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 3.09 A painful Secret

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tiziano



█ . EMPLOI/LOISIRS : Esclave du père Salama
█ . VOISINS : Van de Kampf (en ce moment)
█ . HUMEUR DU MOMENT : mélancolique
█ . RAGOTS : 650
█ . DATE D'ARRIVEE : 09/08/2007

MessageSujet: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:04


AVERTISSEMENT


Oui je sais ça vous agace mes avertissements parce que ça vous fait perdre du temps avant de commencer votre lecture et aussi parce qu'on y apprend jamais rien d'intéressant mais moi j'aime bien vous embêter alors cette fois encore vous devez lire cet avertissement. Vous avez beau me maudire ça ne changera rien...

Voici donc le dernier épisode de la saison 3... Vous y découvrirez une petite évolution non pas sur le fond qui reste totalement dans l'esprit habituel de desperatehousewives version fun and more, mais plutôt dans la forme : j'ai en effet modifier la narration tenue jusqu''ici par Mary-Alice. Dans cette épisode je lui pique son rôle de voix off et comme je suis bavard ( si si vous êtes gentils de penser le contraire pour me faire plaisir mais je suis conscient de mes défauts...) donc je disais, comme je suis bavard je ne me suis pas privé de commenter tout ce qui se passe dans cet épisode et je me suis beaucoup amusé à le faire. Vous reconnaîtrez facilement mes commentaires à mon ton très respectueux de chaque personnage et de chaque situation:D :D sinon pour le sautres mes com sont écrits en italique.

Mais ce n'est pas la seule nouveauté, ( bande de veinards!) j'ai également introduit un nouveau personnage... particulier puisqu'il s'agit d'un personnage virtuel... Je n'en dis pas plus je vous laisse faire sa connaissance.

Dernière précision, tous les liens internet que vous trouverez dans cet épisode sont fictifs, inutile de cliquer dessus pour visiter les sites dont il est question. Petite précision importante pour Brian.
Bon voilà vous pouvez lire l'épisode maintenant et j'espère que vous ne serez pas trop déçu!

Tiz'
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tiziano



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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:08

A painful secret



Chacun d’entre nous n’a de cesse de tout mettre en œuvre pour protéger nos proches et ceux que nous aimons. Nous n’hésitons pas à mentir pour mettre à l’abri un être cher mais parfois quand la vérité éclate malgré toutes nos bonnes raisons pour l’avoir dissimulée, elle fait des dégâts encore plus gros. C’est ce qui se passa ce jour là à Wisteria Lane…



Gaëtane était arrivée à Fairview après avoir reçu un courrier recommandé envoyé par un notaire de la ville la prévenant qu’elle avait hérité d’une magnifique maison cossu dans un quartier huppé. Un inconnu qui se faisait passer pour son oncle lui annonçait dans une lettre écrite à son intention, qu’il lui léguait toute sa fortune et notamment cette maison située à Wisteria Lane endroit où elle pourrait retrouver ses propres origines. La mère de Gaëtane une française installée dans le centre de la France lui avait annoncé à l’âge de 4 ans qu’elle et son mari l’avaient adoptée avec le plus de délicatesse possible pour ne rien cacher à l’enfant. Depuis ce jour, ils n’en avaient jamais plus reparlé. Jusqu’au jour où Gaëtane avait reçu cette lettre. Sa mère avait essayé de la dissuader de se rendre à Fairview car cela risquait de compliquer les choses mais son meilleur ami Pierre l’avait au contraire encouragée à découvrir d’où elle venait. Alors ils avaient pris l’avion s’étaient installés dans cette maison, avaient rencontré leurs différents voisins et principalement ceux cités dans la lettre de l’inconnu. Il écrivait : « Imanita Salama et Yukinari Smith te conduiront vers tes origines »… Alors ils avaient essayé de les mettre dans leur poche, de les séduire avec les difficultés que nous connaissons tous aujourd’hui : Yukinari pas vraiment attiré par Gaëtane et jaloux de la relation entre Pierre et Imanita, sans oublier le retour d’Habib Salama qui avait aussi contrarié leur plan d’attaque. Bref depuis plus de six mois de présence ils n’avaient pas avancé d’un pas dans leur enquête. En plus loin de se faire du souci à propos de ce manque d’informations, Gaëtane avait l’esprit ailleurs. En effet, elle était tombée amoureuse d’un habitant du quartier, amoureuse pour de vrai… Elle pensait retrouver ses parents géniteurs à Wisteria Lane mais elle n’y avait trouvé que l’amour. Il était 9 heures du matin, à l’hôpital, les visites n’étaient pas autorisées sauf pour la famille proche, pourtant, les infirmières trop émues et attendries par la beauté de l’amour que Gaëtane témoignait pour Tiziano Catalano, avaient accepté de la laisser entrer.

- Hum tu as l’air très en forme ce matin ! s’exclama-t-elle en découvrant le jeune homme en train de dévorer un bon petit-déjeuner.

- C’est grâce à toi si je récupère aussi vite, dit-il en souriant heureux de la voir. Viens m’embrasser.

Elle s’approcha et l’embrassa sur la bouche, goûtant ainsi le bon goût du chocolat chaud qu’il venait de boire et dont quelques gouttes apparaissaient encore au coin de ses lèvres. Elle se redressa, prit une serviette en papier et lui essuya la bouche avec beaucoup de tendresse.

- Encore des bisous, réclama-t-il ensuite.

- Ce ne serait pas très sérieux monsieur Catalano, vous devez vous reposer…

- Justement, vos baisers chère demoiselle sont mon meilleur remède.

- Dans ce cas, s’il s’agit d’une recommandation médicale, je me vois obligé d’accepter…

Il l’attira près de lui, fit une petite place dans le lit, elle se blottit dans ses bras et entreprit de l’embrasser.

- Tu sais quoi Gaëtane ?

- Non, dis-moi…

- Je crois que… je suis amoureux…

- Ah oui ? Et quelle est l’heureuse élue ? demanda-t-elle en plaisantant.

- T’es bête.

- Je devrais me méfier avec la réputation que tes amis ont fait de toi…

- Faut pas les écouter… ils exagèrent tu sais…

- Je m’en fiche de ce qu’ils disent ou pensent, je t’aime… je ne pensais pas que ça faisait autant de bien d’aimer…

- Tu sais je me suis rappeler ce qui s’est passé l’autre nuit, dit-il d’un air plus sérieux pas très sûr de lui.

- Tu veux dire le soir où Ciane t’a retrouvé sous ton bureau, le soir où Imanita s’est mangé une chaise en pleine tronche ? (important je pense de rappeler ici la scène de la chaise qui nous a tous fait mourir de rire dans un précédent épisode… Ah pas toi Ima ?Désolé...^_^)

- Oui… Tu… tu n’as rien remarqué d’anormal chez toi ce soir là quand tu es rentrée ?

- Non. Pourquoi ? demanda-t-elle en relevant les sourcils.

- Rien, tu vas te moquer de moi si je te raconte.

- Non, mon amour, je te promets je ne me moquerai pas. Raconte-moi, ça te fera du bien.

- Voilà… dit-il en hésitant encore. J’ai vu deux hommes se battre chez toi…

- Deux hommes en train de se battre ? De qui s’agissait-il ?

- Je ne sais pas…

- Qu’as-tu fait ?

- Je voulais appeler la police mais mon portable était déchargé… puis je sais pas trop pourquoi, j’étais enfermé dans ma chambre… puis l’un des types a sorti un couteau puis il a frappé son adversaire, il y avait du sang partout… je suis en train de devenir dingue, c’est ça ? J’ai des hallucinations ?

- Les médecins recherchent ce qui se passe dans ta tête… Ils vont te guérir. Ne t’inquiète pas.

- En attendant, je te propose de nous tirer d’ici…

- Tu es impossible.

- Je veux passer la journée à me balader avec toi, on irait au parc, je t’inviterai à déjeuner dans un superbe restaurant…

- Pas question, tu dois d’abord penser à te soigner. Ne te plains pas je vais rester enfermer dans cette chambre lugubre avec toi toute la journée au lieu de profiter du beau soleil… D’abord je vais descendre m’acheter quelque chose à manger au distributeur.

- Tu peux me ramener une barre de chocolat ?

- Tu es pire qu’un gamin toi ! Tu n’auras rien.

- Tu es dure, dit-il avec son air renfrogné.

- Connais-tu meilleure infirmière que moi ? Une infirmière qui embrasse aussi bien que moi ? le titilla-t-elle.

- Non, justement j’ai besoin d’un baiser amore !

- Je ne sais pas si c’est très raisonnable… dit-elle en regardant par la fenêtre amusée. A moins que tu me le demandes en italien… tu vois en italien ça ferait plus romantique…

- Ehi raga’, dammi un bel bacione, ti prego amore mio, ho tanto voglia di te…

- Hum ! ça me donne envie d’une pizza ! dit-elle en éclatant de rire.

- Dans le genre romantisme, y ‘a mieux !

Ils éclatèrent de rire tous les deux, ils s’embrassèrent un long moment puis elle le laissa un instant pour aller trouver de quoi apaiser sa faim.

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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:13

.........


Cinq minutes après, Tiziano Catalano reçut une autre visite.

- Mon chéri, je suis tellement inquiète….

Le jeune homme de redressa sur son lit :

- Maman ?

- Je suis contente de te revoir mon bébé.

- Arrête de m’appeler comme ça, je suis plus un bébé ! Comment t’as su que j’étais ici ?

- Ton ami Yukinari m’a dit que tu m’avais réclamée.

- Pfff n’importe quoi !

- Tu as l’air en forme.

- Ça c’est parce que ma copine vient juste de me rendre visite et qu’elle va passer la journée avec moi.

- Tu as une chérie, coquin ? dit-elle en souriant de joie.

- Oui. Je vais te la présenter quand elle reviendra.

- Je suis heureuse pour toi. Tu mérites de trouver une jolie fille…

- Elle est super mignonne, une vraie poupée….

Tiziano était content, il avait une petite copine, il avait retrouvé sa mère, bref tout allait pour le mieux…. Mais il avait tort de penser ça….



Sana fut la première a Fairview à recevoir sur sa boîte mails ce drôle de message intitulé : « wisteriasecretdiary ». Intriguée, la jeune femme cliqua sur le titre et le message s’afficha sur l’écran de l’ordinateur, au bureau :

Bonjour. Bienvenue dans l’univers de « wisteriasecretdiary », le site où tu trouveras toutes les indiscrétions et des révélations incroyables sur les habitants de Wisteria Lane. Tu veux en savoir plus ? Clique sur le lien suivant : www.wisteriasecretdiary.com les habitants de ce quartier n’auront plus aucun secret pour toi…



Sana resta dubitative devant ce message étrange qui éveillait sa curiosité, alors elle cliqua sur le lien et se retrouva sur le site avec comme fond d’écran une photo du quartier. Des liens sur chaque maison.



Bienvenue sur mon site tu veux connaître les petits secrets que tes voisins s’ingénuent tant à cacher ? Alors tu es à la bonne adresse. Je vous promets de vous informer sur les manies et les secrets des habitants de Wisteria Lane. Indiscrétions et révélations en tout genre.

Qui suis-je ? Mysterious Informer mais appelez moi tout simplement M.I ( prononcez « aïe »).

Bonne visite.



Curieuse et intéressée, Sana salivait à l’avance ! Elle cliqua comme par hasard sur la maison de … Gabrielle Solis :



Hum… ancien mannequin à la retraite et fauchée, fréquent homme riche à l’avenir politique prometteur… Tenterait-elle de regonfler son compte en banque et de renouveler sa garde robe ? Si notre futur maire saura à n’en pas douter la régaler de bijoux, argent et vêtements de marque, saura-t-il égalé l’ex mari méxicain quand il s’agira d el’inviter dans son lit ?...

Affaire à suivre…

M.I.



