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 4.10 The Broken Dream

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tiziano



█ . EMPLOI/LOISIRS : Esclave du père Salama
█ . VOISINS : Van de Kampf (en ce moment)
█ . HUMEUR DU MOMENT : mélancolique
█ . RAGOTS : 650
█ . DATE D'ARRIVEE : 09/08/2007

MessageSujet: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:20


The Broken Dream
Un mois plus tard...
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tiziano



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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:23

Depuis presque quatre semaines, Imanita Salama passait son temps, enfermée dans sa chambre n’acceptant de sortir uniquement pour partager un repas familial de temps en temps pour faire plaisir à son père et à condition que Tiziano ne soit pas présent. D’ailleurs, le jeune homme travaillait l’après midi dans la société d’Habib, puis il sortait tous les soirs pour ne rentrer que tard dans la nuit… Bizarrement, Imanita ne trouvait jamais le sommeil avant que son « demi frère » ne soit rentré… elle se demandait où il pouvait passer ses soirées mais jamais elle ne s’abaisserait à le lui demander. Yukinari était la seule personne qu’elle acceptait de recevoir, ils passaient des après midi à discuter de tout et de rien, ami de Tiziano, Yukinari refusait toutefois de le trahir en confiant à Imanita ses fastes nocturnes. Il refusait de s’immiscer dans leurs relations obscures, tourmentées, inattendues, mystérieuses et très compliquées… Le départ de Chuck Bass avait ouvert les yeux d’Imanita, elle avait beaucoup pleuré, passé des nuits entières d’insomnie à maudire Tiziano sans jamais réussir à le détester vraiment, des nuits à songer à Chuck Bass, à se demander dans quels bras le richissime New yorkais dormait. Au début, elle lui avait laissé des tonnes de messages sur son portable puisqu’il refusait de répondre à ses appels. Puis elle s’était lassée et avait tenté de l’oublier. De le haïr de toutes ses forces sans jamais vraiment y parvenir... Comment pouvait-il la larguer juste pour un mot de travers ? D’accord ce n’était pas n’importe quel mot et elle devait bien avouer que si l’inverse s’était produit, c'est-à-dire si Chuck l’avait appelée par le nom d’une de ses ex, elle l’aurait très mal pris et sûrement réagi comme lui. Mais elle aurait essayé de répondre à ses appels, écouter ses excuses même si dans un tel cas, il n’y avait aucune excuse valable… Elle s’était posé une question primordiale : Tiziano le garçon dont le comportement machiste qui consistait à lui tenir tête l’exaspérait, comment pourtant, il pouvait envahir ses rêves au point de prononcer son nom à son réveil dans les bras d’un autre homme. La réponse à cette question l’avait fait frémir. Elle avait alors décidé de nous plus y penser ou en tout cas d’éviter de trouver une réponse à cette question tant l’évidence l’apeurer. Ce matin là Narsheska ne supportait plus de voir la jeune fille mettre sa vie entre parenthèse simplement à cause d’un garçon qui n’en valait pas la peine puisqu’il l’avait abandonnée refusant de voir en elle toutes les qualités et la beauté qui faisait sa richesse.
- Debout jeune fille, la houspilla-t-elle en ouvrant les volets. Ça suffit de rester au lit. On va prendre un bon petit déjeuner préparé par Harold.
- Je suis bien ici… protesta Imanita. Dés le réveil, Harold me donne la nausée.
- Tu t’es suffisamment punie du départ de Chuck. Tu dois te reprendre en main à présent, oublier, vivre, vivre tu m’entends ?
- Je ne veux pas prendre le petit déj’ avec Tiz’…
- Qu’est ce qu’il t’a fait mon fils ? On dirait que tu le rends responsable de ton échec avec Chuck…
- Je ne veux pas en parler…
- Comme tu voudras. Mais tu te lèves, tu t’habilles, on prend le petit-déjeuner toutes les deux, Tiz’ dort encore. Puis je t’emmène faire les boutiques pour rénover ta garde robe avant que tu ne retournes au journal.
- Je n’ai pas l’intention de retourner au journal.
- Tu es une excellente journaliste, tu as du talent, ce serait dommage de le gâcher tout ça pour un garçon qui n’en vaut pas la peine.
Imanita avait compris que Narsheska ne lâcherait pas l’affaire. Elle était aussi têtue que son fils. D’ailleurs c’est fou ce que Tiz pouvait ressembler à sa mère. Maintenant qu’elle vivait sous le même toit qu’eux, elle s’en apercevait chaque jour davantage.
Un peu plus tard, dans la cuisine, sous le patio, Harold avait servi un petit-déjeuner gargantuesque. Imanita n’avait guère d’appétit mais elle avait décidé de se forcer un peu pour faire plaisir à sa belle mère. Elle grignota une biscote au beurre et à la confiture de mures avec un thé vert.
- Ton père se fait beaucoup de souci pour toi, tu sais…
- Il s’est toujours inquiété pour moi…
- C’est normal, non ?
- Oui, sans doute, répondit Ima en se levant pour ranger son bol dans le lave-vaisselle.
- Tu n’as plus faim ?
- Non, répondit la jeune fille en titubant vers la machine, le bol à la main, la tête lui tournait elle avait envie de vomir et s’écroula par terre.
- Ima ! s’écria Narsheska alors que la jeune fille perdit connaissance. Harold, Harold !
- Madame m’a appelé ? Ho Mademoiselle Imanita ne se sent pas bien ?
- Téléphonez à une ambulance, vite…
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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:24

