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 4. 09 Trip to Italy II

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tiziano



█ . EMPLOI/LOISIRS : Esclave du père Salama
█ . VOISINS : Van de Kampf (en ce moment)
█ . HUMEUR DU MOMENT : mélancolique
█ . RAGOTS : 650
█ . DATE D'ARRIVEE : 09/08/2007

MessageSujet: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:28

TRIP TO ITALYAN UNEXPECTED WEDDING (PART II)



AVERTISSEMENT





Avouez-le… mes petits avertissements en début
d’épisode avant lecture vous manquez, alors pour cet épisode voici
naturellement un petit texte avec quelques précisions pour la compréhension de
ce qui va suivre. Comme me l’a fait remarqué très justement la brillante Ciane,
il existe déjà un personnage qui se nomme Sandro dans notre DH même si on en
parle plus très souvent et comme le frère de Domy va prendre un peu d’épaisseur
dans cet épisode j’ai décidé de le rebaptiser ! Donc désormais le frère de
Domy se prénomme : « Stefano ». Ensuite comme je l’ai déjà dit, les
personnages principaux vont prendre de l’épaisseur eux aussi, pour cela je vais
aborder des sujets un peu plus graves, un ton et des scènes plus crus en
gardant naturellement l’esprit humoristique de notre DH. Bonne lecture!



PS : ne t’emballe Ciane si j’ai utilisé le mot « brillante »
c’est juste pour te mettre dans de bonnes conditions avant de lire ce qui va
t’arriver dans cet épisode….
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tiziano



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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:34

Aperçu nouveau couple partageant un délicieux repas dans le restaurant le plus chic et le plus coté de Fairview, en train de comploter pour contrecarrer les plans de leurs chers rejetons. Et oui les deux petits génies, on sait maintenant d’où vous vient cette faculté à manipuler si facilement vos contemporains

- Alors chère Narsheska, ce repas vous a-t-il convenu? Demanda Habib en s’essuyant le coin des lèvres avec sa serviette.
- Je crois que je ne me suis jamais autant régalé. Ce poisson était succulent.
- Je suis ravi que la nourriture vous a plu.
- Pas seulement la nourriture, le cadre aussi, le service et… votre compagnie…
- Hum… fit-il en rougissant légèrement (oui tel père telle fille… ) Je dois avouer que j’ai passé un excellent moment avec vous…
- Et maintenant après ces compliments, si nous discutions de nos enfants?
- Après ce bon repas, vous allez enfin me dire où votre fils a emmené ma fille?
- Ce n’est pas juste un excellent repas qui me rafraîchira la mémoire… Si je vous le dis, vous allez faire la peau à mon fils comme vous l’avez prétendu un peu partout dans la ville. Or… à mes yeux mon fils est très très cher, c’est mon trésor…
- Impossible que vous me dévoiliez l’endroit de leur cachette, alors…
- Si vous vous montrez très très très généreux… peut-être que je pourrais faire un effort.
- Un effort qui se monte à combien?
- Vous livrer mon fils… vous coûterait très cher… du genre me mettre à l’abri pour le reste de ma vie.
- ça ne serait pas très honnête car je ne toucherai pas à votre fils en réalité. Même si je pense que c’est un petit con qui mériterait une bonne leçon.
- Je pense que votre fille est plus coupable que Tiziano dans cette affaire de faux mariage…
- Alors ils méritent une bonne leçon tous les deux… Et je vous propose de contre attaquer.
- Nous y réfléchirons demain, je suis fatiguée, j’aimerais rentrer…
Habib appela le serveur, lui confia sa carte de crédit puis il emmena Narsheska vers la sortie où les attendait le chauffeur de la limousine. Il ouvrit la portière avec galanterie, contourna la voiture et s’assit à ses côtés.
- Joey, s’il vous plaît, conduisez-nous à Wisteria Lane où habite madame Catalano.
- Excusez-moi monsieur, dit Joey. Mais une tornade se dirige sur Wisteria Lane… ça ne serait pas très prudent de nous aventurer dans ce quartier.
- Vous êtes sûr?
- Oui monsieur. Voulez-vous que je mette les informations à la radio…
- Non. Je vous crois. Narsheska, ne me dites pas où est ma fille dites moi seulement qu’elle ne se trouve pas à Wisteria Lane.
- Soyez rassuré, Imanita et Tiziano sont très loin d’ici.
- Ouf! Finalement Tiziano a bien fait de l’emmener. Par contre, vos filles sont là bas…
- Oui mais elles ont des hommes à leurs côtés pour les protéger. Saraluna vit avec Brian et Sayla est entre de bonnes mains avec ce Gaël. Moi par contre, personne ne m’attend pour me mettre à l’abri.
- Je suis là moi… à vos côtés! Et je ne vous laisserez pas en danger. Joey conduisez-nous au Palace hôtel.
- Oh mais c’est un hôtel de luxe.
- Je ne vais pas inviter une femme de votre trempe dans un petit hôtel minable…
La limousine les déposa devant l’hôtel, le couple entra dans le hall luxueux. Habib avança jusqu’à la réception.
- Bonsoir Harold!
- Oh monsieur Salama! Soyez le bienvenu dans notre établissement.
- La suite est elle libre?
- Oui, elle est toujours libre pour vous monsieur Salama.
- Alors nous allons y passer la nuit.
- J’appelle le garçon de service pour monter vos bagages.
- En fait, nous n’avons pas de bagage…
- Vous allez rejouer la nuit de noces de votre fille avec son ex pseudo mari.
- Non mais avec du recul nous avons du vraiment les contrarier avec notre présence. Et j’en suis content !
- Monsieur a raison, confirma Harold avec un petit sourire pince sans rire très british.
- Cette dame est la mère de Tiziano.
- Oh enchanté de connaître la maman d’un garçon capable de se marier avec une fille pour lui sauver la mise face à son père. Si vous aviez vu son visage lorsque je l’ai accusé d’avoir peur de ne pas être à la hauteur des attentes sexuelles de sa femme, en mettant en doute sa virilité.
- Epargnez-nous les détails je vous prie.
- Euh oui excusez moi monsieur. Voici les clefs. Passez une bonne soirée…

Après la fille et le fils, le père et la mère… hum la nuit s’annonce hot dans la suite du palace hôtel
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:38

Quand Paolo Moscara pénétra dans la cuisine à 5 heures du matin, Maria était déjà là à s’affairer, préparer le café, le petit-déjeuner avec son chignon grisonnant et son tablier blanc.
- Pourquoi n’es-tu pas montée te coucher? Lui reprocha Paolo.
- J’ai perdu l’habitude de vivre aux heures d’ici…
- Il est inutile de veiller la nuit, maintenant que ton fils chéri est rentré…
- S’il te plait ne fais pas d’esclandre… pas en présence de Tiziano.
- Tiziano… de la mauvaise graine celui-là… il ne vaut pas mieux que Domenico. Il ne rentrera pas dans le droit chemin en fréquentant son cousin.
- Tu ne peux vraiment pas t’empêcher de maudire tout le monde.
- C’est vrai ta sœur est un modèle de mère.
- Bois ton café et tais-toi.

Ciane avait passé la nuit à se retourner dans son lit… entre la chaleur, les ronflements incessants de Yukinari, et le décalage horaire, il lui avait été impossible de fermer l’œil. Yukinari, son pseudo mari parlait aussi en dormant ou plus exactement en rêvant, ça elle l’avait compris avec horreur quand il avait énumérer un certains nombre de parfum de glaces… et s’il ne parlait pas dans son sommeil, il ronflait, elle l’avait poussé plusieurs fois pour qu’il change de position mais à chaque fois, au bout de quelques minutes il se remettait sur le dos et ronflait à nouveau. Le jour se levait à peine, elle avait maintenant une folle envie de faire pipi. Elle se retenait depuis un moment, n’osant pas sortir de la chambre. Mais là elle ne tenait plus, alors n’écoutant que son courage et surtout son envie de se soulager, elle se leva, ouvrit délicatement la porte, avança à pas de loup dans le couloir, elle marcha à pieds nus sur les tomettes encore chaude de la journée de la veille. Il faisait sombre, elle passa devant la salle de bains quand la porte de celle-ci s’ouvrit brutalement, elle sursauta et buta contre le torse nu du garçon qui sortait de la douche. Elle s’écarta, s’excusa. La lumière de la pièce éclaira le jeune homme une serviette autour de la taille, elle se sentit gêné dans son petit débardeur échancré sur sa poitrine généreuse, et dans sa simple petite culotte colorée. Elle regretta à cet instant de ne pas avoir pris le temps de passer un vêtement plus…correct… habillé.
- Tu te lèves vachement tôt! S’exclama Stefano.
- Ho tu parles anglais? S’étonna Ciane.
- Bah oui… tu vois…
- Toi aussi tu te lèves de bonne heure dis donc…
- Normal, j’aide mon père sur son bateau… on part en mer très tôt. Par contre toi tu es en vacances, non?
- Oui mais avec le décalage horaire j’ai pas du tout envie de dormir…
- Je comprends… Au fait… tu… tu n’es pas vraiment marié avec le copain de Tiz’…
- Si… Pourquoi tu dis ça?
- Je vous ai observés tous les deux hier soir pendant le repas, jamais Yukinari n’a jeté un regard sur toi, par contre il bavait sur mon frangin…
- Tu dis n’importe quoi…
- Domy m’a raconté que le meilleur pote de Tiz’ est gay, inutile de me cacher la vérité, ça peut marcher avec mes parents mais pas avec moi…
- Ok j’avoue! C’est une idée de ton frère…
- Il ne manque jamais d’imagination…
- Oui ça doit être une spécificité des italiens, remarqua Ciane. Et Domy sait que Yukinari le mate?
- Non… Bon faut que je rejoigne mon père sur le port. Mais si tu veux on peut poursuivre cette conversation à mon retour…
- Je ne sais pas…
- Je t’emmènerai faire les magasins avec Imanita dans la grande ville la plus proche, je vous ai entendues parler boutiques hier soir et vous désespérer d’être tombées dans un village reculé…
- C’est surtout Ima qui adore faire les boutiques.
- Pendant ce temps, nous pourrons discuter tranquille… Alors ça marche?
- J’en parlerai à Ima.
- Le principal c’est que toi tu en aies envie…
Il lui adressa un clin d’œil complice et un sourire irrésistible. Bizarrement, elle avait passé un excellent moment en sa compagnie et tout d’un coup elle était pressée d’être à tout à l’heure quand viendrait le moment où il l’emmènerait visiter la région… Séduite par son drôle d’accent italien musical, elle en avait oublié son envie de faire pipi qui lui revint avec force au bout d’un petit moment le temps qu’elle redescende de son petit nuage…
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:45

Après ce petit intermède, Ciane retourna se coucher et, bercé par la voix de Stefano qui tournoyait dans sa tête et par le souvenir de son magnifique sourire, elle s’endormit enfin… pas pour longtemps puisque à peine une heure après, Domenico entra en trombe dans la chambre, claqua la porte pour réveiller les deux dormeurs, ouvrit en grand les volets, laissant pénétrer les rayons du soleil qui brillait dans un ciel parfaitement bleu. D’abord agressé par la lumière vive, Yukinari grogna, se retourna en se frottant les yeux, puis, quand il aperçut Domenico vêtu d’un simple caleçon, il ouvrit en grand les yeux et le détailla avec plaisir. Ciane de son côté, se cacha la tête sous l’oreiller en râlant.
- Debout les jeunes mariés! S’écria Domenico.
- Hum hum j’ai envie de dormir, ronchonna Ciane.
- Tu aurais pu nous épargner les jeunes mariés, lui reprocha Yukinari sans détourner les yeux du jeune homme.
- On a un problème régler…
- Quel problème? Grogna Ciane.
- Yuki ne t’a pas raconté?
- Non…
- Bah alors Yuki! S’étonna Domenico.
- Heu oui… quoi? Balbutia Yukinari imprégné par l’objet de son désir.
- Ma mère a téléphoné à sa sœur…
- Génial! Fit Ciane en se retournant. Super nouvelle. J’espère que la sœur de ta mère se porte bien mais nous franchement on s’en fout alors dégage et laisse nous dormir.
- Réfléchis Tchiane, la sœur de ma mère c’est ma tante, la mère de Tiz’…
- Génial, merci de ces précisions, mais je ne vois toujours pas où est le problème…
- ça signifie que maintenant quelqu’un à Wisteria Lane sait que Tiz’ et Ima se cachent ici…
- Tu crois qu’elle va le répéter à quelqu’un?
- Connaissant son passé, je pense que ma tante n’est pas très fiable… donc cette cachette n’est plus très sûre et il faut prévenir Ima et Tiz’.
- Je suis d’accord avec toi. Alors pourquoi tu es venu nous réveiller nous et pas Tiz’ et Ima?
- Je ne peux pas entrer dans leur chambre comme ça… Si Ima est en petite tenue…
- Et par contre ça ne te gêne pas d’entrer dans la nôtre… évidemment.
- Bah vous je savais bien que vous n’alliez pas dormir à poil, vous n’êtes pas mariés…
- Ima et Tiz’ ne sont pas mariés eux non plus…
- Oui mais toi Tchiane tu es leur amie alors tu peux les réveiller.
- Toi tu es le cousin de Tiz’ alors tu te débrouilles.
- S’il te plait, fais un effort… tu connais mieux les réactions d’Ima que moi…
- Bon Yuki tu n’as qu’à y aller Ima et Tiz’ sont tes meilleurs amis après tout…
- Ah heu…. Là non, c’est pas possible, réfuta Yukinari trop excité pour se lever devant tout le monde…
- Mais pourquoi?
- Faudrait que je prenne une douche avant…
- Une douche? Tu te fous de moi?
- Heu.. Non je t’assure, reprit Yukinari tout gêné, son excitation ne faisant qu’amplifier.
- Vous êtes vraiment des dégonflés les gars… C’est bon j’y vais qu’on en finisse.
Ciane se leva et se dirigea vers la chambre de ses amis. Après son départ, Domenico sauta sur le lit, s’allongea à côté de Yukinari qui ne tenait plus en place, si ça continue il allait exploser!
- Ouf ça a marché! soupira Domenico en donnant une petite tape sur l‘épaule de Yukinari.
Ce contact provoqua une sensation forte sur Yukinari. Il lui fallait vraiment une bonne douche glacée pour modérer ses ardeurs.
- Hou là qu’est ce que tu as là dans le cou ? demanda Domenico en posa un doigt sur la peau d’ice cream boy. Lequel, dans ces conditions ne savaient pas s’il pourrait contenir ses pulsions très longtemps.
- T’as la peau vachement douce, ajouta le jeune italien. A mon avis t’as été piqué par un moustique. Tout à l’heure je te mettrai de la pommade…
- Euh… c’est gentil mais ça ira, réfuta Yukinari de plus en plus gêné vis-à-vis de son ami dont la proximité l’excitait chaque seconde davantage.
- Comme tu voudras.
Pouvait-il imaginer même dans ses rêves les plus fous se retrouver au lit avec le garçon qui le faisait fantasmer depuis plusieurs semaines ?
- HOOOOOOOOOOOOOOOOO ! Quelle HORREUR !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! hurla Ciane.
- Que se passe-t-il ? s’interrogea Domenico. Viens faut qu’on aille voir….
- Euh…. Non moi je ne peux pas.
- Arrête fais pas le grincheux, Tchiane a poussé un cri abominable, elle a besoin de nous.
Domenico se précipita dans la chambre voisine, Yukinari se leva et, pour cacher son excitation il s’enroula dans le drap.
- Que se passe-t-il ? demanda Domenico en voyant le regard horrifié de Ciane en train de contempler les deux ex mariés dans une position plus qu’équivoque… Tiziano allongé sur le dos, un bras sous l’épaule nue d’Imanita, le visage de la jeune fille posée sur le torse du jeune homme, le drap à peine remonté à leur taille laissait paraître qu’ils étaient nus, les trois compères pouvaient évidemment imaginer que ces deux là n’avaient pas beaucoup dormi….
- Oh purée ! s’exclama Domenico… il leva son portable et prit les tourtereaux en photo.
- J’ai l’impression qu’ils ont joué au scrabble toute la nuit, ajouta Yikinari en découvrant ses deux amis ainsi enlacés.
- T’as pas entendu un bruit, grogna Tiziano dans son sommeil…
- Oui c’est bizarre, confirma Imanita sans ouvrir l’œil.
- J’ai l’impression que quelqu’un est entré dans la chambre…
- Vas voir ce qui se passe, c’est toi le garçon, balbutia Imanita en baillant.
Tiziano ouvrit les paupières…
- Ho… greeny girl, le cousin collant et…. Putain… tu t’es déguisé en Cléopâtre Yuki ?
- Qu’est ce qu’ils veulent ? interrogea Imanita toujours dans son sommeil.
- Putain mais sortez de notre chambre ! ordonna Tiziano en en remontant le drap sur Imanita.
- On a un petit problème, expliqua Domenico.
- Oui, ben si vous restez là vous allez avoir un gros problème…
- Vous…. Qu’est ce que vous avez fait cette nuit ? demanda Ciane.
- Ça ne te regarde pas… maintenant laissez nous tranquille et sortez…
- La mère de Domy a téléphoné à la mère de Tiz pour lui dire qu’elle était très heureuse que Tiz passe ses vacances chez elle en compagnie de sa ravissante femme, expliqua à brule pour point Yukinari.
- Je ne suis pas la femme de Tiz’, dit Imanita d’un ton sévère en se redressant tout en gardant le drap contre sa poitrine.
- On s’en fout, le problème c’est que maintenant la cachette n’est plus très sûre.
- Ne vous inquiétez pas si jamais le père d’Ima arrive ici les parents de Domy sauront le recevoir, dit Tiziano.
- Ok si ça ne t’inquiète pas, poursuivons nos super vacances ici… On se retrouve plus tard, conclut Ciane. Allez venez les garçons laissons les tourtereaux tranquilles.
- Et il ne s’est rien passé cette nuit, lança Imanita.
- Mais oui c’est ça on vous croit, dit Yukinari avant de sortir.
- C’est malin, s’écria Imanita en se levant une fois les autres sortis. Qu’est ce qu’ils vont croire maintenant ?
- Qu’on a joué au scrabble… c’est pas un drame non plus… fit Tiziano en se recouchant.
- Oui bah pour moi il ne s’est rien passé et c’était vraiment dramatique cette nuit…, dit la jeune fille sans pitié avant de s’enfermer dans la salle de bains.

