Bree, cette plainte est inutile, nos fils s'aiment par consentement mutuel et tout le monde sait qu'Andrew a entretenu une liaison avec Justin.
- Ce n'est pas la même chose, Justin a le même âge qu'Andrew tandis que votre fils est majeur... Justin est un bon garçon il n'a aucune idée perverse, lui...
- Mais Yuki non plus et puis comment allez-vous prouver que Yuki est venu faire des avances à Andrew jusque chez vous ?
- Je les ai trouvés au lit dans une position que...
Elle fit une grimace de dégoût.
- Votre témoignage ne sera pas pris au sérieux.
- Détrompez-vous, outre mon témoignage j'ai en ma possession un certain nombre de preuves...
- Vous n'allez pas me dire que vous les avez filmés, sinon je vais croire que la perverse, c'est vous Bree...
- Pour qui me prenez vous ? Allons... Quand je suis rentrée chez moi j'ai ramassé un à un tous les vêtements de votre fils.
- Oui et vous les avez jetés dans la benne à ordure....
- Je suis plus maligne que vous l'imaginez... j'ai conservé le joli caleçon orange de Yuki....
- Et alors ?
- Je l'ai remis à la police comme pièce à conviction.... Je présume qu'ils vont l'analyser, tenter de trouver des traces d'ADN ou autre...
- Vous êtes folle Bree...
- Vous me traitez de folle alors que je ne fais que protéger mon fils de votre Yuki pervers.... Tout ceci ne plaide pas en sa faveur. La police n'aura aucun mal à faire le lien avec Yuki puisque sur le caleçon est inscrit « ice cream boy »... c'est ainsi que Tiziano s'est amusé à le surnommer, parce que Yuki associe tous ses fantasmes sexuels avec la crème glacée... Tout le quartier est au courant... Vous l'ignoriez ?
- Vous êtes vraiment dérangée Bree...
- Je verrai Yuki prochainement au tribunal.... Vous le saluerez de ma part... bonne fin de journée...
Iris ne répliqua pas, elle savait que la plainte de Bree n'aboutirait pas puisque dans quelques jours, elle et Yuki seraient loin de Wisteria Lane....

Saraluna se trouvait dans la petite chapelle de l'hôpital à prier pour le rétablissement de son frère. Agenouillée près de l'autel, les mains en croix, elle implorait le seigneur en susurrant de nombreuses prières. Elle s'en remettait à Dieu comme à chaque fois que de gros problèmes se dressaient devant elle et les siens... Elle savait que dans sa bonté, il préserverait Tiziano des éventuelles séquelles possibles diagnostiquées par les médecins... Soudain elle sentit une présence derrière elle. Elle fit son signe de croix, se releva, se retourna et se retrouva face à Grized...
- Je savais que je te trouverai ici, dit-il en lui adressant un sourire rassurant.
- Ce n'est pas le lieu idéal pour parler avec toi, répliqua-t-elle sur ses gardes. Tu es dans une chapelle ici, et tu n'as sûrement pas confessé tous tes pêchers...
- Quels pêchers ?
- Celui d'avoir briser toute ma famille en t'enfuyant avec ma mère...
Saraluna longea la longue allée, ses talons claquaient sur les dalles froides. Grized la rejoignit à l'extérieur.
- Je suis désolé de ce qui est arrivé à ton frère, dit-il.
- Garde ce genre de phrases pour ma mère...
- Je voulais t'assurer de mon soutien dans cette épreuve...
- Si tu n'étais pas partie avec ma mère, mon frère ne serait pas sur ce lit d'hôpital... Tu as gâché ma vie... Je te déteste. Seule la foi m'aide à supporter ton horrible trahison...
- Je comprends que tu sois en colère contre moi et je ne t'en veux pas...
- C'est la meilleure celle là...
- Je regrette que tu le prennes comme ça, j'étais venu pour faire la paix avec toi...
- La paix est impossible entre toi et moi... maintenant laisse-moi, je dois retourner au chevet de mon frère qui lutte contre la mort...
- A propos, ton frère était au volant de ta voiture, n'est pas ? Et il conduisait sans permis....
- Ah voilà, j'étais presque sur le point de croire en ta sincérité et à ton soutien mais en réalité, tu viens juste pour incriminer Tiziano... Tu es un monstre ou alors c'est ma mère qui t'envoie....
- Je suis commissaire, Sara... et après un tel accident, une enquête est diligentée....
- Vas-y, emmène mon pauvre frère en prison tout de suite.... Il conduisait sans permis parce qu'il voulait se suicider d'une manière très spectaculaire je te le concède... mais il est toujours excessif dans tout ce qu'il fait.... Et je crois qu'il s'est suffisamment puni tout seul, il souffre moralement et ça c'est la pire des blessures tu peux me croire, grâce à toi je sais de quoi je parle.... Ne t'approche pas de Tiziano et si quelqu'un doit payer son erreur, je le ferai à sa place, j'en prendrai toute la responsabilité. Maintenant, je n'ai plus rien à te dire. Au revoir.
Elle s'apprêtait à le laisser en plan devant la chapelle mais il la retint par le poignet :
- Il y a encore une chose que tu dois savoir et que tu ignores, toi, la grande sœur irréprochable. Comme le veut la procédure en cas d'accident, nous avons procédé à une analyse de sang. Et les médecins ont retrouvé des traces de produit illicite dans le sang de Tiziano.....