Sana sourit et, quitta le site rapidement au moment où Carlos Solis entra dans le bureau… Oui Sana connaissait déjà la réponse sur le plan sexe, le maire n’arrivait sûrement pas à la cheville de Carlos !





« S » aurait-elle déjà goûter aux performances du futur maire dans ce domaine?...

M.I



A cette heure là, tous les internautes de Wisteria Lane avaient reçu cet étrange message…
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:15

...........


Pierre se sentait découragé. L’enquête n’avait guère avancé depuis son arrivée à Fairview, retrouver les parents géniteurs de Gaëtane était comme essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. En plus la jeune fille s’était entichée de Catalano, voilà qui ne faciliterait pas la tâche. Pris par le doute, il se demandait maintenant s’il avait eu raison de pousser Gaëtane à s’installer ici, à entamer des recherches. Il fallait avouer que la lettre de l’inconnu puis l’héritage de la maison avait de quoi éveiller leur curiosité. Pierre finissait par penser que tout ceci était né de l’imagination d’un fou, d’un allumé. Car en réalité, pourquoi ce type avait-il acheté cette somptueuse maison, pour aussitôt la léguer à Gaëtane et dans la foulée se suicider d’un coup de revolver dans la tête ? Tout cela ne tenait pas debout. La police avait conclu que dépressif depuis plusieurs années, ce type n’avait pas supporté de se retrouver seul dans cette grande maison. Selon lui Gaëtane était sa seule famille par le lien du sang. Une histoire de fou ! Pierre entra au baracici, dépité par ce « sur place ». Malgré ses idées noires, il ne manqua pas de remarquer la nouvelle décoration de l’établissement. Impossible en effet de ne pas être aveuglé par tout ce……. Vert ! Il se hissa sur un tabouret devant le bar.

- Bonjour, lui fit Ciane.

- Bonjour ! Vous… vous avez changé la décoration …

- Si vous êtes venu comme les autres pour dénigrer ma nouvelle déco, je vous conseille d’économiser votre salive.

- Euh… non, au contraire, je trouve ça très beau… beaucoup plus clair qu’auparavant, ça donne une impression d’espace.

- Vous vous moquez ? demanda-t-elle l’air surpris.

- Absolument pas. Ces différents tons de vert, c’est très apaisant, très agréable aussi.

- Eh, bien ! Je n’en reviens pas, vous êtes le seul à me complimenter.

- Je sais que ça ne doit pas être facile de tenir un bar… et je vous félicite pour rendre ce lieu convivial, à votre image. Les autres clients n’ont pas apprécié les nouvelles couleurs ?

- Ah non ! Les critiques pleuvent comme les grêlons un jour de gros orage ! Entre « on se croirait dans une prairie » « ma parole t’es la sœur de cachée de Shreck ? » ou encore « tu vas nous servir seulement des menthes à l’eau maintenant ? », j’ai eu ma dose !

- Les habitants du quartier ne sont pas très tolérants.

- C’est sûr. Pas très facile de s’intégrer ici…

- Je vis le même enfer que vous, j’ai emménagé à Fairview il y a plus de 6 mois et je dois dire que je n’ai pas beaucoup d’amis.

- Je vous comprends, c’est pareil pour moi. Bon, c’est pas tout ça mais qu’est ce que je vous sers ?

- Ah, oui… un café s’il vous plait.

- Ne le répétez à personne ça ne serait pas bon pour ma réputation, mais comme vous avez été sympa par rapport à la peinture du bar, je vous offre le café.

- Non, vous me gênez, je n’ai pas dit ça pour avoir un café à l’œil, je le pensais vraiment.

- C’est bien parce que je vous trouve très franc que je vous offre le café.

- Je n’ai pas le droit de refuser alors !

- Non, je serai très vexée.

- Alors merci.

- Tous les deux, nous avons besoin de nous faire des amis alors autant commencer par nous lier d’amitié tous les deux, non ?

- Excellente idée. Dans ce cas, nous pourrions faire plus ample connaissance si vous acceptez mon invitation à déjeuner dans un restaurant du centre ce midi…

- C’est tentant mais je ne sais pas si je peux laisser le service de midi au bar à Sayla.

- Elle se débrouille plutôt bien non ? insista Pierre.

- Mais oui Ciane, prends-toi une pause à midi, je me débrouillerai, confirma Sayla. Au pire je demanderai à Gaël de m’aider.

- Tu es sûre ?

- Absolument.

- Alors, c’est entendu, conclut Pierre. Je passe vous prendre à 11 h30. Merci pour le café…

Un fois Pierre sorti du bar, Sayla s’approcha de Ciane et lui souffla à l’oreille :

- Hum, on dirait que tu lui as tapé dans l’œil ma chèrie… Tu as de la chance, il est très mignon.

- Mais non, qu’est ce que tu racontes ! fit mine Ciane qui n’était pas mécontente d’avoir séduit un homme plus mature que tous ceux qu’elle avait rencontré jusqu’ici…

A 11 heures, elle monta se changer, enfiler une belle robe très sexy, coiffer ses cheveux, bref se faire belle et séduisante pour Pierre. Elle se sentait heureuse, et tranquillisée de confier son bar à Sayla. Mais elle avait tort de penser cela…
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:16

.........


Imanita se trouvait dans l’ascenseur qui l’emmenait au premier étage de l’hôpital où se trouvait la salle de détente, l’endroit où l’on pouvait prendre un café, se sustenter un peu. Passer du temps auprès de son père constituait une activité à laquelle elle se prêtait naturellement avec plaisir tant elle était heureuse de son retour à la vie mais maintenant qu’il était réveillé, il devenait parfois fatiguant toujours sur son dos et surtout si l’accident ne l’avait pas rendu amnésique, il semblait avoir oublié tout ce qu’il avait vécu dans l’avion et ne se souvenir que d’une seule chose ou plus exactement que d’un seul fait, celui d’avoir trouvé un garçon en caleçon dans le lit de sa fille. Et son obsession était revenue. Il ne voulait rien entendre, ce vaurien devait épouser sa fille. Bref, elle se réjouissait de s’accorder quelques instants de tranquillité à la cafétéria de l’hôpital. Elle le regretta dés que les portes de l’ascenseur s’ouvrirent lui permettant d’apercevoir Gaëtane en train de se goinfrer de barres chocolatées… Evidemment, Imanita aurait pu appuyer sur le bouton du troisième étage et repartir aussitôt ni vue ni connue, mais la jeune fille n’était pas du genre à se dégonfler, ni à tourner le dos à une rivale. Certes, elle n’avait pas l’intention de se marier avec Tiziano Catalano comme l’exigeait son père (elle savait qu’elle arriverait à le dissuader de ce projet en jouant sur l’affectif, avec son papounet ça marchait toujours), mais pourtant, elle ne supportait pas de voir cette fille tournait autour de son ami, et ce grand couillon était tombé sur le charme de la jeune française, fallait voir ses yeux s’éclairer quand elle entrait dans la pièce ! Bien sûr, s’il fallait avouer que leur aventure la rendait comment dire ?... Jalouse ? Non ce n’était pas le mot… furieuse ?... Non pas vraiment non plus enfin bref, un mélange des deux, jamais elle ne l’avouerait. Elle marcha vers la machine à café, enfonça sa pièce dans le fente, appuya sur le bouton correspondant à « café sans sucre » (oui Imanita fait attention à sa ligne, elle tient à sa petite silhouette svelte), le gobelet tomba, le liquide noir s’écoula dedans, une voix l’interpella juste derrière :

- Bonjour Ima !

- Ho Gaëtane ! je ne t’avais pas vue, feint elle avec son talent habituel.

- J’ai appris que ton père était sorti du coma, je suis très heureuse pour toi.

- Merci. Et toi si tu es là, c’est parce que tu as de la famille à l’hôpital ? (c’est fou comme elle joue bien la comédie quand il s’agit de s’attaquer à une rivale !)

- Non je… je passe la journée avec Tiziano.

- Ah oui bien sûr. Ça a l’air de marcher vous deux…

- Oui, je crois. Enfin… je me sens bien avec lui.

- Tu m’en vois très ravie. Je ne pensais pas qu’un jour une fille puisse se sentir épanouie avec un macho comme Catalano.

- Je croyais que Tiziano était ton ami.

- Oui mais ça ne l’empêche pas d’être un horrible macho.

- Je t’assure que lorsqu’il est amoureux son machisme disparaît.

- J’en doute ! L’amour te rend aveugle ma pauvre. Enfin ce ne sont pas mes oignons.

- On dirait que ça te gêne que Tiziano et moi nous sommes ensemble.

- Pas du tout. Pourquoi veux-tu que ça me gêne.

- Je sais que… vous… vous êtes très proches toi et lui…

- Pense ce que tu veux.

- Je vois le genre, tu ne serais pas un peu jalouse ?

- Moi jalouse ? parce que tu sors avec un sale macho comme Catalano ! Oh non alors ! Je te le laisse volontiers.

- Bon donc tout va bien alors.

- Oui.

- Il est tellement merveilleux, doux, gentil, c’est tellement bon d’être près de lui, quand il me tient dans ses bras. J’avais jamais ressenti ça auparavant avec les autres garçons… Je suis contente d’avoir éclaircir certains points avec toi et d’avoir effacé toute ambiguïté entre nous deux. Non sommes amies n’est ce pas ?

- Evidemment !

- Je te laisse, j’ai hâte de le retrouver.

- Passe une bonne journée !

- Elle sera excellente !

Tandis que Gaëtane montait dans l’ascenseur, Imanita serra les dents, son visage se crispa, ses doigts écrasèrent le gobelet, le café lui brûla la main mais elle ne ressentit pas la douleur, non à ce moment là une autre douleur lui écrasait bizarrement le cœur. Elle ne comprenait pas pourquoi le bonheur de Gaëtane l’affectait autant, pourquoi il lui faisait tant de mal. Elle ne supportait de les voir heureux, elle refusait que cette fille vienne tout chambouler dans ses relations amicales avec Tiziano. Elle allait tout entreprendre pour les séparer. A ce moment là, elle était prête à obéir à son père : à épouser Tiziano rien que pour les empêcher de s’aimer ces deux là.

Imanita avait tort d’imaginer un plan pour les séparer car dans exactement cinq minutes et trente six secondes l’amour entre Gaëtane et Tiziano allait être réduit en poussière…



C’est drôle parfois, je sais pas si ça vous est déjà arrivé mais dans la vie on rêve de rencontrer certaines personnes et quand le jour de la rencontre arrive, le soufflet retombe et on est terriblement déçu car en réalité une fois devant ce quelqu’un dont on rêvait se trouve enfin devant nous c’est la déception totale, rien à voir avec ce qu’on imaginait.

C’est vrai, par exemple, imaginez, vous êtes amoureux ou amoureuse discrètement d’une fille ou d’un garçon, dans un état d’extase totale, vos pieds ne touchent plus terre, un entremetteur vous présente enfin officiellement l’un à l’autre et là grande déception, de près, elle (il) ne ressemble pas du tout à ce que vous vous attendiez. Tout s’écroule autour de vous. Voyez le genre ? Bon ben ça n’a rien à voir mais c’est ce qui va arriver à la mère de Tiziano précisément cinq minutes et trente six secondes après la scène entre Imanita et Gaëtane à la cafétéria.



Narcheska Catalano était en train d’ouvrir la fenêtre quand, Gaëtane rentra dans la chambre de Tiziano.

- Je me languissais déjà de ton retour mon amour ! lança Tiziano en lui adressant un joli sourire (le genre de sourire débile de ceux qui sont amoureux mais c’est tellement beau que s’en devient émouvant !)

- Tu exagères, je me suis absentée seulement quelques minutes ! dit elle en lui caressant la joue…

- Quand tu es loin de moi les minutes me paraissent beaucoup plus longues…(hum comme c’est beau ! Comme dans les romans d’amour à deux balles !) Maman, je te présente Gaëtane ma petite amie…

- J’avais hâte de vous connaître, dit poliment Gaëtane en pensant le contraire… ( c’est vrai on n’est jamais pressé de rencontrer les parents de son ami(e) !)