Sois tranquille I. tu n’es pas la seule à avoir joué au scrabble une partie de la nuit… J’en connais deux autres qui eux, ont pris beaucoup de plaisir dans la suite luxueuse où tu avais passé ta nuit de noces !!! Et crois moi tu vas tomber de haut quand tu apprendras cette nouvelle idylle
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tiziano



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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:47

Par quelle opération mystérieuse M.I. a-t-il reçu sur son ordinateur la photo des tourtereaux enlacés dans un lit ?.... Quand l’auteur de ce cliché sera connu… il risque de le payer très très cher… Le genre de photo torride dont notre informateur mystérieux sait toujours faire bon usage. Quelques secondes plus tard des centaines de personnes à Fairview et même au de là, ont reçu un MMS sur le mobile ou un mail spécial sur leurs ordis. L’avion privé de la famille Bass était en train d’atterrir sur l’aéroport de Brindisi lorsque le portable de Chuck vibra. Habituellement il ne prêtait pas attention aux SMS de M.I mais là au moment où l’avion touchait le sol italien, lassé par les heures longues et ennuyeuses de ce voyage, il ouvrit le message et découvrit sur l’écran de son téléphone la photo de la femme pour laquelle il avait parcouru tous ces kilomètres serrée dans les bras de son ami, dans une position qui ne laissait aucun doute sur leur relation. Chuck Bass posa les yeux sur le hublot, referma son portable. A l’horizon, le bleu magique de l’Adriatique qui faisait rêver les touristes, prenait pour lui une saveur amère…

En fin de matinée, Tiziano retrouva Imanita dans le petit jardin ombragé derrière la maison. La jeune fille se délassait dans un hamac en bouquinant un roman de Federico Moccia intitulé « j’ai envie de toi » dont les héros qui se provoquent sans cesse lui rappelaient sa relation avec Tiziano…
- Qu’est ce que tu lis ? lui demanda-t-il.
- Un roman facile à lire…
- Hum… Federico Moccia… un auteur italien… décidément tu prends gout à l’Italie.
- Bon qu’est ce que tu veux Catalano ?
- Je l’ai déjà lu ce bouquin, l’histoire me fait un peu penser à toi et moi…
- Sauf que les héros sont amoureux et que moi je suis amoureuse de Chuck…
- Tu ne m’en as pas donné l’impression cette nuit.
- Ce qui s’est passé cette nuit c’est juste ma réponse à la trahison de Chuck… Je t’ai juste utilisé pour me venger.
- Alors tu dois être heureuse que M.I a envoyé notre photo à tout le monde… Ton cher ami Chuck appréciera sûrement.
- Si j’apprends que tu y es pour quelque chose tu me le paieras Catalano.
- Je ne te crois pas…
- Oh si tu me le paieras très cher.
- Non je ne te crois pas quand tu dis que tu m’as juste utilisé pour te venger.
- Tu veux que je te parle franchement ?
- Je t’écoute.
- Je me suis ennuyée cette nuit avec toi. Maintenant excuse moi mais Ciane et Stefano m’attendent pour aller faire les boutiques. On dirait que finalement tous les italiens ne sont pas aussi macho que toi.
Tiziano accusa le coup… il aurait envie de la retenir, de lui prouver qu’elle ment, qu’elle se trompe, de lui montrer que lui aussi si elle le souhaitait il pouvait l’accompagner faire les boutiques. Mais il se jeta sur le hamac, prit le livre qu’elle avait délaissé, scruta la couverture en pensant que même si Ima voulait prouver le contraire, comme les personnages de ce roman, elle et lui ne peuvent se passer l’un de l’autre…

Quand vers dix heures le matin, Narsheska Catalano (ndla : quelle idée on a eu de choisir le pseudo le plus compliqué pour le prénom de ma mère enfin de celle de Tiz quoi…) s’étira dans les draps de soie, elle ouvrit un œil et découvrit Habib Salama assis dans un fauteuil en train de l’observer avec tendresse et amour d’un œil bienveillant.
- Qu’est ce que tu regardes ? demanda-t-elle avec un doux sourire.
- Toi…. Te regarder dormir est un véritable bonheur…
- Tu es gentil…
- Non…. Je ne suis pas gentil, je suis juste amoureux… Tu…tu as passé une bonne nuit ? l’interrogea-t-il en lui caressant les cheveux.
- Une excellente nuit…. La plus belle de ma vie. Je ne pensais pas retombée un jour amoureuse… En réalité je crois qu’avant cette nuit, je ne savais pas ce que c’était d’être amoureuse.
- Moi aussi j’ai passé une nuit extraordinaire. Tu me fais une petite place dans le lit?
- Oui volontiers. Prends-moi dans tes bras.
Habib la rejoignit sous les draps, et l’étreignit contre lui. A ce moment là quelqu’un toqua à la porte.
- Entrez, cria Habib.
- Bonjour monsieur, dit Harold en entrant tout en poussant devant lui un plateau roulant chargé d’un copieux petit-déjeuner pour deux. Monsieur et son amie ont-ils passé une agréable nuit ?
- Ce fut un moment exquis Harold ! confirma Habib.
- Vous m’en voyez ravi, dit Harold. Voici votre petit-déjeuner. Jus de fruits, au choix, café, thé, lait… friandises, fruits, fromage…
- Merci Harold. Nous découvrirons nous-mêmes de quoi est composé le plateau.
- Oui… bien sûr. Excusez-moi. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à m’appeler.
- Merci.
- Il fait très gentleman british, fit Narsheska une fois Harold sorti.
- Oui il est parfait dans son rôle. Chérie…
- Oui ?
- Est-ce que tu veux m’épouser ?
- Ho je… quoi ?
- Excuse-moi je suis un peu brutal…
- Non… C’est juste que… c’est un peu rapide non ?
- Oui mais réfléchis : je suis tombé sous ton charme, c’est un vrai coup de foudre et… je regrette de ne pas t’avoir rencontrée plus tôt.
- Oui moi aussi je t’avoue.
- Et puis on pourrait donner une belle leçon à Ima et Tiz’ en leur rendant la pareille… si ce n’est que nous, nous allons faire un mariage d’amour sans tralala et que je n’ai pas l’intention d’annuler notre mariage. Je veux passer le restant de ma vie à tes côtés. Jusqu’à avant-hier ma vie était triste et morne, toi tu es arrivée dans mon bureau et, soudain, le soleil a à nouveau briller dans mon existence.
- C’est très beau ce que tu me dis là… Mais je ne veux pas t’épouser juste pour donner une bonne correction à nos enfants. Si je t’épouse ce sera parce que je t’aime.
- Et alors tu m’aimes ?
- Ho oui je t’aime. J’ai l’impression de vivre un conte de fée depuis que je suis entrée dans ton bureau.
- Alors dis moi Oui. On fera deux pierres d’un coup : un mariage d’amour et une bonne leçon à Ima et Tiz.
- C’est un peu rapide…un peu fou aussi.
- Soyons un peu fous, j’en ai marre d’être trop sage, d’avoir une vie bien rangée. Je veux t’offrir tout mon amour, tout ce qu’il y a de plus beau pour toi qui a vécu tant de moments difficiles. Et nous formerons une vraie famille toi, moi Ima et Tiz.
- Elles sont belles ses fraises… dit-elle en croquant dans un fruit. Habib… c’est une décision complètement folle mais oui oui oui oui oui je veux devenir ta femme !
- Oh tu es formidable s’écria-t-il en l’embrassant fougueusement. Je t’aime mon amour ! J’appelle Harold.
- Harold ? Tu es sûr qu’on a besoin de lui ?
- Oui pour lui commander une bouteille de Champagne. Je veux fêter notre futur mariage. Je réserve mon jet privé et nous décollerons cet après midi pour Las Vegas.
- Las Vegas ? Tu veux jouer au casino ?
- Non je veux me marier tout de suite avec la femme que j’aime.
- Habib tu es fou.
- J’ai l’impression de retrouver ma jeunesse.
- Tout cela est si… précipité… on n’invite personne ?
- J’ai juste besoin de toi.
- Monsieur vous m’avez appelé ? fit Harold.
- Oui Harold nous allons nous marier.
- Félicitations monsieur… Quand vous parlez mariage s’agit il du même type de mariage que celui de votre fille ?
- Harold ! Taisez-vous et apportez nous une bouteille de Champagne !
- Alors je peux vraiment me réjouir. Compliments monsieur. Madame est une ravissante femme.
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:48

Comme chaque semaine, Mitch Gordon s’apprêtait à embarquer dans l’avion à destination de Dallas. Il détestait prendre l’avion. Depuis tout petit, il avait peur de ces appareils à la lourde carlingue et aux ailes énormes, volant, transportant des centaines de personnes qui mettaient leur vie entre les mains d’un inconnu : le pilote. Il avait si souvent vu des images de catastrophes aériennes à la télévision et depuis le 11 septembre 2001 sa peur était encore pire. Deux ans auparavant, Mitch avait obtenu une belle promotion, le genre de promotion qu’on ne peut pas refuser. A Dallas. La solution aurait été de déménager mais sa femme et ses enfants, deux jeunes adolescents, préféraient rester dans leur maison de Fairview, là où ils avaient tous leurs amis et connaissances. Alors, Mitch avait pris sur lui et accepté de prendre l’avion chaque semaine pour se rendre à Dallas. Ce soir là, les avions au départ et à l’arrivée de Fairview, avaient tous beaucoup de retard à cause de la tornade qui avait dévasté plusieurs quartiers de la ville. Cette attente interminable ajoutait au stress, à la peur et à l’anxiété de Mitch. Au lieu de faire les cent pas dans l’aérogare, il décida d’aller fumer une cigarette à l’extérieur, il traversa le grand parking et se dirigea vers le terrain vague qui le bordait, afin de se retrouver seul dans la solitude, loin de ce monde agité et du bruit des réacteurs. Il alluma la cigarette, marcha dans l’obscurité à travers les herbes folles quand tout d’un coup son pied rencontré une drôle de matière indéfinissable. Il alluma son briquet pour éclairé cette chose qui traînait par terre et découvrit avec frisson le cadavre d’un homme…
En début d’après midi, Maria Moscara était partie chez une amie, Paolo traînait sur le port à ranger ses filets, Yukinari se reposait dans la chambre, Tiziano dormait dans le hamac, Imanita et Ciane attendaient Stefano qui finissait de se préparer. Il s’était douché, parfumé pour faire disparaître toute odeur de poisson, il avait pris son temps aussi pour se coiffer. Les filles l’attendaient à l’ombre d’un pin, Imanita bougonnait dans son coin.
- Je ne suis pas certaine qu’on puisse trouver un magasin de mode digne de ce nom dans ce fin fond de l’Italie…
- C’est pas un pays sous développé non plus, rétorqua Ciane qui se moquait bien de trouver un magasin.
- Milan, Turin, Rome, Florence, Venise, oui c’est la civilisation et des villes à la mode mais ici… dans les Pouilles, déjà ce nom tu parles…. On ne risque pas de trouver une boutique à la mode.
- T’en n’as pas marre de faire ta snob ?
L’arrivée de Stefano mit fin à cette conversation statique. Le regard de Ciane fut attiré par le jeune homme habillé avec beaucoup de goût, d’originalité tout en restant très classe : jean bleu délavé avec une double surcoutures blanches sur les côtés et autour des poches, ceinture « Dolce Gabbana », une chemisette blanche très classe avec les deux premiers boutons entrouverts laissant paraître un petit collier ras de cou avec une dent de requin en forme de « S » comme Stefano, des converses bleu marine, des bracelets trop cools au poignet droit, une bague étrusque d’une drôle d’originalité virile, une montre au cadran et au bracelet un cuir très large sans oublier les inévitables lunettes de soleil ray ban. Les italiens savent vraiment s’habiller et soigner leur look même dans le fin fond des Pouilles, pensa Ciane en fusillant Imanita du regard car le jeune homme prouvait que miss snob avait tort. Surtout Ciane se sentait un peu gênée comparée à lui dans son petit bustier vert, son short vert anis et ses tongues de la même couleur évidemment. « Heureusement que je suis allée chez le coiffeur avant de venir » pensa-t-elle.
- Vous êtes prêtes les filles ?
- Oui ça fait deux heures qu’on poirote, lança Imanita.
- Non, elle abuse, on vient juste d’arriver, rectifia Ciane.
- Je monte à l’arrière, décida Imanita en voyant la petite Fiat 500 bleue avec deux bandes rouges sur les côtés, toute cabossée.
- Comme tu voudras, dit Ciane toute contente de s’asseoir à l’avant à côté du séduisant chauffeur.
- Tu nous emmènes où ? demanda Imanita en fermant les yeux quand Stefano s’engagea dans une ruelle en sens interdit défiant le panneau interdisant l’accès.
- A Taranto. C’est la grande ville la plus proche.
- Euh… Tu as pris un sens interdit, dit Ciane, un peu inquiète.
- C’est un raccourci… ne te fais pas de souci, ici… le code de la route faut pas le respecter sinon tu te fais bouffer par les autres. On a nos propres règles de conduite…
- Cool c’est rassurant.
- Et il y a un centre commercial à Tara… machin ? se renseigna Imanita.
- Oui même plusieurs. Avec des tonnes de boutiques aux enseignes connues dans le monde entier. Taranto est une grande ville construite sur deux langues de terre qui se rejoignent dans la mer et entre lesquelles se trouve une petite île où a été fondée la vieille vielle. Le Duomo est magnifique sur le plan architectural dans un style baroque.
- C’est dingue comme vous les italiens vous aimez et vous êtes fiers de l’art de vos villes, remarqua Ciane. Remarque l’Italie est un vrai musée sur le plan artistique…
- Taranto n’est pas une ville très touristique, c’est un port militaire mais elle est aussi très industrialisée avec de la sidérurgie, de la pétrochimie etc… Le taux de rejet de dioxine est plus élevé que la normal accepté par les normes européennes. Surtout si le vent du Nord souffle. Les habitants disent que les industries les font vivre mais les font mourir aussi…
- C’est pas très gai, dit Imanita.
- Aujourd’hui le vent est orienté au Sud donc la pollution s’éloigne.
Ils longèrent la côte vierge jusqu’à Taranto entre mer bleue, plage de sable fin, dunes, pinède et oliviers. Quand Imanita ouvrit les yeux, elle découvrit un énorme centre commercial à la périphérie de la ville et elle se sentit aussitôt revivre !
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:52

Continuons notre voyage en Italie par un petit intermède avec des image d ela ville où se trouvent nos héros.....