Eddie Britt était épuisée. Elle avait fait visiter six maisons à des clients particulièrement indécis au point que finalement, n'y tenant plus, elle les avait envoyés balader. Elle décida de s'octroyer un peu de détente au bar.
- Bonsoir madame Britt, l'accueillit Loïc.... Qu'es-ce que je vous sert ?
- Ho un whisky pour me remonter... je suis vannée.
- Ok ça marche !
Eddie s'installa à la table de monsieur Harry, attirée par le beau jeune homme qui discutait avec lui....
- Comment ça va Eddie ?
- Beaucoup mieux depuis que j'ai vu ce jeune homme, Harry... Tu me présentes ?
- Je m'appelle Jérémy, dit le garçon préférant se présenter lui-même.
- Enchantée... je suis Eddie Britt. J'habite la maison qui vient d'être refaite au bout de la rue.... Si un jour vous prenez la bonne envie de venir me rendre visite, n'hésitez pas...
- Ce serait avec plaisir... mais une autre fois... je dois y aller maintenant.
- Dommage...
- Bon Harry merci pour le verre. A la prochaine.
- De rien. Tu salueras Serge de ma part...
- Pas de problème, je lui dirai que son matou préféré lui fait de petites lèches partout... il va adorer, dit Jérémy en s'esclaffant de rire.
- Et bien dis moi, il est plutôt mignon et bien foutu ce jeune homme, dit Eddie une fois le garçon parti. Tu as des vues sur lui ?
- Eddie !!!
- Que fait-il par ici ?
- Il joue dans le film qui se tourne dans le quartier. Il se trouve que je connais bien le producteur de ce film et donc... enfin voilà quoi...
- Vraiment ? renchérit-elle tout d'un coup intéressée par autre chose. Tu connais le producteur de ce film ?
- Oui... Serge est un ami de longue date.
- Et le beau Jérémy joue dans ce film ?
- Oui.
- Il paraît qu'ils recherchent des jolies femmes pour tourner dans ce film, tu ne pourrais pas me pistonner ? demanda Eddie qui croyait tenir là sa revanche sur Susan...
- Euh... ça m'étonnerait qu'ils recherchent des jolies femmes.... dit Harry d'un air entendu...
- Si je t'assure, c'est une amie à moi qui m'a dit ça.
- Et bien ton amie se trompe.
- Tu es sûr ?
- Oui. Je crois que Serge recherchait quelques figurantes mais je ne pense pas qu'il cherche de jolies femmes. Pour les rôles principaux, il cherche plutôt de jolis garçons musclés du à Jérémy...
- C'est étrange.
- Ne le répète à personne parce que Serge ne souhaite pas que cette info s'ébruite mais il s'agit d'un film porno...
- Porno ??? répéta Eddie avec un sourire de satisfaction.
- Oui, tu comprends si les habitants du quartier le savaient, ils signeraient une pétition pour les faire partir alors je compte sur ta discrétion. Un film porno gay dans un quartier chic comme Wisteria Lane, ça ferait désordre si les habitants l'apprenaient...
Eddie toussa et manqua de s'étrangler tant cette nouvelle la ravissait.
- Un film porno gay !!! C'est tellement génial.
- Tu me promets de tenir ta langue ?
- Oh oui, tu peux compter sur moi, je serai tellement heureuse de voir la tête de Susan Mayer quand elle s'apercevra qu'elle tourne dans un film porno gay.... J'imagine déjà cette scène magnifique qui sera pour moi une grande réjouissance....
Harry ne comprenait pas exactement ce qu'elle voulait dire mais il n'insista pas davantage. Il paya sa consommation et quitta le bar.
- Ma pauvre Susan... dans un film porno.... Ah Ah Ah !!! Rien ne pouvait me rendre plus joyeuse...
- Tout va comme vous voulez ? s'inquiéta Loïc en la voyant rigoler toute seule.
- Oh oui, je vais très bien. Sers-moi un autre whisky pour fêter ça...