- Moi aussi, répondit Narcheska en lui adressant un large sourire.

Elle s’approcha, lui serra la main et je peux vous assurer que 5 minutes et 36 secondes après que Gaëtane eut quitté Imanita à la cafétéria ses yeux rencontrèrent ceux de Narcheska. A ce moment précis, le sourire de Narcheska se figea, le sol semblait se dérober sous elle, la terre se mit à tourner à l’envers.

- O Dio Mio ! s’écria-t-elle en relâchant d’un mouvement brusque la main de Gaëtane. Non è possibile ! (oui elle se met toujours à parler italien quand elle est fortement troublée.) Non avete già fatto l’amore ? Dimme Tiziano ? Spero che non avete già fatto l’amore !

Tiziano se sentait très mal à l’aise soudain. Il espérait que Gaëtane n’avait pas compris ce que sa mère venait de dire. C’était très gênant. Surprise par la réaction de la mère, elle n’avait pas vraiment fait attention à ses paroles.

- Maman ? Tu ne te sens pas bien ? demanda Tiziano.

- Réponds à ma question, ordonna-t-elle.

- Ça ne te regarde pas, fit-il. Tu as pris de la drogue ?

- Tu as raison, je ne me sens pas bien, je vais prendre l’air…

Narcheska se précipita dehors.

- Qu’est ce qui lui prend ? demanda Gaëtane toute surprise.

- J’en sais rien. Ma mère est bizarre tu sais. La fuite c’est sa spécialité. Mais on s’en fout. Tu es près de moi, c’est tout ce qui compte…
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:17

....


Brian Petterson caressait la plante des pieds de Saraluna, depuis qu’elle était enceinte, il était aux petits soins avec elle, quand Narcheska sonna.

- Reste allongée, je vais ouvrir, dit-il.

- On ne peut jamais passer une journée tranquille… Si c’est un revendeur débarrasse toi de lui rapidement, nous devons aller à l’hôpital.

Elle n’avait pas encore achevé sa phrase que déjà Brian ouvrait la porte.

- Madame ?

- C’est vous le nouvel ami de ma fille… Décidément, elle n’a aucun goût, ajouta-t-elle sans lui laisse le temps de rétorquer. Où est-elle ?

- Euh… fit Brian un peu désabusé par cette tornade catalanienne !

Narcheska fonça dans le salon.

- Maman ? s’étonna Saraluna en se rechaussant.

- Bonjour ma fille. Il y a urgence.

- Tu n’es pas la bienvenue ici.

- Ce n’est pas une visite de courtoisie. Crois-moi si j’avais pu éviter de sonner à ta porte, j’aurais passé mon chemin car je n’ai pas plus envie que toi de te voir.

- Elle est charmante ta mère, constata Brian.

- Vous, taisez-vous.

- Tu es priée de respecter le père de mon futur enfant…

- Justement, à propos d’enfant, reprit Narcheska. Elle est revenue…

- De qui parles-tu ?

- Elle est revenue je te dis…

- Tu peux être plus claire ?

- As-tu déjà parlé d’elle à ton nouvel amant ?

- Maman, si tu es venue dans l’espoir de me séparer de Brian, tu peux immédiatement rentrer dans ce qui te sert de maison.

- Brian ? Hum quel nom affreux ! Enfin bref, la mère de votre future enfant vous a-t-elle prévenue que votre futur bébé a déjà une grande sœur ?

- Pardon ? demanda Brian l’air éberlué.

- Maman ! Tu crois que c’est le moment de ressortir cette vieille histoire.

- Oui parce qu’elle est revenue, elle est en ville et tu sais où exactement ? A l’hôpital, dans les bras de ton frère qui en est tombé amoureux…

C’est à cet instant que Saraluna Catalano comprit que ce n’était pas encore aujourd’hui qu’elle pourrait savourer une calme journée de repos avec Brian.

- Et oui mon cher Brian, il vaut mieux que vous sachiez que la mère de votre futur enfant n’est pas la petite sainte que vous croyez. Je peux vous dire que moi aussi j’ai fait une drôle de tête quand un jour, alors qu’elle n’avait que 14 ans, elle m’a annoncé qu’elle était enceinte ! Et aujourd’hui toujours la même tête quand j’ai rencontré cette fille dans les bras de mon fils ! Vous imaginez s’ils ont déjà couché ensemble ? Tu dois mettre un terme à tout ça Saraluna. Tu n’as plus le choix. Il est temps aujourd’hui de montrer ton vrai visage à tous les habitants de Wisteria Lane, à Sayla, à Tiziano et à ta fille, ils méritent de savoir la vérité !

Cette fois, c’en était plus qu’elle pouvait en supporter, Saraluna fut prise d’un malaise, elle s’évanouit dans les bras de Brian.



Ciane absente, Sayla fut obligée de fermer le bar, signe que quelque chose de grave était arrivée. Il ne fallut que quelques minutes pour que tout le quartier apprenne la nouvelle. Sayla expliqua vaguement ce qui se passait à Lynette venue à ses devants alors qu’elle se précipitait chez Saraluna alertée par sa mère. Lynette le répéta à Bree, qui le répéta à Susan qui le répéta à Gabrielle non sans déformer un peu l’information. Madame Solis, le répéta à Eddie Britt, qui le répéta à ……. Bref en quelques minutes, tous les habitants du quartier savait que Saraluna était tombée enceinte à l’âge de 14 ans. Inutile de vous raconter les commérages que cette terrible information entraîna dans les maisons de chacun…



L’information parcourait maintenant toutes les rues de Fairview, arrivant jusqu’au restaurant japonnais où dînait Orson Hodge comme chaque mardi midi avec ses confrères dentistes, un rituel auquel il tenait. Bree, l’avait appelé sur son portable en plein milieu du repas pour lui communiquer l’info.

Le coup de feu était passé et Yukinari allait vivre son moment favori de la journée celui où il sortait de sa cuisine, se plantait dans la salle à mater Hiroki le fils du patron qui s’occuper du service en salle. Il ne savait pas encore si le garçon était attiré par lui ou même simplement par les garçons en général alors il se montrait prudent, pas entreprenant du tout (ce qui n’étonnera aucun de nos lecteurs !) et se contentait pour le moment de le mater. Ainsi, trop concentrer sur les fesses du jeune serveur, Yukinari ne vit pas arriver derrière lui Orson Hodge.

- Yuki, je ne savais pas que tu travaillais ici…

Yukinari sursauta, se sentit gêné comme pris sur le fait et ses joues se mirent à rougir.

- Ho monsieur Hodge ! Bonjour ! Je ne vous avais pas vu !

- Je dois dire que tu étais très… préoccupé par ce jeune homme. (oui là évidemment Yuki vira écarlate…). Je voulais bavarder un peu avec toi.

- Un plat n’était pas à votre goût ?

- Non au contraire, c’était parfait. Je souhaite te parler d’Andrew.

- Lui et moi c’est fini.

- Je crois avoir compris, tu as tourné la page. Mais je trouve que tu n’as pas été très cool avec Andrew. Tu l’as envoyé sur les roses un peu brusquement.

- Ça ne regarde qu’Andrew et moi.

- Tu sais quand il est parti, il était très mal, outre les problèmes avec sa mère, il pensait que tu l’avait trahi, il a vécu dans la rue, pour manger, il a du faire des choses dont il n’est pas très fier. Il mérite peut-être un peu plus d’indulgence, tu ne crois pas ?

S’il voulait être tout à fait sincère, Yukinari devait admettre que Monsieur Hodge avait raison, il devrait aller parler avec Andrew ; éclaircir la situation et se montrer compréhensif. Yukinari était absolument d’accord avec tout ça… pendant quelques minutes, juste avant que Hiroki lui adresse un merveilleux sourire, ce sourire hyper craquant qui faisait oublier tout le reste à Yukinari, même Andrew… A ce moment précis, tout son corps frissonna et il eut soudain une terrible et irrépressible envie de …….. glace ! Une belle grosse coupe de glace surmontée d’une montagne de chantilly ! ( Est-il utile de préciser ce qu’il envisageait de faire avec cette glace ? Non, vous avez raison ce serait pure perte de temps et nous avons encore pas mal de choses à découvrir dans cet épisode alors laissons le fantasmer dans son coin et passons à la suite !)



S.C l’aînée des « C » cachait bien son jeu, elle était beaucoup plus précoce que ce que pouvait laisser croire les apparences… Conseil de M.I : chez vos voisins ne vous fiez jamais aux apparences…

M.I.
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:18

........


L’Information circulait à travers tout Fairview comme une tornade, surprenant tous ceux qui de près ou de loin connaissaient Saraluna Catalano, la jeune fille sage, pieuse, qui allait à la messe tous les dimanches, qui ne faisait jamais un écart, qui avait mis sa propre vie de femme de côté pour s’occuper de sa soeur et de son frère. Oui l’Information passait partout, sauf dans la chambre d’Habib Salama. En effet, il y avait encore des oreilles restées à l’écart de cet extraordinaire secret si bien gardé jusqu’à aujourd’hui… Et oui malheureusement pour elle, Imanita Salama, grande journaliste au « Fairview news », n’avait pas encore reçu cette info… l’info qu’il ne fallait pas rater… malheureusement pour elle car connaissant son intelligence machiavélique, ses dons pour la manipulation, cela lui aurait évité de se mettre dans une situation dont elle aurait du mal à sortir… En effet, le bonheur de Gaëtane avait éveillé chez elle une jalousie débordante, elle était prête à tout pour éloigner Tiziano de cette française venue chercher le mâle chez les autres… oui vraiment prête à tout même à avouer à son père un secret qu’elle n’aurait jamais, mais alors vraiment jamais dû dévoiler devant lui… Après sa conversation avec Gaëtane rien ne pouvait plus l’arrêter dans son souhait de destruction. Seul cet élément nouveau que nous connaissons tous maintenant sauf elle, aurait pu lui éviter le pire…

- Papa… Il faut que je te dise quelque chose d’important… commença-t-elle en s’asseyant sur le lit près de lui.

- Je t’écoute ma chérie.

- Tu promets de ne pas te fâcher ? demanda-t-elle en prenant son petit air misérable, celui qu’elle prenait quand elle voulait attendrir son papounet…

- Jamais je ne me fâcherais contre toi ma puce…

- Voilà… tu avais raison, j’ai couché avec Tiziano Catalano…

- Tu parles d’une nouvelle, je le savais depuis le début, tu ne peux rien cacher à ton papounet... Et je peux te jurer que ce petit morveux t’épousera.

- Oui mon papounet, nous allons l’obliger à m’épouser tu m’aideras à le convaincre n’est ce pas ?

- Le convaincre ? Tu ne me connais pas ma chèrie… Je ne lui laisserai pas le choix. Je suis heureux que tu me fasses enfin confiance. Ta conscience est soulagée, tu as eu raison de me dire la vérité et j’attendais de l’entendre de ta bouche…

- J’avais peur tu comprends…

- Oui s’engager avec un garçon n’est pas évident pour une jeune fille. J’espère qu’il ne t’as manqué de respect au moins ?

- Non… il a été délicat enfin aussi délicat qu’il puisse être parce que la délicatesse c’est pas trop son truc… Le problème c’est que il s’est amouraché de cette fille là… Il faudrait que tu lui parles pour qu’il arrête de la fréquenter…

- Tu veux parler de Gaëtane ?

- Oui…

- Alors ne te fais aucun souci ma puce !

- Pourquoi ? dit-elle soudain moins sûre d’elle.

- Tu n’as pas eu écho de la nouvelle ?

- Quelle nouvelle ?

- Tout Fairview est au courant…

- Au courant de quoi ?