Allongée sur le lit d’hôpital, aux urgences, les yeux clos Imanita reprenait des forces après avoir passé plusieurs examens médicaux. Elle se sentait apaisée, nauséeuse mais apaisée. Elle s’éveillait doucement mais refusait de toutes ses forces d’ouvrir les paupières. Les yeux fermés, elle se sentait protégée du monde extérieur, enfermée dans son univers à elle. Elle ne voyait pas du noir mais le visage d’un garçon, un garçon qu’elle connaissait de puis l’âge de huit ans. Elle sentit la chaleur d’une main se posait sur son bras, elle balbutia un nom, trois lettres : « Tiz ». Elle ouvrit les yeux et l’image du garçon disparut pour se transformer en une image bien réelle celle d’un jeune et séduisant médecin en blouse blanche, à peine la trentaine, qui se tenait penchait au dessus d’elle.
- Et bien voilà, on se réveille, dit-il en souriant d’un sourire à faire chavirer le cœur de toutes les filles. Je suis le docteur Gallagher. Comment vous sentez-vous ? demanda-t-il en lui prenant le pouls.
- Euh… balbutia-t-elle.
- Vous semblez aller beaucoup mieux.
- Où suis-je ?
- A l’hôpital. Vous avez fait un malaise sans gravité, je vous rassure.
- Alors je vais pouvoir rentrer chez moi maintenant ?
- Oui. Mais avant, il faut qu’on parle tous les deux. A quand remonte vos dernières règles ?
- Voilà une question bien indiscrète docteur Gallagher.
- Mademoiselle Salama, si je me montre indiscret c’est simplement parce que vous êtes enceinte.
- Enceinte ! hurla Imanita en se relevant si brutalement que la tête lui tourna à nouveau.
- Vous ne vous en doutiez pas ? Je veux dire…. Le retard ne vous a pas interpellé…
- Non… J’avoue qu’en ce moment, je suis un peu… Vous êtes sûr que je suis enceinte ?
- Oui de 6 semaines exactement, j’ai effectué tous les tests, je suis formel.
Six semaines… Imanita se concentra pour se souvenir ce qu’elle faisait, avec qui elle était et où elle était il y a six semaines… Et ceci lui apparut comme une évidence, il y a six semaines elle était à Porto Cesareo, en Italie et durant cette semaine, elle avait eu des rapports non protégés avec deux garçons différents. Comment avait-elle pu se comporter d’une manière si désinvolte et risquée ?
- Vous avez prévenu mes parents ?
- Ils attendent dans le couloir mais c’est à vous de leur annoncer la bonne nouvelle qui les rassurera.
- Je ne pense pas que cette nouvelle puisse les rassurer bien au contraire.
- Il faut que vous préveniez le papa aussi…
- Le papa ? Quel papa ? Il n’y a pas de papa…
- Si il y a un fœtus dans votre ventre, il y a forcément un papa..
- Et bien non.
- Quand vous vous êtes réveillée vous avez plusieurs fois appelé « Tiz »… ce n’est pas lui le papa ?
Elle le fixa dans les yeux intensément, elle avait prononcé plusieurs fois le nom de Tiz, elle avait le rouge qui lui montait aux joues et après quelques minutes de réflexion, elle s’efforça à dire pour la première fois de sa vie une phrase qu’elle ne pensait jamais prononcer :
- Tiz est…. Mon …. Frère… mon demi frère…
- Ah… A vous entendre, j’aurais pas cru.
- Docteur Gallagher…
- Oui ?
- Je ne souhaite pas garder cet enfant…
- Vous devriez y réfléchir, en discuter avec vos proches et aussi avec le garçon avec lequel vous avez eu des relations sexuels, c’est une décision que vous devez prendre tous ensemble, une décision qui se réfléchit qui ne se prend ni sur un coup de tête ni en une minute.
- C’est déjà réfléchi je ne garderai pas cet enfant, trancha-t-elle d’un ton net.
- J’ai consulté votre dossier médical, j’ai constaté que vous aviez déjà effectué un avortement il y a quelques années… Une nouvelle intervention pourrait avoir de graves conséquences…
- Pour le fœtus, je sais…
- Je ne plaisante pas mademoiselle Salama. Votre état tant sur le plan psychique que mental n’est pas satisfaisant. Perdre un enfant volontairement est une décision difficile pour une femme.
- Si vous refusez d’effectuer cet avortement, je demanderai à un autre médecin…
- Je ne refuse pas, je vous demande simplement d’y réfléchir…
- Oui c’est ça jusqu’à ce qu’il soit trop tard…
- Vous allez rentrer chez vous, réfléchir à tout ça et nous nous reverrons à la fin de la semaine pour en discuter à nouveau. Si vous souhaitez toujours avorter je vous recommanderai à l’un de mes collègues.
- Pourquoi ? Vous n’êtes pas capable de vous en occuper ? Vous êtes gynécologue, non ? dit-elle en lisant l’insigne piqué dans sa blouse.
- Vous portez la vie, il n’y a rien de plus merveilleux mademoiselle. Quoique vous ait fait subir le père de cet enfant, vous devez vous poser les bonnes questions. Dois-je priver ce petit être humain innocent de vivre ? Je refuse d’effectuer des avortements car ceci est contre mes convictions. Jamais je ne reprendrai la vie à quelqu’un. Mon métier consiste à aider les mamans à mettre des bébés au monde, pas de les tuer.
- Comment pouvez-vous êtes sûr de ne jamais tuer un patient ? ou N’importe qui ?
- Nous en reparlerons une autre fois. D’autres patients m’attendent. On se revoit vendredi à 14h.
- Ce sera trop tard docteur Gallagher.
- Pourquoi ?
- Parce que vendredi ce bébé sera sorti de mon ventre.
- Je ne pense pas, vous êtes ma patiente, c’est inscrit dans votre dossier médical. Aucun médecin ne prendra le risque d’effectuer un avortement sans mon avis médical. Alors à vendredi.
- Vous me tenez, c’est ça ?
- Vendredi vous serez la seule juge de votre décision mademoiselle Salama. En attendant, repensez à tout ce que je vous ai dit…
- Je serai là vendredi à 14h précises. Ne me faites pas attendre.
- Reposez-vous…
- Vous ne direz rien à mes parents ?
- Je suis tenu au secret médical.
Il ouvrit la porte et fit entrer Habib et Narsheska.
- Comment va-t-elle docteur ? s’empressa de demander Habib.
- Juste un peu de fatigue, je lui ai prescrit des fortifiants et surtout, elle doit bien manger. Il faut aussi la surveiller. Votre fille doit sortir et se changer les idées. Je la revoie vendredi. Bonne journée messieurs dames.
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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:26

La nuit était déjà tombée quand Narsheska entra dans le baracici.
- Tu travailles encore ? s’étonna-t-elle en apercevant sa fille derrière le comptoir.
- Oui. Gaël est parti à New York pour proposer ses maquettes à un producteur et essayer de décrocher un contrat avec une maison de disque, alors j’en profite pour faire des heures supplémentaires, expliqua Sayla.
- Gaël ferait mieux de se trouver un vrai travail plutôt que de courir après du vent, rétorqua Narsheska.
- Maman ! Si tu es venue pour critiquer Gaël, tu ferais mieux de rentrer chez toi t’occuper de ton cher mari…
- Excuse-moi ma chérie je suis un peu sur les nerfs. Je cherche Tizou, tu sais où il est ?
- Non… Et puis il est assez grand pour faire ce qu’il veut sans que sa mère qui ne s’est jamais occupé de lui, et qui se prend soudain d’une âme maternelle ne le suive partout…
- Ton frère fait ce qu’il veut et je ne le piste pas, je me fais du souci pour Imanita. Elle a eu un malaise ce matin. Depuis que ce garçon l’a laissée tomber, son moral est en dessous de tout. Ce matin, elle a fait un malaise, le médecin lui a conseillé de sortir se changer les idées. Ce serait bien que Tiziano s’occupe un peu d’elle.
- Et bien tu te fais plus de souci pour ta belle fille que pour tes propres enfants. Je pense que Tiziano a mieux à faire que de s’occuper d’une fille qui s’est pavanée au bras d’un autre garçon devant lui.
A l’autre bout du bar, Ciane suivait de loin la conversation des deux autres. La présence de la mère de Tiziano ne lui plaisait pas. Elle s’approcha pour tenter de la faire partir au plus vite.
- Excusez-moi…. J’ai cru entendre qu’Imanita avait des soucis ?
- Oh bonsoir Ciane…
- Si vous souhaitez je peux passer demain matin pour la réconforter…
- Ho oui ce serait une excellente idée. Elle a vraiment besoin d’une bonne amie pour l’écouter et lui remonter le moral.
- Alors c’est convenu je passerai vers 10 heures.
- Parfait. Merci beaucoup Ciane.
- Je vous en prie, c’est normal… Ima est mon amie.
- Bonne soirée.
- A vous aussi, fit Ciane avec un petit air satisfait.
- Au revoir ma chérie.
- Oui c’est ça au revoir maman, rétorqua Sayla sans lever les yeux des verres qu’elle était en train d’essuyer.
- Sayla ? interpella Ciane.
- Oui ?
- Toute cette conversation reste entre nous, n’est ce pas ? Tu ne diras rien à Tiziano ?
- Je ne trouve pas ça très honnête mais tu peux compter sur mon silence.
- Pas honnête pourquoi ?
- Parce que Tiziano a le droit de savoir qu’Imanita ne se sent pas bien.
- Après tout ce qu’elle lui a fait subir ? Qu’elle se débrouille avec ses peines de coeur, elle s’en remettra.
- Après la fermeture je vais dîner en ville avec Stefano…
- Bonne idée, il doit être dépaysé le pauvre dans ce nouveau pays.
- Il est surtout dépaysé par ton comportement vis-à-vis de lui depuis son arrivée…
- Ecoute, je n’ai pas demandé à ton cousin de venir me rejoindre ici, je ne lui ai jamais laissé entendre que je souhaitais poursuivre une aventure avec lui… Alors qu’il ne se plaigne pas. J’ai ma vie, il a la sienne.
- Sauf que le jour où il découvrira que tu sors avec son cousin…
- Ce jour là, il aura peut-être rencontré une fille, présente lui tes amies… N’oublie pas de passer un coup de balaie avant de partir. A demain.
Ciane monta rejoindre Tiziano dans ses appartements privés.
- T’en a mis du temps dis donc ! se plaignit-il.
- Hum… je t’ai manqué ? dit-elle avec plaisir…
- Euh… oui, dit-il sans enthousiasme particulier.
- Que se passe-t-il ? Quelque chose te tracasse ?
- J’en ai marre qu’on doive toujours se cacher…
- Ce n’est pas de ma faute si Stef m’a suivie jusqu’ici. Il faut avouer que traverser l’océan et tout plaquer derrière lui pour me rejoindre, c’est une attitude très romantique. Et puis je sais que ça t’arrange si Imanita ne sait pas pour nous deux…
- Oui.
- Tu m’embrasses ?
- Je suis fatigué, je crois que je vais rentrer…
- Tiz ! t’abuses là.
- Il est tard.
- Tu parles, 21h, c’est les poules qui se couchent à cette heure là…
- On se voit demain, ok, dit-il en se levant.
Il l’embrassa négligemment sur la bouche.
- C’est tout ce que j’ai le droit ce soir ?
- Excuse-moi… C’est bon je reste.
- Non c’est vrai tu as l’air fatigué, rentre, c’est mieux.
- Tu m’en veux.
- Mais non pas du tout, je t’aime allez file.
Au fond d’elle, elle savait qu’il avait encore de sentiments pour Imanita, alors elle préférait ne pas le brusquer et demain matin elle allait mettre le coup final pour achever définitivement Imanita et la mettre hors d’état de nuire.
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tiziano



