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 2.03 - The Poor Lonesome Tiz'

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Yukinari_



█ . AGE : 29
█ . EMPLOI/LOISIRS : Oreille Attentive
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█ . HUMEUR DU MOMENT : Nostalgique
█ . RAGOTS : 615
█ . DATE D'ARRIVEE : 25/07/2007

MessageSujet: 2.03 - The Poor Lonesome Tiz'   Dim 12 Aoû - 15:34




« La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille... Elle réserve parfois bien des surprises. On croit savoir qui on est, connaître ses origines, avoir une bonne image des ses proches, loin de soupçonner leur passé, leur histoire et .... Du jour au lendemain tout s'écroule.... Et alors on se sent bien seul, perdu au milieu d'un monde qui nous apparaît soudain inconnu.... »

Ce jour là, Sayla Catalano se leva avec un goût amer dans la bouche. Sa nuit avait été agitée par tout sorte de cauchemars liés à la situation de sa famille. Elle avait volontiers suivi sa mère pour échapper à l'institution religieuse d'une part et pour accompagner son frère d'autre part. Maintenant, dans la petite chambre de ce vieil appartement peu spacieux loué par la production du film pour Narcheska le temps du tournage, Sayla doutait de son choix. Elle connaissait les frasques de sa mère et comprenait la peine immense que devait ressentir Saraluna depuis leur départ. Que la maison devait lui sembler vide sans eux habituellement si remuants, bruyants, vivants. Elle avait envie de rester sous les couvertures à flemmarder, refusant d'affronter la réalité, elle se força pourtant à se lever. Tiziano devait apprendre la vérité. Elle s'enferma dans la salle de bains, se glissa sous la douche, se décontracta un long moment sous le jet tiède très agréable qui la ravigota. Elle se sécha hâtivement, brossa ses cheveux et s'habilla d'un vieux jean délavé, un tee-shirt rose pâle et rejoignit son frère dans la cuisine, les pieds nus. Tiziano était en train de déguster un bol de céréales mélangées à un yaourt nature. Sayla lui passa les bras autour du cou, l'embrassa et alla brancher la cafetière électrique.
- Tu as bien dormi Tizou ? demanda-t-elle.
Il avait l'air en pleine forme, radieux et heureux. Ce qui ne manqua pas d'étonner Sayla. Habituellement, son frère se levait tard et se montrait toujours ronchon et de mauvaise humeur au réveil.
- J'ai super bien dormi. Et toi ?
- Bof, pas terrible. Je me suis réveillée tôt et j'ai.... Maman est sortie ?
- Oui elle tourne ce matin. Tu imagines, notre mère a obtenu le rôle principal d'un film, une grosse production... Elle va devenir une grande star, elle nous emmènera à Hollywood! C'est trop top !
- Oui, mais ne t'emballe pas trop vite.... fit-elle sans entrain en versant du café dans un bol.
- Qu'est ce que tu as ?
- Rien, dit-elle en s'asseyant près de lui.
- Je vois bien qu'il y a un truc qui te tracasse...
- Je pensais juste à Sara...
- Comment on lui a claqué le clapet !!!
- Tu n'es pas très gentil...
- Je te rappelle qu'elle voulait nous envoyer dans des écoles de malades... Une université religieuse, toi qui adores assister à la messe du dimanche !!!
- Je sais. Mais elle doit se sentir bien seule. Elle n'a jamais vécu sans nous...
- Elle n'a obtenu que ce qu'elle méritait.... Maman est revenue pour nous sauver de ses griffes...
- Tu ne sais pas tout, Tizou. Si Sara en veut beaucoup à maman, c'est qu'elle a ses raisons.
- Ah oui ? Et quelles raisons ? Elle l'a abandonnée comme nous, c'est tout. Maman est revenue, il est temps de pardonner....
- Maman a fait à Sara un truc impardonnable...
Tiziano avala sa dernière cuiller de céréales, il fronça les sourcils d'un air soupçonneux.
- C'est quoi encore cette histoire ?
- Maman t'a expliqué pourquoi elle était partie sans donner signe de vie pendant plus de treize ans ?
- Elle est restée assez vague à ce sujet.... Elle nous le dira quand elle en ressentira l'envie...
- Tu es trop bon avec elle, Tizou.
- Attends, elle a accepté de nous héberger quand même...
- Oui, enfin, c'est plutôt normal pour une mère d'héberger ses enfants. Ce qui est moins courant c'est d'abandonner ses enfants, non ?
- Bon si tu sais quelque chose, inutile de tourner autour du pot : crache le morceau de suite...
- Je ne veux pas te faire souffrir...
- Ce sont les mensonges et les secrets qui me font souffrir... je ne suis plus un bébé, parle moi...
Tiziano avait tort. La vérité qu'allait lui asséner Sayla et tous les secrets qui lui seraient révélés tout au long de cette journée maussade allaient le rendre plus triste que jamais et l'enfoncer dans un abîme qu'il n'aurait pas soupçonné... Sayla s'en voulait déjà d'avoir allumé la mèche de la bombe qui allait exploser entre les mains de son frère.... Mais dés qu'elle ouvrit la bouche, il était déjà trop tard pour faire machine arrière....