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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:54

Quand en milieu d’après midi Domenico Moscara rentra à la maison, il se sentait tout excité et heureux, il n’y avait personne, il en fut à la fois déçu et très heureux car il valait mieux se retrouver seul. Il entendit un bruit dans la chambre en haut, grimpa l’escalier quatre à quatre et se précipita avec excitation dans la chambre où se trouvait Yukinari.
- Salut mec, t’es seul ?
- Euh… Oui, ils sont tous sortis, répondit Yukinari.
- Génial ! s’écria Domenico. La maison pour nous tous seuls ! C’est pas super cool ça ?
- Euh… Si c’est super cool…. Répéta Yukinari plutôt étonné par l’empressement du garçon au regard et au visage hyper « cute »….
- Bon alors puisqu’on est seuls un petit moment, allons dans ma chambre, on sera plus tranquille.
- Euh… dans ta chambre ? demanda Yukinari très surpris par cette invitation inattendue.
- Oui suis moi.
Yukinari ne se fit pas prier et suivit le garçon jusqu’à sa chambre. Arrivés dans la pièce, Domenico ôta son tee-shirt sous les yeux ébahis de Yuki… il se pinça pour vérifier s’il était bien éveillé. Mais non il ne rêvait pas. Il se retrouvait dans la chambre du garçon qui le faisait le plus fantasmer depuis plusieurs jours, un garçon qu’il pensait jusque là inaccessible. Il savait que si Tiziano apprenait qu’il avait couché avec son cousin, il serait en colère mais d’abord, il n’y a pas de raison qu’il l’apprenne et ensuite il était hors de question de rater une telle occasion de réaliser son fantasme. D’accord il n’était pas amoureux de Domenico, il ressentait juste une terrible attirance physique comme jamais il ne l’avait ressenti avec un autre garçon.
- Attends moi une seconde, je vais chercher un truc dans la salle de bain, tu verras, tu ne seras pas déçu d’être le premier. Tu ne vas pas le regretter, promit-il tandis que Yukinari restait bouche bée, le regard fixé sur le torse bronzé du garçon.
Pendant son absence, Yukinari retrouva ses esprits, il enleva sa propre chemise, commença à débouter son pantalon et à le baisser au moment où Domenico revint.
- Ho mais qu’est ce que tu fabriques ? demanda Domenico.
- Bah…je… je croyais que….
- Quoi ? Que je voulais coucher avec toi ? T’es malade ? Faut te faire soigner. Je suis pas PD moi. Dégage, dégage de ma chambre, hurla Domenico. Tu me dégoûtes.
Yukinari, honteux de sa méprise, enfila sa chemise, ne prit pas la peine de reboutonner son pantalon et s’enfuit en courant. Quand il passa la porte de sortie dans la rue, il bouscula violemment Tiziano qui tentait d’entrer.
- Ho ! qu’est ce qui te prend Yuki ? s’écria Tiziano.
Le jeune homme ne prit pas la peine de répondre il courut dans la rue, vers la plage sans se retourner.
- Sale PD ! cria encore Domenico du haut de l’escalier.
- Non mais t’es pas bien Domy ? demanda Tiziano. Pourquoi tu le traites comme ça,
- Ce sale PD a tenté de me violer dans ma propre chambre.
- T’es dingue ! Ce n’est pas le genre de Yuki.
- Bien sûr que c’est son genre de saliver devant les garçons.
- Je vais te mettre mon poing dans la gueule si tu ne retires pas ça tout de suite, le menaça Tiziano en le rejoignant dans la chambre. Raconte moi ce qui s’est passé.
- Rien je l’ai invité dans ma chambre…
- Et tu t’es désapé devant lui ?
- Oui évidemment.
- Pour l’aguicher ?
- Non.
- Tu parles, tu l’emmènes dans ta chambre tu te désapes, que voulais-tu qu’il pense.
- C’était juste pour lui montrer ça.
- Quoi ?
- Mon tatouage. Je me le suis fait cet après midi. Comme il n’y avait que lui à la maison je voulais le lui montrer, j’en suis vachement fier tu vois. Par contre faut pas que mes parents l’apprenne sinon ils me tuent.
- Tu t’es fait un tatouage ?
- Oui là en bas du dos. Un aigle, il est beau non ?
- Mais t’es un grand un malade.
- Pourquoi ?
- Tu vas porter cette horreur sur toi toute ta vie… T’imagines quand tu auras 50 ans sur ta peau toute flasque…
- Je te croyais plus cool Tiz’.
- Et comment tu l’as payé ?
- Euh…
- Vas-y, dis moi…
- Il restait un peu de fric du voyage…
- Il reste de la tune ?
- Oui.
- Mais combien tu as volé à Carlos ?
- Bah…. Je sais pas trop….
- Il en reste encore ?
- Non….
- Dis moi la vérité.
- Ok il en reste un peu.
- Où est la tune ?
- Je… je ne te le dirai pas.
- Ok alors je dirai à ton père que tu t’es fait un tatouage.
- Tu n’as pas le droit Tiz’ !
- Et toi tu avais le droit de voler mon père ? On avait dit juste de quoi payer le voyage. Où est le reste ?
- Tiz’, non je t’en prie c’est moi qui ai pris tous les risques.
- Ok, c’est bon je vais parler à ton père tout de suite.
- Non…. Ne fais pas ça. Tiens je te donne tout.
Domenico ouvrit le tiroir de la commode en tira une grosse enveloppe et la donna à son cousin. Tiziano la lui arracha des mains et compta les billets.
- Putain ! J’y crois pas ! il y a encore 5000 dollars. Tu as volé au moins 10000 dollars ! T’es cinglé. Quand Carlos va s’apercevoir de ça il va me tuer. Je garde l’argent. Tu iras demander pardon à Yukinari et tu ne rentreras pas avec nous à Fairview.
- Garde l’argent, je ferai tout ce que tu veux mais ramène moi à Fairview.
- Non, tu as fait assez de conneries comme ça entre le vol de l’argent, le vol du revolver, le fait que tu te sois fait passer pour moi pour séduire une gonzesse et enfin la façon dont tu as traité Yukinari. Ça suffit tu restes ici, je ne veux plus de toi à Fairview. Et tu as intérêt à faire tes excuses à Yukianri sinon je balance tout à tes parents. Ciao.
En partant, Tiziano rencontra Paolo.
- Que se passe-t-il Tiziano ?
- Rien, un truc entre moi et Domy… Excuse moi je dois rejoindre mes amis à la plage.
Le pêcheur monta à l’étage et entra dans la chambre de son fils.
- Alors que s’est il passé avec Tiziano ?
- Rien papa, répondit Domenico en enfilant rapidement son tee shirt.
- Je vous ai entendu vous disputer, alors tu ferais mieux de me raconter.
- C’est un truc entre lui et moi.
- Ce n’est pas parce que tu as passé plusieurs mois en Amérique que les choses ont changé…. Ça n’a rien effacé fiston. Alors parle moi avant que je m’énerve.
- Il ne s’est rien passé papa. Tout va bien entre Tiz et moi….
- Je m’en fous si tu te disputes avec ce bon à rien, rétorqua Paolo en avançant d’un air menaçant sur son fils.
Domenico recula face à son père, celui-ci claqua la porte du pied, bouscula le garçon jusqu’à ce qu’il fut plaquer le dos contre le mur.
- On va s’amuser mon fils, comme au bon vieux temps.
- Non…. Arrête, c’est fini…
- Non, dit-il avec un sourire machiavélique.
- Non, non papa NON ! NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:56

Stefano était un garçon trop cool. Il avait conduit les filles dans plusieurs centres commerciaux, ils les avaient accompagnées partout sans rechigner, il était entré dans tous les magasins, avait donné son avis quand elles avaient essayé des tonnes vêtements super méga géniaux, hyper classes ou carrément excentriques, il avait donné son avis, un avis toujours très juste, intelligent et réfléchi, il avait porté les sacs, bref la perle rare, trop beau pour y croire ! Même Imanita était obligée d’admettre que ce garçon avait de la classe, au point qu’elle se demandait s’il existait vraiment un lien de parenté entre lui et Tiziano ! Après avoir fait du shopping dans deux centres commerciaux, Stefano emmena les filles au centre ville, dont les longues rues perpendiculaires les unes aux autres étaient bordées de beaux magasins souvent dédiés à la mode masculine en raison de la présence du port militaire, mais les femmes n’étaient pas en reste non plus. D’ailleurs, Imanita s’arrêta net, scotchée le nez à la vitrine d’un magasin de…. Chaussures.
- Oh regardez ce magasin de chaussures , un san marino! s’exclama Imanita. J’adore ces modèles !
- Non… mais tu te moques de nous ! Tu nous as déjà entraînés dans plus vingt boutiques de chaussures…. On en a ras le bol ! se plaignit Ciane. Tu as acheté une dizaine de paires de chaussures en tout genre au point que tu risques de payer un supplément de bagages dans l’avion de retour !
- Roohhh ce que tu peux être rabat joie greeny, ronchonna Imanita.
- Ça suffit les boutiques de chaussures, moi j’ai envie de me balader sur le bord de mer, de manger une glace de boire un truc frais…
- Ne vous battez pas les filles, intervint Stefano. Voilà ce que je vous propose, toi Imanita tu vas dénicher une nouvelle paire de chaussure dans ce magasin, pendant ce temps, Ciane et moi allons manger une glace dans cette « gelateria » juste en face en t’attendant.
Décidément ce garçon savait aussi arrondir les angles et faire plaisir à tout le monde, pensa Ciane.
- Super ! je vous retrouve tout à l’heure ! s’exclama Imanita avant de s’engouffrer dans le magasin.
- Je t’offre une glace, proposa Stefano. Tu vas voir c’est le meilleur glacier de toute la région, il propose une centaine de parfums plus originaux les uns que les autres.
- Ce n’est pas de refus, j’ai besoin de me rafraîchir.
Ils s’assirent à une table l’un en face de l’autre, à l’ombre d’un parasol. De l’autre côté, la terrasse donnait sur le lungomare (promenade du bord de mer) où une petite île fermait l’horizon maritime. Le serveur porta les cartes avec tous les parfums de glace, pâtisseries et boissons proposées par l’établissement.
- Qu’est ce que tu me conseilles ? demanda Ciane.
- Bah tout dépend tes goûts. Moi j’adore le caramel avec des morceaux de carambar, le tiramisù, le chocolat blanc …………. Ou plus bizarre la glace goût pizza mozzarella ! En fait, je suis gourmand j’aime tout !
- C’est vrai que… c’est inoui tout ces parfums !
Ciane commanda une glace aux fruits rouges, mandarine, citron vert de Sicile, et Stefano tiramisù caramel, plus deux verres d’eau.
- C’est beau tous ces voiliers sur la mer, dit Ciane.
- Oui. Il doit y avoir une régate.
- Tu aimes bien la mer toi aussi.
- Pas vraiment, j’aime la regarder oui mais bon… pourquoi tu dis ça ?
- Tu veux reprendre le bateau de ton père plus tard, non ?
- Ola ! Non ! Si je travaille avec mon père l’été c’est pour me payer mes études.
- Oh excuse moi Stefano, je ne savais pas.
- Tu sais, Ciane tous mes amis m’appelle Stef’…. Et j’aimerais que… toi aussi tu m’appelles par ce diminutif.
- Ça voudrait dire que je suis ton amie ?
- Oui, confirma-t-il un peu gêné.
- Tu fais quel genre d’étude, Stef’ ? demanda-t-elle en souriant, le pourtour de la bouche recouvert de glace coulante.
- Attention, ça fond ! dit-il en lui essuyant délicatement la bouche.
- Merci.
- Et toi comment tes amis t’appellent ?
- Oh ! Vieille peau, greeny girl pour mon amour du vert, ou d’autres sobriquets tout aussi détestables !
- Ah ? fit-il avec une moue. Je vais réfléchir et je t’en trouverai un joli.
- Surtout pas « tchane » comme dit ton frère !
Il éclata de rire, laissant paraître une belle dentition blanche et régulière.
- Ok promis je ne copierai pas frère !
- Et pourquoi ta mère t’appelle Stefanino ?
- Parce qu’elle m’aime beaucoup, normal je sui son fils. En italien quand tu ajoutes au nom « ino » ou « ina » pour les filles, ça signifie, mignon, petit, gentil, adorable à une personne à laquelle tu tiens beaucoup, que tu aimes et que tu chéris.
- Ok, je comprends mieux. Alors… Qu’est ce que tu étudies ?
- Ah oui…. Mon frère comme moi on refuse de trimer toute notre vie comme nos parents à la recherche de poissons pour survivre. Se lever aux aurores pour puer le poisson, c’est pas mon truc. Alors j’aide mon père pour me payer mes études d’architecte.
- Architecte ? C’est drôlement bien. Je comprends mieux ton intérêt pour l’architecture des villes.
- Pendant ton séjour je t’emmènerai à Lecce, la capitale du Salento à quelques kilomètres de Porto Cesareo. Lecce est la capitale du style baroque. On la surnomme la Florence du Sud. Mon père voulait que je reprenne son bateau et la pêche, il refuse de m’aider à payer mes études. Alors je me suis inscrit à l’université de Florence, dans le Nord. C’est une ville à l’architecture extraordinaire. Le Sud me manque quand je suis là bas mais pour réussir dans ma voie je ne peux pas rester ici… Alors l’été je travaille avec mon père et pour l’hiver j’ai trouvé un petit boulot au mac’do. Voilà, tu sais tout ou presque. Et toi ? Tu fais quoi ?
- Je…je tiens un bar.
- Un bar ?
- Oui. A Fairview. Le baracici !
- Félicitations. Ça doit pas être facile pour une fille de tenir un bar, seule je veux dire…
- C’est arrivé par hasard. J’ai quitté l’Australie et quand je suis arrivée aux Etats Unis pour rejoindre mon frère, j’ai repris son bar, enfin c’est une longue histoire. Barmaid c’est pas aussi valorisant qu’architecte.
- Il n’y a pas de sot métier et puis barmaid c’est un travail difficile, je sais de quoi je parle, je le vois au mac’do ! Donc tu es australienne.
- Oui. Et à Fairview, la mer me manque, dit-elle en posant son doux regard sur la mer, l’air mélancolique.
- C’est pour ça que tu es venue ici avec ta planche de surf.
- Oui, je suis nulle, pas vrai ?
- Non.
- Faut être dingue de penser pouvoir faire du surf ici….
- A cette saison, c’est sûr. Mais parfois, l’hiver, quand le vent du large souffle, la houle gonfle, bon peut-être pas autant qu’en Australie…
- Faudra que je revienne en hiver alors…. Sauf que tu seras à Florence.
- Pas grave je ferai un saut ici ! dit-il en souriant.
Ciane se sentit troublée, par le garçon, par sa gentillesse, sa délicatesse, ses yeux noirs comme des olives, ses cheveux foncés frisottants, son bronzage, sa façon de manger sa glace goulument mais proprement, contrairement à elle. Il la regardait avec des yeux magnifiques, brillants, amoureux. Elle détourna son regard, car elle refusait de tomber une fois de plus amoureuse d’un garçon inaccessible. Sa vie était jalonnée d’histoires d’amour qui finissent mal. Il y avait eu ce garçon dont elle était amoureuse en Australie qui l’avait fait tant souffrir, raison pour laquelle elle avait fui son pays, pour mettre des milliers de kilomètres entre eux. Puis il y avait eu Pierre et ses tourments, et la…. mort qui l’avait enlevé et emporté pour toujours. Florian qui avait décidé de repartir vivre en France à des kilomètres de chez elle. Et aujourd’hui voici Stefano….. Stef’, le bel italien, séduisant, heureux de vivre dont elle refusait de tomber amoureuse car d’ici quelques jours elle allait prendre l’avion et se retrouver à des milliers de kilomètres de lui. Non, elle ne voulait pas souffrir. Elle ne voulait pas tomber amoureuse de lui. Elle allait tenter de toutes ses forces de résister.
- A quoi tu penses ? demanda-t-il soudain.
- Rien… je me disais que tu avais de la chance de vivre dans un aussi beau pays. Ici vous prenez le temps de vivre, vous profitez de tous les petits plaisirs de la vie, c’est chouette, sans vous occupez du reste...
- C’est la dolce vita ! s’écria-t-il en souriant.
- Tu veux boire quelque chose ?
- Non. Merci. Voilà Imanita. Rentrons.
Stefano alla au devant d’Imanita pour la délivrer des 8 paquets qui lui encombraient les bras.
- Tu as dévalisé le magasin ! s’exclama Ciane.
- Juste deux ou trois bricoles, rectifia Imanita.
- Tu parles ! Bon on rentre ?
- Ah non, moi aussi je veux goûter aux bonnes glaces italiennes.
- Tu avais le choix : ou acheter encore des chaussures ou venir avec nous déguster une glace. Tu as choisi la boutique de chaussures, tant pis pour toi, maintenant on rentre. Pas vrai Stef’ ?
- Et oui, tu as raison, Cianina, rentrons, dit-il en lui adressant un clin d’œil complice.
Ciane se figea, il avait ajouté le suffixe « ina » à son nom…. Maintenant, elle savait ce que cela signifiait…. Elle était son amie, à ses yeux même plus qu’une amie… Imanita les observa et elle comprit aussitôt ce qui était en train de se passer entre Ciane et Stefano. Et elle savait aussi qu’une fois de plus son amie allait en souffrir….
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 20:58