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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:27

- C’est gentil de passer me voir, dit Imanita sans conviction aucune.
- Normal, je suis ton amie, répondit Ciane. Depuis que nous sommes rentrés d’Italie, on n’a pas trop eu le temps de parler toutes les deux…
- Dois-je servir le thé, mademoiselle Imanita ? demanda Harold.
- Oui, servez-nous dans la patio et préparez des petits gâteaux également. Vous serez gentil.
- Mademoiselle votre amie prendra du thé ou du café ?
- Elle s’appelle Ciane et elle prendra du thé, maintenant laissez-nous…
- Alors c’est lui le fameux Harold ! s’exclama Ciane une fois le majordome parti.
- Et oui. Un vrai calvaire, il est toujours sur notre dos.
- Ma pauvre ! au fait j’ai appris que c’était fini entre toi et Chuck ?
- Oui… Toutes les bonnes choses ont une fin…
- Vous étiez pourtant fait l’un pour l’autre… renchérit Ciane assez fière d’elle sur ce coup là.
- Sûrement pas… c’est ce que je pensais mais je me trompais…
- Pourquoi vous avez cassé ?
- J’ai commis la plus grosse erreur de ma vie…
- Ah oui ?
- La dernière nuit que nous avons passé ensemble, le matin au réveil, je l’ai appelé « Tiz » ! avoua Imanita avec une certaine forme de libération car elle avait gardé pour elle cette funeste mésaventure jusqu’à ce jour.
- Non ? Pas possible ? fit Ciane avant d’éclater de rire. Excuse-moi mais là franchement tu as fait très fort !
- Je ne l’ai encore raconté à personne, promets moi de ne pas le répéter, surtout pas à Tiz.
Là, Ima pouvait lui faire confiance c’est bien la dernière chose qu’elle irait confier à Tiziano.
- Je suis ta meilleure amie, non ? demanda Ciane en riant de plus belle.
- Euh… oui.
- Alors tu peux compter sur ma discrétion. Mais tu ne t’es pas excusée…
- C’est pas le genre de truc très excusable…
- Franchement, il n’est pas cool Chuck, ta langue a fourché tout simplement.
- Non, Cic’, c’est bien pire… dit Imanita en se laissant aller à la confidence car Ciane était son amie et elle avait su la mettre en confiance. Elle en avait trop sur le cœur, il fallait qu’elle vide son sac : j’ai beaucoup réfléchi à tout ça, et j’en suis venue à cette conclusion terrible : mon corps réclamait Chuck mais quand je faisais l’amour avec lui, mon cœur battait pour Tiz’… quand je rêve c’est à Tiz’ et naturellement quand je me réveille le matin je crois être dans les bras de Tiz’.
Cette explication inattendue stoppa radicalement le rire de Ciane.
- Tu… tu veux dire que tu es amoureuse de Tiz’ ?
- C’est ma conclusion, fit Imanita en portant la tasse de thé à ses lèvres.
- Tu parles de ça comme si tu venais de résoudre une équation difficile.
- C’est exactement ça. Je me suis pavanée devant Tiz’ au bras de Chuck, je l’ai mis plus bas que terre, je comprends qu’il m’en veuille et refuse de me regarder ou de s’intéresser à moi jusqu’au jour où il aura trouvé une poufiasse qui lui servira juste à se venger.
Ciane manqua de s’étrangler en buvant son thé lorsqu’elle entendit ces paroles.
- Oups tout va bien Ciane ? Fais attention à ne pas tacher le tapis sinon Harold va te gronder. Qu’est ce que je disais ? Ah oui ! Tiz me le fera payer en se pavanant à son tour devant moi au bras de cette poufiasse puis il la jettera comme un vieux paquet de linge sale et il me reviendra comme toujours…
- Tu me sembles bien sûre de toi.
- Oui en plus j’ai le moyen de le retenir, ajouta Imanita.
- Ah Oui ? fit Ciane qui se décomposait au fur et à mesure.
- Je porte son enfant. Tiz et moi on va avoir un bébé.
C’est à ce moment là que Ciane lâcha complètement la tasse qu’elle tenait entre les mains, la porcelaine se brisa en mille morceaux et le thé se déversa sur le magnifique tapis Louis XVI.
- Désolée, ce que je peux être maladroite.
- C’est rien Harold est payé pour nettoyer. Poursuivons cette conversation dans le jardin, il fait soleil aujourd’hui…
- Tu prends de la drogue Ima ?
- Pourquoi me demandes-tu ça ?
- Je n’imaginais pas un jour t’entendre te réjouir d’attendre un enfant de Tiziano…
- Toute cette histoire m’a ouvert les yeux.
- Et… si Tiz’ avait rencontré une jolie fille, intelligente, sportive…. s’il était tombé amoureux.
- Tiz’ ? Amoureux ? Laisse-moi rire. S’il était capable de tomber amoureux il ne coucherait pas dés le premier soir avec la fille en question. Regarde avec moi, il en a mis du temps à coucher. Tu sais je le connais, Tiz’, je le pratique depuis des années… je sais comment il fonctionne.
- J’espère pour toi que tu as raison. Mais j’ai l’impression que justement il a rencontré une fille bien.
- De qui s’agit-il ?
- Je ne sais pas mais il a l’air heureux.
- Ah tu m’as fait peur. Quand il est amoureux, Tiz’ est gauche, maladroit, enfin tout sauf heureux et sûr de lui…
- Bon, bah il faut que je te laisse, je dois retourner au bar. Ça m’a fait plaisir de discuter avec toi.
- Oui moi aussi. Faut qu’on recommence à blablater plus souvent…
Ciane rejoignit son bar l’air mélancolique mais elle avait décidé de ne pas s’avouer vaincue. La balle était entre ses mains, et même si elle savait que Tiz’ n’était pas facile à manipuler, elle mettrait tout en œuvre pour arriver à ses fins.
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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:28