Lenou retrouva Andrew au baralolo. Elle avait réfléchi aux événements de la veille, et même si elle était amoureuse de Yuki, elle considérait celui-ci avant tout comme son meilleur ami, et elle estimait qu'Andrew s'était montré particulièrement dur avec lui.... Elle décida de recoller les morceaux entre Yuki et Andrew. Assis au fond du bar, les deux jeunes discutaient de choses et d'autres en sirotant une grenadine pour Lenou, un coca pour le garçon. Elle n'avait pas encore osé entrer dans le vif du sujet. L'arrivée d'Imanita lui facilita la tâche.
- Bonjour Lolo ! s'écria l'apprentie journaliste. Tu me sers un café et deux croissants, s'il te plait. Je n'ai pas pris de petit-déjeuner avant de partir. Je suis pressée, je dois être au journal dans un quart d'heure.
- Pas de problème Ima, dit Loïc. Installe-toi en salle, je te porte ça de suite.
- Ho Lenou, Andrew ! je suis heureuse de vous voir ! J'ai trop ri quand Yuki m'a raconté votre réaction quand vous m'avez trouvée dans son lit l'autre matin !!!! Moi et Yuki ensemble ? C'est trop drôle... J'aime les garçons et je ne refuserai pas si un mec me proposait de coucher avec lui, mais Yuki ! N'importe quoi. Je considère Yuki comme un frère, lui et moi, on partage tout, on se connaît de puis si longtemps.... Il n'y aura jamais rien entre lui et moi autre qu'une amitié fraternelle, sincère et très forte... Vous êtes des comiques tous les deux...
- Tu avoueras que.... On pouvait être surpris, balbutia Andrew.
Imanita fixa dans les yeux le jeune homme inaccessible, son premier amour de jeunesse, un amour en sens unique...
- J'avais trop bu la veille, Yuki m'a proposé de dormir chez lui.... J'avais besoin de sa présence. Bon j'avale mon café et je vous laisse, je suis en retard. On se voit plus tard, Ok ?
Une fois Imanita partie, les deux autres baissèrent les yeux, gênés de leur erreur....
- On s'est comportés comme des imbéciles, conclut Lenou.
- Oui tu as raison.... Confirma Andrew. C'est pas Ima qui est amoureuse de Yuki. C'est toi Lenou....c'est toi ma rivale, pas vrai ?
- C'est ce que croit sa mère mais....
- Oui j'ai compris cette histoire pour lui sauver la face mais en réalité tu as vraiment le béguin pour lui, non ? Inutile de mentir.
- Peu importe mes sentiments. Je peux te jurer que Yuki me considère aussi comme une amie, comme une sœur... Il est amoureux de toi, je n'ai aucune chance, ne t'inquiète pas.
Andrew esquissa un sourire de satisfaction.
- Si ce que tu dis est vrai, pourquoi me fuit-il depuis quelques temps ?
- Parce que tu t'es remis avec Justin.... Tu passes tes nuits avec lui.
- Faux. Entre. Justin et moi c'est fini depuis un moment.
- Pourtant, hier tu as dit que...
- C'était parce que j'étais en colère et... pour le rendre jaloux....
- Tu as été méchant avec lui.... Il est temps de faire la paix avec Yuki enfin si tu l'aimes toujours.
- Bien sûr je l'aime.... Il me manque...
- Alors ne soyez pas stupides tous les deux, réconciliez-vous et soyez enfin heureux....
- Tu es vraiment une fille gentille, Lenou. Je sais combien ça doit te coûter de me dire ça sachant que tu es amoureuse de Yuki...
- Oui.... Yuki est un garçon pas comme les autres, il est adorable... son cœur bat pour toi.... Il ne battra jamais pour moi, c'est impossible, je me contenterai de son amitié... Pour moi c'est déjà beaucoup. Alors ne fais jamais souffrir Yuki sinon tu auras affaire à moi et à Ima aussi. Je dois y aller. A plus tard.
Lenou se retourna et s'en alla rapidement, pour cacher les larmes qui lui montaient aux yeux....
Andrew composa le numéro de Yuki sur son portable.
- Allô, Yuki ? Oui c'est moi.... Je voulais m'excuser pour hier... Je suis con parfois.... Et puis entre Justin et moi, il n'y a plus rien. Tu me manques. J'en ai marre de me cacher, de reculer sans cesse..... Je t'attends chez moi maintenant..... mais on s'en fout de ma mère.... Elle a fini de diriger ma vie.... Elle ne sera pas là, t'inquiète. Si, si tu viens. Tu as cinq minutes pour te ramener, si tu n'es pas là dans ce délai, ce sera fini entre nous.
Il coupa la communication ne laissant aucun moment de réflexion à Yuki et se précipita chez lui....

Tiziano retrouva sa mère dans la loge où elle finissait de se maquiller avant le tournage de la prochaine scène.
- Oh mon Tizou ! Je suis contente que tu passes me voir sur le plateau.
Elle se leva, s'approcha de lui pour le serrer dans ses bras, mais il esquiva ce mouvement d'affection.
- Pourquoi tu es partie il y a treize ans ? demanda-t-il d'un ton sec et tranchant.
Cette question la stoppa dans son élan de tendresse.
- Je ne sais pas si tu as le droit d'être là, dit-elle comme pour détourner l'attention.
- Réponds à ma question s'il te plait.
- Mon Tizou, ce n'est ni l'endroit ni le moment pour parler de tout ça.
- Pourquoi veux-tu me cacher la vérité ?
- Je sais que je t'ai manqué, tu n'as pas eu ta maman à tes côtés pendant ton enfance, je suis impardonnable. Mais aujourd'hui je suis là, nous ne pourrons pas rattraper le temps perdu, mais essayons d'apprendre à nous connaître et...
- Je ne demande qu'à apprendre à te connaître mais pour cela tu dois me dire la vérité...
- Nous parlerons de tout ça plus tard, je dois tourner une scène dans cinq minutes...
- C'est vrai que tu es partie avec le petit ami de Saraluna ? lança-t-il à brûle pour point.
Même si elle s'attendait à ce qu'il l'apprenne un jour ou l'autre, cette question lui fit froid dans le dos... Elle accusa le coup, réfléchit un instant au meilleur moyen pour sortir de cette impasse.
- Qui t'as raconté ça ?
- Ce n'est pas le problème. Avoue juste la vérité.
- Quoique j'ai pu faire, je peux t'assurer que tu m'as terriblement manqué, je n'ai jamais cessé de penser à toi et j'ai attendu le jour où je te reverrais avec beaucoup d'impatience. Aujourd'hui tu es là près de moi et c'est ce qui compte le plus au monde, non ?
- Ah oui ? Et où étais tu quand j'étais malade ? Quand les autres mères normales venaient à la sortie de l'école chercher mes copains et moi .... C'est ma sœur qui venait me récupérer, tu étais où ? Dans les bras du petit ami de Sara, c'est ça ?
- Ne sois pas si dur avec moi.... Il y a tant de choses que tu ne sais pas...
- Alors vas-y parle.... Que vas-tu inventer pour justifier ton comportement ?
- Rentre à l'appartement, nous parlerons de tout ça après mon travail...
A ce moment là, la porte s'ouvrit sur Serge.
- Tu es prête ma chérie demanda-t-il. Nous t'attendons sur le plateau.
- Pourquoi il t'appelle « mon chéri » ce type ? se renseigna Tiziano avec une grimace de dégoût. Tu couches avec lui aussi ?
Serge sentit la colère monter en lui quand il découvrit la présence de Tiziano... Il gardait de mauvais souvenirs de ses rencontres avec ce garçon.
- Que fait-il là celui-là ? J'avais demandé à la sécurité de le garder éloigner du tournage...
- Serge, je te présente mon fils Tiziano.
- Quoi ? s'écria Serge. Ton fils ? C'est une blague ?
- Non, pourquoi ? dit-elle en passant une main sur la nuque du garçon.
- Tu es aussi la mère de Saraluna ?
- Oui, tu la connais ?
- Malheureusement oui. Laisse-moi te dire que tes enfants sont de véritables catastrophes. Si j'avais su que tu étais leur mère je ne t'aurais certainement pas engagée. Ton cher fils m'a déjà fait perdre une actrice et... pfff. Je ne préfère même pas t'en raconter davantage. Alors tu vas me faire la faveur d'interdire l'accès du tournage à tes enfants.
Tiziano s'approcha de la porte laissée entrouverte par Serge, ce qu'il voyait le consterna...
- Que font ces mecs à se balader à poil ? demanda-t-il, intrigué.
- C'est rien, le rassura Narcheska en se précipitant pour refermer la porte.
- Tu.... Tu....Joues dans un film porno ?
- Non mon Tizou... enfin pas exactement....
- Put*** tu me prends pour un con.... J'hallucine ! Tu joues dans...
- Oui ta mère joue dans un film porno, le coupa Serge qui s'impatientait et qui voyait une catastrophe s'annonçait. Si ça peut te rassurer ta mère ne jouera pas nue, c'est un film porno gay. Tu peux aller rassurer ta chère soeur...
- Tu es l'héroïne d'un porno gay ??? Pourquoi n'es-tu pas une mère normale comme toutes les autres ?
- Tizou, je vais t'expliquer.... Dit-elle en lui prenant le bras.
- Non, ne me touche pas. Tu me dégoûtes.... J'aurais préféré ne pas te connaître et garder de toi une image pure, celle d'une vraie maman. Mais tu n'as jamais été une mère tu es une maîtresse, une pute mais pas une maman.
A ces mots, Narcheska ne put retenir la montée de la colère, elle le gifla. Tiziano posa sa main sur sa joue rougie par la gifle et asséna avec de la rancoeur dans la voix :
- Je te déteste. Je ne veux plus jamais te voir....
Il s'enfuit le coeur oppressé par la tristesse, le dégoût et la déception...