Yukinari était assis sur un rocher au bord de l’eau, au bout de la plage de Porto Cesareo. Il se maudissait d’avoir pu penser que Domenico avait envie de la même chose que lui. Maintenant, il n’en avait plus envie du tout lui non plus. Il voudrait juste avoir assez de courage pour monter en haut d’une falaise et se jeter dans l’eau, couler, ne plus jamais remonter. Comment allait-il affronter le regard de Tiziano maintenant ? Comme s’il suffisait d’y penser, Tiziano s’approcha, s’assit à côté de lui, sur le sable, face à la mer.
- Je suis dans la merde, Yuk’, dit il sans le regarder.
Ne sachant pas comment réagir à ce propos, Yukinari resta muet.
- Et bien sûr toi tu t’en fous.
Yukinari se tourna vers lui, étonné.
- Si tu es venu pour te moquer de moi, vas-y lâche toi qu’on en finisse, dit Yukinari.
- Me moquer de toi ? Pourquoi je ferais ça ? Je me suis mis dans la merde, normal que j’en parle à mon meilleur pote, sinon à qui je pourrais me confier ?
- Tu ne crois pas que je suis plus dans la merde que toi ?
- Si tu veux parler de ce qui s’est passé avec Domy, tout est arrangé, cet imbécile voulait te montrer son nouveau tatouage, un truc hideux entre nous, bref, je ne lui ai pas foutu mon poing dans la gueule parce que c’est mon cousin mais je te permets de le faire toi si ça te soulage.
Yukinari réfléchit un instant, bizarrement, il n’avait aucune envie de faire du mal à Domenico. C’est dingue. Malgré ce qu’il a dit ce mec le hante encore, l’excite encore, l’attire encore. Il n’avait pas envie de le punir, juste de le sortir définitivement de son esprit.
- Pourquoi je m’attiche toujours de bad boy ?
- Parce que c’est le genre que t’aime, c’est tout, cherche pas plus loin. Mais là franchement, avec mon cousin, t’as tiré le gros lot mon pauvre. Bon, je lui ai ordonné de venir s’excuser.
- Je ne veux pas le voir.
- T’inquiète, s’il se comporte encore mal avec toi, cette fois il va connaître mon poing dans sa petite gueule. Une fois que je l’aurai démoli tu l’aimeras peut-être un peu moins !
- T’es con…. Tu… tu m’as vraiment soutenu.
- Evidemment.
- Tiz ?
- Quoi ?
- Je peux te poser une question ?
- Fais pas ta chochotte, pose moi ta question direct.
- Si j’étais tombé amoureux de toi, comment tu aurais réagi ?...
- Je crois que j’aurais demandé à Ima de me protéger, elle aurait adoré me sentir en difficulté. Seulement, moi je ne suis pas un bad boy, donc je risque rien….
- T’es con.
- On va se baigner ?
- Tu ne veux plus me confier tes emmerdes ?
- Je ne sais pas, je suis qu’un gros nul….
- Houlà toi admettre que tu es un gros nul, c’est plus grave que je le pensais alors.
- J’ai déconné avec Ima cette nuit…
- Parce que vous avez joué au scrabble ?
- D’après ce qu’elle m’a dit ce matin, j’ai joué tout seul au scrabble….
- Rassure-moi t’es pas en train de tomber amoureux d’Ima ?
- C’est que cette nuit je pensais que… enfin tu vois qu’il s’était passé quelque chose de plus fort que d’habitude entre nous…
- Et bah dis donc ! T’en pinces pour elle ?
- Oui, bref, j’ai compris qu’elle et moi on pourra jamais se passer l’un de l’autre parce qu’on ne peut s’empêcher de se défier de se mesurer l’un à l’autre. Pour arrêter ça il faudrait un petit coup du destin pour qu’il nous oblige à vivre très loin l’un de l’autre.
- Ok, je suis d’accord…
- Quoi ?
- On va se baigner…
- Ah oui t’as raison, vaut mieux que je me taise. Le premier arriver à la bouée là bas a gagné.
- C’est ça, t’es plus rapide que moi….
- Evidemment si tu pars perdu d’avance….
- Ho regarde la nana à côté du gros type, elle est canon, non ?
- Depuis quand t’intéresses tu aux filles toi? S’étonna Tiziano en contemplant la jolie blonde aux lignes parfaites que lui avait désignée son ami.
- Depuis que je connais ton point faible pour me permettre de te battre, lança Yukinari en se jetant à l’eau. Hum elle est super bonne !
- Qui la fille ?
- Toujours aussi délicat Tiz’ !
- Attends tricheur, t’as pas le droit de partir avant le top départ, cria Tiziano en le rejoignant dans l’eau tandis que Yukinari nageait vers le large avec une bonne avance.
Quelques minutes plus tard les deux garçons se retenaient à la bouée, Yukinari tout fier d’avoir battu son pote même si ce n’était pas à la régulière.
- L’eau est super limpide, constata-t-il en voyant le fond et des petits poissons passaient dans les profondeurs. C’est beau ici…
- Oui… Ho regarde, Ima et Ciane arrivent. On remonte sur la plage et on les jette à l’eau de force, qu’en penses tu ?
- Qu’elles vont nous détester mais je te suis !
Yukinari n’aurait jamais idée d’embêter les filles mais avec Tiziano, depuis toujours il était prêt à le suivre dans tous les délires les plus débiles et immatures. Ce genre de blagues que font les garçons mais que lui n’apprécient pas trop sauf avec Tiziano. Ils nageaient au ras de l’eau pour que les filles ne les voient pas et au dernier moment ils surgirent se précipitèrent sur elles. Yukinari souleva Imanita dans ses bras…
- Si tu fais ça tu vas me la payer très cher Smith, le menaça Imanita. Lâche moi petit morv…………… et plouf ! glouglougglou………..
- Non Tiz’, attention à mes cheveux ! hurla Ciane cramponnée dans les bras de Tiziano. Faut pas abîmer ma nouvelle coiffure ! Pitié !
- Ça ne peut que leur faire du bien à tes cheveux un peu d’eau salée ! rétorqua-t-il.
Ciane avait passé un bras autour de l’épaule du jeune homme, elle avait sans le faire exprès posé son visage sur son torse humide, au goût de sel, elle sentit sa peau douce et chaude. « mais qu’est ce qui m’arrive ? » se demanda-t-elle. « Tous les garçons me font de l’effet, même Tiz’ ! Je tombe vraiment bien bas…Je suis une vraie obsédée, pensa-t-elle avant de couler à pic !
Plus tard, Tiziano nagea vers Imanita. Il l’entoura de ses bras, le dos à la plage tandis qu’elle regardait vers la grève.
- Alors cette séance de shopping c’était bien ? demanda-t-il.
- Oui. L’Italie est un pays merveilleux question mode.
- Mon cousin te plaît alors…
- Disons qu’il est l’exception qui confirme la règle : tous les italiens de ton espèce ne sont pas macho…
- Il ne te reste plus qu’à le séduire alors….
- Il n’est pas mon genre…
- Ah oui tu préfères les macho…
- Idiot, dit elle en le laissant la serrer contre lui.
- Ima… je… j’ai envie de toi.
- J’y crois pas ! s’exclama-t-elle.
- Je sais… c’est étrange mais…
- Chuck !
- Quoi ? Tu m’as appelé Chuck ?
- Chuck…. Là sur la plage…
Elle repoussa Tiziano et courut avec difficulté rejoindre Chuck Bass sur le sable.
- Oh Chuck ! C’est toi… tu… tu m’as retrouvée ?
Il ne répondit pas, il se contenta de lui montrer l’écran de son portable avec la photo d’Imanita au lit enlacée dans les bras de Tiziano.
- Ah tu as reçu cette horreur toi aussi… tu ne vas pas croire aux ragots de M.I.
- Je me précipite dans mon jet privé pour te retrouver, je reçois cette photo et je te découvre en train de te trémousser dans les bras de Catalano dans la Méditerranée. Qu’est ce que je dois imaginer ?
- Cette photo existe juste pour me venger de ta trahison.
- Quelle trahison ?
- Tu m’as balancée à mon père, non ?
- Oui juste pour que tu m’appartiennes et pour te détourner de Catalano.
- Alors tu as réussi. Oublions tout ça et passons du temps ensemble. C’est tellement romantique que tu sois venu me rejoindre jusqu’ici. C’est toi que j’aime Chuck.
- Tu en es sûre ?
- Oui.
- Moi je ne t’aime pas.
- Alors pourquoi tu aurais traversé l’Atlantique pour te retrouver dans ce coin perdu de l’Italie si tu ne m’aimais pas ?
- Tu crois qu’on peut trouver un hôtel digne de ce non dans ce pays de bouseux ? Catalano n’est même pas capable de t’emmener à Venise.
- Tu veux m’inviter à Venise ?
- En attendant, je t’invite dans un resto sympa, si on peut en trouver un ici…
- Je m’habille et je te suis. Chuck je suis si heureuse, dit-elle en lui sautant au cou.
Le jeune homme l’embrassa amoureusement sur la bouche sous le regard assassin de Tiziano. Pendant ce temps Stefano et Domenico étaient arrivés. L’ainé ôta son tee-shirt et rejoignit Ciane dans l’eau. Domenico s’assit sur le sable le regard dans le vide.
- Tu as fait vite, dit-elle.
- J’avais hâte de te retrouver ! Qui est ce drôle de guignol avec Imanita ?
- Son nouveau petit copain je crois…. Avec elle on ne sait jamais à quel jeu elle joue surtout avec les garçons. Elle adore les manipuler.
- Il fait tache sur la plage avec ce costume de mauvais goût veste verte sur pantalon violet avec cet affreux foulard autour du cou genre année 1970.
- Oui il s’habille toujours comme ça.
- Tu crois qu’il se rend compte qu’il a l’air ridicule en plein mois de juillet sous un soleil de plomb alors que tout le monde autour de lui est en maillot ?
- J’en sais rien et puis je m’en fous…
- Tu as raison… Dis moi, comme il n’y a pas de vague, tu ne pourras pas m’apprendre à surfer alors, on peut nager ensemble non côte à côte?
Malgré les réticences de Yukinari, Tiziano le tira jusqu’à la plage afin que Domenico puisse lui faire des excuses. Le jeune italien était assis sur le sable, les genoux remontés sous son menton, l’air triste, un peu apeuré quand son cousin s’approcha.
- Tu sais ce que tu dois faire Domy si tu ne veux pas que je te casse la gueule, commença Tiziano énervé non seulement par le comportement de son cousin à l’égard de son pote mais aussi et surtout par le comportement d’Imanita qui s’amusait à le narguer dans les bras de ce bouffon de Chuck Bass.
- C’est bon. Vas-y Yuki viens là, dit Domenico sur ses gardes en se relevant. J’ai… j’ai été stupide tout à l’heure. Je ne voulais pas te blesser. Je ne m’attendais tout simplement pas à ta réaction alors j’ai pété les plombs. Je regrette ce que je t’ai dit et je te demande pardon…
- Ça va c’est oublié tu es pardonné, dit gentiment Yukinari.
« Putain, pensa Tiziano. Un vrai cœur d’artichaut ce Yuki. Même s’il lui a demandé pardon, à sa place, je lui aurais foutu mon poing dans la tronche ! »
- Alors on reste amis ? demanda Domenico.
- Oui, bien sûr… même si les choses seront un peu différentes maintenant que tu sais ce que je ressens pour toi…
- Je comprends que ça sera dur pour toi mais pour moi ça ne change rien.
- Ok.
- De toute manière, le problème sera résolu puisque tu ne reviens pas aux Etats-Unis Domy, trancha Tiziano.
Domenico le regarda tristement et dit :
- D’accord, j’ai compris.
Ciane et Stefano les rejoignirent, la jeune femme se précipita sur sa serviette et se sécha.
- Tu ne te baignes pas Domy ? demanda-t-elle.
- Non, je suis fatigué.
- Prends au moins le soleil, il fait chaud, enlève ton tee-shirt.
- Faudrait pas qu’il prenne un coup de soleil, intervint Stefano.
- Avec la peau qu’il a il ne risque pas grand-chose.
- Vaut mieux rester prudent.
- Que se passe-t-il ? se renseigna soudain Ciane en remarquant la tension qui existait entre les garçons.
- Rien tout va bien, décréta Domenico.
- Assieds-toi Domy, tu vas rester ici avec nous, l’invita Stefano.
Ciane remarqua que Stefano posait sur son petit frère un regard protecteur dans lequel, le jeune skateur se rassurait.
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 21:00

Plus tard, une fois tous les autres rentrés, Stefano invita Ciane à rester avec lui sur la plage pour admirer le magnifique coucher de soleil sur la mer. Il l’emmena sur un rocher d’où la vue était la plus spectaculaire. Il l’installa confortablement sur la serviette, s’assit derrière elle et la prit dans ses bras. L’atmosphère prit une coloration orangée de tons différents au fur et à mesure que le soleil baissait. Ses rayons se reflétaient sur les murs blancs immaculés des maisons du village leur conférant une rousseur magique. La nature prenait une beauté spectaculaire. Ciane pensa qu’elle n’avait jamais rien vu de plus beau… de plus romantique dans les bras de ce garçon qui savait y faire. Prise par l’ambiance elle se détendit, se laissa aller et accepta de lui concéder un baiser sur la bouche. Le soleil rougeoyait dans la chevelure de la jeune australienne tandis que les yeux du jeune italien brillaient d’excitation. Ils étaient seuls au monde dans la féerie de ce merveilleux coucher de soleil.

Pour se racheter une bonne conduite auprès de son cousin et de ses amis, Domenico prit les choses en main. Il fut décidé de présenter aux parents Moscara, Chuck Bass comme le frère d’Imanita. Il dormirait dans la chambre de Domenico qui lui coucherait sur un matelas par terre. Après le repas composé d’un plat de pâtes à la viande et à la sauce (encore des pâtes ! se dit Ciane qui détestait ça….) Yukinari vit ensuite arriver un plat de poissons aux pommes de terre et aux légumes frais, il regretta aussitôt d’avoir repris 3 fois de ces délicieuses pâtes maison préparées par la mamma, il ne savait pas à ce moment là que les pâtes se mangeaient en entrée en Italie lors des grands repas en famille…. Après le repas tout le monde regagna ses chambres respectives. Une fois les parents couchés, Yukinari fut invité à dormir dans la chambre de Stefano qui rejoignit celle de Ciane tandis que Domenico échangea sa place avec Imanita qui passa la nuit dans les bras de Chuck Bass en toute discrétion des parents Moscara.
Les américains étaient montés avant leurs hôtes. A ce moment là, Paolo prit ses fils à part.
- Il ne me plait cet américain, décréta-t-il. Tcheuk machin… Tu vois ce que tu nous as ramené à aller aux Etats Unis. En plus il ne ressemble pas à sa sœur d’origine marocaine.
- C’est parce que…. Chuck est le demi-frère d’Imanita, expliqua Domenico pour justifier cette différence. Ils n’ont pas le même père.
- Donc leur mère est une putain !
- Paolo, voyons, le calma Maria. Ne dis pas des choses aussi affreuses.
- Elle a couché avec plusieurs hommes, elle a quitté son premier mari, fait des enfants avec je ne sais combien de types. Moi j’appelle ça une putain, et je ne veux pas abriter sous mon toit les enfants d’une femme comme ça. Ma maison n’est pas une auberge de jeunesse ni une pension de famille. Ils passent la nuit ici et demain tout ce petit monde dégage, y compris Tiziano.
- Tiz est notre cousin, il fait partie de la famille, intervint Stefano. Et sa femme aussi. Tu ne peux pas chasser la famille.
- Il est américain. Ses parents ont quitté le pays, leur patrie, leur village, les pouilles, il ne mérite pas notre soutien. Il fréquente des gens malsains. Qu’il retourne là bas. Et toi Domenico tu n’y retourneras pas, je ne veux pas que tu deviennes comme eux.
- Parce que toi tu crois que tu es meilleur qu’eux, lâcha Domenico en le regrettant aussitôt.
Immédiatement la grosse main calleuse de son père vient s’abattre sur sa joue.
- Papa ! s’interposa Stefano.
- Toi l’architecte ne te mêle pas de ça. Mes deux fils honteux du métier de leur père.
Il empoigna Domenico qui était entrain de se frotter la joue rouge sur la quelle était imprégnées les traces des doigts de son père, et l’emmena avec lui.
- On va parler à la cave tous les deux.
- Non papa, intervint encore Stefano.
Paolo se tourna brutalement vers sa femme et son fils aîné et dit :
- Vous croyez que son séjour en Amérique a tout effacé ? Non. Il n’a pas changé. Il vit aux crochets de son cousin et de sa riche famille. Il est toujours aussi fainéant à traîner avec sa planche. Une racaille voilà ce qu’il va devenir. Et ça je ne le veux pas.
Il emmena de force son garçon à la cave.
- O Dio mio ! Stefanino, Rincommincia, dobbiamo fare qualcosa…. Dit Maria. ( Mon Dieu! Stef ! ça recommence, nous devons faire quelque chose.)
Le jeune homme prit sa mère dans les bras, la serra très fort contre sa poitrine.
- Ne te fais pas de souci, je te jure que je vais m’occuper de lui… comme toujours.
- Il est trop tard j’aurais dû m’en occuper avant, tout de suite…
- Je te promets maman. Je te promets, dit-il en cajolant sa mère qui pleurait dans ses bras.
- Je t’aime… Tu es ma fierté… tu deviendras un bon architecte parce que tu es intelligent tu sais te battre, tu sais ce qui est juste. Je ne m’inquiète pas pour toi. Dommage que Domenico n’ait pas autant de volonté que toi. Maintenant vas la rejoindre.
- La rejoindre ? de qui parles-tu ?
- Un fils ne peut rien cacher à sa mère. J’ai vu comment tu la regardais la belle australienne. C’est une fille magnifique. Vas vis ta vie… je m’occuperai de ton frère.
- Je ne veux pas que tu souffres maman, dit-il en la couvant de son doux regard de fils ému par la gentillesse, la tendresse et la compréhension de sa maman.
- J’ai l’habitude maintenant. Je souffre depuis que ton frère est né. Laisse moi.
- Je t’aime maman.
Il l’embrassa sur le front tendrement et monta changer sa place avec Yukinari. Plus tard, Domenico laissa sa place à Imanita. Il rejoignit timidement la chambre de Tiziano. Son cousin était assis sur une chaise en train de pianoter sur son portable.
- Si tu préfères je peux dormir à terre, dit timidement Domenico.
- Je m’en fiche, rétorqua Tiziano en haussant les épaules.
- T’as vu j’ai bien arrangé les affaires avec Chuck et tout… dit-il avec l’espoir que Tiziano change d’avis concernant son retour en Amérique.
- Ah oui, génial ! Félicitations. Grâce à toi Ima va passer la nuit à faire l’amour avec Chuck. Tu traites mon meilleur pote de sale PD et ensuite tu envoies ma copine dans les bras d’un autre et tu voudrais que je te remercie. Inutile de penser un seul instant que tu reviennes avec nous à Fairview.
- T’es vraiment amoureux d’Imanita.
- C’est pas ton problème. Il est tard on va dormir, pendant que l’autre bouffon de traitre va prendre son pied avec imanita.
Tiziano ôta son tee-shirt se coucha ne portant que son boxer. Domenico s’approcha du lit, s’assit en douceur et commença à s’allonger sur l’autre partie du lit avec crainte. Tiziano l’observait, il l’arrêta.
- Tu… tu vas dormir avec ton pantalon de jogging, ton tee-shirt à manche longue par cette chaleur ?
- Oui.
- T’inquiète tu peux te désaper moi je ne vais pas te sauter dessus, ni penser que tu veux qu’on couche ensemble et si c’est pour cacher ton affreux tatouage, je le connais déjà, et je m’en fous…
- Non… mais j’ai l’habitude de dormir toujours comme ça.
- A Fairview tu dors en caleçon, alors ne te moque pas de moi.
- C’est bon arrête de me prendre la tête. Si ça te gêne je vais pioncer ailleurs.
Tiziano soupira avant de se retourner sur le côté.
- T’es vraiment dingue. Je m’en fiche dors comme tu veux.
Domenico éteignit la lumière, il n’arriva pas à trouver le sommeil rapidement. Il avait attendu que Tiziano s’endorme pour se lâcher et laissait aller ses larmes… des larmes de désespoir. Il allait retomber dans l’enfer de son ancienne vie et le seul qui pouvait l’en sortir refusait de l’aider. Si seulement il pouvait retourner en arrière tout effacer ….