Saraluna avait retrouvé Sayla dans la chambre de l'hôpital. Sa jeune sœur prostrée près du lit, tenait la main de Tiziano. Par moment, les larmes roulaient sur son visage fatigué.
- Tu devrais te reposer un peu, lui conseilla Sara.
- Non je reste là.
- Tu devrais manger un peu, tu n'as rien avalé depuis hier.
- Je n'ai pas faim.
- Tu sais ce n'est pas nécessaire que tu restes là à côté de lui... ça ne changera rien...
- Si... je suis sûre qu'il m'entend quand je lui parle...
- Oui tu as raison, acquiesça Sara en passant tendrement la main dans les cheveux de sa sœur.
- Je me sens tellement coupable...
- Non... Tu n'as rien à te reprocher...
- C'est moi qui lui ai dit ce que maman avait fait...
- Il l'aurait appris un jour ou l'autre...
- Je n'ai pas su le ... le protéger, je l'ai encouragé à partir habiter avec maman... et....
Sayla se mit à sangloter.
- Dans ce cas là nous sommes toutes les deux coupables... si je ne vous avais pas menacé de vous envoyer tous les deux dans ces écoles, vous ne seriez peut-être pas partis... et puis on n'a pas su voir toute la souffrance qu'il refermait en lui...
- Maintenant on sera là, pas vrai ? On le veillera nuit et jour...
- Non, dit Sara en souriant doucement. Ce n'est pas possible, tu dois mener ta propre vie...
- Tu crois que Carlos Solis est le père de Tizou ?
- C'est fort possible... En tout cas ça fait partie des raisons pour lesquelles il a tenté de se suicider...
Soudain, Tiziano émis un petit grognement. Sayla se releva...
- Tu as entendu Sara ? Tizou se réveille... Il se réveille Sara c'est fantastique !
- Oui tu as raison... j'appelle l'infirmière, le docteur.
Sayla sentit la main de Tiziano resserrer la sienne plus fortement, première réaction depuis le début de son coma. Sara posa une main sur le front de son frère. Celui- ci ouvrit les yeux et les referma aussitôt comme agresser par la lumière du néon.
- Tizou ? Tu m'entends ? demanda Sayla toute excitée... C'est moi Sayla, regarde-moi s'il te plait, dis-moi que tu me reconnais.
- Ne le brusque pas, la tempéra Sara.
Tiziano ouvrit de nouveau les yeux, le temps de s'habituer à la lumière, puis il posa un regard vide sur Sayla, puis sur Saraluna, deux jeunes femmes qu'ils ne connaissait pas, deux parfaites inconnues.....

...
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Yukinari_



█ . AGE : 29
█ . EMPLOI/LOISIRS : Oreille Attentive
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█ . RAGOTS : 615
█ . DATE D'ARRIVEE : 25/07/2007

MessageSujet: ... re-re-suite grrrrrrr xD   Dim 12 Aoû - 15:58

...