...
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MessageSujet: ... suite   Dim 12 Aoû - 15:35

...

Gabrielle avait invité ses amies à prendre le thé chez elle. Depuis la veille, elle ne se sentait pas très bien, elle avait besoin de se confier, de partager avec ses voisines la terrible nouvelle. Elle avait refusé d'ouvrir la porte de la chambre à Carlos, l'obligeant à dormir dans le salon sur le canapé. Comment avait-il pu lui faire une chose aussi horrible ? Lui cacher ce mensonge abominable pendant toutes ces années ? A elle, Gabrielle qui est toujours restée fidèle à son mari ? Enfin aux yeux de tous les habitants du quartier...
- Tu fais une drôle de tête, constata Lynette.
- Si vous saviez ce que Carlos m'a fait...
- Oh Mon Dieu ! s'exclama Bree en prenant un air terrifié.
- Qu'est ce que Carlos a pu te faire de si abominable qu'il ne t'a pas encore fait ? demanda Susan.
- Mais Carlos a toujours été un bon mari, se défendit Gabrielle.
- Je ne voulais pas t'offenser, rétorqua Susan en renversant un peu de thé sur la nappe que s'empressa d'éponger Bree.
- Bon alors qu'a-t-il fait Carlos ? questionna Lynette.
- Il m'a trompée...
- Oh Mon Dieu ce n'est pas possible.... dit Bree, un rien ironique. Pas Carlos....
- Si...
- Et qui est l'heureuse élue ?
- La mère de Tiziano...
- Emma ? s'exclama Bree. Elle a quitté le quartier depuis plus treize ans en laissant sa marmaille derrière elle.
- Depuis quand fréquente-t-il cette femme ? demanda Lynette.
- C'était bien avant notre mariage....
- Avant votre mariage ou avant votre rencontre ? interrogea Bree.
- Quelle importance ?
- Justement, ça change tout.... Dit Lynette.
- Je ne sais pas exactement.
- Depuis ton mariage, est-ce qu'il a revu cette femme ?
- C'est affreux, s'effondra Gabrielle en larmes.
- Oh ma chérie.... Je te comprends, dit Bree en tentant de la consoler. Mais si il a fréquenté cette femme bien avant ton mariage on ne peut exactement dire qu'il te trompe...
- En tout cas si c'était il y a plus de treize ans, il y a prescription, ajouta Susan. Si j'avais du fondre en larmes à chaque fois que Karl m'avait trompée, je serai morte de déshydratation !!!
- Qu'est-ce que ça a à voir avec la déshydratation, Susan ? demanda Lynette.
- Bah les larmes, c'est de l'eau, non ?
- On était en train de parler de Carlos les filles.
- C'est un salaud, dit Gabrielle.
- Bon c'est une histoire ancienne Gabi, dit Lynette. Tu dois effacer ça de ton esprit et reprendre la vie comme avant.
- Comment oublier ?
- Tu as appris ça comment ?
- Cette femme est revenue dans le quartier pour retrouver ses enfants.
- Elle a du toupet, dit Bree. Elle les abandonne pendant quinze ans et elle revient comme si de rien était et en plus elle raconte qu'elle a couché avec ton mari. C'est elle qui a trompé le sien à l'époque. Quand on sait qu'elle est partie avec un garçon beaucoup plus jeune qu'elle...
- Ça m'étonnerait que Saraluna l'ait laissée enter chez elle. Ceci dit ce n'est pas dramatique, c'est pas comme si Carlos couchait avec elle en ce moment, expliqua Susan.
Les larmes de Gabrielle redoublèrent.
- Oh c'est pas vrai, il a revu cette femme ? s'inquiéta Susan, jamais à l'abri d'une gaffe.
- Il lui a fait un enfant, murmura Gabrielle.
- Elle est enceinte ? s'écria Susan qui avait toujours du mal à suivre les conversations de ses amies.
- Non il lui a fait un enfant à l'époque où ils se fréquentaient.
- Il doit être grand alors ? Où est-il ?
- C'est Tiziano...
- Tiziano ? répéta Bree, dubitative.... Pas possible...
- Et oui....acquiesça timidement Gabrielle.
- Tu es la belle-mère de Tiziano ? décréta Susan qui pour une fois avait parfaitement saisi la situation.
Gabrielle avait très bien compris ce que la paternité de Carlos signifiait, elle prit quand même les mots de Susan en pleine figure. Elle resta bouche bée comme si de l'entendre dire lui faisait prendre réellement conscience de la réalité.
- Ne dis pas ça c'est horrible ! s'écria-t-elle en se revoyant au lit avec son.... Son... beau fils.... Non je suis tout sauf sa belle mère !!!
Cette image lui remua l'estomac, elle se leva mais trop tard pour courir aux toilettes, elle vomit sur la robe de Susan.
- Je ne me sens pas bien, je monte dans ma chambre, excusez-moi les filles, dit Gabrielle.
- C'est du vomi ! constata Susan en grimaçant.... Manquerait plus que tu sois enceinte d'un petit frère pour Tiziano.
- Susan, tais-toi, lui ordonna Bree. Pas la peine d'en rajouter, cette histoire perturbe suffisamment Gabrielle. Je te raccompagne chez toi. Il faut que tu changes de robe...