- Ta mère m’a dit que Gaëtane était la nièce de Tiziano !

Imanita bondit sur ses pieds !

- Qu’est ce que tu dis ?

Soudain elle sentit une chaleur montait en elle… Elle sentit son cœur s’emballer, comme si la terre s’écroulait sous elle mais comme d’habitude elle ne fit rien paraître et resta maître d’elle-même. Oui Imanita Salama était prête à tout pour détruire le bonheur des autres quand celui-ci lui faisait mal, à tout, même si son action s’avérait inutile. Elle prenait conscience qu’elle venait de s’enfoncer dans une impasse dangereuse, dont elle aurait beaucoup de mal à sortir mais après tout, elle avait suffisamment d’imagination et d’intelligence pour retourner la situation en sa faveur même si pour le moment elle était particulièrement ébranlée…





J’imagine que vous êtes très impatients de savoir comment Saraluna va avouer son secret à Gaëtane et Tiziano, ou encore de quelle manière Narsheska relate toute l’histoire à Sayla, et aussi comment Imanita va se sortir du guêt-apens dans lequel elle s’est fourrée toute seule avec son impressionnante habileté légendaire. Certains même d’entre vous se demandent peut-être si Yukinari est encore en train de fantasmer tout seul au fond du restaurant ou s’il est enfin passé à l’acte avec son petit japonais… Bande de curieux ! J’aimerais vous satisfaire en vous dévoilant de suite comment tout cela s’est passé mais malheureusement, c’est justement aujourd’hui que CW a rencontré P un beau jeune homme avec lequel elle a l’intention de passer la journée… Voyez ce que je veux dire... Donc il vous faudra patienter encore un peu pour tout le reste… Mais vous ne le regretterez pas car ce qui est en train de se passer dans l’appartement de CW (oui au départ notre nouveau et adorable petit couple de Wisteria Lane devait déjeuner au restaurant mais les plans ont un peu changé…c’est beaucoup plus amusant de réunir notre petit couple chez C.W… vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite si toutefois vous avez envie de le savoir)… donc vous ne regretterez pas de lire ce qui va se passer dans l’appartement de CW, vous allez même adorez ces magnifiques moments… comment dire ?….Ah oui : croustillants !!^_^…

Néanmoins, attention : le passage qui suit est à déconseiller aux moins de 18 ans… ^_^

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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:19

.........


Dans l’esprit de Ciane Wilson, déjeuner au restaurant pour un premier rendez-vous semblait trop impersonnel. Elle préféra inviter Pierre chez elle, dans son appartement situé au deuxième étage d’un petit immeuble cossu, situé non loin de Wisteria Lane. Elle souhaitait donner un côté plus intime et romantique à leur repas. Habituée à surfer les plus grosses vagues australiennes, elle n’avait pas froid aux yeux, elle s’apprêtait à surfer sur le cœur de Pierre…Cordon bleu, elle avait préparé un menu simple, constitué d’un plat surgelé qu’elle avait réchauffé au micro onde avec beaucoup de soin. Elle avait dressé une belle table avec une nappe verte, de belles assiettes blanches, deux verres à vin, des couverts colorés et des bougies allumées. Pierre fut ravi de découvrir ce petit appartement agencé avec goût. Sur les murs blancs étaient accrochées des photos de vagues et des posters de surfeurs, dans la chambre, une planche à voile traînait sur le sol, tandis qu’une autre planche de surf plus courte, reposait sur un mur. Ciane l’invita à s’asseoir sur le canapé vert pour prendre l’apéritif. Ensuite, ils passèrent à table, ils dégustèrent le plat préparé avec amour par Ciane, il refusa un dessert, tant mieux parce qu’elle envisageait un tout autre dessert pour achever ce moment privilégié… (Hum… hum !!!) Elle l’invita à passer au salon, s’installa à côté de lui, se serra contre lui. Entreprenant, il passa son bras derrière son dos et l’attira à lui.

- Je ne savais pas que tu étais passionné par le surf, dit –il.

- Je surfe depuis que je suis toute petite…

- Impressionnant.

- En Australie je surfais tous les jours…

- Ça doit te manquer ici.

- Oui, c’est ce qui me manque le plus. Tu sais surfer toi ?

- Sûrement pas aussi bien que toi mais il m’est arrivé de surfer dans les Landes.

- Oui c’est vrai en France vous avez un magnifique spot à Biarritz .

- Exact, mais moi je préfère surfer du côté d’Hossegor, les plages sont plus sauvages, plus grandes, on est moins les uns sur les autres. Un jour je t’emmènerai là bas.

- Et nous surferons tous les deux ?

- Oui.

- Tu n’as pas peur de te faire battre par une fille ?

- Non… Au contraire, je serais ravi d’apprendre les techniques qui me manquent avec un professeur aussi séduisante que toi…

- Tu n’es pas mal non plus comme élève…

Les yeux de Pierre plongèrent dans le décolleté avantageux de Ciane, puis il commença à l’embrasser, elle se laissa aller dans ses bras, lui rendit ses baisers. Leurs lèvres se frôlèrent puis leurs langues s’entrelacèrent…

- Si on passait dans la chambre, lui susurra-t-elle à l’oreille.

- J’adore ce genre de proposition… Tu n’as pas peur d’aller un peu vite ?

- J’aime la vitesse et vivre dangereusement… Pas toi ?

- Pourquoi pas…

- Et dans tes bras je ne risque rien, pas vrai ?

- Crois-tu vraiment ? rétorqua-t-il en souriant. J’adore ton côté coquine et mutine !

Elle le tira par la main jusqu’à la chambre, il lui proposa de faire l’amour sur la planche à voile, elle trouva l’idée saugrenue mais très excitante…



Oui ben je vous avais prévenu…



Finalement, Saraluna Catalano avait recouvré ses esprits, elle savait qu’elle était devenue l’objet de toutes les conversations de Fairview, mais il était temps d’assumer son erreur de jeunesse, et surtout d’empêcher Gaëtane et Tiziano de s’aimer… même s’il était déjà un peu tard. Brian qui voulait lui éviter toute contrariété ou trop d’émotion, cette fois il était servi ! Il la conduisit à l’hôpital car elle avait l’intention de parler à son frère sans attendre. Elle traversa les couloirs au parfum d’éther en trottinant sur ses hauts talons, Brian était presque obligé de courir pour la suivre…

- Inutile de te précipiter, s’écria-t-il avec toujours le désir de la calmer vu son état. Il manquerait plus qu’elle fasse une fausse couche pensa-t-il.

- Si tout ça est trop rapide pour toi tu n’as qu’à m’attendre ici.

- Non je t’accompagne, je veux simplement dire que ce n’est plus à cinq minutes près à présent.

Elle stoppa le pas brusquement, se tourna vers lui, en lui jetant un regard mauvais.

- Mon frère est en train de séduire ma fille… Tu penses vraiment qu’il n’y a pas urgence.

- Si mais imagine que ta mère se soit trompée, que Gaëtane ne soit pas ta fille. Il y a une chance infime que cette jeune demoiselle soit ta fille.

- Je te rappelle que Gaëtane est venue s’installer à Fairview dans l’espoir de retrouver ses parents biologiques… De plus l’enfant que j’ai mis au monde a été adopté par des français qui l’ont prénommé Gaëtane un prénom pas franchement courant tu vois… Ah et puis pourquoi je perds mon temps avec toi au lieu de leur parler pour tout arrêter avant qu’il ne soit trop tard…

Elle haussa les épaules, lui tourna le dos et reprit son petit trot rapide… Brian savait qu’il était inutile de discuter, alors il la suivit silencieusement. Saraluna stoppa devant la chambre 364 et entra sans prendre la peine de frapper, s’engouffra dans la pièce et s’arrêta l’air ahuri devant le lit où se trouvait une dame âgée entourée de ses proches.

- Que faîtes-vous dans le lit de mon frère ? s’exclama-t-elle sans réfléchir au côté ubuesque de la situation…

- S’il vous plaît, vous pouvez vous calmer madame, intervint un monsieur, la cinquantaine, cheveux grisonnant. Ma mère a fait une petite attaque cérébrale, elle a besoin de sérénité et de silence.

- Excusez-moi mais mon frère était dans cette chambre… et normalement.

A cet instant une infirmière fit son apparition. Pour ne pas importuner cette famille, Brian tira Saraluna par la manche afin d’aller discuter avec l’infirmière dans le couloir.

- Pouvez-vous m’expliquer pourquoi cette femme a pris la place de mon frère ? demanda Saraluna sur un ton rempli de reproches.

- Mademoiselle Catalano votre frère a souhaité quitter l’hôpital…

- Et une fois encore vous l’avez laissé partir ! Quelle inconséquence !

- L’état de votre frère ne nécessitait pas une hospitalisation plus longue. Le docteur l’a examiné, il lui a conseillé de rester en observation encore un jour mais votre frère a refusé. Il a signé une décharge et il est parti avec sa petite amie.

- Parti avec sa petite amie, répéta Saraluna en levant les yeux au ciel. C’est bien ce que je vous reproche…

- Je ne vois pas ce qu’il y a de mal, dit l’infirmière qui ne comprenait pas trop ce qui se passait. Ils forment un joli petit couple tous les deux et cette jeune fille qui le dévore des yeux, saura très bien prendre soin de lui.

- Décidément, vous êtes la seule à Fairview à ne pas savoir que cette jeune fille est ma fille…

- Votre fille ? Et vous laissez votre frère avoir une aventure avec elle ! Quelle inconséquence.

- Non, il ne savait pas que Gaëtane est sa nièce…

- Votre frère a des problèmes au niveau de la tête, il a parfois quelques absences mais de là à oublier que cette fille est sa nièce… Ma parole vous l’avez eu bien jeune votre fille…

- Peu importe, s’énerva Saraluna il faut absolument que je les retrouve.

- Oui, ben, bon courage, conclut l’infirmière en s’éloignant alors qu’elle ne comprenait rien à tout ce charabia.

- La situation est grave Brian. Si Tiziano a emmené Gaëtane dans sa chambre…

- Quel mal il y a ? Fit Brian. Il faut qu’il se repose encore, il est tout à fait normal qu’il dorme un peu.

- Tu es bien naïf, tu ne crois quand même pas que Tiziano emmène des filles dans sa chambre juste pour dormir.

- Oh mon Dieu ! s’écria Brian qui venait tout à coup d’avoir une illumination. Tu ne crois quand même pas que…

- Si évidemment. Il ne se contentera pas d’un simple baiser…

- Surtout si ta fille a hérité de ta précocité, rétorqua Brian, ce qui lui valut de recevoir un coup de coude dans les côtes.

- Conduis-moi chez les Solis, j’espère qu’il n’est pas trop tard.

- Tu sais ils ont peut-être couché ensemble depuis longtemps, ajouta Brian avec son tac légendaire.

- Merci de me rassurer, ironisa Saraluna avec dégoût.

- Téléphone à Sayla, elle n’a que la rue à traverser, elle sera chez Solis avant nous.

- Mais c’est à moi de leur annoncer que… Oh mon Dieu je n’arrive pas à y croire. Une chance sur des milliards que Tiziano tombe amoureux de cette fille et il a fallu que ça arrive.

