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 3-08 The pretty woman and the beggar

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tiziano



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MessageSujet: 3-08 The pretty woman and the beggar   Dim 8 Juin - 21:14

ATTENTION : SPOILER!

Je vous imagine avec délectation, vous précipiter sur le topic en pensant lire enfin votre nouvel épisode tant attendu...
Autant vous le dire de suite, il n'est pas encore prêt mais ça ne devrait plus trop tarder.
Aussi dans le simple esprit de vous mettre l'eau à la bouche, de vous faire patienter agréablement, et surtout grâce à ma bonté extrême, j'ai décidé d'innover en vous présentant dés ce soir, une sorte de trailer de l'épisode 8... sous la forme d'un montage rassemblant plusieurs photos qui illustrent tout ce qui va se dérouler dans DH 3-08... Les personnages qui seront présents, certains lieux, certaines scènes, certains objets qui auront une importance capitale...



Ne me remerciez pas même si chacune de ces photos reprèsentent une ou plusieurs scènes d 'épisode ( si si je vous jure, vous pourrez vérifier quand l'épisode sera enfin posté) vous restez incapables d'imaginer le moindre début d'histoire, la moindre indication. Au contraire je crois plutôt que vous allez être encore plus impatients, déroutés, déboussolés voire inquiets et moi je me régale.....
:D

C'est bon, vous me faites pitié avec vos petits yeux de chien battu tout tristounets... Je vais me montrer généreux, c'est bien parce que c'est vous et que je vous aime bien... Je vous dévoile deux choses : d'abord DH fun and more va prendre une nouvelle orientation tout en gardant l'esprit desperate housewives que l'on apprécie tant. Ensuite, dans cet épisode les deux personnages en photo ci-dessous, vont comme à leur habitude mettre au point un plan machiavélique pour faire une mauvaise plaisanterie à leur entourage.... mais cette blague va se retourner contre eux et ils vont vivre une journée éprouvante et une soirée d'horreur.... Qui entraîneront-ils avec eux????



Voilà vous savez tout ce que vous devez savoir pour le moment, j'espère que vous allez passer de nombreuses nuits blanches, tourmentés à essayer de déchiffrer ces énigmes de l'épisode 8...

Encore un peu de patience, bientôt ici sur desperatefunandmore et nulle part ailleurs votre nouvel épisode inédit.... attention aux frissons!!!!


PS : Un conseil, dormez tranquilles, bientôt vous saurez tout et c'est après que le cauchemar va commencer....

:Kécrit: Ktiz'


Dernière édition par tiziano le Mar 10 Juin - 17:50, édité 1 fois
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Yukinari_



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Lun 9 Juin - 6:52

Oh mon dieu, du sang, de la bagarre, une chambre verte... c'est un film d'horreur que tu nous prépares? (O_o)

Ps : je tiens à préciser que je déteste car en effet j'étais très content de pouvoir lire l'épisode et que tes indices ne nous aident pas et que je suis sûr que c'est fait exprès pour et t'aimes bien nous faire languir, espèce de sadique encore pire que Sana *tirelalangue* !!

Ps² : en tout cas, très bonne idée cette idée de trailer, je pense que je ferais pareil la prochaine fois pour voir mon niveau de sadisme :twisted:
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Ciane



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Lun 9 Juin - 8:52

Yukinari_ a écrit:
[...] une chambre verte... c'est un film d'horreur que tu nous prépares? (O_o)

Sérieusement, c'est quoi votre problème ? Vous m'en voulez tous avec vos couleurs en ce moment ? :suspect:
Sache Yuk' qu'une chambre verte, c'est très joli, et perso c'est pas ce qui m'a le plus inquieté dans ce trailer...
Tout ce jus de fraise étalé près des corps, ça fait froid dans le dos, j'avoue !
Et ce cross-over avec 30 millions d'amis, j'me demande si ça m'effraie pas encore plus... :shock:

Quant à toi Tiz', c'est bien beau de vouloir se mettre au suspense, mais encore faut-il que ça ne dure pas trop longtemps...
J'attends l'épisode pour mardi midi.
Kzzz1

_________________
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Yukinari_



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Lun 9 Juin - 12:19

Sérieusement, c'est quoi votre problème ? Vous m'en voulez tous avec vos couleurs en ce moment ? :suspect:
Sache Yuk' qu'une chambre verte, c'est très joli, et perso c'est pas ce qui m'a le plus inquieté dans ce trailer...
[/quote]


Hihi, je savais que tu réagirais là-dessus, c'était d'ailleurs un petit clin d'oeil qui t'étais adressé -_- ! Avoue quand même que la chambre en photo là est loin d'avoir le niveau esthétique de la tienne de chez tes parents? xD !