Tiziano se sentait vidé. Il marchait sans savoir où aller dans le parc en ressassant la discussion qu'il avait eu avec sa mère quand il fut apostrophé par Corentin.
- Salut Tiziano. Tu n'as pas l'air d'aller très bien...
- C'est bon lâche moi.
- Des soucis ?
- Oui. T'es content ? J'ai besoin d'être seul.
- Je ne pense pas que la solitude soit un bon moyen pour résoudre les problèmes. Tu devrais peut-être parler à ta sœur.
- Je me suis barré de chez ma sœur et je ne veux plus voir ma mère...
- Donc tu n'as personne à qui te confier.... Bizarre.... Où sont tes amis ? Lamita, Sabinouche, Yuki, Imanita et les autres.... Aucun d'entre eux ne prend la peine de te soutenir dans un moment difficile. Ce sont pas vraiment des amis...
- Où tu veux en venir là ?
- Si tu acceptes de me suivre, je connais un moyen de résoudre tes problèmes...
- Vas-y là casse-toi, qu'est ce que tu m'embrouilles avec tes histoires à la con. Qui tu te crois pour résoudre mes problèmes ? Tu n'as même pas idée...
- Comme tu veux.... Dans la vie, on n'a toujours besoin des autres. Mais si tu te crois plus fort que tout le monde, reste dans ton coin tout seul..... Personne ne se souciera de toi, personne ne s'apercevra de ta disparition.
- Que me proposes-tu ?
- Je t'héberge chez moi pendant quelques jours le temps que tu fasses le point...
- Tu vis avec Loïc ?
- Disons que je partage ma vie entre l'appart de Loïc et la baraque de mon père....
Le poisson était en train de mordre à l'hameçon.... Ce garçon désoeuvré avait sans le vouloir, relancé le plan diabolique de Corentin. Il était investi d'une mission, il la mènerait à bien. Dans un premier temps il allait mettre Tiziano sous sa coupe, profiter de sa vulnérabilité pour l'enrôler peu à peu dans son plan. Il ne pouvait pas réaliser sa vengeance tout seul, il avait besoin d'alliés. Corentin était très fort pour la persuasion, au bout de quelques minutes, Tiziano accepta de le suivre. Il l'invita dans la maison de son père, lui proposa une boisson pour se remettre de ses émotions, boisson dans laquelle, il avait subrepticement glissé une substance soporifique, pour l'habituer ensuite peu à peu à des drogues plus dures... Bientôt Tiziano serait sous le joug de Corentin...
Quand Brian rentra du travail, il fut surpris de trouver ce jeune homme endormi sur le canapé de son salon. Il demanda immédiatement des explications à Corentin.
- Qui est le garçon qui dort dans le salon ?
- Tiziano.
- Pourquoi dort-il sur mon canapé ?
- Il a des soucis avec sa famille. Je lui ai proposé de rester quelques jours ici.
- Enfin Corentin, je ne peux pas garder ce garçon chez moi...
- Papa tu ne saisis pas quelle belle opportunité je t'apporte si tu héberges Tiziano ?
- Je ne comprends pas...
- Tu as de vues sur Saraluna, non ?
- Qu'est ce que tu racontes...
- Ne me mens pas papa. Je t'observe et j'ai bien vu que tu n'es pas insensible au charme de ta voisine.... Mais Saraluna n'est pas une femme facile à aborder et puis tu n'es pas très doué pour la drague. Alors si tu héberges Tiziano en attendant que les choses rentrent dans l'ordre entre lui et sa sœur... Saraluna te sera très reconnaissante de prendre soin de son petit frère qu'elle aime tant. Elle saura qu'ici, il est en sécurité avec toi et pas très loin de chez elle. Tu comprends ?
- Un peu foireux ton plan, non ?
- Papa, réfléchis un instant. Tu vas aller chez Saraluna lui annoncer que son frère s'est réfugié chez toi, qu'il lui en veut beaucoup, qu'il refuse de rentrer à la maison, et qu'en attendant que les choses se tassent, tu proposes de l'héberger. Imagine la joie de Saraluna. Elle va t'inviter à prendre un verre chez elle.... Elle te parlera de ses problèmes avec son frangin et ses sœurs, et.... Vous allez apprendre à vous connaître, construire une relation saine, amoureuse, basée sur la confiance. C'est mieux que de la voir seulement le samedi à la paroisse, non ?
- Comment tu sais que je la vois à la paroisse ?
- Rien ne m'échappe papa.... Alors qu'en dis-tu ?
- J'avoue que ça se tient...
- Saraluna me paraît être un bon coup papa, même si personnellement, je préférerai son frangin, mais bon moi, mon Loïc me suffit... A toi de jouer maintenant papa.
- Et si Tiziano ne veut pas rester ici.
- Ne t'inquiète pas, je me charge de le convaincre.
- Ok ! je monte lui préparer une chambre... ensuite j'irai parler à Saraluna.
- Je suis heureux quand tu es amoureux papa....

Yuki était un peu paniqué. Il avait cinq minutes pour se préparer, pas une de plus... Andrew s'était montré intransigeant, mais il s'en fichait le principal était de passer du temps avec lui. Il décida de garder son vieux jean, pas le temps d'en changer, enfila une chemise blanche propre et repassée, passa un peu d'eau sur son visage et descendit l'escalier en courant.
- Où cours-tu comme ça ? l'interpella Iris.
- Euh j'ai rendez-vous au bar avec Lenou, mentit-il.
- Ah cette petite Lenou... Elle est mignonne, je l'aime bien moi. Pourquoi vous voyez-vous au bar ? Vous seriez mieux ici à la maison.
- Maman, on a envie d'être un peu seuls, avec toi à la maison c'est pas pareil...
- Oui je suis bête, à votre âge c'est normal, j'ai vécu ça avec ton père quand j'étais jeune. Faudra quand même l'inviter à déjeuner à la maison un de ces jours...
- Oui on verra.... J'y vais à plus.
- Amuse-toi bien mon chéri.
Phrase agaçante que toutes le mères disent et que tous les jeunes détestent...
Le pauvre Yuki n'était pas au bout de ses peines. En sortant il tomba sur Sabinouche.
- Salut Yuki, je voulais te voir justement.
- Ah oui ? Bah fais vite je suis pressé.
- Je ne te retiendrai pas longtemps. Voilà on prépare le concert de Florian et Gaël, je pensais que ton groupe pourrait faire la première partie... je vous ai entendus l'autre soir au bar, j'ai trouvé que ce que vous faisiez était vraiment bien. Flo et Gaël ont aimé aussi d'ailleurs.
- Bah, c'est sympa d'avoir pensé à nous. Faut d'abord que j'en parle aux autres.
- Bien sûr pas de problème. Tu me tiens au courant ?
- Ok je t'appelle.
- Au fait tu n'aurais pas vu Tiz' je le cherche depuis ce matin.... Il est introuvable personne ne l'a vu.
- Bah moi non plus... Bon je te laisse à plus....
Yuki croyait qu'il n'y arriverait jamais, se débarrasser de sa mère, puis de Sabinouche, prendre la direction du bar pour donner l'impression qu'il allait rejoindre Lenou puis rebrousser chemin et se précipitait chez Andrew. Il avait deux minutes de retard.
- Tu as deux minutes de retard, lui reprocha Andrew en l'accueillant. Je croyais que tu ne viendrais pas....
- Bah si je suis là.... Tu es seul ?
- Oui ma sœur est partie à la piscine avec ses copines et ma mère.... Je m'en fous.... Il n'y a que toi qui comptes mon Yuki.... J'ai attendu ce moment depuis tant de mois. Déshabille-toi....
- Oh tu es bien pressé...
- Pas toi ?
- Si mais...
Andrew posa ses lèvres contre les siennes, l'empêchant de parler, l'embrassant fougueusement. Yuki se sentait mal à l'aise dans la maison de madame Van de Kamp mais l'envie et la pression d'Andrew étaient plus fortes que sa peur.... Andrew lui déboutonna la chemise, la laissa tomber sur le carrelage du vestibule. Yuki songea qu'il avait eu raison de ne pas perdre de temps pour trouver une tenue plus sophistiquée...
- J'ai acheté ta glace préférée, lui susurra Andrew à l'oreille.... Fruits de la passion, ton parfum favori...
Il l'entraîna jusque dans sa chambre, lui ôtant tout au long du parcours un à un tous ses vêtements....