Ciane et Stefano étaient allongés sur le dos l’un à côte de l’autre les yeux fixés au plafond.
- A quoi tu penses ? dit-elle pour briser ce silence pesant.
- A mon frère…
- C’est charmant… Tu préfères dormir avec lui ?
- Non….t’es bête. C’est juste qu’il a de gros problèmes.
- Quel genre de problèmes ?
- Ne m’en veux pas mais je ne peux pas te le dire… tu sais ici c’est un petit village du Sud, l’honneur d’une famille c’est sacrée. Si les habitants apprenaient ce qui se passe, mes parents n’auraient plus qu’à fuir…
- C’est si grave ?
- Oui… Le souci c’est que Tiziano refuse de ramener Domenico en Amérique. Pourtant c’est la seule solution pour le sauver. Tu pourrais peut-être le convaincre de revenir sur sa décision.
- Pourquoi moi ? Je ne suis qu’une amie, toi tu es son cousin. Explique- lui et il comprendra.
- Je ne peux pas faire ça. Je le connais, s’il apprend la vérité, il ne laissera rien passer, il réagira aussitôt comme j’aurais dû le faire depuis longtemps. Et ce sera un drame.
- Si tu veux que je tente de faire changer d’idée à Tiz, tu devrais m’en dire un peu plus…
- Non parce qu’après tu me détesterais et ça je ne le veux pas. Je me sens si bien avec toi. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée depuis longtemps.
- Je suis sûre que tu dis ça à toutes les touristes que tu arrives à séduire.
- Non. Je te jure. Je ne suis pas comme ça. Je peux te prendre dans mes bras ?
- Je ne sais pas… j’ai peur de m’engager avec toi.
- Je ne te demande pas de t’engager…
- J’ai eu des histoires compliquées…. J’ai peur de m’attacher à toi alors que dans quelques jours je vais partir à des milliers de kilomètres de toi…
- Les distances n’ont jamais tué l’amour.
- En ce qui me concerne si. Juste avant de partir je suis passé chez le coiffeur, me faire belle pour un garçon, un français. Je pensais qu’il était amoureux lui aussi…. Mais quand il est arrivé c’était juste pour m’annoncer qu’il retournait vivre en France. Je ne voulais pas venir ici mais après ça je me suis dit que ça me changerait les idées.
- Il est nul ce français de laisser une fille aussi jolie que toi… d’un autre côté il a bien fait grâce à lui, j’ai pu te rencontrer. Et puis elle très chouette ta coiffure.
- Espèce d’enjôleur !
Il la serra contre lui, l’embrassa, lui mordilla les oreilles, la caressa partout. Et finalement, elle se donna complètement à lui.

Quand le réveil sonna à 5 heures du matin, Stefano était là à la regarder dormir.
- Quelle heure est -il ? demanda-t-elle.
- Très tôt. Je dois aller en mer avec mon père mais toi tu peux encore dormir.
- Tu…tu me regardais ? tu n’as pas dormi ?
- Non. Je voulais profiter de toi au maximum. Dans quelques jours nous serons séparés alors je voulais enivrer ma mémoire de tout ton corps, de ton visage, de tes cheveux…
- Tu es gentil…
- Non je ne suis pas gentil, je suis amoureux.
- C’est tout ce que je ne voulais pas voir arriver. J’ai été trop faible je n’aurais jamais du accepter cette nuit avec toi. Dans plusieurs jours je vais partir et on ne se reverra plus comme avec tous les autres… je n’en peux plus de vivre ce genre d’histoire. Vas pêcher avec ton père je veux oublier très vite cette nuit…
Il se leva et avant de s’éclipser il dit :
- Moi…. Je ne l’oublierai jamais cette nuit merveilleuse. Je ne t’oublierai jamais Cianina…
Yukianari ne fut pas vraiment satisfait de devoir se réveiller à 5 heures du matin. Mais il n’avait pas le choix, il devait retourner dans sa chambre avant que les parents ne se lèvent. Stefano ne dit pas un mot, il avait un comportement bizarre mais Yukinari mit ça sur le compte d’un réveil trop matinal après une nuit où il n’avait sûrement pas beaucoup dormi… Il rejoignit Ciane, se coucha à côté d’elle dans l’obscurité et dans le silence de la nuit, il l’entendit pleurer.
- Ça ne va pas Cic’ ?
- Si…. Ne t’inquiète pas, rendors-toi.
- Il t’a fait du mal l’italien ?
- Oui il m’a blessé le cœur. J’ai refusé de toutes mes forces mais je … je suis tombée amoureuse de ce petit con.
- Je te comprends il est canon, il est mignon et… il a un joli cul… oh excuse moi….
- C’est pas juste physique tu vois… non toi tu ne peux pas comprendre, à part le cul rien ne t’intéresses.
- Eh ne m’agresse pas, ce n’est pas de ma faute si tu tombes amoureuse toutes les minutes.
- Tu te rends compte que dans quelques jours des milliers de kilomètres vont me séparer de lui. J’aurais pas du m’attacher.
- Tu peux toujours ouvrir un bar ici, je vois bien l’enseigne : chez « l’australienne » ici en Italie du Sud ça en jetterait !
- Oh Yuki, je suis si triste, dit-elle en se blottissant dans les bras réconfortants de son ami…
Ils se rendormirent ainsi blottis l’un contre l’autre scellant leur amitié inébranlable.
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 21:03

Vers 7h35 précises les portables d’Imanita et de Tiziano reçurent un SMS en même temps. C’est à ce moment là que, même s’ils ne le savaient pas encore, leur vie allait basculer….

- Hummm….. Eteins ton portable, Tiz’, supplia Domenico encore ensommeillé, énervé par la sonnerie du téléphone de son cousin qui retentissait toutes les 3 minutes pour prévenir de l’arrivée d’un SMS.
- C’est bon, y a rien d’urgent, grogna Tiziano.

Sans lever la tête de son oreiller, il tâtonna sur la table de nuit pour trouver le portable, il le trouva au bout d’un moment, l’ouvrit, jeta un œil sur le SMS et découvrit avec stupeur qu’il était envoyé par sa mère. Il se leva d’un bon, s’assit sur le rebord du lit et pressa du pouce sur le bouton pour lire le message qui était en fait une petite vidéo. L’image de sa mère en train de parler devant la caméra apparue sur son écran.
« Bonjour mon fils. Et oui c’est une surprise mais j’ai une grande nouvelle que je souhaitais t’annoncer de vive voix. Je ne me suis jamais beaucoup occupée de toi mais désormais tout cela va changer. J’ai jamais été une bonne mère, ni une bonne épouse mais je crois que je vais être différente maintenant. Parce que je viens de trouver l’amour. Oui… le coup de foudre comme je n’avais jamais ressenti auparavant. Cet homme est extraordinaire, je l’aime et il m’aime. Pour concrétiser notre amour nous nous sommes mariés hier. Oui c’est de la folie mais la vie serait monotone si elle n’était pas pimentée de petites folies. Mon cœur m’a indiqué la voix : j’ai épousé Habib Salama… »

- QUOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! s’écria Tiziano. Elle est dingue !!!!!!!!!!!!!!!!! Il faut l’enfermer.
- Euh tu parles de qui là ? demanda Domenico d’une voix somnolente.
- De ma mère…
« ….. C’est homme d’une gentillesse fabuleuse. Ma vie va s’améliorer je serai plus proche de toi et de tes sœurs. Quoique tu puisses penser je suis heureuse, je l’aime et je t’aime toi aussi mon fils. J’attends ton retour avec impatience pour partager ce bonheur avec toi. Je t’embrasse. »
La vidéo était accompagnée d’une photo représentant Narsheska amoureusement lovée dans les bras d’Habib.
- Ta mère a épousé le père d’Ima ! s’exclama Domenico qui n’en revenait pas.
- Elle a fait ça juste pour m’emmerder. Nous punir de nous être mariés pour du faux…. Va prévenir Imanita.
- Pourquoi moi ?
- Tu me vois entrer dans la chambre où elle dort avec Chuck… si jamais ils dorment…
Courageusement, Domenico se glissa discrètement dans sa propre chambre, il réveilla Imanita.
- Quoi ? Domy ? C’est une manie de me réveiller brutalement chaque matin.
- Il y a un gros problème…
- Mon père est là ?
- Non. Il a épousé la mère de Tiz’.
- Il a épousé la mère de Tiz’ ?...
- Arrête de dire des conneries et laisse-nous tranquilles, j’ai encore envie de passer du temps avec Ima, dit Chuck.
- C’est tout ce que cet imbécile de Tiz’ a trouvé pour me séparer de Chuck ? Et bien retourne lui dire que ça n’ a pas marché et que je reste avec Chuck…. Pour toujours.
- Je te jure que c’est vrai.
- Bon tu nous laisse maintenant sinon je te mets à la porte moi-même, menaça Chuck.
- Tant pis pour toi…
Domenico s’en alla.
- Décidemment dans la famille de Catalano, ils sont tous pénibles, conclut Chuck en prenant Imanita dans ses bras avant de la couvrir de baisers.
- Hum, j’ai encore envie de dormir…
- Moi j’ai d’autres envies, dit-il en continuant de parcourir le corps de la jeune fille en le couvrant de baisers.
- Quelle heure est-il ?
Elle attrapa son portable pour jeter un œil et découvrit qu’elle avait reçu un SMS. Elle poussa de petits soupirs de plaisir mais avant de se donner entièrement à Chuck une nouvelle fois, elle cliqua sur le message, son père apparu sur l’écran de son mobile. La voix de l’homme stoppa l’ardeur de Chuck.
« Bonjour ma petite princesse. Tu dois être étonnée de voir apparaître ton papounet sur ton écran pour te donner un petit message mais je suis aujourd’hui un autre homme. L’arrivée d’une femme merveilleuse dans ma vie a fait de moi un autre homme, un homme heureux. J’ai retrouvé grâce à elle le goût à la vie. J’ai épousé hier Narsheska Catalano et je vis un conte de fée. J’espère partager tout ce bonheur avec toi dés ton retour. Je t’embrasse très fort ma chérie. »

Avec ce message était jointe la même photo que celle reçue par Tiziano.

- J’y crois pas ! s’écria-t-elle en repoussant Chuck, elle se leva d’un bond. Enfila une robe de chambre.
- Que se passe-t-il ?
- Mon père a épousé la mère de Tiz’…
- Vos familles sont encore plus dingues que la mienne, constata Chuck avec un sourire de contentement.
- Ça ne va pas se passer comme ça tu peux me croire…
- Où vas-tu ?
- Mettre au point un plan avec Tiz’ pour contrecarrer les parents.
- Tu ne peux pas remettre ce projet à plus tard, j’ai envie de toi.
- Vas prendre ton petit-déjeuner, je règle cette histoire et on se retrouve après, inutile d’éveiller les soupçons des Moscara.
Chuck Bass la laissa filer en maudissant tous les Catalano sur plusieurs générations ….

Imanita déboula dans la chambre avec une humeur excédée.
- C’est quoi cette histoire de fou, t’es encore dans le coup évidemment, cracha-t-elle à la figure du jeune homme.
- Bonjour à toi aussi, rétorqua tranquillement Tiziano. Puisque tu as pris la peine de me le demander, j’ai passé une excellente nuit. Par contre, toi… Bass ne s’est pas montré à la hauteur pour que tu rugisses comme une lionne au saut du lit ? Tu étais plus douce et féline hier matin.
- Je n’ai pas envie de jouer, dit-elle en lui envoyant un oreiller à la figure. Mon père a épousé ta mère.
- Ah tu me crois…. Domenico m’a dit que tu pensais qu’il s’agissait d’une de mes manipulations pour te gâcher ton extraordinaire nuit passée dans le bras du merveilleux Chuck Bass…
- Arrête on a un problème et il faut le résoudre rapidement.
- Rentrons à Fairview pour annuler ce mariage, s’il est encore temps…
- Attends une minute, ne nous précipitons. C’est peut-être un piège qu’ils nous ont tendu pour justement nous faire rentrer plus vite et permettre à mon père de m’envoyer au Maroc.
- Tu crois qu’ils auraient inventé un faux mariage pour nous manipuler ?
- Nous l’avons bien fait nous… Non je préfère rester zen et attendre, ne pas réagir est la meilleure tactique. Ça va les agacer car je suis sûre qu’ils pensent que nous allons rentrer de suite….
- OHHHHHHHHHHHHhhhh ! s’écria Maria Moscara en entrant, che meravigliosa !.... Mia sorella si è sposata !
- Qu’est ce qu’elle a ? demanda Imanita.
- Elle dit que ma mère donc sa soeur lui a téléphoné pour lui annoncé la bonne nouvelle : son mariage avec ton père. Si ça se trouve c’est vrai.
- Regardez ce que j’ai reçu ! dit Domencio en les rejoignant. Un mail de tante Narsheska avec le film de son mariage.
Tout le monde se précipita autour l’écran de l’ordinateur portable y compris Ciane et Yukinari réveillés par tout ce chambard. Un prêtre, Narsheska très belle dans sa robe blanche, avec un maquillage parfait, Habib magnifique dans son costume, et deux témoins.
« Monsieur Habib Salama, souhaite-vous prendre pou r épouse madame Narsheska Catalano ? Oui, je le veux. Madame Narsheska Catalano, souhaitez vous prendre pour époux Monsieur Habib Salama ? Oh oui, je le veux »

- C’est bon j’en ai assez vu. Faites vos valises en rentre à Fairview réglez cette affaire, décréta Imanita.
- Et qu’est que tu peux y faire ? demanda Ciane surprise.
- Annuler ce mariage, il est hors de question que Tiz soit mon frère.
- Tu préfères qu’il soit ton amant, lança Yukinari en le regrettant aussitôt.
- Toi tu ferais mieux de ne pas faire ton intéressant si tu ne veux pas que je te jette de l’avion au dessus de l’Atlantique.
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 21:05

Une heure plus tard, Imanita se trouvait dans un taxi en compagnie de Chuck Bass qui avait proposé de la ramener dans son jet privé. Ciane, Yukinari et Tiziano suivaient dans un autre taxi. Domenico les regarda partir les larmes aux yeux car, évidemment, son cousin n’avait pas voulu de lui. A peine les taxis disparus, le jeune skateur composa un numéro sur son portable.