Avait pas remarquer que c'était du jus de fraise... heureusement qu'on a des spécialistes... et Tiz' qui essaie de nous tromper en faisant croire que c'est du sang :suspect: !
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Imanita



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Lun 9 Juin - 16:01

Je en te le dirais jamais assez, mais je te deteste Catalano -_-
J'ai été deçue car j'ai cru que tu avais posté notre episode sans attenedre la traditionnelle conversation msn qui l'accompagne d'habitude... Mais j'ai été encore plus degoutée quand j'ai vu que tu te moquais encore de nous Regard Noir (quoi, je suis tordue? >.<)

Enfin bon ,tu as vraiment interet à poster l'episode demain soir au maximum, parce que je tiens à le lire avant mon depart, et que je t'interdis de le poster en mon absence, c'est injuste que je le lise en dernier (je sais, vous me detestez tous tres fort en cet instant -_-)

Ah oui, autre chose, tu es nul en montages, contente-toi d'ecrire, tu le fais tres bien quand tu veux... Stress
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tiziano



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Mar 10 Juin - 18:07

Imanita a écrit:
J'ai été deçue car j'ai cru que tu avais posté notre episode sans attenedre la traditionnelle conversation msn qui l'accompagne d'habitude... Mais j'ai été encore plus degoutée quand j'ai vu que tu te moquais encore de nous Regard Noir (quoi, je suis tordue? >.<)


Tu me déçois Ima : comment toi, tu as pu comettre une erreur aussi monumentale? Tu t'es fait avoir comme une débutante! Comment tu peux croire que je posterais l'épisode en dehors d'une soirée MSN? Tu manques d'entraînement... Tu as oublié que j'étais encore plus rusé que toi......
N'oublie jamais cette règle : "ne jamais sous estimer son adversaire".

Je savoure ce magnifique plaisir de la victoire : ma meilleure ennemie tombée dans le panneau direct! Je suis trop fort!
Ce moment de pur sadisme est merveilleux, et lire vos commentaires est un deuxième délice! Franchement Yuki je te conseille de faire toi aussi un trailer la prochaine fois tu vas te régaler!

Bon au fait j'ai oublié un dernier indice important le voici :



PS : Ima ne t'inquiète pas, jamais je ne posterais un épisode pendant ton absence, c'est pas mon genre:D
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tiziano



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 19:51

The pretty woman and the beggar

7h35 était l’heure affichée sur le radio réveil de Gabrielle Solis. La jeune femme pesta contre cette trop courte nuit de sommeil qu’elle avait passé seule dans son grand lit. Elle ne supportait plus de dormir seule, surtout elle n’acceptait pas que Carlos sorte déjà avec cette fille délurée au style gothique qui travaille avec lui alors qu’elle n’avait encore réussi à coucher avec aucun homme, jeune de préférence mais au point où elle en était n’importe lequel ferait l’affaire ! Elle avait pensé à ça toute la nuit. Déjà, elle s’était couchée tard car elle était restée chez Bree Hodge à regarder les informations à la télé sur le détournement d’avion dans lequel se trouvaient plusieurs habitants de Wisteria Lane. Heureusement, l’issue fut heureuse, la sœur de Tiziano et ses amis étaient sains et saufs. Tiziano l’agaçait prodigieusement, mais pour rien au monde elle ne souhaiterait du mal à ses proches ou ses amis ou du moins, rien de sérieux ! Ensuite, elle était rentrée chez elle, un peu désespérée par la solitude, angoissée par le silence pesant qui envahissait la maison. Elle s’était mise au lit vers 1 heure du matin, et, après avoir feuilleté ses magazines de mode préférés, elle avait essayé de trouver le sommeil. Vers 3 heures elle s’endormit enfin d’un sommeil léger dont elle fut sortie vers 5 heures lorsque Tiziano rentra sans prendre soin de ne pas faire de bruit. Elle avait tout de suite compris qu’il avait ramené son ami Yukinari. Elle avait pensé en être enfin débarrassée mais évidemment elle s’était réjouie trop tôt. Elle allait encore devoir partager la maison avec les deux garçons et subir leurs fantaisies extravagantes.
Elle aurait pu se prélasser au lit, essayer de dormir encore un peu histoire de reprendre des forces mais elle en avait marre de tourner et se retourner dans le lit sans trouver le sommeil, alors elle se leva. Elle passa une robe de chambre en soie sexy au dessus de sa nuisette de chez un grand créateur, passa dans la salle de bains vérifier son reflet dans le miroir, se brossa les cheveux, appliqua un peu de mascara, du rouge aux lèvres, puis elle descendit dans la cuisine se préparer un bon café histoire de se réveiller définitivement. Elle descendit l’escalier sur la pointe des pieds, non pas qu’elle voulait respecter le sommeil des garçons qui eux, n’avaient pas respecté le sien, au contraire elle leur aurait volontiers rendu la monnaie de leur pièce mais surtout elle ne voulait pas les avoir sur le dos trop tôt. De deux mots, il fallait choisir le moindre…
Elle traversa le salon et fut aussitôt incommodée par une odeur horrible… comme une puanteur remontant des égouts. Elle se demanda ce qui pouvait provoquer une telle odeur pestilentielle. Elle Chercha dans la pénombre d’où provenait l’odeur mais elle n’arrivait pas à la localiser précisément. Elle poursuivit son chemin vers la cuisine, là, étrangement, l’odeur disparaissait complètement. Elle prépara son café, habituellement elle aimait le déguster dans le salon mais ce matin, l’odeur qui y régnait lui retournait le cœur. Elle avala le breuvage brûlant debout, adossée au plan de travail de la cuisine. Puis elle traversa à nouveau le salon. Cette odeur tenace l’inquiéta. Elle décida d’ouvrir les volets pour y voir plus clair mais elle fut stoppée dans sa tâche lorsqu’elle aperçut sur le divan le corps d’un homme recroquevillé, endormi. Elle sursauta d’effroi. Qui était cet inconnu dans son salon ? Elle avança sur la pointe des pieds pour tenter de le dévisager. Elle avait trouvé d’où provenait cette odeur fétide. Elle en eut un haut le coeur. L’homme dans les cinquante ou soixante ans, était sale, habillé de vieux vêtements troués, les cheveux longs, sales et gras, une barbe de plusieurs jours, les ongles noirs. Ecoeurée, Gabrielle fit une grimace de dégoût. Comment ce type était-il entré dans sa maison ? Elle vérifia les portes et les fenêtres : aucune trace d’effraction. Peut-être les garçons pourraient-ils l’aider à se débarrasser de cet énergumène. Soudain, elle sentit quelque chose d’humide sur ses pieds. Un chien aussi sale que l’homme était en train de lui lécher les pieds. Elle poussa un cri d’horreur. Le chien genre berger allemand, se dressa sur ses pattes arrière et posa ses deux pattes avant sur la poitrine de Gabrielle, qui détourna la tête d’un air dégoûté. Elle appela Tiziano en criant de toutes ses forces. Evidemment, réveiller Tiziano était une opération impossible, enfin c’était ce que pensait Gabrielle puisqu’en réalité, il était déjà éveille ou plus exactement il n’avait pas dormi de la nuit. Yukinari et lui étaient devant l’ordinateur à visionner la scène qui se déroulait dans le salon. Ils n’en perdaient pas une miette. Ils avaient pris soin de fixer discrètement, une caméra dans le salon avec l’intention de filmer la scène de la découverte du clochard par Gabrielle dans son canapé de cuir de grande valeur. Les deux amis se régalaient…
- Tu as mis le mode enregistrement ? demanda Yukinari.
- Bien sûr ! Dans quelques heures la vidéo sera diffusée sur youtube… Le coup du chien est fabuleux, regarde sa tête….
- On dirait qu’elle retient sa respiration pour ne pas sentir l’odeur…
- Elle a l’air bien dégoûtée !
- Je suis mort de rire !
- Vas-y toi en premier pour la faire languir encore un moment. Tu lui diras que je dors…
Yukinari observa avec un sourire la scène du haut de l’escalier.