Tiziano s'installa au comptoir du baralolo. La salle était vide à cette heure de l'après midi.
- Salut Loïc. Tu me sers une bière ?
- Bonjour Tiz'.... Une bière je ne crois pas que ce soit une bonne idée....
- Alors sers-moi ce que tu veux, je m'en fiche.
- Tu n'as pas l'air très bien.... Tu as les yeux fatigués...
- Oui c'est pas vraiment le pied aujourd'hui.
Son portable sonna.
- Allô ? Ho John.... Ça me fait plaisir de t'entendre. Bah j'ai pas trop le moral en ce moment.... C'est vrai je peux venir chez toi ? C'est super sympa, merci. J'arrive John. A tout de suite.
Il éteignit son mobile et s'adressa à Loïc :
- C'est bon finalement je ne consomme pas, je dois y aller. Ciao.

...
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MessageSujet: ... re-suite   Dim 12 Aoû - 15:39

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Bree avait confié Susan à Julie qui se montra écoeurée par le vomi qui maculait la robe de sa mère... parfois, ou plutôt souvent, elle se demandait qui d'entre elles était vraiment la mère.... Sur le chemin de sa maison, Bree songea à la pauvre Gabrielle qui devait affronter un vieux secret longtemps enfoui dans la mémoire de son mari. Si elle admettait que ce n'était jamais agréable d'apprendre une telle nouvelle, elle estimait aussi que son amie dramatisait la situation, finalement il s'agissait d'une vieille histoire qui remonte à plusieurs années, avant même qu'elle ne rencontre Carlos, pas de quoi fouetter un chat... sauf si Gabrielle n'avait pas tout raconter... Elle ouvrit la porte de la maison, pénétra dans le couloir et foula une chemise blanche qui traînait par terre.... Elle fronça les sourcils, un brin colérique, elle n'admettait pas que les enfants laissent traîner leurs affaires dans la maison. Elle ramassa la chemise, sentit son odeur. Elle ne connaissait pas cette chemise, ni cette odeur.... Tout à coup elle devint soupçonneuse. Elle pensa immédiatement à Danielle. Si elle avait ramené un garçon à la maison.... Le visage crispé, elle emprunta l'escalier qui menait à l'étage et découvrit d'abord une basket, puis une seconde, une paire de chaussettes, un blue-jean de garçon.
- Elle va me le payer pesta-t-elle en elle-même.
Jamais elle n'aurait imaginé que sa fille aurait l'audace d'amener un garçon à la maison derrière son dos. Elle en avait déjà assez avec les débordements de son fils, s'il fallait encore affronter les écarts de sa fille, elle ne le supporterait pas. Elle allait ouvrir la porte de la chambre de sa fille lorsque son regard fut accroché par le caleçon qui traînait devant la chambre d'Andrew...
- Oh non, le petit salaud..... pensa-t-elle.
Elle obliqua pour changer de direction, s'apprêta à ouvrir la porte quand d'un seul coup elle se ravisa. Elle ne pouvait pas supporter de voir les vêtements de l'inconnu éparpillés dans sa maison. Elle descendit à la cuisine chercher un sac poubelle, ramassa tous les habits et les enfouit dans le sac, elle le ferma à l'aide d'une ficelle, sortit à l'extérieur et par bonheur, elle aperçut le camion de ramassage des ordures au coin de la rue. Elle demanda au chauffeur si elle pouvait jeter son sac poubelle dans la benne....
Elle rentra chez elle satisfaite, sa maison avait retrouvé son ordre habituelle. En passant devant la glace, elle remit ses cheveux en place, pour être tout à fait présentable, elle réajusta le col de son chemisier et s'engagea dans l'escalier avec la ferme intention d'entrer dans la chambre de son fils....

Narcheska avait téléphoné à Carlos pour lui rapporter son entrevue avec Tiziano. Elle lui confia son inquiétude, Carlos lui promit d'arranger les choses. Il chercha son fils à travers tout le quartier, il lui restait deux endroits à parcourir : le bar et... la maison de Saraluna. Il n'avait aucune envie d'affronter la jeune femme, ni de lui expliquer pourquoi il s'intéressait tant à son frère mais s'il le fallait, il n'hésiterait pas à sonner chez elle, Tiziano était peut-être rentré là bas. Il préféra d'abord le chercher au bar, pour lui éviter cette corvée supplémentaire. Mais Tiziano n'était pas au baralolo, il interrogea quand même Loïc pour savoir s'il l'avait vu et, celui-ci lui indiqua que Tiziano n'allait pas bien et qu'il était parti chez son ami John.
- Ho je ne savais pas qu'ils étaient amis tous les deux... dit Carlos surpris avant de rejoindre l'appartement de son jardinier....