Paolo et son fils aîné naviguaient au large des côtes pour aller relever les filets, quand le téléphone du jeune homme vibra.
- Allô ?
- Stef, c’est moi. Ils viennent de repartir pour l’Amérique.
- Quoi ? Mais… pourquoi ? si vite ?
Domenico lui raconta brièvement l’histoire du mariage et Stefano lui dit avant de couper la communication :
- Prépare tes affaires, j’arrive.
Il changea le cap du navire. Quand son père s’en aperçut, il se précipita sur lui.
- Qu’est ce que tu fabriques ?
- Je dois rentrer au port.
- Nous n’avons pas fini de relever les filets.
- Tu finiras sans moi.
- Remets le cap vers le large.
- Non.
- C’est un ordre.
- Papa, ne m’oblige pas à te jeter à l’eau.
- Tu ne ferais jamais ça…
- Si pour sauver mon petit frère, désormais je suis prêt à tout. Même à raconter à tout le village ce qui s’est passé.
- Tu me le paieras.
- Non papa, tu ne me fais pas peur…
Les trois amis attendaient leur avion à l’aéroport de Brindisi.
- Elle abuse, Ima, elle aurait quand même pu rentrer avec nous, dit Ciane, désabusée.
- Il n’y a plus que son cher « Chucky » qui compte…. Rétorqua Tiziano.
- Renter en jet privé, c’est cool, dit Yukinari.
- Dommage qu’elle ne t’ait pas invité à aller avec eux, dit Tiziano en lui faisant une petite tape sur la nuque.
Ciane les laissa se chamaillaient gentiment en pensant à Stefano…. Il valait mieux en finir tout de suite, et partir maintenant après cette nuit, mais en même temps elle aurait aimé le revoir, lui dire adieu… Et comme si son vœu allait se réaliser, elle aperçut à ce moment là dans le hall de l’aéroport Stefano suivi par Domenico qui tirait une grosse valise à roulette.
- Putain, mais qu’est ce vous foutez là ?s’écria Tiziano. Domenico ne rentre pas avec nous.
- Cianina, tu veux bien aller avec Yuki enregistrer les bagages de mon frère. Pendant ce temps il faut qu’on parle à notre cousin.
- Inutile de discuter les Moscara. Stef tu ramènes Domy à Porto Cesareo.
- Pas avant que tu ait vu quelque chose, dit Stefano en l’entraînant vers les toilettes.
- Eh Ho, qu’est ce que vous faîtes ? Où m’emmenez-vous j’ai pas envie de pisser moi !
Dans les toilettes pour hommes, il y avait un monsieur d’une cinquantaine d’années qui finissait de se sécher les mains. Il regarda les trois arrivants d’un œil suspicieux puis il sortit. Une fois seuls, Tiziano se calma.
- Vous êtes dingues. Vous voulez me menacer pour que je le reprenne avec moi ?
- Domy, enlève ta chemise, ordonna Stefano.
- C’est bon je l’ai déjà vu son putain de tatouage carrément débi…
Tizano s’arrêta net de parler en plein milieu de sa phrase en découvrant le torse et le dos de son cousin couverts de bleus et d’ecchymoses.
- Putain mais qui est le salaud qui t’a fait ça ?
- C’ est mon père, dit Stefano. Mon père le bat depuis plusieurs années.
- Quoi ? Mais il faut aller porter plainte à la police. Pourquoi vous n’avez jamais rien dit.
- Parce que maman ne voulait pas de scandale au village.
- Mais Stef’ regarde comment il l’a amoché.
- Je sais.
- Je vais lui éclater la gueule à ce gros porc. Pourquoi vous n’avez rien dit ?
- Parce que je savais que tu réagirais comme ça.
- Il doit payer pour ça.
- C’est trop tard Tiz’. Si l’année dernière j’ai accepté de travailler pour mon père c’était pour payer le premier voyage aux states à Domy, pour l’éloigner de mon père…
- Et comment tu fais pour payer tes études ?
- Je travaille chez mac Do’ à Florence.
- Je pensais qu’au bout d’un an il aurait arrêté, dit Domenico. Mais quand il a entendu qu’on se disputait toi et moi au sujet de Yuki, il a recommencé.
- Putain. Le fils de pute.
- S’il te plait, Tiz reprends Domy avec toi.
- C’est bon évidemment, tu reviens avec moi Domy, concéda Tiziano en serrant son cousin dans ses bras au moment où un vieux monsieur pénétra dans les toilettes.
- Mon Dieu faire ça entre garçons dans les toilettes, pauvre monde ! fit-il en levant les yeux au ciel avant de s’enfermer dans une cabine.
- Eh mais c’est mon cousin, on n’est pas gay, s’écria Tiz’ en relâchant Domy.
- Laisse tomber Tiz’, dit Stefano.
- Tiens prends ça, proposa Tiziano en lui tendant une liasse de billets verts.
- Mais d’où tu sors ça ?
- L’argent que mon père…. Nous a donné pour le voyage, expliqua Tiziano les yeux dans ceux de Domenico qui ne broncha évidemment pas au mensonge. Ce sera pour payer tes études. Il n’est pas question que tu travailles encore pour ton père. Ça t’aidera un peu.
- Mais c’est beaucoup trop…
- Allez grouille toi prends la tune, notre avion va bientôt décoller.
- T’es trop gentil Tiz’ !
- Oui je sais…
Stefano prit la liasse de billets au moment où le vieux monsieur ronchon sortit de la cabine.
- J’en étais sûr ils se prostituent, persiffla-t-il entre ses dents. Quelle horreur ! Et des pratiques sado maso en plus, ajouta-t-il en observant le torse de Domenico.
- Ho mais je vais lui refaire le portrait à papy, s’énerva Tiziano.
- Laisse-tomber Tiz’. Et toi remets ta chemise.
- Dans quel monde on vit ! se désespéra le vieux monsieur avant de sortir. Je devrais vous dénoncer !
- Bon allez on sort, j’ai un autre truc à faire avant que vous partiez, dit Stefano.
Il s’approcha de Ciane et la prit à l’écart.
- Je ne voulais te dire au revoir avant ton départ…
- C’est juste pour ça que tu es venu…
- Non. Pour mon frère aussi. Tiz’ t’expliquera.
- Il accepte de le reprendre ?
- Oui. J’aurais aimé passer plus de temps avec toi…
- Moi aussi mais c’est mieux comme ça. Au moins nous n’aurons pas le temps de trop nous attacher.
- Moi je suis déjà vachement accro’ à toi…
- Ne rends pas cette séparation encore plus difficile… Disons-nous adieu tout simplement.
- Oui…. Tu as raison. Je n’oublierai jamais cette nuit… ni ces deux jours avec toi… Souvent depuis des années je souhaitais parfois prendre la place de mon frère et avoir le courage d’affronter mon père à sa place… Aujourd’hui encore plus j’ai envie de prendre sa place pour… pour être près de toi. Adieu Cianina…. Excuse moi de ne pas avoir eu assez de temps pour te trouver un surnom plus joli….
Il passa le dos de sa main sur la joue de la jeune australienne et il s’éloigna…. Définitivement. Il monta tristement dans petite fiat 500 et prit la direction de Porto Cesareo prêt cette fois à affronter son père. Les larmes aux yeux, Ciane retrouva ses amis, Yukinari la prit dans ses bras, lui seul pouvait la consoler en ce moment.
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 21:06

A son arrivée à l’aéroport de Fairview, Imanita fut accueillie par un chauffeur.
- Bonjour mademoiselle Imanita.
- On se connaît ?
- Vous non, moi si. Votre père m’a envoyé pour vous conduire à la maison. Je vais ranger vos bagages dans le coffre.
- Vous êtes très gentil monsieur, intervint Chuck, mais je vais raccompagner « mademoiselle Imanita » moi-même.
- Désolé. Mais son père m’a demandé de la ramener avec monsieur son frère à la maison. Vous pourrez venir rendre visite à mademoiselle Imanita ce soir, après le repas de famille.
- Monsieur mon frère ?.... répéta Imanita incrédule. Ok on a un grave problème à régler. Chuck, je dois régler mes problèmes familiaux. Donc je rentre avec ce monsieur, on se voit ce soir, je t’appelle, promis.
- Je n’aime pas te savoir avec Catalano.
- Tu n’as plus à être jaloux, mon père a fait ce qu’il fallait pour que lui et mon nous ne puissions plus jouer au scrabble en nous faisant devenir frère et soeur. Quelle horreur rien que de prononcer ces mots. D’imaginer appartenir à la même famille que lui.
- Bon je te fais confiance. On se voit plus tard, alors ?
- Promis !
- Nous devons attendre monsieur votre frère, dit le chauffeur.
- Hum je sens qu’il sera content ! Et comment vous vous appelez ?
- Chrsitopher.
- Bon ben je vous appellerai Chris.
Le chauffeur fuma une cigarette assis sur le capot de la limousine pendant qu’Imanita s’amusa à envoyer un SMS à Tiziano « Tu vas adorer ton retour ! »
Quand le jeune homme et ses amis sortirent du hall de l’aéroport, Christopher qui avait une photo de lui sous les yeux se précipita :
- Bonjour monsieur Tiziano. Je vais prendre vos bagages et vous conduire à la maison.
- Ho mais qui c’est ce bouffon ?
- Votre mère m’a demandé de vous amener votre sœur et vous à la maison.
- Ma sœur ?
- Oui mademoiselle Imanita.
- C’est un cauchemar ? Yuki réveille –moi… je dors là non ?
- Bah… euh… non mon vieux, tu es bien éveillé et tu vis bien un véritable cauchemar. Ciane, Domy et moi on va prendre un taxi on te laisse monter dans la superbe limousine avec ta… chère sœur.
- Merci pour ton soutien.
Contraint et forcé, épuisé aussi par ce voyage, Tiziano monta dans la limousine, s’installa en face d’Imanita.
- Bienvenue dans notre nouvel univers frérot.
- J’ai pas envie de rire…
- Moi non plus je te rassure…
La limousine démarra et, après une demis heure de route les déposa devant la plus luxueuse et somptueuse maison de Wisteria Lane, celle qu’Habib avait acheté en cadeau de mariage pour lui et sa femme, celle qui faisait rêver tout le quartier et surtout Gabrielle Solis qui se serait damnée pour posséder cette maison. La seule avec deux grandes piscines, une couverte et une extérieur, un jacuzzi, un grand jardin, six chambres luxueuses etc…
- Attends, c’est… c’est ici qu’on va vivre ? Cette maison est fantastique ! s’exclama Imanita.
- On va vivre ?.... répéta Tiziano incrédule. Je te rappelle que nous sommes rentrés pour mettre fin à cette mascarade…
- Ah oui c’est vrai… mais quand même regarde cette maison. Il y a de la place pour ranger….
- Tes milliers de paires de chaussures…
- Idiot, fit-elle en lui donnant un coup de coude dans les côtes.
- Mademoiselle et monsieur sont arrivés, dit Christopher en ouvrant la portière. Je m’occupe de vos bagages. Allez vite féliciter vos parents.
- J’ai l’impression de vivre dans un mauvais rêve, dit Tizano.
- Et moi de vivre un conte de fée… enfin si j’oublie que je suis avec toi dans cette galère.
- Ah mademoiselle Imanita et monsieur Tiziano, vous êtes enfin arrivés après ce long voyage fatiguant ! fit l’homme qui les accueillit sur le perron.
Tiziano se pencha pour chuchoter à l’oreille d’Imanita :
- J’ai l’impression de le connaître ce type, pas toi ?
- Euh si, son côté lord british me dit quelque chose. Oh mon Dieu Harold, le maître d’hôtel !
- Pitié pas lui…. On nous piège pour une caméra cachée là, non ?
- Je suis heureux de vous revoir, dit Harold un petit sourire pincé aux lèvres.
- Mais…que faites vous ici ? se renseigna Imanita.
- Votre père m’a engagé comme majordome pour m’occuper spécialement de vous deux.
- O n’a pas besoin qu’on s’occupe de nous, on est assez grands pour nous débrouiller tous seuls, dit Tiziano.
- Permettez-moi d’en douter. Deux jeunes gens qui se marient pour jouer un tour à leurs parents sont des êtres immatures. Mais je vais m’occuper de vous deux comme si vous étiez mes enfants.
- Oh mon Tizou adoré, fit Narsheska en se jetant dans les bras de son fils.
- Mais regardez qui est là, ma ravissante petite fille, ajouta Habib juste derrière elle.
- Papa dis moi que c’est une blague, un piège pour nous faire revenir mais tu n’as pas épousée cette femme.
- Je te prie de rester polie avec mon épouse. Je veux passer le reste de ma vie auprès de Narsheska, affirma-t-il en embrassant amoureusement son épouse.
- Oh non pitié, je ne peux pas voir ça, fit Tiziano en grimaçant.
- Harold montez les affaires de Tiziano et Imanita dans leurs chambres respectives.
- Vous voulez vraiment qu’on forme une famille ? demanda Imanita.
- Evidemment, confirma Habib. Nous avons déjà rapatrié vos affaires dans vos chambres. Vous aurez votre salle de bains particulière.
- Et on pourra inviter qui on veut ? se renseigna Imanita.
- Bien sûr ma chérie.
- Même des garçons ?
- Disons, un à la fois… Montons dans ta chambre discuter tous les deux avant le dîner.
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 21:08

C’est au moment où Ciane rentra dans son bar que Sayla était en train d’annoncer le remariage de sa mère à Saraluna.
- Quoi ? Avec Habib Salama ! s’écria Saraluna.
- S’il vous plait ne criez pas comme ça vous allez faire fuir les clients, plaida Ciane.
- Ho tu es de retour ! fit Sayla.
- Et oui ! Pas mécontente de retrouver mon bar. Les affaires ont été bonnes pendant mon absence ?
- Elle a toujours voulu me voler la vedette, se lamenta Saraluna.
- Comment ça ?
- Oui au moment où je vais accoucher de mes jumeaux, madame se remarie. Ça ne lui suffisait pas de m’avoir volé mon petit ami à l’époque.
- Saraluna, tu exagères.
- Pourquoi penses-tu qu’elle a épousé Salama aussi précipitamment? Sûrement pas par amour mais pour sa fortune. Ce pauvre abruti est tombé dans le panneau.
- Oh Mon Dieu Sara !
- Quoi ? demanda-t-elle en grimaçant de douleur.
- Tu… tu es entrain de perdre les eaux.
- Elle est en train de saloper tout mon bar ! déplora Ciane.
- Ho j’ai de terribles contractions.
- Faut appeler Brian, dit Sayla.
- Ah non sûrement pas Petterson il y a déjà suffisamment de catastrophe comme ça. Que va penser ma clientèle, se lamenta Ciane.
- Ah j’ai mal je crois que je vais accoucher…
- Attends l’ambulance.
- Au secours ! Aidez-moi….
- Ah non je vous défends d’accoucher dans mon bar, ce n’est pas les urgences ici…
- Il faut l’allonger ici…. Dit Sayla.
- Tu sais combien ça vaut une banquette comme celle-là ? demanda Ciane. Dis à ta sœur de se retenir, j’appelle une ambulance.
- Mais comment veux-tu qu’elle se retienne, un accouchement ça ne se commande pas.
- C’est pas possible, j’en ai marre des Catalano.
- Ho je souffre atrocement, se plaignit Saraluna entre deux contractions.
- C’est de ma faute, dit Sayla.
- Euh non si elle est enceinte c’est de la faute à Peterson, rectifia Ciane.
- Je veux die, c’est parce je lui ai annoncé le mariage de ma mère… ça lui a fait un choc et ça lui a déclenché l’accouchement.
- Oui vite, c’est urgent envoyez une ambulance, demanda Ciane au téléphone. Mais j’en sais rein moi quand le travail a commencé, je ne suis pas médecin. Grouillez vous. Elle fait fuir tout mes clients !
- Oh je vois une tête ! s’écria Sayla.
- Une tête ? répéta Ciane terrifiée. Elle met du sang partout, c’est horrible. A l’aide !!! A l’aide !!! Qu’est ce qu’elle fout votre ambulance. Comment ça me calmer ? J’aimerais vous y voir… Quoi ? Vous allez rester au bout du fil et m’indiquer ce que je dois faire ? Vous vous payez ma tête. Il n’y a pas moyen de boucher le trou pour les empêcher de sortir le temps que vous l’emmeniez à l’hôpital ? Quoi ? Il est trop tard… Quoiqu’il arrive il va accoucher dans mon bar ? Qu’ai-je fait pour mériter ça. Oui elle dit qu’elle voit une tête et l’autre elle pousse des hurlements stridents insupportables. Les clients se sauvent en courant sans payer leur consommation. Je vous en supplie aidez-nous je ne pourrai pas en endurer davantage.
- Ciane, lâche ce téléphone et viens m’aider… apporte des serviettes…
- Non…. Pas mes serviettes…. Elles sont toutes neuves…
- Grouille-toi….
- Pitié.
- Mais arrête, c’est elle qui souffre pas toi ! Puis amène aussi des coussins…
- Non pas mes coussins !!!! ne détruisez pas tout ce que j’ai….
- Presse-toi. La tête est en train de sortir…
- Non pas la tête, je ne veux pas voir la tête…. Renfonce-le à l’intérieur !
Dans la précipitation elle apporta des tonnes de serviettes, des coussins, un drap, des rouleaux de sopalin, avala un verre de Vodka et s’approcha enfin, elle faillit glisser sur le liquide amniotique répandu sur le sol. Elle étala les serviettes autour de Saraluna qui hurlait à s’en arracher les amygdales.
- Reste la, je vais chercher une bassine d’eau tiède, dit Sayla.
A ce moment là, comme par enchantement le premier bébé glissa doucement hors du ventre de sa maman dans les bras de Ciane qui fit d’abord une grimace de dégoût puis ensuite, les larmes aux yeux trouvant ce moment magique, elle découvrit le nouveau-né, avec émotions, elle était la première à le tenir dans ses bras… c’était vraiment un moment émouvant et unique…
- Le premier est né Sara ! s’écria Syala en revenant avec la bassine. Ciane pose le sur le ventre sa mère, le deuxième va arriver.
- Un deuxième ? s’exclama Ciane. Mais elle va en sortir combien comme ça ?
- Deux ce sont des jumeaux.
A peine Sayla eut terminé sa phrase que le second bébé glissa dans ses bras.
- Ho mon neveu ! dit-elle les yeux brillants de larmes.
Les médecins et infirmiers arrivèrent à ce moment là.
- Bravo les secours comme toujours vous arrivez une fois que tout est fini ! On a du faire tout le boulot nous-mêmes ! dit Ciane en se lamentant sur les dégâts occasionnés dans son bar.
Les spécialistes prirent le relais, Brian arriva bouleversé, glissa sur la flaque de liquide amniotique, tomba sur les fesses, se releva et s’évanouit en découvrant sa femme et ses deux garçons maculés de sang et de liquide amniotiques. La mère, les deux bébés se portaient très bien, ils furent emmenés à l’hôpital avec le papa, celui qui n’avait rien fait et dont l’état de santé était pour le moment le plus préoccupant !
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 21:13