- Allons mon chien, laisse la petite dame tranquille, fit l’homme réveillé lui aussi par tout ce capharnaüm.
- Si vous pouviez demander à votre sale bête puante d’ôter ses pattes de moi… je porte une nuisette en soi fabriquée en France par un très grand couturier.
- C’est parce qu’il vous aime, vous avez de la chance ! Brutus, au pied.
Le chien obéit à son maître non sans avoir auparavant léché affectueusement le visage de sa charmante hôte, en signe de reconnaissance…
- Pouvez-vous m’expliquer ce que vous faîtes dans mon salon avant que j’appelle la police ?
- Vous ne méprenez pas chère petite madame, je ne me suis pas introduit dans votre magnifique demeure par effraction. Non, ce sont vos fils qui m’ont gentiment invité à passer la nuit ici.
- Mes fils ? fit-elle surprise.
- Oui… Ils ont eut pitié de moi et de Brutus lorsqu’ils m’ont rencontré cette nuit dans la rue. Vous savez, j’ai l’habitude de dormir dans la rue mais ils ont insisté. Vous pouvez être très fière de vos fils, ils sont d’une générosité extraordinaire.
- Rassurez-moi, ils ne vous ont pas donné d’argent au moins ?
Tiziano arriva à ce moment là, suivi de Yukinari.
- Y’a pas moyen de dormir dans cette piaule, fit Tiziano de son air grognon.
- Tiz’, cet homme est entré dans la maison, il s’est installé dans le divan, dénonça Gabrielle encore toute terrorisée et agressée par cette odeur de poubelle doublée d’eaux usées… Appelle la police.
- Ah Julius, tu as bien dormi, fit Tiziano le plus naturellement possible.
- Tu connais cette espèce de… d’épouvantail puant? demanda Gabrielle avec une grimace de dégoût.
- Oui c’est Julius. On l’a rencontré hier soir. Il est à la rue. Avec Yuki, on n’a pas eu le courage de le laisser dormir sur le trottoir. On l’a invité à venir dormir à la maison.
- Mais vous êtes complètement fous !
- Il faut l’aider à se réinsérer alors comme tu cherchais un nouveau jardinier, j’ai pensé que Julius ferait l’affaire. Bon évidemment, physiquement, il n’a rien à voir avec ce gros nul de Rowland mais il sera sûrement plus efficace comme jardinier ! Alors on dit pas merci à son petit Tiz’ adoré ?
- Tu te moques de moi ? Tu as ramené Yukinari, il va pouvoir reprendre son travail de jardinier… Faut bien qu’il serve à quelque chose.
- Désolé mais j’ai trouvé un boulot comme cuisinier, rétorqua Yukinari.
- On a été mangé chez le japonais hier soir Yamamoto machin…
- Kunitoraya…. Précisa Yukinari.
- Voilà, il le dit mieux que moi. Et justement, il cherchait un cuisinier…
- Vous n’arrêtez jamais tous les deux. Vous allez m’épuiser ! A côté de vous Carlos est un modèle de tranquillité… Vous me débarrassez de ce type répugnant, compris !
- Il s’appelle Julius je te dis. Et là ton nouvel ami qui te lèche les pieds c’est Brutus ! Il est mignon, pas vrai ? Il a l’ai de t’adorer.
- Ecoutez monsieur Julius mon beau fils est très fantaisiste, s’il vous a invité à séjourner ici ce n’était pas pour vous venir en aide mais uniquement pour m’embêter. Alors reprenez vos guenilles et retournez dans la rue.
- Ce n’est pas un comportement très citoyen Gaby, fit Tiziano. Tu as raison, il n’est pas très propre mais après un bon bain, il sera plus frais et sentira meilleur. Suis-moi Julius je te montre où est la salle de bains de ma belle mère.
- Tu es fou ! Il est hors de question que ce gros puant pose ses fesses toutes crades dans ma baignoire. S’il veut se laver mets-le au milieu du jardin et branche l’arrosage automatique, et bourre lui son chien en même temps, ordonna-t-elle alors que Brutus la regardait avec un petit air attendrissant auquel Gabrielle n’était pas du tout sensible.
C’est dans des moments comme celui-là que Gabrielle Solis regrettait les bienfaits de la solitude…