- Comme je suis contente de passer cet après midi avec toi, dit Gabrielle en caressant le torse nu de John.
Ils étaient allongés dans le lit du jeune homme, en train de se reposer après leurs ébats...
- Tu m'as tant manqué, reprit-elle. Et puis j'avais vraiment besoin de réconfort... Avec toi, je me sens revivre, j'oublie mes soucis.
- Quelque chose ne tourne pas rond avec Carlos ? demanda-t-il.
- J'ai pas envie d'en parler.... Je suis venue ici pour oublier toute cette histoire dans les bras de mon petit jardinier préféré...
La sonnerie retentit à la porte d'entrée.
- Tu attends quelqu'un ? demanda Gabrielle.
- Oui ne bouge pas je m'en occupe, je reviens.
John enfila son caleçon et alla ouvrir.
- Salut Tiz'. Je suis content que tu sois venu...
- Bah tu m'as invité alors.... Et puis j'ai des trucs à me faire pardonner...
- Non ne t'inquiète pas c'est oublié.
- Euh.... Tu ouvres toujours la porte en caleçon ?
- Ah euh non, dit John en croisant les bras sur son torse, un peu gêné.
- Tu en as encore pour longtemps ? dit une voix à l'intérieur de l'appartement.
- Non. On arrive.
- Tu n'es pas seul ? s'inquiéta Tiziano.
- Non.
- Comment ça « on » arrive ? s'étonna Gabrielle qui avait décidé de venir voir elle-même ce qui se passait dans l'entrée.
- Tu es avec Gabrielle ? demanda Tiziano alors qu'il avait la réponse sous les yeux.
- Qu'est ce qu'il fait là lui ?
- Je l'ai invité aussi, dit John l'air satisfait. J'ai pensé qu'une partie de jambes en l'air à trois, ça pouvait être sympa...
- Tu es fou John ? s'offusqua Gabrielle. Tu cherches à nous faire payer ce qu'on t'a fait ? Et bien crois moi je l'ai déjà payé et bien plus cher que tu ne peux l'imaginer.... Tu ne te rends même pas compte... si un jour je devais vraiment faire l'amour avec deux hommes, Tiziano serait la dernière personne que je penserai d'inviter...
- Pourquoi vous êtes si méchante avec moi madame Solis ? demanda Tiziano dont les yeux brillaient lorsqu'il la contemplait.
- Parce que je ne t'aime pas tout simplement et.... Pour plusieurs autres raisons... Tu l'apprendras bien assez tôt.
- Ne vous méprenez pas tous les deux, reprit Tiziano, je trouve l'idée de John stupide. Je ne participerai jamais à ce de jeu. Tu es vraiment idiot John. Tu peux garder tes fantasmes pour toi. J'avais confiance en toi et...
- Ho Tiziano, Dieu soit loué je t'ai enfin retrouvé, dit une voix au bout du couloir.

- Monsieur Solis ? s'étonna Tiziano en fronça les sourcils.
- Quoi mon mari est là ? demanda Gabrielle cachée par la porte.
- J'ai l'impression oui.
- N'aie pas peur mon garçon, poursuivit Carlos en les rejoignant.
- J'ai pas peur mais je ne comprends pas ce que vous avez après moi.
Gabrielle se glissa derrière la porte et chuchota à John :
- Débrouille-toi comme tu veux mais Carlos ne doit pas me trouver ici.
- T'inquiète je sais comment me débarrasser à la fois de Carlos et de Tiziano... ( « et te faire payer à toi aussi le mal que tu m'as fait
Ma chère Gabrielle » mais ça s'il le pensait tout bas, il se gardait bien de lui dire.)
John tenait enfin sa revanche même si la situation lui échappait avec l'arrivée imprévue de Carlos.
- Que fais-tu en caleçon dans le couloir de ton immeuble John ? se renseigna Carlos surpris par sa tenue légère.
- J'allais prendre une douche...
- Hum il y a un drôle de parfum chez toi John.... Je le connais ce parfum, c'est le même que celui de Gabrielle.... Il y a une femme chez toi ?
- Euh non....Enfin oui...

Tiziano qui voyait la situation se détériorer pensa avant tout à protéger Gabrielle. Il tenta d'éloigner Carlos.
- Monsieur Solis, dit-il. Vous me cherchiez... Laissons-le prendre sa douche et allons discuter dehors...
« Finalement il est pas mal mon beau fils » songea Gabrielle toujours dissimulée derrière la porte.
- Oui tu as raison, Tiziano.
- Non attendez, intervint John qui ne voulait pas laisser échapper une telle occasion de se venger. Votre femme est là...
Il poussa la porte et Gabrielle apparut en dessous rouges transparents devant son mari. Elle lui adressa un petit sourire et un signe de la main...
- Gabrielle ! s'écria Carlos. Mais que fais-tu là en .... Petite culotte ?
- C'est assez simple monsieur Solis expliqua John. En fait depuis plusieurs moi votre femme et Tiziano se rencontrent en cachette ici dans mon appartement pour batifoler tous les deux. Madame Solis me paye pour lui prêter mon appart'... Je n'approuve pas leur pratique mais votre femme me donne beaucoup d'argent pour acheter mon silence. Je suis désolé monsieur Solis.
- Il dit n'importe quoi, je vous jure que c'est pas vrai, se défendit Tiziano.
Carlos lui jeta un regard noir, lugubre qui le fit frissonner.
- Je sais mon garçon. John est un menteur. Pour trois raisons : d'abord ma femme ne paierait sûrement pas un homme pour abriter ses éventuels ébats amoureux adultères, deuxièmement ma femme est très fidèle (à ce moment les trois autres manquèrent de s'étrangler devant tant de naïveté) et troisièmement Tiziano est mon fils...
- Exactement. Ton mensonge ne fonctionne pas renchérit Tiziano qui n'avait pas encore pris conscience des derniers mots capitaux prononcés par Carlos.
- Tiziano est votre fils ? répéta John, abasourdi par cette nouvelle.
- Et oui John : Tiziano est le fils de Carlos,insista Gabrielle. Dans l'hypothèse improbable que je trompe mon mari, ....tu m'imagines en train de coucher avec mon beau fils ? La prochaine fois que tu veux accuser à tort quelqu'un renseigne toi bien avant sur les personnes en question, lui conseilla Gabrielle.
A ce moment là Tiziano assimila enfin la portée terrible de ces paroles....
- Mais.... Quoi ? balbutia-t-il en se collant le dos contre le mur. Votre fils ? c'est n'importe quoi...
- Non Tiziano, c'est la vérité, confirma Carlos. Je fréquentais ta mère au moment de ta naissance. Tu es mon fils et j'en suis fier.
- C'est pas possible... Ma mère était mariée...
- Je sais, elle était mariée avec un sale type qui buvait et la battait, elle avait besoin de trouver de l'affection ailleurs.
- Comme c'est touchant, un père et son fils... dit Gabrielle avec ironie.
- Mon père ne buvait pas et il n'a jamais battu ma mère....
- Tu ne t'en souviens plus mon garçon... tu étais si jeune quand il est mort.
- Vous racontez tous n'importe quoi... pourquoi vous prenez plaisir à me faire du mal ? Vous croyez que ma mère ne me fait assez souffrir comme ça.
- Ta mère est quelqu'un de bien.
- Pourquoi ne m'a –t-elle jamais dit que vous étiez mon père ?
- Elle en n'a jamais eu le courage.
- A part coucher avec tous les mecs du quartier, elle n'a jamais eu le courage de s'occuper de moi et de mes soeurs...
- Oublie le passé...
- Comment l'oublier ? Je suis en train de le prendre en pleine gueule depuis ce matin. Je me suis levais de bonne humeur ce matin, j'étais Tiziano Catalano et.. maintenant.... Je ne sais plus qui je suis. Peut-être Tiziano Solis.... Mais je ne suis pas votre fils, j'aime votre femme, je suis dingue de votre femme et j'ai couché avec elle... et je vous déteste....
Les larmes lui montèrent aux yeux, il donna rageusement un coup de poing contre le mur et il s'enfuit en courant... Carlos tenta vainement de le rattraper mais Gabrielle l'en dissuada.
- C'est malin, dit-elle regarde ce que tu as fait...
- Vous avez entendu, ajouta John, il a avoué aimer votre femme et...
- Ça prouve que mon fils a bon goût, le coupa Carlos.
- Comment tu as pu me faire ça, à moi ? cracha Gabrielle pour détourner l'attention. Coucher avec une femme mariée et l'enfanter.... Tu ne peux même pas imaginer le mal que ça me fait.
- Arrête de me prendre pour un con Gabrielle. Explique-moi plutôt ce que toi, tu fais en petite tenue dans l'appartement de notre jardiner....