Imanita avait beaucoup apprécié cette conversation avec Ciane, ces petits moments de discussion entre filles lui manquait surtout, elle s’était bien amusé en voyant la tête de son amie quand elle lui a dit qu’elle attendait un enfant de Tiziano. Elle s’était laissé aller un peu dans le délire parce que faire marcher la surfeuse australienne était un plaisir dont elle adorait se délecter. Maintenant qu’elle se retrouvait seule dans sa chambre elle songeait aux paroles du docteur Gallagher concernant la vie d’un être humain. Elle avait entre ses mains la vie d’un petit être humain, la vie ou la mort de ce bébé ne dépendait plus que de sa décision. Elle avait déjà supprimé la vie d’un bébé avant même sa naissance, l’enfant de Florian et aujourd’hui elle se retrouvait dans la même situation, en pire car elle ne connaissait pas le père de cet enfant, ce petit être innocent qui ne méritait pas le sort qu’elle allait lui réserver à cause de sa propre inconscience. Le docteur se réjouit de mettre des enfants au monde, c’est à ses yeux la plus belle chose au monde, il était sûr pour que jamais il ne tuerait volontairement un être humain. « Pour qui il se prend avec ses leçons de moral ce petit médecin de banlieue ? » pensa-t-elle. Avec ses principes, il avait réussit à la faire douter… oui là elle se sentait plus mature que le fois précédente… Elle posa la main sur son ventre en imaginant une mini Ima ne demandant qu’à vivre ou un mini Tiz ou peut-être un mini Chuck… Elle devait gérer cette situation toute seule mais elle n’en avait pas le courage… Si elle était sûre de connaître le père tout serait plus facile. La solution était simple : éliminer cet enfant de sa vie, de ses doutes, de ses nuits d’insomnies. Ou alors le garder, le garder pour toujours, promettre à Tiziano que ce bébé est leur bébé à tous le deux. Si elle pouvait lui parler tout serait plus simple mais il lui en voulait à mort… un mois qu’il ne lui avait pas adressé la parole. La première fois qu’elle avait vu Tiziano elle avait huit ans, elle rentrait à l’école de Fairview en cours d’année. Le maître l’avait présentée au reste de la classe, au fond de la classe un garçon avait souri d’un air narquois, puis il avait chuchoté quelque chose à son voisin, son copain Yukinari. Leurs regards s’étaient accrochés le temps d’une seconde. A la récréation les deux garçons s’étaient approchés d’elle alors qu’elle révisait la leçon d’histoire le dos collé au mur. Ils la dévisageaient comme si elle était une chose curieuse, puis ils étaient repartis joués à leurs jeux stupides de garçons avec leurs copains. Depuis leurs chemins ne s’était jamais vraiment séparés… tant de souvenirs… et soudain cette envie stupide de garder ce bébé… le bébé de Tiz…. Elle en était sûre ou plutôt elle avait envie de s’en persuader. Le traitement que le docteur Gallagher lui avait prescrit lui donnait peut-être des idées euphorisantes, saugrenues ou alors ou alors… Elle avait lu dans un magazine débile que pour se délester d’un poids sur le cœur il fallait écrire ce qu’on avait sur le cœur, alors elle se posta devant l’ordinateur essaya de taper ce qui lui passait par la tête sans y arriver… Elle se rappela que l’article disait qu’il fallait l’écrire à la main pour faire corps avec le stylo comme si ses émotions passaient directement de son cœur, de son esprit, longeant ses veines, pour atteindre ses doigts et transmettre tout au stylo pour le guider. Elle attrapa une feuille de papier, son stylo préféré, posa la plume sur le papier, ferma les yeux et laissa ses doigts effectuer les mouvements du stylo sur la feuille, guidé par son esprit, ses idées. Au bout de 10 minutes elle ouvrit les yeux et découvrit la feuille complètement noircie par le même et unique mot 100 fois répétés : TIZIANO. Elle sursauta, se demandant si elle ne devenait pas réellement folle ou alors obsédée par cet imbécile de Tiz. Oui, la folie la guettait, ce n’est pas un Gynécologue dont elle avait besoin mais un psychiatre, un psychiatre. Elle chiffonna la page, la roula en boule et la lança dans la corbeille à papier. Une larme roula sur son visage triste mais illuminée par l’amour… l’amour qui rend une femme encore plus belle, l’amour maternel s’était emparé d’Imanita contrairement à ce qu’elle pensait, elle n’était pas folle mais épanouie, il lui faudrait encore beaucoup de temps pour s’en rendre compte.

Pour combattre Imanita sur son propre terrain de jeu, Ciane n’avait pas d’autre choix que d’utiliser les mêmes ruses que son amie et utiliser les idées de Tiziano. Elle avait toujours pensé que les camératiz étaient d’une débilité affligeante mais dans le cas présent, elle lui serait d’une grande utilité. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis…. Elle savait que se battre contre Imanita et Tiziano à la fois était un projet osé mais elle en avait marre d’être toujours délaissée par les garçons et cette fois elle avait décidé de mener le jeu et d’utiliser un garçon pour arriver à ses fins. Surtout Tiziano, le garçon le plus rusé, le plus machiavélique et souvent le plus désiré des filles même si son côté macho avait tendance à le repousser et en même temps à s’en approcher… Prouver à Imanita qu’elle aussi elle était capable de séduire Tiziano serait une belle revanche. Elle avait passé la nuit dans les bras de Stefano, le pauvre Italien qui ne comprenait pas à quel jeu elle jouait avec lui depuis son arrivée à Fairview, s’était laissé faire, il n’avait qu’une seule envie la retrouver enfin, faire l’amour avec celle qu’il aimait comme un fou et s’échapper de son quotidien. En effet, Saraluna et Brian avaient accepté d’héberger Stefano et Domenico à condition que les garçons se prêtent au baby sitting pour garder et s’occuper des jumeaux quand leurs parents avaient envie de se reposer ou de sortir le soir… Ciane avait conscience de jouer avec le feu et de mettre un sacré bazar entre les cousins, ses amis mais elle ne pouvait plus reculer. Imanita avait encore réussi à la dominer malgré ses propres erreurs elle méritait une bonne leçon. Quand Tiziano entra dans le bar, il embrassa sa sœur, demande si elle avait des nouvelles de Gaël.
- Non, il rentre demain… Par superstition, il préfère ne pas parler avant d’être sûr. Il espère tellement pouvoir enregistrer ses propres morceaux depuis un an qu’il démarche de partout… Il faut le comprendre.
- Oui… Tu es vachement amoureuse, pas vrai ? dit Tiziano en touchant la main de sa soeur.
- Oui. J’ai hâte qu’il puisse vivre de sa musique et….
- Et qu’il te propose de l’épouser ? poursuivit Tiziano.
- Tu lis dans mes pensées ?
- Normal, je suis ton frère, non ?
- Idiot ! fit-elle en faisant mine de lui donner un coup de poing dans l’épaule.
- Je lui souhaite vraiment de réussir, il le mérite et… toi aussi soeurette !
- Je prie tous les matins pour sa réussite, dit-elle en serrant dans sa main le petit médaillon que Gaël lui avait offert avec à l’intérieur une petite photo d’elle et de Gaël.
- Bonjour Tiz’ ! intervint Ciane.
- Ho salut…. Dit-il désinvolte.
- Tu viens avec moi un moment à l’appartement, j’ai un truc à te dire.
- Je dois même pas consommer ? …
- Tu ne peux pas être sérieux pour une fois ?
- C’est bon je te suis.
- Sayla, c’est le moment de creux, je te laisse tenir le bar seule une heure.
- Pas de problème si demain je peux prendre ma journée pour le retour de Gaël.
- La journée peut-être pas mais quelques heures si tu veux…
Décidément, pas moyen de lui arracher la moindre journée à Ciane, dure en affaire la barmaid…le profit, toujours le profit….
- Alors de quoi tu veux parler ? demanda Tiziano une fois dans le salon de la jeune femme australienne.
- Quand je suis avec toi je n’ai pas envie de parler, j’ai envie de tout autre chose, rétorqia-t-elle en, jouant les tigresses.
Elle le poussa sur le canapé, empoigna dans son sac à main son portable, le disposa discrètement sur le commode pendant que Tiziano se débattait avec les coussins du canapé, elle appuya sur le touche « caméra » du mobile et se jeta sur Tiziano.
- Ho mais qu’est ce qui te prend ? demanda Tiziano en essayant de reprendre le dessus.
- Un grand Don Juan comme toi ne craint pas une frêle demoiselle comme moi…
- C’est pas la question mais tout ça me met mal à l’aise par rapport à mon cousin…
- Tu es mal à l’aise vis à vis de Stef ou vis-à-vis d’Ima ?
- Je ne vois pas ce qu’Ima vient faire là dedans…
- Non tu as raison, alors prouve-le moi et embrasse-moi !
Comme il hésitait à, elle le força à l’embrasser sur le bouche commença à le déshabiller, malgré ses réticences. Puis, pour l’aguicher, elle déboutonna son chemisier comme elle voyait qu’il résistait, elle l’embrassa encore fougueusement tout en regrettant de ne pas l’avoir fait boire plusieurs bières pour le stimuler comme la dernière fois.
- Arrête ça suffit, lança-t-il en se détachant de son emprise.
- Je suis juste bonne à te consoler quand tu a une peine de cœur, lui reprocha-t-elle en réajustant son chemisier. Puis elle éteignit le portable, de toute manière elle avait suffisamment enregistré d’images compromettantes pour réaliser son projet.
- Non, c’est pas ça mais… il faut juste… enfin quelques préliminaires…
- C’est bon dégage, tu me fais perdre mon temps. Tu n’arrives même pas à la cheville de ton cousin.
- Ne le prend pas comme ça Ciane. Mais nous les mecs, on aime entreprendre les choses, et pas subir… Tu t’y prends mal.
- Ok, c’est bon excuse- moi. Temps que tu n’auras pas oublié complètement Ima, tu ne pourras construire aucune histoire avec une autre fille.
- Arrête avec Ima, il n’y a rien entre elle et moi, Ok ?
Sur ce , il partit en claquant la porte.
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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:29