Yukinari s'apprêtait à quitter l'hôpital raccompagné par Brian qui avait réservé un taxi. Le jeune homme était de plus en plus inquiet... Il avait cherché en vain Lenou partout, il avait laissé une vingtaine de messages sur son portable sans succès. Pas de nouvelles de la jeune fille depuis cet appel étrange où elle lui demandait son aide. Il allait sortir quand enfin son mobile sonna. Le nom de Lenou s'afficha, enfin, elle donnait signe de vie.
- Allô ? Lenou ? Mais où es-tu ? Je te cherche ....
- Tu es Yukinari, n'est ce pas ? fit une voix grave d'homme mûr dans l'appareil.
Yuki fut surpris au point de contempler son portable comme s'il s'agissait d'un ovni...
- Mais qui êtes vous ? Où es Lenou...
- Ne t'inquiète pas pour ta petite amie, elle est avec moi et se porte très bien.... En tout cas pour l'instant...
- Que voulez-vous dire ?
- Si toi et ta mère coopéraient gentiment avec moi, il ne lui sera fait aucun mal... dans le cas contraire je te la renverrai morceau par morceau.
Soudain, le sang de Yuki se glaça, il se mit à trembler.... Il réalisa immédiatement que cette affaire avait à voir avec cette histoire d'agent secret dont lui avait parlé Iris.
- Je..... je ne comprends pas balbutia-t-il.
- C'est pourtant très clair mon garçon... ta mère possède une objet plus exactement une mallette à laquelle je tiens beaucoup et moi je possède une charmante jeune fille à laquelle tu tiens beaucoup... Il suffit d'un simple échange, on n'en parle plus et nous repartons chacun de notre côté sans se faire du mal. Dans le cas contraire, chaque heure qui passe je découperai un doigt, puis un second, puis une oreille etc.... et je t'enverrai chaque morceau de la belle Lenou les uns après les autres.... Que penses-tu de ça Yukinari ?
Le jeune homme frissonna d'effroi.... Il imagina un doigt, une oreille ensanglantée de Lenou.... Elle avait de si jolies petites oreilles....
- Vous.... Vous n'avez pas le droit de faire ça, je ne suis pas au courant de vos affaires.
- Je te conseille d'aller trouver ta mère et de la convaincre de me rendre ce qui m'appartient.... Et tout ira bien... je te laisse quatre heures... puis je te rappelle si tu n'as pas avancé dans tes tractations avec ta chère maman, je commence à découper ta petite chérie...
Il coupa la communication et ferma le portable pour être sûr que le jeune homme ne rappelle pas car il voulait rester le seul maître du jeu. Aucune crainte que Yuki tente de rappeler, il était trop terrorisé.
- Ho Yuki, ça ne va pas, tu as l'air d'avoir vu un tueur en série...dit Brian en le rejoignant...
- Non, ça va, c'est l'atmosphère de l'hôpital qui me fait ça, on rentre ?
- Oui j'appelle un taxi...