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tiziano



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 19:52

..................


Un service de sécurité important avait investi le quartier de Wisteria Lane. Des agents de police interdisaient l’accès au quartier sauf aux habitants qui étaient toutefois gênés dans leur vie quotidienne par cet excès de sécurité. Cette agitation n’empêchait pas Ciane d’ouvrir son bar comme à l’habitude. Quelques clients fidèles prenaient leur café en lisant le journal. Ciane avait rebaptisé l’établissement le « baracici ». Elle se plaisait dans ce quartier même si l’océan lui manquait énormément, de plus son frère Loïc lui avait confirmé qu’il n’avait pas l’intention de revenir de sitôt, il lui avait donné son accord pour changer le nom de l’enseigne bien qu’elle ne lui avait pas demandé son avis et que s’il avait refusé elle l’aurait fait quand même. Elle était en train de repeindre les murs lorsque le chef de la sécurité entra dans le bar.

- Bonjour mademoiselle, nous allons réquisitionner votre bar…

- Je vous demande pardon ? rétorqua-t-elle du haut de son échelle, en passant d’un geste maladroit, une main sur son visage pour dégager une mèche de cheveux qui lui obstruait ostensiblement la vue. Ce qui eut comme effet de maculer sa joue de peinture… verte.

- Mesure de sécurité décidée par les hautes autorités !

- Que se passe-t-il ? L’Irak a déclaré la guerre au Etats Unis ? Et vous avez choisi mon bar pour installer votre poste de commandement ? dit-elle sur le ton de l’ironie.

- Ce n’est pas le genre d’humour que j’apprécie, fit l’homme.

- Qu’est ce que je vous sers ? lui demanda-t-elle de retour derrière son bar.

- Je vous demande pardon ?

- Que buvez-vous ?

- Vous ne semblez pas comprendre…

- Détrompez-vous, je comprends parfaitement. C’est vous qui ne comprenez rien. J’ai un commerce à faire tourner moi. Alors quand vous entrez ici, vous consommez d’abord et vous discutez après.

L’homme comprit qu’il avait affaire à une dure à cuire et qu’il valait mieux commander une consommation avant d’expliquer ce qui allait se dérouler dans le quartier. Il commanda un café, qu’il dégusta au comptoir tout en détaillant les raisons de sa présence et celle des forces de l’ordre. Victor Lang était un homme très ambitieux, il présentait sa candidature à la mairie de Fairview et pour se montrer proches de ses concitoyens il avait organisé une cérémonie pour féliciter le courage de Sayla Catalano et Brian Petterson au cours du détournement d’avion en leur offrant la médaille du mérite de Fairview, une reconnaissance de la ville et de la nation.

- Excellent idée ! s’écria Ciane. Sayla travaille avec moi au bar. Elle s’est montrée très courageuse… combien de temps voulez-vous réquisitionné mon bar et pourquoi ?

- Monsieur Lang souhaite préparer la cérémonie et recevoir mademoiselle Catalano et monsieur Petterson en privé dans le bar.