- Tu leur parleras plus tard, l’urgence c’est de les séparer avant qu’ils entreprennent de faire la « chose » ensemble… (j’adore l’expression employée par Brian ici pour exprimer « faire l’amour » ! Pas vous ? Il est très fort…^_^)

- Tu as raison, je préviens Sayla.
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:20

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Pendant ce temps, Ciane Wilson se lovait comme un petit chat dans les bras de Pierre, leurs corps entrelacés, allongés sur la planche à voile. Ils avaient quand même pris la précaution d’installer un petit matelas moelleux dessus pour plus de confort. Bref, ils se sentaient bien, comme sur un nuage tous les deux après avoir fait l’amour intensément. ( note pour B.P. pour que ce soit bien clair dans sa tête : « après avoir fait la chose »). Ce qui n’était pas arrivé ni à l’un ni à l’autre depuis leur arrivée à Fairview. ( Oui ben ça va arrêtez de les plaindre, ils sont pas les seuls non plus…) Ni l’un ni l’autre n’avait envie de mettre fin à ce délicieux moment de grâce. Ils étaient encore dans un autre monde, celui de Roméo et Juliette, d’Adam et Eve ( oui bon faut pas pousser non plus ). Plus rien n’existait autour d’eux à part leur amour. Rien ne pourrait détruire ce magnifique moment, rien ne pourrait les séparer. C’est en tout cas ce qu’ils étaient tous les deux en train de penser à ce moment précis. Et… évidemment ils avaient tort de penser ça…

Pierre se souleva sur un coude, admira sa belle partenaire, caressa son épaule douce à la peau soyeuse, embrassa ses cheveux, et murmura à son oreille.

- C’était super chérie…

Elle se tourna légèrement, le regarda dans les yeux et dit :

- Tu exagères, ce n’était pas super, c’était tout simplement divin ! Je n’ai jamais autant apprécié un dessert comme celui que tu viens de m’offrir. (wahoooooooooooooo comme c’est beau, elle sait parler aux mecs CW !)

- Oui c’était merveilleux. Je t’offrirai encore des milliers et des milliers de desserts comme celui là. ( ça va tous les deux, calmez vous on a compris là) Il faut que j’aille travailler maintenant.

- Non reste encore un peu.

- J’aimerais rester ici avec toi toute l’après midi mais j’ai des rendez-vous chez des clients. Mais on pourrait passer la soirée ensemble.

- Ah oui ? Quel programme me proposes-tu.

- Cette fois je t’invite au restaurant, puis nous pourrions terminer la soirée ici, qu’en penses-tu.

- Ça me convient.

- Je peux prendre une douche ?

- Evidemment.

Pendant qu’il prenait sa douche, elle resta allongée, encore alanguie après ce merveilleux moment. Dix minutes après Pierre revint, une petite serviette autour de la taille. Il rassembla ses vêtements éparpillés dans la pièce et commença à se rhabiller. Ciane le dévorait des yeux…

- Quoi ? fit Pierre. Qu’est-ce que tu as à m’observer comme ça ?

- Ça te gêne ?

Il haussa les épaules.

- Tu es beau quand tu t’habilles, reprit-elle. Même si je préférais quand tu t’es déshabillé tout à l’heure!

- Tu es une sacrée coquine ! dit-il en souriant.

Une fois habillé, il s’accroupit, l’embrassa amoureusement.

- Tu as déjà mangé japonais ?

- Non.

- Il parait qu’il y a un excellent restaurant japonais au centre ville. Ça te dit ?

- Une fois que je suis avec toi, j’irai n’importe où.

- Alors rendez-vous à 19h30 au Kunitoraya.

- D’accord. J’ai hâte d’être à ce soir.

- Moi aussi. Tu es tellement belle. Je t’envoie des tonnes de bisous pour que tu tiennes jusqu’à ce soir. ( que c’est bôoooooooooooooo !) A tout à l’heure.

Il s’éclipsa. Elle s’allongea en souriant béatement, puis elle pensa que Sayla était seule au bar et qu’il fallait aller l’aider un peu. Elle se leva se dirigea vers la salle de bain, son pied nu cogna dans quelque chose. Elle se baissa, ramassa l’objet. Il s’agissait du portefeuille de Pierre. Sans réfléchir davantage, elle empoigna la serviette que Pierre avait laissé sur le sol, essayant tant bien que mal de se la nouer autour du corps mais elle était trop petite alors tant pis, elle n’avait pas le temps de faire autrement si elle voulait rattraper Pierre, elle maintenait d’une main la serviette devant elle pour cacher ses parties intimes, puis elle courut après Pierre dans l’escalier de l’immeuble en prenant soin de laisser la porte contre derrière elle. Par chance, Pierre était encore sur le palier, devant l’ascenseur en train d’attendre que celui-ci daigne arriver. Une voisine du quatrième le bloquait le temps de décharger ses courses.

- Je te manque déjà ? s’exclama-t-il surpris.

- Oui mais surtout tu as oublié ton portefeuille, il a dû chuter de ta poche.

- Hum tu as raison merci. Dis donc ta voisine du 4ème bloque l’ascenseur depuis 5 minutes, elle exagère.

- Ah tu sais je ne connais aucun de mes voisins, depuis que j’ai emménagé je n’en ai encore vu aucun. Bon j’ai le droit à un baiser en attendant l’ascenseur ?

- Oui.

Il l’embrassa puis décida de prendre l’escalier avant d’être définitivement en retard.

- N’oublie pas, ce soir 19h30 au Kunitoraya !

- Pas de danger que j’oublie ! C’est gravé dans ma mémoire et je décompte déjà les minutes.

- Rentre vite tu vas prendre froid…

- A ce soir !

Il descendit l’escalier en courant, et en sifflotant tellement il était heureux. Ciane le regarda partir jusqu’à ce que sa silhouette disparaisse derrière la porte d’entrée de l’immeuble pour se glisser à l’extérieur. C’est à ce moment précis que l’ascenseur arriva enfin au troisième étage, l’ouverture des portes provoqua un appel d’air et la porte de l’appartement de Ciane claqua. La jeune femme sursauta, se retourna vers la porte de s on appartement.

- Oh non c’est pas vrai ! se désola-t-elle.

Elle se précipita, poussa sur la porte mais celle-ci était bloquée, fermée de l’intérieur. La pauvre Ciane se retrouva enfermée sur son pallier, une simple serviette beaucoup trop petite pour cacher sa nudité…Que faire ? Son portable était à l’intérieur… Sonner chez un voisin ? Elle ne connaissait personne dans cet immeuble. De quoi aurait-elle l’air si elle sonnait chez des inconnus dans cette tenue ? Quelle poisse ! (J’imagine que tu es entrain de me maudire là Ciane !!!^_^ Alors que tous nos lecteurs apprécient ce passage tout à fait cocasse et attendent la suite impatiemment!).

Ce que Ciane ne savait pas puisqu’en général vers 14 heures elle était toujours au bar, c’est que son voisin, professeur de mathématiques au lycée de Fairview finissait ses cours à 13h30 et qu’il rentrait précisément vers 14 heures. Quand l’ascenseur redémarra, appelé par une main innocente au rez-de-chaussée, Ciane pria au fond d’elle-même pour qu’il s’arrête à n’importe quel étage sauf au troisième. Et oui ce matin là Ciane avait eu de la chance, elle avait rencontré le prince charmant, à présent la chance avait tourné, l’ascenseur s’arrêta à son pallier, les portes s’ouvrirent pour laisser passer son charmant voisin qui, à son retour, ne s’attendait vraiment pas à ce si merveilleux spectacle plutôt… inattendu… Il n’avait pas l’occasion de se rincer l’œil si souvent !!!!!

(il va de soi que, dans cette situation inconfortable, nous compatissons tous avec la pauvre Ciane…^_^)

Alors, vous voyez, je vous avais dit que ça allait être amusant, je ne vous avais pas menti !^_^…
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:21

.......


Sayla Catalano n’était pas du genre à se laisser impressionner, elle avait fait les 400 coups et savait depuis son enfance qu’elle pouvait compter sur sa sœur en cas de problème. Saraluna avait veillé sur elle depuis le départ de leur mère, elle l’avait élevée dans la tradition catholique, elle s’était toujours montrée sérieuse, autoritaire, mais elle avait su aussi remplacer le vide affectif laissé par Narsheska. Sayla admirait sa sœur, sa force de caractère, même si parfois elle l’avait détestée quand elle se montrait trop sévère avec elle force est de constater qu’elle agissait pour son bien. Saraluna manquait un peu de fantaisie mais elle était toujours là pour la remettre dans le droit chemin. Jamais Sayla aurait pu imaginer que sa grande sœur avait fréquenté un garçon à l’âge de quatorze ans et encore moins qu’elle était tombée enceinte… L’information l’avait sidérée et à présent elle aimerait comprendre comment tout ceci était arrivé et aussi pourquoi on lui avait cachait la vérité.

- Alors maman, tu pourrais m’expliquer comment Sara est tombée enceinte… dit-elle en servant le thé dans le salon.

- Ma chérie je pense que tu es en âge de savoir comment on fait les bébés… rétorqua Narsheska avec le sourire.

- Je n’ai pas le cœur à plaisanter maman.

- Excuse moi ma chérie mais ce n’est pas un drame.

- Eh bien qu’est ce qu’il te faut…

- Ce fut un drame à l’époque… aujourd’hui le temps s’est écoulé et voilà que le passe resurgit soudain…

- Raconte-moi. Pourquoi Sara n’a pas gardé l’enfant ?

- Mère à quatorze ans ? Tu te rends compte ! La honte sur notre famille ! Ton père et moi ne pouvions rester là les bras croisés à regarder notre fille aînée détruire sa vie pour une simple passade de jeunesse. D’ailleurs ton père ne s’en ai jamais remis, c’est à partir de cette époque qu’il a commencé à boire et … en bref tout est parti en vrille… Je n’ai pas envie de me rappeler de tout ça…

- Moi j’ai le droit de savoir l’histoire…

- Tu demanderas à ta sœur de te la raconter après tout c’est son histoire à elle.

- Quel gâchis.

A ce moment là, le portable de Sayla sonna :

- Allô ? Sara ? Où es-tu ?...... Ok ! J’y vais de suite, on se retrouve là bas !

Elle coupa aussitôt la communication.

- Que se passe-t-il ? se renseigna Narsheska

- Tiziano s’est enfui de l’hôpital avec Gaëtane.

- Oh Mon Dieu ! Pourvu que…

- Sara pense qu’il l’a emmenée dans sa chambre chez les Solis. Je vais aller voir.

- Sois prudente et… parle avec tact à ton frère. J’ai pas envie qu’il fasse une connerie à nouveau.

- J’appelle Gaël, nous ne serons pas trop de deux pour les séparer et leur expliquer…

- Tu as raison.

Cinq minutes plus tard, Sayla et Gaël se trouvaient devant la maison de Gabrielle Solis.

- Vous avez essayé de l’appeler sur son portable ? demanda Gaël.

- Oui mais on tombe direct sur le répondeur.

- Bon allez sonne.

Gabrielle ouvrit la porte rapidement, habillée comme si elle allait à une grande cérémonie.

- Madame Solis, mon frère est chez vous ?

- Oh non ! Il est à l’hôpital.

- Il a quitté l’hôpital.

- Un conseil vous devriez l’attacher si vous ne voulez pas le perdre toutes les 5 minutes.

Sayla haussa les épaules.

- Puis-je vérifier dans sa chambre ?

- Si ça vous fait plaisir mais je vous assure qu’il n’est pas là. Je vous laisse vous claquerai la porte quand vous aurez fini, je dois partir j’ai un rendez-vous important en ville.

- Tu parles un rendez-vous important dans le langage de Gabrielle Solis ça signifie aller faire du shopping, du yoga ou un truc aussi futile du même genre, constata Gaël une fois la jeune femme partie.

Gabrielle avait raison, la chambre était vide, pas de trace des deux amants…

- Où a-t-il pu l’amener, se lamenta Sayla.

- Tu as appelé ses amis ?

- Oui personne ne l’a vu.

- Allons visiter les endroits en ville où il a l’habitude d’aller… proposa Gaël.

En chemin, ils rencontrèrent Andrew.

- Vous cherchez Tiz’ ?

- Oui.

- Je l’ai aperçu il y a à peine 10 minutes en très bonne compagnie dans le parc !

- Oh merci Andrew ! s’écria Sayla. Vite on y va.

Ils ne leur avait pas fallu longtemps pour les trouver enlacés sur un banc sous un saule pleureur (ne vous moquez pas, pourquoi pas un saule pleureur après tout… pff).