Gabrielle Solis n'était pas au bout de ses surprises. Elle gara tout d'abord sa voiture, usée selon elle, à côté de la merveilleuse voiture de sport rouge, rutilante avec un superbe rétroviseur dans lequel elle pourrait se remaquiller, se repoudrer le nez, remettre sa coiffure en ordre. Mais cette voiture n'était pas pour elle, elle était destinée à Tiziano.... Et ça, elle ne le supportait pas. Elle fut prise d'un mouvement incontrôlable comme si elle ne maîtrisait plus son bras, ni sa main qui s'empara d'un tournevis qui traînait sur l'établi, et qui ensuite raya l'aile avant gauche du petit bolide rouge.... Aussitôt, bien sûr elle regretta son geste, mais pas longtemps car en sortant du garage elle aperçut un livreur de meubles garer son camion devant la maison.
- Ah te voilà bébé ! s'écria Carlos en la rejoignant.
- Mais qu'est ce que tu as acheté ?
- Deux trois bricoles pour aménager la future chambre de Tiziano.
- Quoi ? Tu as déjà décidé de lui préparer une chambre sans m'en parler !
- Oui, mon fils aura une chambre splendide avec tout ce qu'il faut à l'intérieur, télé, ordinateur, webcam, chaîne hi-fi, une consol de jeu etc...
Non vraiment Gabrielle Solis ne regrettait pas la rayure sur la voiture, elle envisageait cette future cohabitation d'un très mauvaise œil, comment pourrait-elle vivre sous le même toit que ce garçon qui fut son amant d'un jour ?
- Monte en voiture, on file à l'hôpital, lui ordonna Carlos. Tiziano s'est réveillé.
- Mais je n'ai pas envie de t'accompagner, c'est ton fils pas le mien...
- Tu es ma femme et tu dois partager ces instants magiques de ma paternité...
- Mais Carlos, c'est ridicule...
- Allez en voiture...
Il la saisit par les poignets et l'obligea à monter.
- Aïe !! Tu me fais mal....
Arrivés à l'hôpital, Carlos traversa les couloirs d'un pas rapide suivi par Gabrielle qui trottinait difficilement derrière lui en maugréant. Il ouvrit la porte de la chambre, Tiziano avait les yeux ouverts, Sayla se tenait à ses côtés. Carlos se positionna à droite du lit, Gabrielle faisait la moue en face de lui du côté gauche.
- Bonjour Tiziano, dit gentiment Carlos... C'est moi Carlos Solis...
Le jeune homme l'observa sans réagir. Face à cette inertie, Carlos reprit :
- Tu me reconnais, je suis ton père...
- Ne vous fatiguez pas, intervint Sayla. Il ne nous a même pas reconnues ma sœur et moi... le docteur a confirmé son amnésie.
- Mon Dieu, c'est pas possible...
- Je crains malheureusement que si, confirma la voix du médecin qui venait d'entrer.
- Bonjour docteur. Je suis son père. Vous croyez que cette amnésie va durer longtemps ?
- Difficile à mesurer dans le temps.... La mémoire peut lui revenir dans une heure, un mois, un an, dix ans, peut-être jamais.... Parfois un événement un choc brusque, la reconnaissance d'une personne peut créer une étincelle et lui faire remonter les souvenirs....
- Oh Mon Dieu, le pauvre, murmura Gabrielle qui malgré sa compassion voyait cette amnésie comme un bon moyen de contrarier les plans de Carlos.... Amnésique Tiziano n'emménagerait pas à la maison, et surtout, il ne pourrait pas conduire cette magnifique voiture qui de fait, lui reviendrait à elle.... Une fois l'aile gauche repeinte évidemment.... Gabrielle Solis ne pouvait pas conduire une voiture dont la peinture était abîmée....
- Je suis profondément désolée, poursuivit Gabrielle.
A ces mots, Tiziano tourne le visage vers elle et la fixa intensément du regard... Il remua la main, la tendit vers Gabrielle, à la surprise générale, il bougea la tête, lui sourit gentiment et dit :
- Maman....
Gabrielle resta bouche bée, Carlos fronça les sourcils, Sayla dressa l'oreille et le médecin montra son optimisme :
- C'est merveilleux il a reconnu sa mère.... Je pense que sa guérison est proche...
- Mais je ne suis pas sa mère, s'écria Gabrielle horrifiée.
- Je pensais que vous étiez la femme de monsieur Solis, dit le médecin.
- C'est exact, confirma Carlos.
- Ce n'est pas mon fils, insista Gabrielle comme pour effacer définitivement tout malentendu.
- Mais il vous connaît ?
- Oui, il a été mon aman..... euh se reprit-elle très vite..... il a été mon beau fils enfin le fils de mon mari mais pas le mien, non pas le mien.
- Maman.... Répéta encore une fois Tiziano en essayant d'attraper la main de Gabrielle.
- Mais arrête de m'appeler maman... le gronda presque Gabrielle.
- Restons calme, dit le médecin. Ce jeune homme a besoin d'être entouré des siens et de beaucoup de calme. Je vous rappelle qu'outre la blessure physique causée par l'accident, il a reçu une blessure moral bien plus forte encore, il est psychologiquement très faible. S'il vous appelle maman c'est qu'il se souvient de vous, c'est confus encore dans sa mémoire mais c'est positif. C'est bon signe...
- D'accord docteur, dit Gabrielle sur un ton plus apaisé. Mais alors dites lui que je ne suis pas sa mère.
- Non je crois qu'il ne faut pas le contrarier dans l'immédiat.... Laissons sa mémoire lui revenir et faire le tri toute seule...
- Vous voulez dire que nous devons le laisser m'appeler maman ?
- Oui.... Nous ferons des tests psychologiques et nous aviserons ensuite. Je vous laisse, j'ai d'autres patients à visiter.
- Carlos.... Je ne supporterai pas cette situation très longtemps...
- Maman.... Je suis tellement heureux que tu sois enfin venue me voir..... dit Tiziano.