Il était trois heures du matin, Imanita chattait avec Yukinari sur MSN depuis la veille au soir comme au bon vieux temps. Ça faisait un moment qu’ils n’avaient pas blablaté tous les deux et maintenant elle se rendait compte que ça lui avait manqué. Ils auraient pu passer la soirée ensemble vu qu’ils habitaient le même quartier à quelques maisons près, mais MSN permettait plus facilement de se confier. Yukinari était reparti habiter chez sa mère, car son frère avait emménagé en ville avec…. Andrew. Le jeune homme prétendait qu’il s’en foutait mais Imanita connaissait Yukinari mieux que personne et elle savait qu’il en souffrait au fond de lui. Cette trahison le faisait d’autant plus souffrir qu’il pensait toujours à Domenico, le jeune skateur dévergondé dont il était tombé amoureux mais qui serait toujours inaccessible… Imanita essaya de lui remonter le moral en le persuadant que Domy pouvait changer et pourquoi pas un jour se rendre compte que Yuki était un bon plan. Yuki n’y croyait pas du tout mais bon il n’insista pas. C’est bien Imanita ça, elle était au fond du gouffre, elle ne savait plus où elle en était dans sa vie et là elle passait son temps à remonter le moral à son ami plutôt que de lui confier ses propres soucis. Pourtant, Yukinari était certainement un meilleur confident que Ciane à qui elle avait tout raconté. Au moins lui n’allait pas la trahir. Et puis Yukinari avait beaucoup de tact, jamais il n’oserait questionner Imanita sur ses peines de coeur. Il était prêt à l’écouter mais jamais il ne la forcerait et à ses yeux, Imanita était la fille la plus forte moralement qu’il connaissait, elle savait toujours se sortir d’un mauvais pas. Vers 3h30, elle décida de mettre fin à cette discussion virtuelle prétextant son besoin de dormir. Mais une fois l’ordinateur déconnecté, elle se mit à penser… comme toujours la nuit depuis le clash avec Chuck Bass. Il fallait qu’elle oublie définitivement le jeune New Yorkais et se consacrer à son avenir à elle et …. Et au bébé. Elle tira une feuille blanche de l’imprimante et constitua à force de découpage et pliage un joli papillon. C’est son père qui lui avait appris à fabriquer des papillons en papier quand elle avait 7 ans. Quand elle avait 8 ans, sa première année à l’école de Fairview pendant un cours de dessin elle avait épaté tous ses camarades en réalisant un papillon qu’elle avait coloré en une multitude de couleurs ce qui lui avait valu la meilleure note en dessin sous le regard envieux de Tiziano Catalano. Plus tard, il lui avait demandé de lui apprendre à fabriquer un papillon, évidemment Imanita avait refusé. « Débrouille-toi tout seul toi qui te crois si malin » lui avait-elle rétorqué avec emphase. Le jeune garçon avait essayé, il avait pris une feuille, une paire de ciseau, mais jamais il n’a réussi à réaliser ce fameux papillon que seule Imanita était capable de faire. De rage il avait tout balancé à la poubelle. Depuis, Imanita aimait le narguer en réalisant des papillons devant son œil envieux, jamais elle n’avait cédé, jamais, elle n’avait accepté de lui expliquer comment plier le papier pour arriver à cette forme de papillon. Seule les Salama de père en fille connaissaient le truc ! Une fois le papillon achevé, correctement avec patience, elle le coloria. Elle le tourna et le retourna entre ses doigts en réfléchissant. Elle toucha son ventre. L’émotion lui monta aux yeux. Elle sortit dans le couloir, tout était calme dans la maison, même Harold semblait dormir, elle pensait parfois que ce type ne dormait jamais pourtant, là dans la pénombre de la nuit, aucun bruit de se faisait entendre dans la grande demeure somptueuse. Dans sa nuisette, les pieds nus sur le sol froid, elle tâtonna jusque la chambre de Tiziano. Elle hésita un moment, puis elle entra enfin dans la pièce sombre. Elle entendit la respiration régulière du jeune homme qui prouvait qu’il dormait profondément. Elle s’approcha, du lit. Il était allongé sur le dos, torse nu, une main sous l’oreiller, l’autre sur le matelas, la couette remontée jusqu’au nombril. Imanita déposa le papillon sur l’oreiller, à côté du visage de Tiziano, puis elle ressortit en faisant le moins de bruit possible, elle regagna sa chambre, se coucha et, bizarrement, elle s’endormit presque instantanément, l’esprit serein, car cette fois, elle avait pris sa décision.
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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:30

Le lendemain matin, Ciane invita Stefano à prendre le petit-déjeuner avec elle au bar. Pendant que les premiers clients buvaient leur café en lisant le journal ou en discutant du match de football américain de la veille, le couple s’installa dans un coin tranquille.
- J’ai presque pas fermé l’œil de la nuit, se plaignit Stefano le yeux fatigués.
- Ah Bon ? Pourquoi, fit Ciane alors que la réponse ne l’intéressait pas vraiment.
- Les jumeaux ont pleuré toute la nuit.
- Ah mince… tu devrais acheter des boules quiès.
- La bonne nouvelle c’est que j’ai trouvé un petit boulot de livreur de pizza en attendant mieux.
- Super !
- Du coup, je me suis acheté un nouveau « telefonino »…
- Telefonino ?
- Euh oui excuse moi vous vous appelez çà un téléphone portable. J’ai pris le modèle du dernier cri. Tu veux mon numéro ?
- Evidemment.
Il lui donna son numéro que Ciane enregistra dans ses contacts au moment où lui vint un idée géniale.
- Sayla n’arrive que dans 20 minutes, tu veux bien servir ce client, il veut un café, lui demanda -t-elle. Ah et n’oublie de l’encaisser de suite…
- Ok bouge pas j’y vais.
Pendant que Stefano était occupé, elle envoya sur son portable la vidéo qu’elle avait enregistrée la veille au soir, elle avait évidemment coupé certains morceaux qui aurait pu montrer la mauvaise volonté de Tiziano. Puis sur le « telefonino » du jeune italien, elle composa le numéro d’Imanita pour lui envoyer incognito la vidéo compromettante. Elle hésita un instant avant de presser sur le bouton « envoyer » car elle se demandait si c’était une bonne idée et puis ce n’était pas son genre d’agir ainsi, de manière si machiavélique. Le doigt toujours posé sur la touche, elle décida de renoncer au moment où Stefano la surprit en arrivant par derrière.
- Alors comment tu le trouves mon téléphone ? fit-il en arrivant discrètement sans qu’elle le voit.
La jeune femme sursauta prise sur le fait et, saisie, sa main se crispa et son pouce appuya sur la touche « envoyer ». Elle lâcha soudain le portable comme s’il s’agissait d’un objet dangereux, il glissa sur la table. Stefano le récupéra et le rangea dans sa poche avant que Ciane n’ait pu effacer la vidéo. Non seulement, elle l’avait envoyée à Imanita mais en plus Stefano risquait de la lire à tout moment lui aussi… Elle ne savait pas comment elle allait pouvoir gérer tout ça. Si avec ce clip elle souhaitait atteindre Imanita, en aucun cas, elle ne voulait blesser Stefano et mettre la panique entre les deux cousins… Mais il était trop tard, elle avait dégoupillé une bombe qui bientôt allait exploser à la tête de tous ses amis…