- Bonjour vous deux ! lança Gaël.

- On ne peut jamais être tranquilles, rouspéta Tiziano. Vous ne voyez pas que vous nous déranger là ?

- Excusez-moi, dit Gaël en les poussant pour s’asseoir entre eux deux.

- Qu’est ce qui te prend ? Laisse-nous.

- Tiz’, j’ai un truc à vous dire, intervint Sayla restée debout devant eux.

Elle ne savait pas trop par où commencer mais le cas échéant elle pouvait compter sur Gaël.

- Ça ne peut pas attendre ? demanda Tiziano. On a envie d’être seuls…

- Gaëtane, commença Sayla, tu es venue à Fairview, dans l’espoir de retrouver tes parents biologiques, n’est ce pas ?

- Oui, répondit-elle timidement.

- Tu ne connais pas tes parents ? s’étonna Tiziano.

- Non j’ai été… adoptée…

- Je sais qui est ta mère… annonça Sayla le plus doucement possible.

- Vous… mais comment tu peut le savoir ?

- C’est assez compliqué mais pour faire simple voilà ta mère biologique c’est Saraluna !

Tiziano fronça les sourcils…

- C’est quoi ce délire ? dit-il.

- Tu veux dire que ta ma mère c’est ta sœur? demanda Gaëtane en réalisant tout ce que cela engendrait. Tu es donc ma tante…

- Oui et ça signifie que tu es aussi la nièce de Tiziano, ajouta Sayla pour que les choses soient bien claires.

- C’est pas possible, balbutia Gaëtane.

- D’où tu sors une idiotie pareille ? demanda Tiziano légèrement énervé parce que lui n’avait pas encore tout à fait réalisé la portée de cette information.

- J’aime Tiziano… murmura Gaëtane en éclatant en sanglots dans les bras de Sayla.

- Je sais mais vous ne pouvez pas vous aimer comme deux amants, ce serait un inceste, insista Sayla plus à l’intention de son frère que de la jeun fille.

- Je ne vois pas pourquoi, dit Tiziano, buté alors qu’il réalisait peu à peu qu’un gros nuage sombre venait d’assombrir soudain son bonheur.

- Parce que ta sœur Saraluna est la mère de Gaëtane, dit Gaël en mettant les points sur les « i ».

- Je ne vous crois pas, vous mentez !

- Tizou, calme-toi, le tempéra Sayla, je sais c’est dur mais… Sara arrive, elle vous expliquera tout…

- Elle a décidé de me pourrir la vie cette salope ! s’écria Tiziano. Je vous déteste tous !

Il se leva brusquement et s’enfuit en courant.

- Tiziano ! cria Sayla pour le rappeler.

- Reste avec Gaëtane, je m’occuper de ton frère, proposa Gaël.

- Merci… puis une fois Gaël parti aux trousses de Tiziano, Sayla ajouta, je suis tellement désolée, désolée pour vous deux…

Saraluna les rejoignit peu de temps après, l’heure de vérité allait sonner…



Avant d’écouter Saraluna, un petit moment de détente nous ferait du bien, vous ne trouvez pas ? Oui… Alors retrouvons I.S dans une situation cocasse… vous attendez tous ça !

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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:23

.....


Imanita Salama était de retour à la maison. Elle cherchait comment sortir de la situation dans laquelle elle s’était fourrée. Avouer ce qu’elle avait avoué à son père était de la pure folie, elle s’en rendait parfaitement compte à présent. Depuis, une image terrible lui hantait l’esprit sans cesse : elle se voyait en robe de mariée blanche, immaculée, marchant au bras de Tiziano, élégant dans son costume avec nœud papillon… Le vrai cauchemar ! Et comment le jeune homme allait-il réagir quand il apprendrait qu’elle avait raconté certaines choses à son père…

Anita Salama prenait le thé dans le salon, elle en proposa une tasse à sa fille qui accepta volontiers, histoire de se changer les idées.

- Comment va ton père ? demanda Anita.

- De mieux en mieux ! Je suis très contente qu’il soit à nouveau près de nous…

- Ne t’emballe pas trop ma chérie, tu sais dés qu’il ira mieux il repartira au Maroc.

- Sauf s’il se plait avec nous, rétorqua Imanita tout sourire.

- Comment ça parmi nous ?

- Dans quelques jours, il va sortir de l’hôpital, il va se réinstaller ici et nous allons reformer une vraie famille comme avant… Ce sera formidable, se réjouit la jeune fille.

- Attends ma chérie, il est hors de question que ton père s’installe ici.

- Où veux-tu qu’il aille ?

- N’importe où pourvu que ce ne soit pas ici ! rétorque Anita avec autorité.

- Maman, il s’agit de mon père, on ne peut pas le laisser dans un hôtel horrible pendant sa convalescence…

- Il existe des maisons de repos où il sera très bien soigné et om tu pourras lui rendre visite tous les jours.

- Pourquoi tu refuses qu’il revienne à la maison ? Pourquoi tu refuses de recoller les morceaux ? s’énerva Imanita.

- Parce que je n’ai pas envie de revivre avec ton père, j’ai tourné définitivement la page, il faut que tu te mettes bien ça dans la tête. J’ai de la peine quand il est blessé parce qu’il est le père de ma fille, mais quoiqu’il arrive ton père et moi c’est fini, trancha Anita.

- Le hasard nous donné l’occasion de nous réunir tous les trois comme avant, tu pourrais au moins vous donner une seconde chance.

- Non, je ne veux pas. Je n’aime plus ton père.

- Tu ne penses qu’à toi, tu es égoïste !

(Et moi qui pensais qu’on allait s’amuser pendant cette scène°^° On aurait mieux fait de retourner sur le palier de Ciane. C’est pas sa journée à la pauvre Ima…)

- Je comprends que tu sois déçue, comme tous les enfants de parents divorcés tu es triste de voir tes parents séparés mais il faut te faire une raison…

- Ça va j’ai compris, tu ne feras aucun effort… Bientôt je partirai moi aussi et quand tu te retrouveras toute seule dans cette grande maison vide, tu te rendras enfin compte que tu avais un bon mari et que tu as tout gâché, gâché ton bonheur et celui de ta fille. Malheureusement, il sera trop tard. Et ce sera tant pis pour toi. Commence déjà par boire ton thé toute seule, je m’en vais.

- Je suis désolée que tu le prennes comme ça Ima.

La jeune fille s’en alla, triste et l’esprit préoccupé par son éventuel mariage. Elle n’avait pas le temps de s’appesantir sur son sort, non, il fallait qu’elle réagisse et trouve rapidement le moyen de sortir de cette délicate situation la tête haute…



Vu surfeuse se pavaner sur son palier en tenue très très légère devant ses voisins désabusés… Pour une photo cliquer « ici ».

M.I.



J’ai hâte de savoir comment Ciane a géré la situation sur son palier face à son voisin, pas vous ? Auparavant, voyons comment Saraluna justifie son passé face à Sayla et à Gaëtane…
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:25

.......


Saraluna Catalano sentit l’émotion grandir en elle alors qu’elle se trouvait face à sa fille, Gaëtane. Pas un jour elle n’avait pensé à elle depuis sa naissance, regrettant souvent de l’avoir abandonné tout en sachant que si elle l’avait fait c’était pour son bien.

- Vous… vous êtes vraiment ma mère, demanda Gaëtane d’une petite voix entre deux sanglots, toujours blottie dans les bras de Sayla.

- Je crois, oui…

- Ça mérite une explication, tu ne crois pas ? intervint Sayla.

- Où est ton frère ? Je veux dire… tu lui as expliqué ?

- Evidemment et il a sauté » de joie comme tu peux l’imaginer. Gaël s’occupe de lui. Maintenant raconte-nous la vérité.

Lasse, Saraluna s’assit à côté des deux jeunes filles sur le banc, à bonne distance de Gaëtane qu’elle dévorait des yeux à s’en rendre malade, pour être sûre de ne jamais oublier son visage si elle repartait en France loin d’elle… elle sentait un irrésistible instinct à la prendre dans ses bras, la serrer contre son corps, sentir son parfum, toucher sa fille, elle avait tellement rêvé que ce moment se produise un jour sans penser que cela puisse devenir réel. Et pourtant sa fille se trouvait là tout à côté d’elle, encore sauvage, méfiante, peut-être lui voudrait elle toute sa vie mais peu importa, à présent elle avait réussi à fixer une image sur ce qu’était devenue sa fille, c’était là le plus beau cadeau qu’on pouvait lui faire.

- L’histoire est simple, commença Saraluna, au collège, j’avais quatorze ans, j’ai rencontré un garçon dont j’étais tombée amoureuse. Il avait deux ans de plus que moi. Au début, je voulais juste flirter un peu avec lui pour faire comme les copines, puis peu à peu je me suis rendue compte que c’était plus sérieux et surtout que lui, il voulait aller plus loin. J’ai appris plus tard que ses copains lui avaient lancé un défi, il avait parié avec eux qu’il coucherait avec moi… Alors quand il a demandé si je voulais coucher avec lui, j’ai d’abord refusé, j’avais peur, je n’osais pas franchir le pas, puis il a insisté, il savait que j’étais très amoureuse de lui, il en profitait. Il m’a dit que si je refusais de coucher avec lui, il me laisserait tomber et il irait voir ailleurs… Alors j’ai cédé. Ce fut une expérience merveilleuse que nous avons renouvelé plusieurs fois, 3 ou 4 je ne me souviens plus très bien. Puis ensuite, un soir il m’a dit que tout était fini entre nous, que j’étais qu’une gamine, qu’il était inutile que je m’accroche, il a rompu. Sa nouvelle amie, une vraie peste, m’a alors raconté l’histoire du pari et lui et ses potes se sont moqués de moi… La nuit suivante, j’avais très mal au ventre, j’ai rien dit à mes parents pendant plusieurs jours puis ma mère m’a amenée chez le médecin qui a rapidement compris. Ma mère était folle de rage ! Sa fille enceinte, à quatorze ans. Et je ne vous raconte pas comment mon père a pris la chose ! La honte tombait sur la famille. Alors ils m’ont envoyé dans une institution loin de Fairview, une pension pour les filles de « petite vertu » comme moi disaient-ils… Ils avaient tout prévu l’accouchement sous X, les parents adoptifs avaient déjà été choisis… Bref, tout avait été parfaitement organisé. Je n’avais pas le droit à la parole. Un jour, en cachette j’ai pourtant réussi à joindre le garçon, ton père biologique Gaëtane mais il n’a jamais répondu à mes lettres… Alors de guerre lasse, je me suis laissée guider par mes parents, lorsque le jour de l’accouchement, les sœurs t’ont précipitamment enlevée c’était comme si on m’avait arraché un morceau de moi-même… Aujourd’hui encore il m’arrive de pleurer ton absence Gaëtane. Ce geste d’abandon je ne me le suis jamais pardonnée. Je me suis réfugiée dans la foi, me promettant de ne jamais retomber amoureuse puis mon amour maternel est retombé sur toi Sayla et sur Tiziano je vous ai élevés comme si vous étiez mes enfants et je vous aime comme si vous étiez mes enfants parce que tout cet amour maternel que j’avais en moi, tout cet amour que j’avais à revendre, il fallait que je le déverse sur vous deux pour me permettre de survivre à cet arrachement, de continuer à vivre et à avancer…

A son tour Saraluna éclata en sanglots. Sayla avait les larmes aux yeux elle aussi devant ce récit émouvant et douloureux. Gaëtane leva les yeux sur Saraluna, elle lui faisait de la peine. Elle hésita un instant, puis elle lui toucha la main, enfin elle s’approcha et la prit dans ses bras. Personne ne savait ce que l’avenir leur réservait, allaient-elles continuer de se fréquenter, Gaëtane lui pardonnerait-elle ? Peu importe à ce moment précis, les liens du sang prenaient le dessus. Et pour la toute première fois de sa vie, Gaëtane se laissa câliner dans les bras de sa mère biologique. C’était un bon moment, l’amour de sa mère lui interdisait maintenant d’aimer le garçon dont elle était amoureuse. Au bout d’un moment, elle s’écarta et dit :

- Je ne sais pas trop quoi penser, j’ai peur et puis… il y a Tiziano aussi, il va me manquer… Excusez-moi mais j’ai besoin d’être seule.