- Je vois…. Alors ce sera 500 dollars pour la matinée ou 800 pour la journée, consommations non comprises. A prendre ou à laisser.

- Euh… bafouilla l’homme éberlué qui ne s’attendait pas à une telle offre. Vous allez sacrément réduire notre budget de la campagne…

- Comme vous pouvez le constater je suis en train de refaire la décoration du bar, je n’ai pas trop de temps à vous consacrer alors décidez vous maintenant…

- Vous êtes intraitable. Pas moyen de discuter ?

- Non.

- Je prends la matinée.

- Parfait 500 dollars, payables d’avance….





Pierre se leva en milieu de matinée. Il avait suivi avec beaucoup d’intérêt le dénouement heureux du détournement d’avion. Il retrouva Gaëtane sur la terrasse ombragée derrière la maison.

- Tu as bien dormi ? lui demanda-t-elle.

- Oui merci.

- Une tasse de café ?

- Je n’ai pas trop le temps.

- Assieds-toi un moment. Nous devons parler tous les deux.

- Gaëtane ! J’ai beaucoup de travaille en retard. Ce boulot c’est ma couverture. Si dans le quartier les voisins se rendent compte que je ne travaille pas, ils vont se poser des questions.

- Tu iras après ton petit-déjeuner. Nous avons suffisamment perdu de temps comme ça… Enfin toi surtout tu as perdu ton temps parce que de mon côté j’ai mené à bien ma part. du contrat en emmenant Yukinari Smith dans mon lit… la providence m’a aidé beaucoup, mais peu importe les moyens une fois qu’on atteint le résultat escompté. Par contre, toi où en es-tu avec Imanita Salama ?

- Elle m’a échappée.

- Tu dois te ressaisir Pierre.

- Je sais mais l’intervention inopinée de son père a perturbé mon plan…

- La providence est de ton côté puisque grâce au détournement de son avion, Imanita est de retour à Fairview. Tu peux encore la conquérir comme prévu…

- Ce jeu est stupide.

- Nous avons une mission à accomplir, nous la mènerons jusqu’à son terme par n’importe quel moyen. Pour la mémoire de mon oncle nous devons réussir. Alors quel est le problème entre toi et Imanita ?

- Le problème s’appelle Tiziano Catalano.

- Elle est amoureuse de lui ?

- Je ne sais pas mais il y a quelque chose entre eux…

- Tu n’as plus qu’une solution…

- Laquelle ?

- Eliminer ton rival…

- Pas facile de lutter, j’arrive à peine tandis qu’ils se connaissent depuis toujours.

- Tu n’as pas le choix Pierre. Tu dois te débarrasser de ce Tiziano. Dés aujourd’hui. Débrouille-toi.

- Très bien, je m’en occupe.

- Parfait. En attendant, je vais à la pharmacie acheter un test.

- Déjà ?

- Avec moi les choses ne traînent pas contrairement à toi…

- Tu verras, je vais te surprendre.

- J’espère. Quand tout sera en place la vérité va exploser et je connaîtrai enfin mes racines… Maintenant à toi d’agir…

.................................
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tiziano



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 19:55

.....................


Il fallait parfois faire des concessions, ce que ni Gabrielle Solis ni Tiziano n’étaient capables de faire. Aussi Yukinari fut-il obligé de prêter ce qui lui servait de salle de bains chez les Solis à Julius afin que ce dernier puisse se décrasser et dégager un meilleur parfum plus en adéquation avec le raffinement de la maison de Gabrielle. Une fois propre, rasé de près et aspergé d’eau de colonne, toujours suivi par Brutus, son fidèle compagnon, il toqua à la porte de Tiziano qui avec Yukinari était en train d’uploader la vidéo du matin sur youtube… Aussitôt Brutus se précipita sur Yukinari en aboyant comme un fou. Le jeune homme resta sur ses gardes, il n’avait pas trop envie de se faire mordre par le berger allemand ou de se prendre un coup de langue ne plein visage.

- Brutus, au pied ! ordonna Julius. Laisse ce gentil garçon tranquille. En fait, c’est la couleur orange qui l’excite, je ne sais pas pourquoi… mais l’orange lui fait de l’effet…

- Bon Yuki, vas enfiler un pantalon alors, lui recommanda Tiziano. Pendant ce temps là je vais montrer à Julius où se trouver la tondeuse à gazon, il faut qu’il débute son nouveau boulot de jardinier.

- Je ferai de mon mieux.

Le portable de Tiziano sonna.

- Oui ?

- Salut Catalano !

- Ho Ima ! Je croyais que tu n’avais plue de portable…

- J’ai piqué celui de ma mère…

- La pauvre tu vas lui bouffer tout son forfait !

- Je n’appelle pas pour entendre tes blagues de macho à deux balles…

- Comment va ton père ?

- Il a été opéré dans la nuit. Les chirurgiens ont réussi à extraire la balle qui pouvait à tout moment toucher un organe vital. Il s’est réveillé ce matin mais il est sous morphine. Son état est stationnaire.

- Je suis qu’il aille mieux.