Imanita avait peu dormi mais elle avait bien dormi d’un sommeil réparateur, cela ne lui était pas arrivé depuis très longtemps. Elle se leva de bonne heure, se glissa dans un agréable bain moussant, s’habilla avec soin, prit un bref petit déjeuner car elle n’avait toujours pas d’appétit mais elle savait qu’elle allait bientôt se reprendre totalement en main, donc elle ne s’inquiéta pas de ça. Elle demanda à Harold de prévenir ses parents qu’elle allait faire du shopping avec une copine. Evidemment, le majordome ne put s’empêcher de s’étonner qu’il était bien tôt pour faire les magasins mais Imanita haussa les épaules. Elle démarra la voiture et fila vers le centre commercial pour s’assurer qu’elle avait pris la bonne décision. A cette heure matinale, elle trouva facilement une place pour stationner, elle se dirigea vers le magasin pour les bébés dont la publicité indiquait qu’on trouvait tout ce qui concernait les futures mamans et les nourrissons. Si elle n’avait pas songé d’avoir d’enfant pour le moment, elle était enceinte et son cœur lui conseillait de le garder et d’en donner la paternité à Tiziano. Elle circula dans les allées du magasin, regarda le rayon des biberons, celui des lits, des poussettes de toutes formes, de toutes couleurs, elle imaginait déjà la chambre du bébé, puis elle passa dans le rayon des jouets, fut attirée par les doudous. Elle souhaitait lui acheter un doudou, le premier cadeau de son bébé, qui lui donnerait l’impression qu’il existe vraiment. Elle sentit son portable vibrer dans son sac, elle le sortit, et découvrit qu’elle avait reçu un MMS. Elle consulta le numéro qui lui était inconnu. Qui donc pouvait lui envoyer une vidéo ? Qui pouvait être cet inconnu ? Elle regarda la vidéo et soudain, lâcha le doudou qu’elle tenait dans sa main. Son désir d’enfant s’évanouit aussitôt. Elle quitta la boutique, voyant défiler devant elle les images de ce clip odieux. Jamais elle ne leur pardonnerait cette trahison. En passant, elle s’arrêta dans une pharmacie.

Tiziano Catalano se réveilla vers 11h30. Les rayons du soleil passaient à travers les rideaux de sa nouvelle chambre luxueuse. Une belle journée ensoleillée l’attendait et ça le mettait de bonne humeur et lui donnait envie de se lever. Deux jours sans soleil et il avait une seule envie rester au lit. Il s’étira, sa main frôla un morceau de papier sur l’oreiller, sans le faire exprès il le poussa sur le sol. Surpris par la présence inattendue de cet objet, il se leva et le ramassa. Une seconde après il tenait entre les mains le petit papillon en papier. Nul doute, une seule personne était capable de composer un papillon par pliage d’une feuille de papier. « Hum, Ima s’est permis d’entrer dans ma chambres, quel toupet ! » pesta-t-il. Il examina le papillon sous tous les côtés, il savait qu’Ima n’allait pas bien depuis sa séparation avec Bass, par conséquent, si elle était venue déposer ce papillon qu’elle se plaisait à faire alors que lui n’y arrivait pas c’était sûrement pour lui lancer un défi , se moquer de lui, prouver qu’elle est toujours plus forte que lui. Sur l’une des ailes quelques mots attirèrent son regard, Ima avait inscrit à la main : « We need you ». Tiziano réfléchit un instant assis sur le bord de son lit, puis il sauta dans son jean, enfila un tee-shirt tout propre, un sweat ouvert avec capuche, laça ses baskets, il enfouit le papillon dans une poche en repensant à ses trois mots « We need You » aussi surprenant qu’Imanita n’était pas du genre à s’abaisser à demander de l’aide à quelqu’un surtout pas à lui. Et pourquoi « nous » ? A quel jeu jouait-elle ? Quel piège était-elle en train de dresser devant lui ? Il traversa le couloir, alla droit sur la salle de bains pour se rafraîchir et se coiffer mais la porte était verrouillée. Il changea alors de direction pour aller dans la cuisine où évidemment, il fut accueilli par Harold.
- Ho bonjour monsieur Tiziano, déjà réveillé ? demanda-t-il en regardant sa montre.
- C’est bon lâchez-moi avec votre humour sarcastique débile.
- Monsieur Tiziano a bien dormi ?
- Oui, soupira-t-il.
- Je vous ai servi votre jus de fraises. Souhaitez- vous que je vous prépare quelque chose à manger ?
- Non merci, refusa Tiziano en avalant une gorgée de jus de fraises. Savez-vous où est Imanita ?
- Ho monsieur Tiziano s’intéresse soudain à mademoiselle Imanita !
- Contentez-vous de répondre à ma question.
- Mademoiselle Imanita est sortie très tôt ce matin, puis elle est rentrée, il y a une 1 heure et demi, elle s’est enfermée dans la salle de bains.
- Bizarre, fit Tiziano en réfléchissant. Et… ça fait une heure et demi qu’elle est enfermée dans la salle de bains ?
- Oui monsieur.
- Et ça ne vous inquiète pas ?
- Mademoiselle Imanita passe toujours beaucoup de temps à se pomponner….
- Tous les jours pendant une heure et demie ?
- Non, évidemment, se ravisa Harold.
- Ima ne va pas très bien en ce moment et vous la laissez tout ce temps dans la salle de bains sans vous inquiéter.
- J’ai déjà beaucoup de travail sans encore être obligé de jouer au psychologue, dit-il alors que Tiziano se précipitait déjà dans l’escalier.
Il tenta d’ouvrir la porte de la salle de bains mais celle-ci était toujours fermée de l’intérieur. Il frappa à la porte avec le poing.
- Ima, ouvre, c’est moi…. J’ai besoin de la salle de bains. Allez soit cool, ouvre-moi.
Pas de réponse. Tiziano frappa encore puis il vit passer sous la porte quelques gouttes rouges.
- Harold ! hurla-t-il. Harold ! Au secours !
Très calmement le majordome rejoignit le jeune homme devant la porte de la salle de bains sans se presser avec son légendaire flegme britannique.
- Monsieur m’a appelé ?
- Oui regardez, fit Tiziano en lui désignant les tâches.
- Ho monsieur est maladroit, vous avez renversé votre jus de fraises, j’avais autre chose à faire que de passer mon temps à nettoyer vos cochonneries.
- Ce n’est pas de la fraise, mais du sang, faut ouvrir cette porte.
- Mais elle est verrouillée, mademoiselle Imanita ne serait pas contente si je me permettais d’entrer pendant qu’elle se délasse dans son bain.
- Vous le faites exprès d’être con ?
- Monsieur !
- Allez chercher des outils pour ouvrir cette putain de porte, ordonna Tiziano alors que le liquide rouge continuer de couler dessous la porte.
Il frappa violemment sur la porte, puis décida de ne pas attendre le retour d’Harold. Il donna des coups d’épaule, de pieds et, au bout d’un moment la serrure céda. La porte s’ouvrit brutalement et Tiziano découvrit Imanita assise sur le sol, le dos contre la cuvette des toilettes, une jambe repliée sous elle, l’autre allongée, la tête dodelinante, du sang partout autour d’elle et sous elle.
- Putain, Ima ! s’écria Tiziano avec horreur. Qu’est ce que tu as fait ?
Il se précipita sur elle, se jeta à terre derrière elle, la prit dans ses bras, lui tapota le visage.
- Ima, je suis là, c’est moi Tiz ! Mais qu’est ce que tu as fait ? Pourquoi t’as fait ça Ima, je t’en prie, réveille toi, écoute moi… Ima je t’en supllie…. Harold hurla-t-il A l’aide Harold à l’aide au secours…..
- Oh la la monsieur Tiziano ça fait à peine une demie heure que vous êtes levé et déjà vous avez mis la maison sans dessus dessous ! Ho mademoiselle Imanita ne se sent pas bien ?
- Putain, mais vous ne voyez pas qu’il y a du sang partout ? Appelez une ambulance en urgence, hurla Tiziano en serrant Imanita dans ses bras et en lui donnant des baisers sur la tête.
- Encore une ambulance ! décidément, il faudrait que nous prenions un abonnement.
- Ima, réponds-moi, je t’en prie, pourquoi tu as fait ça, je t’aime Ima…… ne cessait-il de répéter, à la fois triste, affolé, et coupable…..
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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:31