Bree respira profondément comme pour se donner du courage et poussa la porte... Elle s'attendait à ce qu'elle allait découvrir mais cette image lui provoqua quand même un choc. Elle garda comme dans toutes circonstances, sa prestance, et ne montra rein paraître de son désarrois. Son fils Andrew était au lit avec Yuki le fils d'Iris. Ce n'était donc pas une rumeur.
- Bonjour maman, heureux de te voir. dit Andrew avec une certaine fierté tandis que Yuki ne savait plus où se mettre. Il aurait aimé à cette instant se transformer en un minuscule insecte capable de s'échapper par n'importe quel fente.
- Je ne te présente pas Yuki.
- Il me semble t'avoir souvent demandé de ne pas laisser traîner d'affaires dans l'escalier.
- Ah tu veux parler des vêtements de Yuki... On va les ramasser quand on aura fini de faire ce qu'on a à faire...
- Inutile, je m'en suis occupée. J'ai tout rassemblé dans un sac poubelle que j'ai jeté dans la benne à ordure du camion de ramassage qui passait juste à ce moment là, quelle chance....
Yuki sentit la transpiration monter en lui, il se sentait très mal mais Andrew semblait jouir de cette situation, il prenait plaisir à humilier et provoquer sa mère de cette façon.
- D'autre part, il est interdit de manger dans les chambres, reprit-elle très sérieusement en se baissant pour ramasser le pot de crème glacée...
Sur ces paroles, elle quitta la pièce, laissant la porte ouverte.
- Tu peux refermer la porte ? cria Andrew.
- Elle bluffe pour mes vêtements ? demanda timidement Yuki.
- Non, ma mère ne bluffe jamais quand il s'agit du rangement ou de la propreté.
- Mais comment je vais rentrer chez moi ?
- Dans la tenue où je te préfère mon Yuki d'amour : complètement nu.
Il lui mordilla le lobe de l'oreille tandis que Bree faisait une nouvelle apparition avec une brosse et une bombe de nettoyant à la main.
- Maman, soupira Andrew, tu peux nous laisser s'il te plaît. Ta présence nous gêne.
- Je sortirai quand ces tâches de glace sur la moquette auront disparu...
Elle se mit à quatre pattes et commença à brosser la moquette avec vigueur sous l'œil abasourdi de Yuki.... Il n'était pas prêt d'oublier ces heures d'intimité passées dans le lit d'Andrew et le pire restait à venir....

...


Dernière édition par le Dim 12 Aoû - 15:46, édité 1 fois
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Yukinari_



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█ . DATE D'ARRIVEE : 25/07/2007

MessageSujet: ... re-re-suite pfiiiiou -_-'   Dim 12 Aoû - 15:42

...

Dans la nuit, Tiziano ressemblait à un jeune loup traqué, les yeux brillants et vitreux, perdu, ne sachant où se réfugier, où trouver du réconfort. Il entra discrètement dans la maison de Saraluna. Brian l'avait invitée à dîner au restaurant, elle avait accepté trop heureuse que Brian lui apporte des nouvelles rassurantes de son frère et heureuse d'apprendre qu'il avait déjà quitté le foyer de leur mère. Il monta dans la chambre de Saraluna, ouvrit le tiroir de la table de nuit, emprunta les clefs et les papiers de la voiture. Il sortit le véhicule du garage, referma soigneusement la porte coulissante, et, au moment où il démarra Corentin se glissa sur le siège du passager...
- Alors tu croyais m'échapper ? dit-il.
- Qu'est ce que tu fous là... Sors de cette voiture.... Laisse-moi tranquille.
- Je t'ai observé Tiziano.... Tu ressembles à un chien fou. Tu t'apprêtes à faire une connerie et moi je ne te laisserai pas faire....
- T'es hyper collant comme mec.... Qu'est ce qui te fait dire que je vais faire une connerie...
- T'es pas entrain de voler la voiture de ta sœur, là ?
- Je la vole pas, je l'emprunte...
- Pour aller où ?
- Tu veux vraiment le savoir ?
- Oui.
- Pour aller m'écraser contre un mur...
- Ah je vois.... Sympa comme plan.
Tiziano soupira en haussant les épaules.
- Donc tu as deux solutions, reprit Corentin. Soit tu réussis ton coup, je veux dire tu meurs en fonçant dans le mur, soit tu rates et tu restes handicapé à vie à ressasser tous tes problèmes.... Qu'est ce que tu préfères ?
- Je ne me raterai pas...
- Tu peux pas être sûr... Tu es dangereux Tiziano, tu ressembles à un chien fou...
- Descends de cette voiture...
- Je ne te laisserai pas seul dans l'état où tu es... c'est bon pour tes amis de t'abandonner quand tu es prêt à te suicider, pas moi....
- Mes amis m'ont peut-être abandonné mais l'abandon qui m'a fait le plus de mal c'est celui de ma mère... putain, pourquoi je te raconte tout ça ???
- Parce que tu as besoin de te confier à quelqu'un... Bon tu démarres ? Ou on couche là ?
- A ta place je descendrais : je te préviens j'ai pas mon permis...
- Pas besoin de permis pour foncer dans un mur à 180 km/heure... alors démarre.
- Tu peux me laisser me flinguer tout seul...
- Non je viens avec toi. Je veux voir si tu auras assez de cran pour me flinguer avec toi....