- Les médecins ne se prononcent pas encore sur les éventuelles séquelles…

- Il est en vie, c’est le principal pour le moment, non ? Tu es soulagée ?

- Un peu mais je suis encore inquiète… Espérons que cet accident l’aide à oublier son intention de m’emmener au Maroc et de me marier avec mister super macho…

- Tu n’as pas perdu ton sens de l’humour. Tu t’es reposée ?

- Pas vraiment mais je ne veux pas laisser mon père seul, pas tant que les nouvelles seront plus rassurantes

- Je passerai lui rendre un visite cet après midi et… on pourra se voir aussi.

- Hum… tu t’inquiètes pour la santé de ton ex futur beau-père…

- Très drôle !

- Alors tu vas avoir un neveu ou une nièce ? Parait que Petterson va entrer dans ta famille.

- Arrête ! Tu parles, quel cauchemar !

- C’est sûr, je n’aimerais pas être à ta place…

- Tu… tu as discuté avec Yukinari dans l’avion ?

- Ce traître, je l’ai rayé de ma vie…

- Il regrette tu sais…

- Ne te mêle pas de ça Catalano.

- C’est juste que ça m’emmerde que mes deux meilleurs amis se fassent la gueule…

- Je dois te laisser. A tout à l’heure…

- Ça marche je passerai plus tard…

- Voilà, nous avons terminé l’installation, annonça un ouvrier une fois que Tiziano avait refermé son portable.

- Quelle installation ? demanda Tiziano l’esprit encore dans sa conversation téléphonique.

- La fenêtre de votre chambre…

- Euh, parfait, merci, répondit-il sans prêter vraiment attention.

- Vous régler la facture maintenant ?

- La facture ?

- Oui il y a le pris de l’encadrement, de la vitre, de la fermeture et aussi la main d’œuvre. Ce qui fait 895 dollars.

- Putain c’est pas donné ! Envoyez la facture à mon père.

- Très bien. Je ne sais pas comment vous vous y êtes pris mais j’ai rarement vu une fenêtre aussi explosé !

- Euh c’est un pote à moi qui est passé à travers.

- Vous deviez vraiment lui en vouloir pour le balancer de la sorte…

- Ce serait trop long à vous expliquer. Je vous retiens pas davantage merci et au revoir.



Dans le jardin, Gabrielle discutait avec Bree Van de Kamp.

- J’ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil après cette journée de suspens…dit Bree.

- Oui moi aussi.

- Et je suis tellement heureuse qu’Andrew soit rentré à la maison.

- Je suis très contente pour toi ma chérie. Pourquoi bouclent-ils le quartier ?

- Il parait que Victor l’un des candidats à la mairie de Fairview, souhaite décorer Sayla et Brian pour leur dévouement et leur courage pendant le détournement d’avion. Il organise une cérémonie. Mais dis-moi Gaby qui est ce … ce clochard qui passe la tondeuse dans ton jardin ?

- Une nouvelle lubie de Tiziano. Il m’a ramené ça cette nuit… tu imagines ma tête quand j’ai découvert ce type répugnant allongé sur le canapé en cuir dans mon salon !

- Ma pauvre ! Carlos n’a pas assez d’autorité pour le remettre dans le droit chemin !

- Tu penses ! Depuis qu’il a appris que Tiziano était son fils il est complètement gaga avec lui. Je crois avoir trouvé le moyen de me débarrasser de ce SDF collant…

- Comment penses-tu t’y prendre ?

- Je vais trouver ce candidat aux élections, lui dire ce que je pense de s apolitique concernant les sans logis.

- Justement il vient d’entrer au bar où il a installé son Q.G …

- Je vais lui dire deux mots…

Gabrielle entra comme une furie dans le bar, elle se précipita sur Victor en l’apostrophant :

- C’est vous qui voulez devenir maire de cette ville.

- Madame s’il vous plait, voulez-vous vous écarter, s’interposa un garde du corps.

- Laissez-là, intervint Victor. Ce n’est pas aussi souvent que je me fais apostropher par une aussi charmante jeune femme.

- Vous dîtes ça à toute les femmes de cette ville juste pour qu’elles votent pour vous, alors arrêtez votre baratin, lui conseilla Gabrielle.

- Jolie, sexy et avec un caractère bien trempé, tout ce que j’aime chez une femme.

- Vous avez terminé votre scène du vieux dragueur sûr de lui mais carrément has been ?

- Vous n’êtes pas du genre à vous laisser faire. Qui êtes vous ?

- Gabrielle Solis. Depuis hier soir, je suis importunée par un clochard tout puant que mon beau fils a cru bon d’héberger dans le simple but de me pourrir la vie.

- Ah oui ?

- Vous voyez le type là bas en train de tondre le gazon ?

- Hum, cette maison est ravissante ? Est-ce la vôtre ?

- Oui.

- Décorée avec beaucoup de goût et de raffinement.

- Merci mais intéressez-vous plutôt à ce type répugnant…

- Celui qui tond gentiment votre gazon ?