Quelques heures plus tard, Tiziano était aussi dans la salle d’attente des urgences, le petit papillon en papier entre les doigts, les yeux fixés sur ces trois mots « We need you » en cherchant ce que le « nous » signifiait et en se reprochant de ne pas être venu à son secours plus tôt. Le père d’Imanita lui avait passé un savon et il lui refusait d’approcher la chambre de la jeune fille. Au bout d’un moment, Yukinari le rejoignit, il revenait des étages supérieurs. Il s’assit à côté de son ami. Yukinari était sidéré, il n’avait jamais vu ses deux meilleurs amis Imanita et Tiziano aussi tristes et sans moral. Eux qui d’habitude arrivaient à surmonter tous les problèmes même ceux des autres se retrouvaient au fond du trou. Comment en étaient-ils arrivés là ? Ils ont vécu tellement de choses cette année… Yukinari posa une main sur l’épaule de Tiziano.
- Elle va bien, le rassura-t-il.
- Alors pourquoi elle a tenté de se suicider ? fit Tiziano en se tournant vers lui, des larmes au fond des yeux.
Yukinari comprit la gravité de la situation, il n’avait jamais vu Tiziano pleurait.
- Elle ne s’est pas suicidée, expliqua Yukinari en sachant que la réalité était encore pire.
Il ne savait pas trop comment rapporter à Tiziano ce que le médecin avait expliqué quelques minutes plus tôt aux parents d’Imanita.
- Il y avait du sang partout Yuki… elle…
- Tiz’… écoute moi, l’interrompit Yukinari. Ima… c’est trop difficile à te dire…
- Quoi ? C’est si grave ?
- Euh…. Non… enfin… Ho Tiz’, Ima était enceinte…
- Enceinte ?
- Oui…
- Ce putain de Bass l’a mise enceinte avant de l’abandonner… je vais le trucider.
- Tiz’… regarde les choses en face… tu vois ce qu’il y a d’inscrit sur les ailes du papillon…
- Bien sûr, je ne pense qu’à ça depuis ce matin…
- « Nous avons besoin de toi » ça signifie qu’elle pensait que tu étais le père de cet enfant…
- Moi….. le père…..
- Oui, je crois. Si Chuck l’a quittée c’est parce que un matin elle l’a appelé Tiz’…
- Yuki…. Je comprends plus rien… il est où le bébé…
- Elle a fait en sorte de le perdre…
- C’était ça le sang et tout ?
- Oui… et en faisant ça toute seule, elle-même, elle vient de perdre toute chance d’avoir un jour un enfant.
- Putain, toutes ces années on a fait que des conneries et finalement on aurait pu… je sais pas réussir à s’aimer… et puis merde.
- Ça va aller Tiz’ ?
- Je ne sais pas.
Yukinari entoura son ami de ses bras pour le consoler, le rassurer mais il ne savait pas trop comment lui remonter le moral. La mère de Tiziano s’approcha…
- Maman, je veux la voir…
- Vas-y mais ne reste pas longtemps, elle doit se reposer.
Le papillon dans le creux de sa main, il entra dans la chambre de la jeune fille. Imanita avait des tuyaux de partout, dans le bras, ça lui semblait iréél. Il s’assit sur le fauteuil, à son chevet et il posa le papillon sur la poitrine d’Imanita, lui caressa le bras et lui prit la main.
- Tu vois… Je suis là… dit-il tout bas en lui souriant. Je sais c’est un peu tard mais…. Je suis qu’un petit con, toujours en retard…
Imanita qui jusqu’à présent avait les yeux fixés au plafond, tourna la tête vers lui et daigna enfin à lui jeter un regard, un regard assassin, si elle se sentait soulagé de le voir près d’elle, elle ne put empêcher ses lèvres de prononcer ce mot :
- Dégage.
Puis elle dégagea sa main de son emprise et fixa à nouveau le plafond. Un peu perdu, Tiziano se leva et quitta la pièce à reculons… Enfin, toutes les larmes qu’Imanita avait si longtemps retenues au plus profond d’elle-même se déversèrent abondamment inondant son visage défait et fatigué…

Tiziano traversa la salle d’attente tristement, Yukinari tenta de le retenir mais le jeune homme avait besoin d’être seul. Et même s’il savait qu’il avait besoin d’un ami à côté de lui, Yukinari le laissa s’en aller aussi parce qu’il ne savait pas comment s’y prendre pour l’aider et parce qu’Imanita aussi avait besoin de lui. Il avait l’impression qu’à partir de ce moment précis plus rien ne serait jamais plus comme avant entre les quatre amis…

Le docteur Gallagher était au téléphone avant de rendre visite à Imanita.
- Ecoute chérie, je suis désolée mais je viens d’avoir une urgence à gérer encore quelques minutes et je passe te prendre. Je te promets dans moins d’une heure je suis chez toi. Je t’aime. A toute à l’heure.
Sa fiancée lui reprochait souvent de faire passer son métier avant elle surtout ce soir qu’ils avaient prévu de fêter leur deux ans de vie commune.
- Alors docteur, ça vous fait quoi de vous retrouver devant une assassin, lui lança Imanita avec défi.
- Ne soyez pas trop dure avec vous-même.
- Je vous avez dit que je ne garderai pas ce bébé, vous ne me connaissez pas, je suis toujours prête à tout pour arriver à mes fins.
- C’est votre choix et je le respecte même si je ne le partage pas…
- Oui vous, vous êtes parfait, vous ne tuerez jamais personne…
- Mademoiselle Salama, vous n’avez tué personne, vous avez simplement refusé de vous donner une chance à vous, au bébé et au papa…
- Votre fiancée vous attend, j’espère que vous ne lui ferez jamais de mal ni à elle ni à personne. Vous êtes quelqu’un de bien docteur Gallagher. Votre fiancée a de la chance. Passez une bonne soirée.
- Et vous reposez vous. Je passe vous voir demain matin.
- Vous me raconterez votre soirée ?
- Promis si ça peut vous redonner le moral.
- Avec tous les détails ?
- Dormez maintenant, vous en avez besoin.
Il quitta la pièce le sourire aux lèvres en pensant à sa soirée et à quels détails elle se référait. Pourtant, il ne le savait pas encore mais il ne reverrait plus jamais Imanita Salama.
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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:33