Sa journée de travail achevée, Imanita rejoignit ses amis au bar. En chemin, elle tomba sur Florian. Son cœur faillit chavirer, elle ne l'avait plus revu depuis le jour où ... il avait appris qu'il serait papa. Elle détourna le visage, essaya de passer inaperçue mais Florian ne l'entendait pas de cette oreille... Il ne voulait pas manquer l'occasion...
- Bonsoir Ima.
- Ho Salut Florian. Tu vas bien ?
- ça pourrait aller mieux mais je fais avec...
- C'est pour quand la naissance ?
- Dans un bon mois...
- Tu dois être heureux...
- Disons que Love est très épanouie et.... Moi... je fais semblant de l'être...
- Ah bon ?
- Ne joue pas la surprise Ima.... Tu sais bien que c'est toi que j'aime.
- Il fallait y penser avant de coucher avec Love.
- Elle m'a piégé.
- Elle ne t'a quand même pas obligé de coucher avec elle.
- Tu as raison... Je paie pour mon erreur. Tu me manques Ima.
- Ne parle pas comme ça, tu me fais encore plus souffrir. J'essaie de t'oublier, ce n'est déjà pas facile, alors....
- Je voulais m'excuser et te dire que si LPC n'avait pas été enceinte, c'est avec toi que j'aurais fait ma vie... Si seulement tu avais pu être enceinte toi aussi...
- Bah oui, mais pas de chance, je ne suis pas tombée enceinte moi... mentit-elle avec regret.
- Ho Ima qu'allons nous devenir ?
- Moi je ne sais pas encore mais toi du vas devenir papa dans un mois... c'est un beau lot de consolation...
- Ne sois pas acerbe.... Il y a des jours je me dis tant pis pour l'enfant... je veux vivre avec Ima... Pourquoi j'ai été assez con pour coucher avec elle, bon Dieu ?
- Calme-toi Flo. Inutile de revenir en arrière...
- Partons ensemble loin d'ici...
- La distance ne changera rien tu sauras que ton fils t'attend ici...
- Tu es si belle Ima. J'ai envie de toi...
Pris dans un élan de passion il tenta de l'embrasser et, trop faible parce qu'elle aussi elle l'aimait énormément, elle se laissa faire. Un long baiser fougueux sur la bouche....
LPC qui observait la scène sur le trottoir d'en face, n'en croyait pas ses yeux. Une poussée belliqueuse monta en elle.
- Florian ! hurla-t-elle.
Le jeune homme repoussa aussitôt Imanita et se tourna vers la mère de son enfant. Désespérée par ce qu'elle venait de voir, les larmes aux yeux, elle accourut vers eux, elle traversa sans regarder, mais Florian lui, il vit bien la voiture de Saraluna débouler à toute vitesse, frôler LCP et continuer son chemin. La jeune femme éblouie par les phares et les larmes, s'écroula lourdement sur le macadam.
- NON LOVE ! cria Florian en se portant à son secours.
- Encore un chauffard qui ne s'arrête pas, ça devient une habitude dans le quartier dit Ima.
- Ho Love, excuse-moi ma chérie, dit Florian au chevet de la mère de son enfant.
- Flo, soupira dans un souffle LPC.... Le bébé....
- Ima appelle les secours s'il te plait, la supplia-t-il en découvrant le sang couler dans le dos de Love.
Ima extirpa son portable de son sac et, au moment où elle allait composer le numéro, elle stoppa son geste.... Avait-elle vraiment envie d'appeler les pompiers pour sauver sa pire ennemie et son mouflet ? Elle n'en avait vraiment pas envie... la voir crever là sur le trottoir lui ferait tellement plaisir...
- Je t'en prie, Ima , la pressa Florian.
Après quelques instants d'hésitation, elle se décida à composer le numéro des urgences, simplement parce que c'est Florian qui le lui demandait....

- Qu'est ce que c'était ce bruit ? demanda Tiziano agrippé au volant.
- Je ne sais pas, répondit Corentin. Tu as dû toucher quelque chose, ou plutôt quelqu'un je crois....Enfin avant de nous écraser dans un mur tu as encore le temps de blesser ou tuer pas mal de monde : un vrai carnage Tiziano. Tu vas faire la une des journaux et on sera même pas là pour voir ça... c'est con, non ?
- Tais-toi tu me fatigues... Pourquoi j'ai accepté de t'emmener avec moi?
- Parce que tu ne veux pas mourir seul... Tu imagines on va mourir en héros, jeunes fous fougueux au volant d'une voiture... Quelle belle mort.... Prends la voix rapide, à cinq kilomètres d'ici après une longue ligne droite où tu pourras accélérer à fond, il y a un virage serré, avec une vieille ferme sur le bas côté. Au lieu de tourner tu fonceras tout droit et hop droit dans le mur.... On se désintègre et ce sera le trou noir mon Tiziano.... Cette idée de mourir dans quelques minutes à toute vitesse me grise... Vivre dangereusement, c'est trop le top.... Je vais juste regretter de ne pas avoir eu le temps de dire au revoir à mon père et à Loïc mais bon trop tard.... T'as pas une personne à qui tu tiens beaucoup et à qui tu aurais aimé dire au revoir avant de partir, toi ?
Tiziano était de plus en plus nerveux, il réfléchit un instant et dit :
- Si il y a une femme que j'aime plus que tout au monde, mais elle, elle se fiche de moi, alors...
- Comment peux-tu être si sûr que cette femme ne pleurera pas ta mort ?
- Parce que je le sais. Mais toi tu devrais descendre, parce ton père et Loïc ne se remettrons pas de ta mort, t'as pas le droit de leur faire ça...
- Désolé, Tiz', je ne suis pas coupable de ce qui va nous arriver, c'est toi qui est au volant...
- Alors descends.
- Non sommes dans le même bateau maintenant... notre avenir est tout tracé le longe de cette ligne droite... Tu tiens notre avenir entre tes mains Tiziano.... A toi de choisir soi le mur soi la vie.... Si tu estimes qu'elle vaut d'être vécue...

La voiture s'engagea sur la voix rapide, Tiziano, ne réfléchissait plus, il repensa à tous les événements de la journée, toutes les révélations défilaient dans sa mémoire et il appuya à fond sur la pédale d'accélérateur. Dans la ligne droite le véhicule atteignit les 190 km/h. Devant eux, dans l'obscurité éclairée par la pleine lune, apparaissait maintenant le virage et... derrière la vieille ferme abandonnée avec ses solides murs de béton. A travers le pare-brise apparut dans la vision de Tiziano l'image floue de Sayla... Sayla qui avait commencé à lui dévoiler la vérité sur sa mère et ensuite... tout s'était enchaîné si rapidement... Sayla qui n'était plus qu'une moitié de sœur.... ça aussi il l'avait perdu en même temps que son identité....
Tiziano était désormais le maître de leur destin puisque Corentin avait décidé de remettre le sien entre les mains du jeune chauffeur... Le virage se rapprochait dangereusement à une vitesse impressionnante.....



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