Quand Yukinari rentra à la maison, il trouva sa mère en train de faire les bagages et de remplir le coffre de la voiture d'affaires.
- Qu'es-tu en train de faire ?
- Tu le vois bien je prends quelques affaires indispensables avant notre départ. J'ai décidé de quitter le pays.
- Il faut que je te parle... Allons dans le salon.
- Que se passe-t-il ? Tu as l'air effrayé...
- J'ai reçu un appel de tes amis...
- Mes amis ?
- Oui ceux de ton boulot d'agent secret...
- Oh Mon Dieu. Monte en voiture on s'en va...
- Non. Ils ont kidnappé Lenou.
- Pas possible ? La pauvre fille. Elle est certainement venue à la maison hier soir au moment où ces sales types me recherchaient.
- Ils veulent échanger Lenou contre une mallette que tu as en ta possession sinon ils découperont Lenou en petits morceaux.
- Ils en sont bien capables.
- Alors le deal est simple tu leur rends la mallette et ils nous rendent Lenou...
- Impossible.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne possède pas cette mallette...
- C'est pas ce que m'a dit le type...
- Elle est en lieu sûre.
- Où ?
- Je ne peux pas te le dire...
- Maman, il faut leur donner la mallette ou leur indiquer l'endroit où elle se trouve.
- Non Yuki...
- La vie de Lenou est en danger.
- Je suis désolée que cette jeune fille soit mêlée à cette histoire mais je ne peux plus rien pour elle....
- Quoi ? Maman, mais c'est Lenou, mon amie...
- Tu n'es pas amoureux d'elle à ce que je sache...
- Mais c'est ma meilleure amie, je l'adore, et l'amitié c'est quelque chose d'indestructible, de durable alors l'amour peut parfois s'éteindre...
- Nous devons quitter le pays... Si je leur donne l'endroit où se trouve la mallette, ils tueront la personne qui la détient, ils nous tueront tous les deux, ils abattront ton frère et Lenou ne s'en sortira pas dans tous les cas....
- Je ne resterai pas les bras croisés à attendre que des cinglés découpent ma meilleure amie en petits morceaux...
- Où vas-tu ?
- Prévenir la police.
- Je t'interdis de faire ça, je te rappelle que ces hommes ne sont pas des rigolos, ils ont tué ton père.
- Et ils ne tueront pas Lenou. Je vais à la police.
- Les flics te recherchent, Yuki, je te déconseille d'aller au commissariat. Cette affaire te dépasse, et me dépasse.
- J'en ai rien à foute, je ne laisserai pas Lenou tomber.
Yuki se tourna vers la porte pour sortir, Iris attrapa son sac à main, en extirpa un objet en métal.
- Ne fais pas un pas de plus Yuki, ordonna Iris.
Le jeune homme se retourna et découvrit avec stupeur le canon du revolver que tenait sa propre mère, braqué sur lui....
- Je suis désolée, mais tu ne me laisses pas le choix mon chéri.... Je te protégerai quoiqu'il arrive... Tu montes dans la voiture et nous quittons le pays...
Yuki n'en croyait pas ses yeux, il faillit s'évanouir, sa mère l'aida en lui assénant un coup de cross sur la nuque....

Pas facile pour une mère ou un père d'élever son enfant, de le protéger des dangers, parfois, ils disparaissent mystérieusement, ils tentent de se suicider pour de sombres raisons, ils injectent dans leurs veines de véritable poison, ils commettent des gestes héroïques sans réfléchir aux conséquences, ils se montrent désobéissants au point d'utiliser les moyens les plus déconcertants pour les remettre dans le droit chemin et leur apprendre à grandir. D'autres enfin, se retrouvent en danger de mort dés leur naissance... au point de crier à l'injustice à la haine tant leur cœur de leur maman rempli d'amour se retrouve brisé... comme par exemple dans cette chambre d'hôpital où une jeune femme et son ami craignent pour l'état du cerveau de leur nouveau-né :
- Cet accident ne serait pas survenu sans la présence de cette petite crapule, éructa LPC.
- Ne parle pas d'Imanita comme ça, répliqua Florian... C'est le destin...
- Le destin ? Quel destin ? Tu as embrassé cette fille parce qu'elle t'a envoûté, elle voulait te reprendre la salope... et maintenant notre enfant sera infirme pour toute sa vie.... Elle va me le payer, très cher, tu peux me croire, elle ne s'en sortira pas comme ça cette sale garce..... je fais lui faire regretter ce baiser pour le restant de sa vie....



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2.05 - Kidnapping

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