- Je suis franchement désolée Gaël, mais mon frangin va très mal, expliqua au téléphone Sayla. Je ne peux pas venir te chercher, tu le connais il est capable de faire une connerie. Ecoute prends le bus, je t’attendrai à l’arrêt. Tu es gentil. Et comment ça s’est passé… Ah oui tu me raconteras tout à l’heure, ne rate pas le bus, j’ai trop hâte de te voir. Je t’aime chéri… A tout de suite.
Elle se sentait un peu gênée d’étaler son bonheur devant la détresse de son frère, mais Gaël était tout pour elle, trois jours sans lui et c’était comme si elle ne l’avait pas vu ni touché, ni embrassé depuis une éternité.
- Gaël arrive dans un quart d’heure, il prend le bus.
- Tu pouvais aller le chercher, dit Tiziano, je suis assez grand pour…
- Tais-toi, fit Sayla en posant l’index sur la bouche de son frère. Je peux encore attendre quinze minutes avant de le retrouver. Tu sais, Imanita va s’en remettre, je suis sûre qu’elle ne t’en veut pas, il n’y a pas de raison, d’ailleurs. Tu ne savais pas qu’elle était enceinte, qu’est ce que tu pouvais faire. Elle n’a pas le droit de te reprocher quoique ce soit, un bébé ça se fait à deux alors si coupables il ya, vous êtes tous les deux coupables sauf que toi tu ne savais pas.
- Mais oui Sayla a raison, Tizou, arrête de t’en faire tout va s’arranger, renchérit Stefano venu lui aussi consoler son cousin.
Assise derrière son bar, Ciane observait la situation partir en vrille complètement et elle se sentait terriblement coupable.
- Bon je vous laisse quelques minutes, je vais attendre Gaël à l’arrêt du bus et nous revenons de suite, dit Sayla. A tout de suite.
Elle embrassa son frère, passa tendrement une main dans ses cheveux et rencontra Domenico qui entrait au moment où elle sortait.
- Salut Domy !
- Bonjour tout le monde. Alors Stef, tu me le montres ton nouveau portable, fit le jeune skateur avant de s’apercevoir que Tiz n’était pas dans son meilleur jour. Ho Tiz’, ça ne va pas ?
- J’ai pas envie d’en parler…
- Laisse le tranquille, fit Stefano. Tiens, le voilà mon portable.
- Wao trop la classe ! J’adore.
Domy prit le portable s’assit à une table à côté et commença la découverte du portable de son frère en essayant toutes les fonctionnalités. Pendant que Ciane tremblait derrière son bar. Dans un moment pareil Imanita saurait quoi faire. Elle essaya toutefois d’improviser.
- Dis donc jeune homme si tu t’assis tu consommes.
- Ok c’est bon sers moi un coca Tchiane. Euh t’as de la tune avec toi Stef ? Ho putain mais c’est quoi cette vidéo ?
- Quelle vidéo Domy ?
- Bah euh… là sur ton « telefonino » , fit-il tout à coup gêné.
Stefano s’approcha au même moment Ciane se pressa de servir le coca avec maladresse pour le renverser sur le portable afin de le rendre inutilisable. Malheureusement pour elle Stefano avait saisi le telefonino entre ses mains et il visionnait déjà la vidéo prise à l’insu de Tiziano.
- Putain, mais c’est quoi ça Tiz’ ?
- De quoi parles-tu ? se renseigna-t-il perdu dans ses pensées.
- T’es un vrai salaud, pas étonnant qu’Imanita t’en veuilles…
- Mais de quoi tu parles ?
- De ce que tu fais sur cette vidéo avec Ciane…
Tiziano qui ne comprenait rien s’approcha, jeta un œil au clip et dévisagea Ciane.
- Mais …. Qui a pris ce film ?
- Peu importe…. Tu as piqué la petite amie de ton cousin, le genre de truc qui ne se fait pas…
- Mais non se défendit Tiziano.
- Je suis ton cousin…
- Ciane… qu’est ce que tu as fait… .
- Ecoute, tu es grand, assume mon vieux… lança Ciane.
- Je vais t’expliquer Stef…
- Tu ne vas rien m’expliquer, on va la jouer à la régulière.
- Quoi ?
- Domy passe lui ton couteau…, ordonna Stefano en sortant son opinel.
- Euh Stef, je ne sais pas si c’est une bonne idée.
- On va voir si Tiz est un homme qui sait assumer ses erreurs comme le dit Ciane.
- Je ne me battrai pas contre toi, renonça Tiziano.
- T’as pas le cran d’assumer.
- Je ne suis pas un objet qu’on joue en duel, répliqua Ciane.
- Vas-y, enfonce la lame dans mon torse, et vise le cœur si possible, le provoqua Tiziano. Je m’en fous de mourir.
- Vous êtes dingues tous les deux, décréta Ciane.
Elle sortit sur le pas de la porte et appela Sayla qui se trouvait sur le trottoir d’en face en train d’attendre l’arrivée du bus.
- Viens vite Stefano menace de tuer Tiziano.
- Quoi ?
Sayla traversa la route pour venir remettre de l’ordre entre les cousins.
- Vous êtes malades tous les deux.
- C’est pas moi, se défendit Tiziano… Il veut me tuer…
- Regarde cette vidéo, intervint Stefano.
- Ok et alors, ce n’est pas la faute de Tiz’ si tu n’as pas été capable de reconquérir Ciane depuis ton arrivé à Fairview.
- Evidemment tu vas tenir avec lui, c’est ton frère.
- Stef, lâche ce couteau.
Le jeune homme se tenait sur le trottoir, le bus s’arrêta à l’arrêt d’en face, Sayla attrapa le poignet de son cousin afin de le désarmer. Stefano se souvint de la lutte entre lui et son père à Porto Cesareo et comment tout ça avait fini quand il avait voulu le désarmer. Ciane n’en valait pas la peine. Il allait lâchait l’arme mais Tiziano arriva pour porter son aide à sa sœur.
- Hou Hou Sayla chérie, cria Gaël depuis l’arrêt du bus.
Et c’est à ce moment que la tragédie se produisit.
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tiziano



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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 19:33

Gaël était un peu déçu que Sayla ne vienne pas le chercher à l’aéroport, mais cette déception ne gâchait en rien son bonheur de la retrouver et surtout sa joie d’avoir enfin signé un contrat avec une maison de disque. Dans un mois il repartirait à New York pour enregistrer son premier album. Il avait laissé ses maquettes au producteur qui avait été séduit pas ses chansons, les textes, la musique, mélange de pop, rock et funky. Il avait hâte d’annoncer la bonne nouvelle à Sayla. Ils allaient enfin pouvoir envisager l’avenir ensemble, et le soir même il allait la demander en mariage, cette fois plus aucun obstacle ne pouvait contrarier leur bonheur. Tout excité, sac au dos, il fut le premier à descendre de l’autobus, il fut un peu surpris de ne pas voir Sayla, mais elle devait être restée auprès de son frère. Il longea le bus pendant que les autres voyageurs descendaient, passa devant le véhicule et aperçut sur le trottoir d’en face, Sayla en train de discuter avec son frère et son cousin. Gaël était tellement pressé de la tenir dans ses bras et de lui annoncer son futur succès, il l’interpella :
- Hou Hou Sayla chérie !
Puis il s’engagea sur la chaussée pour la rejoindre. Plus encore que son appel à travers la rue, ce fut le bruit effroyable du choc qui interpella Sayla. Un choc terrible que Gaël n’avait pas vu venir, la voiture qui avait soudain déboîté de derrière le bus le heurta violemment de plein fouet. Le jeune chanteur fut projeté en l’air, il retomba tête la première sur le pare-brise de la voiture puis il fut traîné sur une centaine de mètres avant de chuter lourdement sur la chaussée. Plus encore que le coup de frein, que le bruit du choc d’une violence extrême c’est le terrible cri de frayeur que poussa Sayla, un cri strident, un cri d’horreur qui attira tous les habitants du quartier dans la rue où c’était joué le drame. Quelques secondes seulement après le choc, tous les habitants formaient un cercle autour de Sayla et Gaël. La jeune fille avait accouru auprès de l’homme qu’elle aimait, elle s’était jetée sur lui et fut terrorisée par les yeux grands ouverts de Gaël…. Ouverts dans le vide, ouverts et sans plus aucune trace de vie.

Au moment du choc, le docteur Gallagher qui roulait vite pour rattraper son retard était au téléphone en train de subir les remontrances de sa fiancée qui poirotait depuis deux heures. Pour éviter le bus, il avait déboîté d’un coup de volant brutal et c’est ainsi que, contre tous ses principes, il avait tué un jeune homme innocent destiné à un brillant avenir.




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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 20:30

Waouh, les mots me manquent.... (oui pour une fois -_-)
Une nouvelle dimension dramatique tout au long de l'episode, des personnages plus sombres que jamais, un suspens haletant (je parle pour mon perso) et une mort tragique et vraiment inattendue!!
Je ne saute pas de joie en ce moment, mais ça ne m'empeche pas d'etre tres impressionnée, il est surement bien plus difficile d'ecrire un episode aussi chargé emotionnellement que quelque chose de decontracté, donc felicitations à toi Tiz, et merci de t'etre donné la peine de nous faire ça aussi rapidement!!
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MessageSujet: Re: 4.10 The Broken Dream   Jeu 1 Avr - 20:35

OMG t'es un sacré grand malade toi, nous faire ça à nous mellow
Tu voulais du renouveau, je crois qu'on pouvait pas faire mieux. On pouvait sûrement pas faire mieux comme fin de saison également !
Un épisode très sombre, avec des personnages très torturé, manipulateur, parfois même complètement méchant. Une fin atroce, pour un épisode tout en émotion. Je te déteste mais je ne peux qu'admirer ce que tu as fait de nos persos, c'est une juste conséquence à tout ce qui c'est passé précedemment.
Je peux te dire que je m'attendais carrément pas à ça. Quand tu parlais de fin de saison, je m'attendais à un Cliffhanger peut-être mais pas quelque chose d'aussi violent.
Ca fait super bizarre parce que ce n'est qu'une fiction mais on est tous super choqués. On a adopté ses persos au fur et à mesure qu'on les découvrait dans leurs aventures et ça fait un peu aujourd'hui comme si on perdait vraiment quelqu'un. Du coup j'ai un peu l'impression de deviendre fou aussi huh
Enfin en tout cas je peux rien dire d'autres que chapeau, tu nous as sacrément surpris. T'as vraiment un esprit tordu et sadique quand tu veux >< !
Malgré la façon dont ça se termine, merci pour ce super épisode, une fois de plus magnifiquement bien écrit.
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