- On se reverra ? demanda Saraluna.

- Je ne sais pas, j’ai besoin de réfléchir à tout ça…

- Bien sûr prends ton temps.

Gaëtane s’éloigna, assouvir son besoin de solitude et faire le point.



Ce qu’aucune d’entre elles ne savait à ce moment là, c’est que l’homme qui s’était fait passer pour l’oncle de Gaëtane était en réalité son père biologique qui, prit de remords, lui avait légué sa fortune et l’avait amenée sur les traces de ses racines



Je manque à tous mes devoirs, j’aurais peut-être dû vous prévenir de prévoir un paquet de mouchoirs avant de commencer la lecture, non ? Bon rassurez-vous il est encore temps de vous équiper pour la suite…
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:26

.......


Constat croustillant : Y.S raffole les produits « made in japan » surtout lorsqu’ils sont jeunes, beaux, de sexe masculin et bien vivants… Il ne les travaille pas seulement dans les cuisines… Y.S explore aussi des nouvelles recettes dans sa chambre…

Selon vous, dans combien de temps H.K se retrouvera-t-il dans le lit de Y.S le corps nappé de crème glacée ?...

M.I.



Chaque après midi, après le service du midi, Yukinari Smith rentrait se reposer un peu. Evidemment, après le sourire, il ne s’était rien passé de plus avec Hiroki, mais le jeune homme ne désespérait pas. Ce sourire était un signe encourageant. Et Yukinari aimait prendre son temps, ou plutôt prendre son temps l’arrangeait car finalement, cela lui laissait l’espoir. Il repensa aux paroles de monsieur Hodge, et s’interrogea soudain sur le fait qu’il avait peut-être raison. Il avait rejeté Andrew un peu vite. Mais trop de problèmes s’étaient interposés entre eux et aujourd’hui Yukinari voulait aller de l’avant, ne se refusait aucune aventure, bref vivre sa vie et rencontrer de nouveaux garçons. Déjà 18 heures, il fallait se lever pour aller préparer le service du soir au restaurant. Il s’étira, enfila un pull, puis fut surpris d’entendre du bruit dans l’escalier, comme si quelqu’un était en train de déménager. Il alla dans le couloir et découvrit Tiziano un gros sac bourré sur le dos un autre à la main, sa casquette préféré avec le sigle « Italia » vissée à l’envers sur la tête.

- Ho Tiz’, tu pars en voyage ?

Cette question posée derrière son dos stoppa Tiziano dans son élan.

- Ho Yuki, je ne voulais pas te déranger…

- Alors où vas-tu ?

- Nulle part, enfin si je m’en vais très loin d’ici…

- Je vois… De gros problèmes familiaux, un amour impossible et monsieur fuit comme toujours.

- Laisse tomber Yuki.

- Oh non, la dernière fois que tu avais de gros problèmes dans ta vie je n’étais pas là pour t’empêcher de faire une connerie, cette fois je ne te laisserai pas seul dans un moment pareil…

- Alors tu sais déjà pour moi et Gaëtane…

- Tout Fairview le sait. Remonte on va en discuter, inutile de foncer dans un mur cette fois. Tes amis sont là.

- C’est bon je ne vais pas me foutre en l’air. Je veux juste mettre le plus de kilomètres possibles entre moi et Saraluna.

- Et tu seras bien avancé après… tu crois que les kilomètres t’aideront à oublier ?

- Oui… Yuki, la fenêtre de ma chambre donne sur celle de Gaëtane. Tu me vois tous les matins me lever ouvrir la fenêtre, et voir Gaëtane en nuisette…

- Encore faudrait-il que tu ne pulvérises pas ta fenêtre toutes les semaines comme tu en as pris l’habitude, ironisa Yukinari en lui lança un clin d’œil complice comme pour détendre un peu l’atmosphère…

- Sérieux, Yuki, ma décision est prise je pars définitivement.

- Tu as pensé à tes amis… Tu vas leur manquer à Ima, à Ciane, à Andrew et … et les autres…

- Vous allez tous me manquer aussi. Mais c’est au dessus de mes forces de rester ici. Il faut que tu me comprennes toi au moins, tu dois me comprendre, s’il te plait.

- Je ne sais pas Tiz’… La fuite n’a jamais été une solution.

- C’est pas une fuite, c’est un début, je veux construire ma vie ailleurs sur de nouvelles bases…

- Qu’est ce que je peux faire pour te retenir ?

- Rien.

- Tu vas t’installer où ?

- Je ne sais pas encore et même si je le savais je ne te le dirai pas…

- Pourquoi ?

- Parce que Saraluna est très forte et elle arriverait à te forcer à lui donner le lieu où je me planque. Elle m’a suffisamment pourri la vie.

- Tu me jures que tu ne feras pas de connerie ?

- Promis, juré !

- C’est bon alors, si c’est ton choix, si tu as bien réfléchi et que c’est la seule solution pour te permettre de remonter la pente, alors…. Pars, dit Yukinari la gorge serrée, en détournant le regard pudiquement.

- Tu es mon meilleur pote, Yuki, un pote comme tout le monde rêve d’avoir et je ne suis pas sûr de retrouver un pote comme toi dans ma vie future. Tu… tu…

- C’est bon arrête… vas t’en petit con, dit Yukinari, ému, avec une intonation amicale.

Tiziano lui tendit la main, Yukinari lui rendit son geste. Tiziano l’attira à lui pour lui faire une accolade amicale.

- Tu… tu prendras soin d’Ima ?

- Je ferai de mon mieux.

Tiziano renfonça sa casquette, il parti sans se retourner. Yukinari s’adossa au mur derrière lui, la terre semblait s’emballer, le sol s’écrouler sous lui. Il savait que, désormais, plus rien ne serait jamais pareil, outre la tristesse et le vide qu’allait provoquer le départ de Tiziano, il prenait conscience qu’une nouvelle vie allait débuter pour chacun d’entre tous… Inévitablement… et l’avenir immédiat dans les pensées de Yukinari s’appelait Hiroki…



Chez les « C », la sœur cadette pleure le départ du petit frère… mais elle se console vite dans le bras de G avec lequel elle file le parfait amour… cette belle histoire a-t-elle des chances de durer ? Comptez sur moi pour vous tenir informer.

M.I.



Les pop corn ont du mal à passer tout à coup…, tu m’étonnes !!!…
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:27

....


Ciane Wilson entra dans le restaurant à 19h37 exactement. Ça faisait 10 minutes qu’elle attendait dans la voiture devant le Kunitoraya parce que selon elle arriver avant son amant, c’était pas trop chic. Elle préférait le faire attendre, les hommes attendent toujours les femmes non ? C’est normal. La lumière de la salle lui agressa les yeux, il lui fallut quelques secondes pour s’habituer. Ensuite, elle jeta un regard circulaire sur la salle, à la recherche de Pierre. Mais elle ne le voyait pas. Il était peut-être caché au fond de la salle par d’autres clients…

Hiroki vint rapidement aux devants de Ciane pour l’accueillir.

- Bonsoir mademoiselle. Vous avez réservé ?

- Oui… enfin non, je ne sais pas… dit-elle préoccupée.

- Vous n’êtes pas très claire…

- Excusez-moi, ne fait j’ai rendez vous avec quelqu’un.

- Ah… et vous ne le voyez pas…

- Vous êtes peut-être en avance…

- Oui… Non…. Enfin je ne sais pas…

- Je vois…. En attendant votre « rendez-vous » je vais vous installer à une table…

- Merci.

- Est-ce que par hasard vous savez si vous serez juste tous les deux ou s’il y aura d’autres personnes avec vous ? demanda-t-il avec un léger soupçon d’ironie.

- Nous ne sommes que deux.

- Parfait, si vous voulez bien me suivre…. Cette table vous convient ?

- Oui.

- D’ici vous voyez bien l’entrée quand votre ami arrivera vous ne pourrez pas le manquer.

- Merci c’est gentil.

- Je vous sers un petit apéritif en attendant ?

- Oui… Non… je sais pas, balbutia-t-elle… (no comment !^_^)

- Un petit verre de saké, une spécialité japonaise, vous allez adorer.

- D’accord merci.

Décidément quelle journée, pensa-t-elle. Une journée qui avait super bien commencé mais ensuite… Ciane s’était retrouvée enfermée sur son palier avec comme vêtements une simple petite serviette, puis son voisin qu’elle n’avait jamais vu était arrivé, il avait appelé le gardien pour essayer de trouver un moyen d’ouvrir la porte et finalement le serrurier est arrivé. Elle avait l’air fin ! Bref, la honte était tombée sur ses épaules, et cet imbécile de voisin n’avait pas eu la présence d’esprit de lui prêter de quoi se couvrir ce n’est qu’au bout d’un moment, que le gardien la voyant trembler de froid lui prêta un vieil imperméable dans lequel elle nageait ! Au moins maintenant, son voisin et le gardien la connaissaient et ils n’étaient pas prêts de l’oublier ! Ecoeurée, à 20h15, elle commanda un second saké… Pierre n’était toujours pas arrivé…



Vu jeune surfeuse australienne se saoulant seule dans un resto japonais en attendant le prince charmant… le beau frenchy lui aurait-il posé un lapin ?...

M.I.



Quand Gabrielle Solis rentra vers 23 heures 30 après un dîner en ville dans un grand restaurant chic, en galante compagnie, elle trouva Carlos assis sur une chaise longue devant la maison, un verre de vin rouge à la main. Il avait l’air triste, seul et fatigué. Gabrielle se sentait lasse elle aussi, elle avait mal aux pieds et avait trouvé cette soirée terriblement ennuyeuse.

- Que fais-tu là Carlos ?

- Hum tu es très élégante Gaby…

- Sauf que ses saloperies de chaussures de marque me font horriblement mal aux pieds.

- Tu veux que je te les masse ?

- Carlos ?

- Quoi ? Il n’y a rien de malsain dans ma proposition.

- D’accord, sers moi un verre de vin et masse moi les pieds.

Elle s’installa en face de lui, les pieds nus.

- Tu as acheté ses chaussures pour sortir avec le futur maire ?

- Oui. Ça t e pose un problème ?

- Non… je le trouve simplement un peu vieux pour toi…

- Carlos nous sommes séparés, tu n’as plus à te mêler de ma vie. D’ailleurs tu peux parler, tu ne penses que tu es un peu « âgé » pour sortir avec ta jeune secrétaire, miss cuir satiné ?

- Sortir ? Faire l’amour comme des bêtes au bureau entre deux rendez-vous, j’appelle pas ça sortir avec une fille…

- Tu n’as pas l’air d’avoir le moral…

- Mon fils est parti…

- Tiziano ? se réjouit-elle avec le sourire en se reprenant rapidement pour ne pas offenser Carlos. Quel dommage.

- Ce n’est pas drôle Gaby. Il a pris toutes ses affaires et il est parti pour une destination inconnue.

- A cause de cette fille dont il est tombé amoureux et qui est sa nièce ?

- Oui.

- Ne te fais pas de souci, il ne tardera pas à rentrer quand il s’apercevra qu’il n’a pas suffisamment d’argent pour son petit confort personnel.

- Il a pris ma carte de crédit !

- Quoi ? Il faut faire opposition tout de suite…

- Non je la lui laisse, c’est mon fils il aura besoin d’argent.

- Tu ne le connais pas il va dilapider toute ta fortune et je te rappelle que mon avocat demande pour moi une pension qui va te coûter cher, tu va te retrouver sur la paille Carlos.