Avant de rentrer, Stefano avait traîné dans les rues de Brindisi. Il n’était pas pressé de retrouver ses parents dans la maison presque vide. Assis sur un banc devant la mer pas la sienne la Ionnienne comme de l’autre côté de la presqu’île que formait le talon de la botte mais l’Adriatique en se remémorant les instants fantastiques qu’il avait passé avec la jeune fille australienne. Puis finalement, il reprit la route sinueuse qui serpentait entre les champs d’oliviers jusqu’à Porto Cesareo. Il gara sa Fiat 500 une rue plus haut et quand il arriva dans la cuisine il trouva son père et sa mère en train de se disputer.
- Le fils prodigue est de retour, éructa Paolo en voyant Stefano se tenir dans l’embrasure de la porte. Notre futur architecte ! Il pense être plus malin que les autres, il veut se débrouiller seul, il crache sur mon bateau et ma vie de pêcheur, une vie de labeur difficile mais riche au contact de la nature. Monsieur veut étudier l’architecture, dessiner des plans, il aime l’esthétique ! Il veut repeindre et sculpter les églises toscanes comme Leonard de Vinci, Boticelli . Mais tu n’es qu’un pauvre fils de pêcheur du Sud sans talent… Et pour eux là haut dans le Nord tu resteras toujours un pauvre du Sud d’un coin d’Italie où personne ne veut aller sauf pour profiter de la plage et du soleil l’été.
- Tu dis n’importe quoi, lança Maria.
- Sais-tu que ton fils m’a menacé de me jeter à la mer, Moi ? Son père sur mon propre bateau. Pour aider cette petite vermine à s’enfuir en Amérique loin de sa mère qui souffre et de sa famille.
- Tais-toi papa, je t’ai sauvé la mise. Si Domy était resté tu aurais fini par le tuer ou alors le village aurait fini par apprendre tout ce que tu lui as fait endurer, non seulement à lui mais aussi à maman. Mais maintenant c’est fini.
- Non, ce n’est pas fini… Domenico est loin mais je t’ai encore toi, sous la main.
- Paolo… ne le menace pas, intervint Maria.
- Ne t’avise pas de lever la main sur moi, je ne me laisserai pas faire.
Excédé par la colère et sur l’emprise de l’alcool, Paolo avança vers Stefano, leva le poing et tenta de le frapper. Le jeune homme intercepta son bras et l’empêcha de poursuivre sa route vers son visage. Alors, de son autre main, Paolo saisit un couteau de cuisine, le leva dans les airs. Et avec une rage exponentielle rabattit la pointe sur son fils.
- Non ! hurla Maria terrorisée par cette scène horrible.


Avant de quitter définitivement le "salento" un dernière visite en images pour améliorer la mauvaise image que cette scène donne d ecette région magnifique....

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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 21:24

Yukinari Smith n’avait pas le choix, il devait retourner vivre chez sa mère. Se retrouver dans cette maison hantée par tant de souvenirs mauvais ne lui plaisait pas mais il n’avait pas vraiment le choix. Bizarrement, cette fois, la catastrophe avait épargné leur maison. De nombreuses demeures avaient été détruites partiellement ou totalement par la tornade mais était-ce un signe du destin, la leur était intact. Peut-être le signe de l’apaisement, de la tranquillité enfin revenue sur sa famille. Sa mère fut enchantée par son retour. Yukinari alla déposer ses affaires dans sa chambre et, au moment de redescendre dans le salon pour raconter son voyage à sa mère, il aperçut dans le couloir Andrew Van de Kamp sortir de la chambre de son frère vêtu simplement d’un caleçon.
- Ho salut Yuki ! s’exclama Andrew. Tu es rentré ?
- Bah oui tu vois.
- Tu as l’air en forme. Bon je descends chercher quelque chose à boire.
Yukinari bouillait intérieurement. Une fois Andrew dans l’escalier, il entra sans frapper dans la chambre de Kawai. Celui-ci était au lit, nu…
- Tu as oublié quelque chose mon amour ? fit-il avant de s’apercevoir qu’il s’agissait de Yukinari.
- Tu couches avec mon ex petit copain, lâcha haineusement Yukinari.
- Oui… et alors ça te pose un problème ?
- T’es vraiment un salaud…
- Qu’est ce que ça peut te faire…. Comme tu l’as dit Andrew est ton « ex » petit copain.
- Ce n’est pas une raison.
- Nous l’avons accueilli chez nous parce que la maison de sa mère a été détruite par la tornade…
- Et la seule chambre pour l’accueillir était la tienne évidemment…
- Bah, quand on peut joindre l’utile à l’agréable.
- Espèce de petit con ! cracha Yikinari en se jetant sur son frère.
Il lui envoya un coup de poing dans la tronche, Kawai se défendit, les deux garçons roulèrent sur le sol, l’aîné reprit le dessus sur le petit, il le plaqua dos à terre, se mit à califourchon sur lui en le maîtrisant.
- T’es encore amoureux d’Andrew ? demanda-t-il.
- J’en ai plus rien à foutre de lui… il y a plein d’autres garçons mais toi tu couches avec Andrew exprès pour me faire du mal.
- N’importe quoi ! Arrête de te prendre pour le centre du monde.
La colère de Yukinari décupla, il arriva à se défaire de l’emprise de Kawai, lui envoya une gifle puis plusieurs coups de poing avant que la mère et Andrew attirés par le bruit de parviennent à séparer les deux combattants.
- Et toi tu le savais, dit Yukinari à l’adresse de sa mère en se relevant.
- Qu’y a-t-il de mal tu n’es plus avec Andrew… répondit-elle.
- Evidemment, la subtilité t’échappe. Tu tiens toujours avec lui. Je me barre. Je préfère encore dormir dans la rue que rester une minute de plus dans piaule maudite.
Sur le trottoir, dans l’obscurité de la nuit qui commençait à tomber, il fut doublé par un jeune skateur. Pas de doute possible, il n’y en avait qu’un dans le quartier. Il le regarda évoluer sur sa planche devant lui en se maudissant de ressentir encore de l’attirance pour ce garçon qui l’avait traité comme une merde.
- Ho Yuki… ça n’a pas l’air d’aller.
- Si… si je cherche juste un endroit pour dormir.
- Bah ta maison n’a pas été touchée par la tornade…
- Non mais ce qui se passe à l’intérieur est pire qu’une tornade.
- Que s’est-t-il passé ?
- Rien… je ne veux pas en parler.
- Ben je te proposerai bien de loger chez les Solis… mais peut-être que ça te gênerait de dormir sous le même toi que moi après ce qui s’est passé en Italie.
- Je sais me contrôler tu sais.
- Alors ce sera pour une nuit ou deux. Carlos Solis est à l’hôpital. Il a été blessé dans la tornade et il est devenu aveugle. Alors Gabrielle a demandé que je me trouve un autre endroit. Faudrait qu’on se trouve un boulot et qu’on loue un appart’ ensemble… dit-il avec ce sourire qui faisait toujours craquer Yukinari.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
- Remarque t’as raison. Posons nous chez les Solis cette nuit on trouvera un autre plan pour demain.
Après le repas qu’Imanita et Tiziano avaient finalement consenti de prendre avec leurs parents, Narsheska prit on fils à part pour discuter un peu.
- T’as encore décidé de me pourrir la vie, attaqua Tiziano.
- Non. Au contraire. Je veux m’occuper de toi.
- J’avais besoin que tu t’occupes de moi quand j’étais plus petit. Aujourd’hui je sais me débrouiller seul.
- Je vis un conte de fée et je veux le partager avec toi.
- T’es vraiment amoureuse de Salama ?
- Oui mon chéri. Et que ça te plaise ou non je suis mariée avec lui et je le resterai toute ma vie.
- C’est pour le fric que tu l’as épousé, pas vrai ?
Narsheska lui envoya une gifle.
- Comment oses-tu penser une chose aussi horrible de ta mère ? Je ne l’aime pas seulement pour son argent. Je veux que tu profites aussi de cette vie d’aisance. Et je veux profiter un peu plus de toi. Rattraper un peu le temps perdu, me rapprocher de mes enfants.
- Que de belles résolutions !
- Oui. Je n’ai jamais été une bonne mère jusque là… et pourtant toi et tes sœurs comptaient énormément à mes yeux.
- Ah oui, Où crois-tu que se trouve la place d’une bonne mère lorsque sa fille vient d’accoucher ? Ce ne serait pas près d’elle, tu crois ?
- Le fossé est tellement large entre Saraluna et moi. Quand elle a accouché de Gaëtane, elle avait 14 ans, je suis restée près d’elle j’ai organisé l’adoption… je me suis occupé de tout.
- C’est aussi à ce moment là que tu es tombée amoureuse de son petit ami… Et quelques années plus tard tu t’es enfuie avec lui en nous abandonnant : Sara, Sayla et moi. C’est à ce moment là que j’avais besoin de toi, pas aujourd’hui.
- Ça m’a déchiré le cœur de vous laisser derrière moi.
- Arrête tu vas me faire pleurer…
- Je sais que je ne peux pas tout effacer mais laisse moins au moins essayer de… de construire un véritable lien maternel avec toi.
- Je retourne vivre chez mon père.
- Ça m’étonnerait.
- Pourquoi ?
- Parce qu’il est mort mon chéri.
- Non. Il a juste été blessé dans la tornade, il a perdu la vue mais il n’est pas mort et lui il ne m’abandonnera jamais.
- Mais de qui parles tu ?
- De Carlos, joue pas la comédie.
- Mais Carlos n’est pas ton père. Comment as-tu pu être aussi naïf au point de croire que Carlos Solis était ton père. Certes, j’ai eu une aventure avec lui mais tu n’es pas son fils. J’ai inventé cette histoire pour te mettre à l’abri sur le plan financier…
- Tu… tu …. Exceptionnellement Tiziano en resta sans voix.
- De mes trois enfants tu es celui qui me ressemble le plus : beau, intelligent, manipulateur, calculateur, comploteur, attirer par la séduction et l’argent facile. Alors il me semblait juste de te mettre à l’abri en te faisant passer pour l’héritier de Solis. Aujourd’hui, il va payer pour avoir préférer se marier avec cette ancienne mannequin, au lieu de m’emmener vivre loin de l’enfer que me faisait vivre ton père.
- Mais tu es vraiment…
- Ne dis pas des mots qui risquent de dépasser ta pensée mon chéri. N’oublie pas : toi et moi nous sommes faits pareil. Notre plaisir consiste à jouer avec les autres, les manipuler et obtenir d’eux le maximum. Habib et sa fille sont de la même trempe que nous.
- Non, non je ne suis pas comme toi…
- Si que tu le veuilles ou non, si…
- Je repars vivre chez Carlos. C’est lui mon père.
- Non, ton père était cette ordure de Catalano. Inutile de prendre la peine de traverser le rue. J’ai montré à Gabrielle Solis les analyses de sang que ton salaud de père m’a obligée à effectuer après ta naissance parce qu’il disait que je couchais avec tout le monde et qu’il pensait que tu étais le fils d’un autre. Ces analyses prouvent que malheureusement tu es bien son fils. Avec cette preuve sous les yeux ça m’étonnerait que Gabrielle accepte encore de t’accueillir, de te nourrir surtout que, devenu aveugle, Carlos a perdu son boulot. Cette chère Gaby va enfin connaître les fins de mois difficiles. Oui parce que entre nous, le mannequin à la retraite qui a passé sa vie à dépenser en futilité son argent puis l’argent de son mari et qui pour se passer le temps coucher avec des jeunes mineurs comme son jardinier ou …. Ou … ah mais oui suis-je bête toi mon chéri … mais oui toi mon chéri tu as fait tes premiers pas dans le sexe avec cette femme. Ah quelle horreur ! Enfin bref, tout cela pour te dire que je vois mal Gabrielle trouver du travail, elle n’a jamais rien fait et je ne pense pas qu’à son âge elle puisse espérer rentrer à nouveau dans le mannequinat.
Tiziano serrait les dents, désabusé par sa mère, en colère contre elle. Mais il devait admettre qu’elle était très forte et qu’il avait toujours eu tort de la sous estimer…

- Bref, poursuivit-elle, quand Gaby a lu la preuve de ta paternité avec Catalano, elle s’est débarrassée de tes affaires et a revendu ton ordinateur, tes caméras et tout ce qui était revendable pour se faire un peu d’argent. Je ne lui en veux pas et ne t’inquiète pas je t’ai racheté tout un matériel plus moderne du dernier cri. Etre le fils de Carlos ne te sert plus à rien, fauché comme il est. Je pense qu’il est préférable aujourd’hui d’être le gentil beau fils du richissime Habib Salama… Qu’en penses-tu mon chéri ? Ho je n’avais pas vu l’heure. Je dois me préparer, Habib m’emmène à l’opéra ce soir. A plus tard mon chéri. Si tu as besoin de quoique ce soit, Harold est là pour te servir et veiller sur toi. Si tu savais comme je t’aime….
Tiziano s’appuya contre le bras d’un fauteuil, pour ne pas tomber. Elle jouait avec lui comme avec une girouette. Il pensait être le fils de Catalano puis celui de Solis et le revoilà fils de Catalano selon la volonté de sa mère. Le coup était dur à avaler… dans ses pensées, entre amertume, tristesse et désolation, il fut surpris par la porte d’entrée qui s’ouvrit pour laisser passer Imanita tenant par la main Chuck, ils couraient vers l’escalier.
- Oh Tiz tu es là ? fit Imanita le sourire triomphant. J’adore ma nouvelle vie. Viens Chuck je vais te montrer ma chambre.
- Attends ! Pas si vite, Ima chérie nous avons toute la nuit devant nous, laisse moi le temps de me délecter devant la tête de ce pauvre Catalano. Franchement Tiz’, tu as une belle tête de perdant, qu’en penses-tu Ima ?
- Oui, Tiz a toujours été parfait dans le rôle du perdant… confirma Imanita d’un ton vindicatif.
Et ils grimpèrent l’escalier en riant. Le moment où Harold choisit pour faire son entrée et donner le dernier coup de grâce au pauvre Tiziano déjà au tapis depuis un moment…
- Désirez-vous un thé ou une tisane pour passer une bonne nuit monsieur Tiziano ? demanda Harold avec politesse et retenue.
Tiziano le fusilla du regard et dit :
- Vous savez où vous pouvez vous la mettre votre tisane ?
- Hum… j’aimerais mieux ne pas le savoir, monsieur, rétorqua-t-il poliment avant de se retirer.