- Oui. Existe-t-il un centre où rassembler tous les gens de sa catégorie afin qu’ils cessent d’importuner l’existence des honnêtes gens courageux et travailleurs qui ont construit leur maison à la sueur de leur front?

Cette dernière phrase fit sourire Ciane mais elle se garda d’intervenir…

- Si je comprends bien, vous avez très généreusement accueilli chez vous ce malheureux SDF, vous avez ensuite décidé de le réinsérer dans la société en lui offrant un travail de jardinier ?

- Mais pas du tout…

- Cet acte mérite une récompense, si tous les habitants de cette ville se comporter comme vous, il n’y aurait plus clochard à Fairview. Je vous félicite madame Solis.

- Merci, fit Gabrielle en souriant étant donnée que la situation tourné à son avantage, elle qui adorait les compliments.

- Vous avez le cœur sur la main.

- Oui. Mais je ne peux pas loger cet individu éternellement. N’existe-t-il pas un centre pour l’abriter en attendant qu’il trouve un appartement.

- Il a déjà trouvé un travail grâce à vous, le moins que je puisse faire c’est de lui trouver un toit. En plus de votre beauté, de votre élégance, vous faites preuve d’une rare générosité, c’est très rare de nos jours. Pus-je vous offrir un verre ? Nous pourrions discuter de l’avenir de votre protégé et peut-être pourriez-vous rejoindre mon équipe municipale pour vous occuper de la réinsertion des laissés pour compte…

Gabrielle adorait les compliments et être la vedette du jour, alors elle accepta dans un premier temps de boire un verre avec Victor.

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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 19:57

.......................


Tiziano Catalano décida de rendre visite à Ciane, histoire de lui être agréable et de boire un verre à l’œil. Il savait que la nouvelle patronne du bar refusait catégoriquement d’offrir un verre à ses clients même ses amis alors Tiziano s’était lui-même lancé le défi de réussir à boire au moins une fois gratuitement. Oui c’était un peu idiot pourtant c’était le genre de défi qu’il aimait relever. En chemin il rencontra son nouveau voisin Pierre. Ce dernier l’interpella.

- Ho bonjour Tiziano !

- Salut, répondit brièvement Tiziano pour se montrer poli, sans arrêter sa marche.

- Je peux te demander un truc ?

- Euh… Vite fait alors, là je suis pressé.

- Je n’en n’aurai pas pour longtemps. Viens, entre cinq minutes…

Il n’avait pas trop envie de discuter avec lui mais d’un autre côté, il était curieux de savoir comment était l’intérieur de la maison de Gaëtane. Il avait déjà découvert quelques pièces le jour où, avec ses amis il les avait aidés à emménager, il connaissait aussi la salle de bains où il avait installé une petite caméra discrète qui, manipulée par un système électrique à distance depuis sa chambre lui permettait de visionner aussi les deux chambres et le corridor à l’étage. Et puis avec un peu de chance, Gaëtane serait à la maison, et Tiziano ne voulait pas manquer une occasion de rencontrer sa charmante voisine.

- Installe-toi dans un fauteuil, je t’en prie.

- Oui mais rapidement, fit Tiziano mal à l’aise.

- Voilà, je….je m’inquiète pour Gaëtane.

- Ah oui ? Elle est souffrante ?

- Non, répondit-il en souriant. Elle est amoureuse.

- Normal qu’elle soit amoureuse de toit si vous avez décidé de vous installer ici ensemble, c’est pas pour rien…

- Tu te trompes, Gaëtane et moi sommes de très bons amis mais il n’y a rien d’autre entre nous.

- Ah oui ? fit Tiziano, surpris en se demandant comment Pierre réussissait à dormir sous le même toi que Gaëtane et résister à l’envie d’aller la rejoindre dans son lit pour… enfin il se comprenait. Il était vraiment bête de ne pas profiter de la situation ce Pierre.

- Gaëtane est tombée follement amoureuse de ton ami Yakasima, expliqua Pierre.

- Yakasima ?.... Tu veux parler de Yukinari ?

- Ah oui c’est ça un drôle de nom à consonance japonaise !

- Vraiment ? Elle est amoureuse de Yukinari ? poursuivit Tiziano en faisant mine d’ignorer la situation.

- Oui. Gaëtane est ma meilleure amie, elle sort d’un très gros chagrin d’amour, je ne veux pas la voir souffrir à nouveau alors j’aimerais savoir si ton pote Yukasami machin t’as parlé de ses sentiments envers Gaëtane.

- Bah pas vraiment, non…

- Tu le connais bien, non ? Tu crois qu’il est amoureux ?

- De Gaëtane ?

- Oui, qui d’autre…

- A mon avis tu devrais mettre Gaëtane en garde et lui dire de s’intéresser à un autre garçon.

- Pourquoi ? Il n’est pas attiré par Gaëtane ?

- Bah en fait, euh… Gaëtane n’est pas son genre…

- Et bien, il est difficile ton pote, qu’est ce qui lui faut ?

- Oui tu as raison, elle est super bien roulée mais pas du tout du style de Yuki…

- Et quel est son style ?