- Justement, du coup, il faudrait que ton avocat revoie ta pension à la baisse.

- Ah non, je ne suis pas responsable de tes écarts de jeunesse. Débrouille-toi.

- Je suis monté dans sa chambre… Il a encore pulvérisé sa fenêtre, tu peux m’expliquer comment il fait ça ?

- Parce que tout simplement c’est ton fils Carlos : l’image parfaite de la douceur et de la délicatesse... Enfin, j’exagère, tu es plus doux que lui, ton massage des pieds est divin !

- Il y a quelques mois encore tu me trouvais d’autres qualités aussi…

- C’est vrai que la vie avec toi était moins monotone…

- Non ? Tu veux dire que le futur maire est ennuyeux ?

Gabrielle se tourna et se blottit contre Carlos, pelotonnée sur lui comme un chaton.

- Disons que il est moins… bestial que toi … dit-elle en lui caressant la joue.

- Je crois que je ferai mieux d’y aller.

- Tu peux rester encore un peu si tu veux…

- Ça ne serait pas raisonnable.

- Tu as sans doute raison.

- Appelle-moi si tu as besoin d’un masseur !

Il s’en alla à regret…



M.I : Pas sûr que le futur maire de Fairview apprécie les massages dont bénéficie l’ancien mannequin à la retraite et fauchée… Choisira-t-elle l’amour bestial du mexicain ou le compte bancaire bien rempli du maire ?....
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 10:28

.......


Il était tard, Imanita avait rejoint Yukinari dans la chambre de Tiziano.

- Tu t’es mise dans une salle situation, constata Yukinari après qu’elle lui eut raconté ses confessions à son père.

- Oui et d’un sens tu vois, ça m’arrange que Catalano soit parti… au moins ça me permet de gagner du temps…

- Justement à propos de tout ça, tu as reçu le message de M.I dans ta boîte e-mail?

- M.I ? Je n’ai pas ouvert le PC aujourd’hui…

- Oui M.I Mysterious Informer… Un personnage étrange qui espionne les habitants du quartier et raconte tous les potins sur un site… Viens voir je te montre…

Yukinari alluma l’ordi de Tiziano et se connecta aussitôt au site. Imanita lut quelques messages en montrant une certaine méfiance malgré le bonheur qu’elle ressentait de découvrir des informations croustillantes sur ses voisins…

- Tu imagines quelqu’un est en train de nous espionner et de répandre nos vies sur Internet, ça fait froid dans le dos, dit-elle. Qui a pu créer ce site ?

- Au départ quand j’ai vu ça, je me suis dit qu’il n’y avait à Wisteria Lane que deux esprits assez tordus et machiavéliques capables de créer ce genre de site sulfureux et douteux…

- Ah oui ! Et à qui pensais-tu ?

- Ne m’en veux pas mais je pensais à toi et Tiz’…

- Yukinari Smith je serai incapable de faire un truc pareil, Catalano lui oui à la rigueur encore qu’il n’a pas suffisamment d’esprit pour…

- Calme-toi, la coupa Yukinari. Quand j’ai lu la dernière info postée, je me suis dit que ça ne pouvait pas être vous deux…

- Ah bon quelle info ?

- Une info qui vous disculpe complètement.

- Clique dessus ! Si ce détraqué a écrit des insanités sur moi, je veux les lire et il me le paiera très cher…

- Pas sûr que ça te plaise…

- Yukinari Smith, si tu veux que notre amitié à peine revenue, perdure, clique sur cette info.

- Tu l’auras voulu…

Yukinari cliqua et sur l’écran s’afficha ceci :



EXCLUSIF : Info de dernière minute : j’ai le plaisir de vous annoncer le prochain mariage du couple le plus explosif de Wisteria Lane : I.S et T.C … j’espère que je recevrai un carton d’invitation… C’est dingue les indiscrétions qu’on peut apprendre dans les couloirs des hôpitaux…

M.I qui veille sur vous et vos voisins….



Oui quel choc Ima, mais tu va t’en remettre…^_^



Il était 23h30 quand Ciane Wilson quitta le Kunitoraya, elle avait adoré la cuisine japonaise, elle avait détesté d’avoir mangé seule face aux plantes vertes à guetter vainement l’entrée de Pierre. Un véritable mufle ! Comment avait-il pu lui faire un coup pareil après tout ce qu’il lui avait dit sur l’oreiller l’après midi ? Un sale menteur et beau parleur comme tous les mecs, il avait obtenu ce qu’il voulait, coucher avec elle, puis l’avait abandonnée comme une vieille paire de chaussettes. Ils ont vraiment un sexe à la place du cerveau pensa-t-elle amèrement. Elle s’était payé la honte devant le serveur, certes ce n’était pas pire que de se retrouver nue sur le palier mais ça l’avait encore plus humiliée, en profondeur, elle se sentait triste et dégoûtée. Tous les mecs son pareils, des sales machos avides de sexe. Il n’avait même pas eu la correction de répondre aux centaines de SMS et messages qu’elle lui avait envoyé. Le prochain garçon qui tentera de la draguer se fera renvoyer en beauté, elle en fit le serment. Elle rentra chez elle, elle avait mal à la tête, à cause de ce fumier, elle avait fermé le bar une bonne partie de la journée et donc perdu une partie de sa recette… en plus elle avait offert le café à Pierre, si elle avait su l’issue de cette journée, elle le lui aurait envoyer à la figure. Bref, une journée pourrie et pour finir, elle eut le malheur d’allumer son ordinateur avant d’aller dormir et forcément elle cliqua sur le nouveau site qui faisait fureur à Wisteria Lane et découvrit que tous ses déboires et incidents de la journées étaient déjà consignés sur la toile ! Elle avala un somnifère et s’écroula sur son lit, dépitée. Demain c’est sûr elle sortirait une cagoule sur la tête !



Gaëtane avait marché longtemps aveuglément, sans savoir où aller, tant elle était désemparée. Puis elle avait été au cinéma, elle avait payé pour deux séances, histoire de se changer les idées mais évidemment elle n’arrivait pas à penser à autre chose. Elle devait reconnaître qu’elle avait atteint son but, maintenant elle connaissait le nom et le visage de sa mère biologique mais si elle avait retrouvé sa génitrice, elle avait aussi perdu le premier grand amour de sa vie. Sa peine de cœur amoindrissait nettement le bonheur d’avoir retrouvé sa vraie mère. Les films n’étaient pas intéressants mais elle s’en fichait, elle n’avait pensé qu’à Tiziano… Comment elle aurait aimé qu’il soit assis sur le siège à côté, à partager un paquet de pop corn pour deux, à s’embrasser dans la pénombre de la salle… Elle savait qu’elle devait l’effacer de sa vie mais elle n’y arrivait pas. La solution serait de rentrer en France mais aussi elle aimerait apprendre à mieux connaître sa mère. Elle était tiraillée entre deux sentiments, deux volontés… deux amours celui de sa mère et celui de Tiziano contre lequel elle devait à présent lutter. Elle pensait que ce moment de solitude l’aiderait à mettre de l’ordre dans son esprit mais c’était encore plus la pagaille. Elle décida de renter et de se confier à Pierre son ami de toujours, lui au moins il saurait la conseiller. Il était presque minuit, les rues étaient calmes et désertes, un petit air frais la fit frissonner. Elle s’arrêta devant la maison des Solis, leva la tête vers la chambre de Tiziano, le vent entrait par la fenêtre démontée, il n’y avait pas de lumière, elle se demanda si il était là en train de dormir ou de penser à elle… Elle traversa l’allée, dans sa maison à elle, toutes les pièces étaient sombres. Bizarrement, la porte n’était pas fermée ce qui ne la rassura pas. Elle poussa la porte délicatement, se glissa à l’intérieur mal à l’aise. Elle appuya sur l’interrupteur mais la lumière ne s’alluma pas. Elle avança à tâtons jusque dans le salon, tenta d’ouvrir une lumière sans plus de réussite. L’électricité avait été coupée… Gaëtane frissonna.

- Pierre, appela-t-elle.

Pas de réponse. La porte d’entrée claqua derrière elle, elle sursauta et poussa un cri. Le vent pensa-t-elle fortement comme pour se rassurer. Toute la maison était dans la pénombre, à peine éclairée par les lumières extérieures de la ville. Gaëtane grimpa l’escalier lentement marche par marche, le bois grinçait sous ses pas. Puis enfin elle arriva à l’étage, poussa la porte de la chambre de Pierre et découvrir avec horreur un corps étendu au sol dans une marre de sang. Elle mit ses mains devant ses yeux, poussa un hurlement de terreur. Tout son corps se mit à trembler. Elle prit son courage à deux mains, s’approcha pour regarder l’individu de plus près en priant pour ne pas découvrir ce qu’elle devinait déjà. Il s’agissait bien de Pierre qui gisait au sol, sur le dos dans son propre sang. Gaëtane tomba à genoux près de lui, et bizarrement se mit à sourire : elle était contente l’espace d’un instant en pensant que Tiziano n’était pas schizophrène, il n’avait pas eu des visions ni des hallucinations, il se passait bien des choses étranges dans cette maison, puis ensuite elle éclata en sanglots, une porte claqua, des pas s’approchaient dans l’escalier…



Ce jour là, à Wisteria Lane, selon vous, quelle était la personne qui en voulait le plus à Pierre au point de le poignarder ?...

Je vous laisse méditer sur cette question et vous souhaite une bonne nuit…

M.I votre informateur préféré qui veille sur vous et vos voisins…





Je ne sais pas pour vous mais moi j’ai hâte de connaître la suite et de lire le premier épisode de la saison 4…..^_^…
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Imanita



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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Dim 12 Oct - 17:05

Extraodinaire, splendide, epoustouflant, unique, renversant, incomparable... parfait!!! (non, je ne parle pas de moi-même, quoique...)

Je n'en reviens toujours pas, tu avais promis un episode special pour cette fin de saison, et tu t'es encore surpassé!! On ne s'ennuie pas une seconde avec une Ciane qui ne se cache plus derriere son bar, un Yuk' tres japan-addict, une Saraluna moins sage que ce qu'on croyait et une Ima que je ne reconnais pas une seconde!! Le tout bien evidemment sur un fond un peu triste, pour la love story du pauvre Titiz' mais nous sommes plutot soulagés à l'idée de ne plus avoir ces scenes d'amour, ne nous en veux pas!! Kgene1

Bref, un final digne des plus grandes series où le suspense est entretenu jusqu'au bout, et toujours avec une pointe d'humour là où il faut!! Encore un million de bravos pour cette merveille, et pour ces 3 saisons hors du commun...


Kbravo Kbravo Kbravo Kbravo Kbravo Kbravo Kbravo


PS: J'arrive pas à croire qu'on ait enfin lu cet episode et qu'on en soit tous sortis indemnes, on a souffert, mais c'est pas grave, ça le rend encore plus special!!! Kwub
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MessageSujet: Re: 3.09 A painful Secret   Mer 15 Oct - 15:29

Imanita a écrit:
Extraodinaire, splendide, epoustouflant, unique, renversant, incomparable... parfait!!! (non, je ne parle pas de moi-même, quoique...)

^^'


Je crois que n'Ima a tout dit heureux

J'adore l'idée de virer un peu GG tout en gardant l'humour propre à DH !

Tu es très fort Tiz' -_- (je sais que n'Ima le pense également, mais tu comprends, la rivalité fait qu'elle ne peut l'avouer -_- ) !

J'ai plus qu'à me mettre au travail (et te faire payer accessoirement tout ce que tu nous à fait subir (quoi qu'on a ben rigoler pour Ciane sm15 ))!

Anyway, je me mets au travail wacko et en attendant je vais vous ouvrir une petite nouveauté sur le forum pour patienter et peut-être également nous aider wink
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3.09 A painful Secret

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