Macho man au fond du gouffre… Comment pensez-vous qu’il va réagir cette fois ? Va-t-il voler une voiture pour foncer dans un mur ou va-t-il enfin réagir en homme ?....
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 21:25

- Tu peux rester quelques jours, tu m’aideras le temps que Carlos sera à l’hôpital, concéda Gabrielle. Peut-être même que tu pourrais trouver du travail et nous ramener un peu d’argent… Les mois à venir vont être difficiles.
- Je veux bien moi…. Mais trouver tu boulot en Amérique pour un petit immigré italien ça ne sera pas facile.
- Evidemment si tu pars perdu d’avance tu ne trouveras jamais. Il faut te battre Domy. Tiens qui peut bien sonner à la porte à cette heure-ci ?
- J’aperçois des girophares…
- Madame Solis ?
- Oui.
- Lieutenant Torrs du bureau de Fairview et voici les deux officiers qui m’accompagnent. Votre mari est-il là ?
- Non…. Répondit-elle soucieuse.
- Pouvons-nous vous poser quelques questions…
- A quel sujet ?
- Nous serions mieux à l’intérieur.
Elle les invita dans le salon.
- Bonjour, fit le policier en découvrant Yukinari et Domenico encore attablés après le repas.
- Ce sont… vos fils ?
Gabrielle éclata de rire !
- Vous êtes drôle lieutenant ! Regardez-moi bien ! Est-ce que vous pensez que j’ai l’âge d’avoir des fils aussi vieux ?
- Bah moi ce serait possible si on calcule…. Dit Domenico.
- Tais-toi au lieu de dire des âneries et finis ton dessert, le gronda Gabrielle en lui lança un regard assassin.
- Connaissez-vous cette arme ? demanda le policer en déposant sur la table du repas un revolver enfermés dans un petit sac en plastique sous scellé.
Saisis d’effroi les deux garçons stoppèrent net leur mouvement qui consistait à portait une cuiller de glace à leur bouche. Ils échangèrent un regard.
- Euh… Non… répondit Gabrielle surprise. Pourquoi devrais-je connaître un vulgaire revolver, je ne joue pas avec ces jouets là…
- Nous avons retrouvé cette arme dans un terrain vague près de l’aéroport.
Yukinari porta son regard sur Domenico comme pour trouver la force de supporter cette nouvelle découverte tandis que le jeune italien avait subitement du mal à déglutir.
- Les numéros imprimés ici sur le bout de la crosse indiquent un numéro de permis de port d’arme. Nous avons effectués les recherches nécessaires. Ce permis de port d’arme correspond à une arme achetée par votre mari…
- Ah oui ? Je ne savais pas que mon mari avait acheté une arme, répondit Gabrielle qui semblait l’aise. Mais si cette arme lui appartient je vous remercie de vous êtes déplacés pour la lui rendre.
Le policer se tourna vers les garçons.
- Si ce ne sont pas vos fils, qui sont-ils ?
- C’est un peu compliqué. Le blond est un ami de mon… disons de mon beau fils et le brun…
- Oui celui qui serait en âge d’être votre fils, se plut à dire le lieutenant.
- Oui…. Si vous voulez, c’est le cousin de mon beau fils….
- Vous êtes américain….
- Non il est italien et on le reçoit quelques jours. Son passeport est à jour.
Le policier s’approcha de Domenico et observa la partie de sa peau laissée libre par les deux premiers boutons de sa chemise détachés.
- Comment tu t’es fait ces bleus ? demanda-t-il soupçonneux.
Immédiatement, Domenico reboutonna sa chemise jusqu’en haut et dit :
- En skate… je suis skateur et les chutes font partie des risques…
- Habituellement ce sont les genoux, les coudes ou les poignets qui prennent, pas le torse.
- Sauf quand vous rencontrez un poteau électrique après une superbe figure réussie mais qui finit mal.
- Soit… admit-il pas du franchement convaincu.
- Bon et bien comme tout est arrangé, on va vous remercier de nous avoir ramené le revolver Lieutenant Toors, dit Gabrielle.
- Malheureusement chère madame, nous allons conserver cette arme comme pièce à conviction.
- Pourquoi ?
- Parce dans le terrain vague nous avons aussi retrouvé le cadavre d’un homme avec une balle dans la tempe. Nos analyses démontrent que la balle qui a tué cet homme provient de ce revolver.
- Et naturellement vous accusez un pauvre aveugle d’avoir visé la tempe de cet inconnu. Très fort lieutenant, dit Gabrielle.
- La mort de cet homme remonte à la veille de la tornade lorsque votre mari avait encore toutes ses facultés visuelles, n’est ce pas ? Et l’homme assassiné près de l’aéroport n’est pas un inconnu pour les habitants de Fairview, encore moins pour vous madame Solis puisqu’il s’agit du maire de la ville, avec lequel vous avez récemment eu une liaison…
- Un peu facile pour accuser un innocent, rétorqua Gabrielle. Vous croyez que mon mari est assez débile pour laisser son arme près de l’homme qu’il aurait assassiné.
- Vous marquez un point. Mais demain je passerai tout de même à l’hôpital pour l’interroger.
- Comme vous voudrez. Je vous raccompagne à la porte.
- Ouf ! soupira Domenico de soulagement.
- Comment tu peux être content, nous sommes impliqués dans ce meurtre, dit Yukinari.
- Nous avons seulement fourni l’arme à l’assassin sans le faire exprès et personne ne pourra jamais le prouver. Concernant le meurtre nous avons un alibi en béton nous étions à Porto Cesareo…. Et le temps que ces imbéciles de flics trouvent sur une carte où ce trouve ce petit village de pêcheurs l’assassin sera loin !
Avec contentement, il tendit la main à Yukinari qui tapa dedans pour lui faire plaisir…

- Tu… tu crois qu’il est mort ? demanda Stefano complètement désemparé par son geste.
- Non…. Je ne sais pas…
- Il y a du sang partout… seigneur, je l’ai tué…
- Calme-toi mon grand. C’était de la légitime défense. Il a empoigné ce couteau, tu as réagi, vous êtes tombés par terre et le couteau lui a tranché la gorge.
- Qui croira à ton histoire ?
- C’est pourtant comme ça que ça s’est passé.
- Ça ne fait pas moins de moi un assassin. Je l’ai tué maman.
Il s’écroula dans les bras de sa mère perdu après cette scène violente et terrifiante.
- Voilà ce que tu vas faire. Tu vas partir loin d’ici, je préfère te savoir loin de moi libre et en bonne santé qu’enfermer dans une prison ici… je vais attendre demain matin pour prévenir de l’accident.
- Je ne veux pas que tu t’accuses à ma place maman.
- Je ne le ferai pas, je raconterai les choses comme elles se sont passés. Si la police souhaite t’interroger je leur dirai que tu t’es enfui je ne sais pas où. Sois prudent et quitte le pays. Je vais te donner un peu d’argent que j’ai mis de côté afin de t’aider au début.
- Maman, je suis désolé, je ne veux pas vivre avec ça sur la conscience. Je dois parler à la police tout de suite, leur expliquer, ils comprendront peut-être.
- Tu sais bien que non, tu seras jugé tu auras tout le village contre toi, ton père est si bien vu ici, ils penseront que tu es un monstre pour avoir osé planter un couteau dans la gorge de ton père et t’enverront en prison avec des mafieux et autres ordures. File, je t’en conjure, file. Toi et moi nous savons qu’il s’agit d’un accident, il s’est tranché la gorge tout seul en tombant. Si tu n’avais pas touché le couteau aucune preuve ne pourrait être retenue contre toi. Maintenant il est trop tard.
Il prit quelques affaires, le strict minimum, embrassa longuement sa mère et s’enfuit dans sa Fiat 500. Il prit la direction, du Nord, de Rome.
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 21:27

- Bonsoir, fit Tiz en entrant dans le bar.
- Désolée j’allais fermer… rétorqua Ciane l’air épuisée.
- Déjà ? Il est tôt.
- A cause de ta sœur j’ai eu une journée difficile tu vois. J’ai essayé de récurer le bar comme je pouvais. Je te dis pas la perte que ça m’a fait dans mon tiroir caisse.
- Raison de plus pour ouvrir un peu plus tard pour te remplumer… Sayla m’a raconté ce qui s’est passé.
- Alors file à la maternité voir tes petits neveux pleurnicher…
- C’est la dernière chose que j’ai envie de faire. Sers moi une bière…
- Une bière ? Tu ne préfères pas un jus de fraises ?
- Pas ce soir, dit-il en s’affalant sur la banquette. T’inquiète pas je te paierais la consommation.
Soucieuse, Ciane passa derrière le bar, prépara un plateau et le rejoignit avec deux bières.
- Pourquoi deux ?
- Parce que j’en ai besoin moi aussi, rétorqua-t-elle en s’asseyant près de lui. Enfin si tu acceptes ma compagnie… ça n’a pas l’air d’aller très fort…
- Ma mère a décidé de me pourrir la vie… juste au moment où je ressentais… enfin… je me sentais bien avec Ima.
- Mais Ima se sent mieux avec ce cher Chuck Bass.
- Et oui.
Tiziano lui relata sa conversation avec sa mère et comment Imanita l’avait nargué au bras de Chuck.
- Mon pauvre ! conclut-elle avant de se lever.
Elle ferma la porte du bar, et amena deux autres bières…
- Je crois que nous en aurons besoin pour nous remonter le moral, dit-elle.
- Tu veux qu’on se saoule ?
- Tu vois une autre solution pour nous remonter le moral ?
- Pourquoi, toi aussi tu as des soucis ? Tu … tu es amoureuse de mon cousin ?
- Je ne sais pas vraiment si le mot « amoureuse » est bien choisi. Mais j’ai passé quelques bons moments avec lui. Tu sais en quelques jours j’ai perdu Florian et Stef’ qui… me plaisait bien mais avec lui je savais que ça se terminerait comme ça. Je suis seule ici loin de ma famille, un bar sur les bras, j’aurais aimé trouver un garçon séduisant pour faire la route avec moi.
- Attends, c’est pas comme si t’avais soixante ans, tu as encore toute la vie devant toi pour trouver l’homme de ta vie…
- Je me demande si je ne suis pas maudite, dit-elle en s’écroulant négligemment dans les bras de Tiziano.
- Tiz’ ?
- Oui ?
- Je n’ai pas envie de rester seule cette nuit.
- Je t’inviterais bien dans la maison familiale des Salama-Catalano mais ça put le fric pourri là bas. Et la tronche d’Harold le majordome avec ses « monsieur Tiziano par çi….. je ne supporterais pas ça très longtemps et je pense qu’il te prendrait la tête à toi aussi. Il n’y a qu’Ima pour apprécier ces tous ce cérémonial.
- Alors reste ici avec moi, dit elle peut-être sous l’effet de la bière ou parce que le contact de sa peau lui rappelait Stefano et l’Italie.
- Hum c’est une invitation coquine ?
- Non… j’ai seulement pas envie de rester seule et je pense qu’il ne serait pas très sage de te laisser seul dans ton état. Je sais de quoi tu es capable quand tu vas mal alors je veux te sauver la vie…
Elle l’entraîna à l’étage jusque dans sa chambre, le poussa sur lit. Elle ôta son chemisier et s’allongea à côté de lui, dans la pénombre. Il se suréleva sur un coude et la contempla avec avidité. Il effleura son épaule du dos de la main. Tous les deux savaient ce qui allait se passer même si c’était pour des mauvaises raisons. Il continua d’explorer le corps de la jeune australienne avec ses mains, dégrafa son soutien gorge, commença à l’embrasser. Se donner à Tiziano, n’était-il pas pour Ciane le meilleur moyen d’effacer Stefano définitivement de sa mémoire ?

Au même moment au guichet de l’aéroport de Rome, Stefano Moscara déposa la liasse de billets que lui avait donné Tiziano pour acheter un billet, aller simple pour Faiview via New-York. Il avait réfléchi tout le long du voyage en voiture de Porto Cesareo à Rome : le seul endroit pour être en sécurité et commencer une nouvelle vie était à Wisteria Lane avec la femme dont il était éperdument amoureux. Cette femme s’appelait Ciane Wilson. Celle qui était en train de l’oublier dans les bras de son cousin.

Le lendemain matin Ciane se réveilla dans les bras de Tiziano, le sourire aux lèvres, légère et heureuse. Tandis que les deux nouveaux tourtereaux décidèrent de refaire l’amour, Stefano arrivait à l’aéroport de Fairview. ..

Dans la plus belle maison de Wisteria Lane, Chuck Bass s’était levé plus tôt après une nuit torride avec Imanita. Il s’était levé de bonne heure sans la réveiller car il avait un important rendez-vous d’affaire à New York. Il avait pris sa douche, s’était habillé d’un costume assez classe de couleur mauve avec une chemise blanche et une cravate rose, il prendrait son petit déjeuner dans le jet privé. Maintenant, il était assis sur le bord du lit, il contemplait Imanita en train de dormir sereinement. Il écouta sa respiration régulière. Ça lui fendait le cœur de la réveiller mais il ne pouvait pas partir comme un voleur sans lui dire « bonjour…. Et à ce soir mon amour ! » Avec beaucoup de délicatesse, il caressa son doux visage… elle remua à peine. Il souffla dans son cou, elle sourit. Elle se sentait délicieusement bien. Il chuchota à son oreille :
- Je dois partir à New York mais je reviens ce soir. Je t’aime mon amour.
Imanita souriait toujours dans son sommeil tellement elle se sentait bien. Encore toute endormie, sans ouvrir les yeux elle répondit quelques mots qu’elle regretterait toute sa vie :
- Moi aussi je t’aime…. Tiz’…. Prends- moi dans tes bras Tiz’, encore… j’ai encore envie de toi.
Chuck Bass sauta sur ses pieds d’un bond.
- Quoi ? hurla-t-il. Comment tu m’as appelé ?
- Ho mais pourquoi tu cries comme ça ?
- Tu m’as appelé Tiz’… lui reprocha-t-il amèrement.
- Non… qu’est ce que tu racontes Chuck…
- J’ai très bien entendu tu m’as appelé Tiz’…
- Parce que j’étais encore endormie… je ne savais pas ce que je disais, c’est toi que j’aime Chuck…
- Oui… c’est ça tu m’aimes mais quand tu dors, tu rêves de Tiz’… c’était moi le pari débile entre vous cette fois. Il t’a mise à l’épreuve : le deal c’était d’essayer de me séduire, de me mettre dans ton lit. Vous êtes aussi immatures l’un que l’autre et aujourd’hui vous êtes frères et sœurs par le mariage de vos parents exactement comme dans «Sexe intentions ». J’ai vu le film tu sais, je ne suis pas débile. Retourne jouer avec cet imbécile de Catalano. Tout est fini entre nous. Je ne serais jamais un jouet entre vous.
- Non, Chuck, je t’en prie, je te jure que ce n’est pas un pari, je ne t’ai pas piégé, je t’aime….
Déjà Chuck Bass était dans le couloir. Imanita passa une robe de chambre, le poursuivit, il était déjà au rez de chaussée, elle se pencha sur la rampe de l’escalier.
- Chuck reviens je t’en supplie !
Mais il était trop tard le jeune richissime New Yorkais avait déjà claqué la porte derrière lui. En larmes en rage contre elle-même et contre Tiz’, dans le couloir elle rencontra Harold.
- Vous avez passé une bonne nuit, Mademoiselle Imanita ? demanda-t-il imperceptible devant la détresse de la jeune fille. Vous préférez du café ou du thé pour votre petit-déjeuner ?
Elle le fusilla du regard et dit :
- Harold, vous savez où vous pouvez vous le mettre votre petit-déjeuner.
- Sans doute au même endroit que la tisane de monsieur Tiziano.
Sur ce elle lui claqua le porte de sa chambre au nez et s’effondra sur son lit.

jolie coquille I ! Qui aurait pu imaginer qu’elle mettrait fin elle-même à son merveilleux conte de fée avec Chuck Bass ???? Aucun de nous assurément…. A bientôt ….. M.I.
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 23:28

WOW !! B. tu es vraiment un génie !!
Je sais pas où tu as trouvé autant d'idées pour écrire un roman pareil, mais c'est pas moi qui m'en plaindrait !!

Même si je n'apprécie pas forcement ce que tu as fait de mon personnage (tu as du me confondre avec I. par moments), je dois dire que ça ne manquait pas de rebondissements !

J'ai vraiment hâte de lire la suite ! Espérons qu'elle sera dispo rapidement wink
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Dim 27 Déc - 23:52

Han que dire, déjà bravo pour cette longueur, comme vient de le dire S., c'est un plaisir à lire et on a pas vu le temps passé tellement c'était passionnant.
Ensuite merci également pour cette superbe soirée et ce magnifique épisode plein d'humour, de suspense, d'émotion, de profondeur... juste énorme !
J'ai adoré toutes les petites scènes humoristiques propres à tous les personnages, les scènes un peu plus profondes comme Tiz' tourmenté par ses sentiments pour Ima qui prend un malin plaisir à le faire souffrir, ou encore Cic' et Yuki plus proche que jamais et Domy qui se fait battre, ça apporte une nouvelle dimension au personnage, on comprend mieux sa personnalité.
Le nouveau perso est génial également (d'ailleurs je lui trouverais une belle tête pervers1 ), j'adore la relation qu'il a avec son frère, c'est super touchant.
Et puis il ne faut pas oublier tous ces rebondissements qui vont une fois de plus donner du fil à retordre à nos héros... ils ont pas fini d'en baver ^^

Bref, en gros, merci beaucoup pour tout ce temps que tu as consacré à l'écriture de cet épisode et que du coup tu nous as consacré, surtout que c'est pas simple avec ton emploi du temps, on le sait, alors juste merci, ça nous permet de passer des soirées énormes à décompresser et à rêver.

Kgene2
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MessageSujet: Re: 4. 09 Trip to Italy II   Mar 29 Déc - 21:01

Aaaaaaaaahhh!! (oui 48h apres je suis toujours aussi amazed!! bave )
Qu'est ce que je peux te dire de plus que dimanche soir?
Tu as gardé les bonnes habitudes, une combinaison parfaite d'humour, de secrets, de drames, et d'histoires d'amour toujours aussi compliquées!! J'aime particulierement le fait que tu devoiles au fur et à mesure la perversité de Ciane, qui ne nous choque même plus... J'ai hate de voir comment R. va la sortir de ce mauvais pas où tu l'as mise (ou de l'enfoncer encore plus, de preference perver1: ) Bref, tu as vraiment donné à mon poussin de bonnes idées à developper, DH F&M nous fait toujours autant rêver!! wub1

Bref, plein plein plein de mercis d'avoir pris le temps de nous offrir cet episode, je crois qu'une nouvelle tradition va voir le jour: l'episode de Noel!! ^^ D'ailleurs je me souviens qu'on en avait eu un excellent l'année derniere aussi wub1
Merci aussi pour la longueur de l'episode, j'ai eu l'impression d'en avoir lu plusieurs d'affilée wub1 wub1 wub1
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4. 09 Trip to Italy II

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