Tiziano allait répondre que Pierre était plus du style à plaire à Yukinari mais il décida de s’abstenir.

- J’en sais rien, demande le à lui…

- Merci Tiziano. Je vais m’empresser de détourner Gaëtane de Yukinari. Toi par exemple, tu ne refuserais pas de coucher avec elle ?

- Euh… c’est très indiscret comme question.

- On est entre nous… Tu vois moi je te le sis mais le répète à personne, je préfèrerai voir Gaëtane sortir avec toi qu’avec ce pseudo japonais…

- Yukinari… Appelle-le par son nom tu veux bien, rétorqua Tiziano énervé par le comportement de Pierre vis à vis de Yukinari même si l’idée de sortir avec Gaëtane lui plaisait.

- Excuse-moi… j’ai tellement peur de voir Gaëtane souffrir que je dis n’importe quoi. Après tout ton pote n’y est pour rien si elle est amoureuse de lui… Tu veux boire quelque chose ?

- Non, je dois y aller maintenant.

- Pour me faire pardonner je vais ouvrir une bonne bouteille de Champagne.

- Non je te dis je ne bois pas…

- Tu veux me vexer là ? Le champagne une spécialité française, de chez moi. Tu vas me goûter ça, du vrai nectar. Tu vas adorer. Attends-moi là je vais chercher un magnum et deux coupes.

Tiziano n’eut même pas le temps de répondre que Pierre s’était déjà éclipsé dans la cuisine déboucher une bouteille, verser un peu de poudre blanche dans la coupe destinée à intoxiquer Tiziano avant de verser le breuvage pétillant. Quand il revint dans le salon, Tiziano avait disparu. Pierre était du genre de s’occuper de ce qu’il ne le regardait pas et ça ne lui plaisait pas du tout. Alors il était parti sans dire un mot. Gaëtane rentra sourire aux lèvres en tenant un sachet de la pharmacie entre les mains.

- Tu…tu es déjà de retour ? s’étonna Pierre.

- Et toi tu n’es pas encore au boulot ?

- Non j’essayais de me débarrasser de Tiziano Catalano.

- Tu ferais mieux de t’occuper d’Imanita… Je viens de rencontrer Tiziano, dans l’allée.

- Oui sûrement.

- J’aime pas trop son côté « séducteur macho qui se la pète »… Hum… hum… En quelle honneur cette coupe de Champagne ? demanda-t-elle en prenant la coupe destinée à Tiziano qu’elle porta à ses lèvres…

- Arrête ! hurla Pierre. Ne bois pas ça…

- Il est excellent…

- Non recrache !
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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 19:59

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Cette réception inattendue chez Pierre avait énervé Tiziano, il avait attrapé mal à la tête et se sentait fatigué par sa nuit blanche. Il aspirait à prendre un moment de détente au bar. En arrivant, il fut d’abord surpris de constater le changement de l’enseigne, puis ensuite, à l’intérieur de l’établissement, il fut stupéfait par le désordre qui y régnait, d’abord Ciane habillée d’un tee shirt blanc taché de taches de peinture, une salopette en jean bleu délavé, un bandana dans les cheveux, grimpée sur une échelle en train de repeindre les murs. Aucun client à part un type en costard cravate, qu’il n’avait jamais vu dans le quartier, attablé avec d’autres hommes du même genre et Gabrielle Solis qui jouaient la séductrice à ses côtés.

- Le bar est fermé pour la journée, lui dit Ciane du haut de son échelle.

- Tu refais la déco ? demanda Tiziano.

- Non, je m’amuse à faire le singe gros nigaud.

- Pourquoi il y a ces clients là bas si le bar est fermé.

- Réquisition qui leur coûte 500 dollars…

- Je venais juste te dire bonjour.

- Alors voilà c’est fait. Tu peux partir.

- Tu permets, je vais voir ce que ma belle mère mijote.

Il s’approcha de la table de Victor et les apostropha :

- Toi dans un bar ? fit-il en s’adressant à Gabrielle.

- Tu me laisser s’il te plait ? Je discute affaires.

- Mort de rire ? Toi discuter affaires !

- Qui est ce jeune homme ? interrogea Victor. Votre fils ?

- Oui, vous avez deviné, je suis son fils, confirma Tiziano en prenant Gabrielle de cour… Méfiez-vous de ma mère, si elle est une grande séductrice c’est aussi une profiteuse très vénale…

- Tu as décidé de me pourrir la journée ? demanda Gabrielle excédée par l’attitude de son beau fils.

- Non je mets juste en garde ce monsieur contre de graves ennuis s’il continue à te faire la cour… à toi une femme mariée...

- Ton père et moi sommes en instance de divorce. Alors occupe-toi de tes affaires et oublie moi. Tu me fatigues.

- C’est bon amusez-vous bien…

- Vous entretenez de drôles de relations avec votre fils, dit Victor une fois le jeune homme éloigné. Il n’a pas le droit de manquer de respect à sa mère, vous êtes une si charmante et ravissante maman.

Gabrielle soupira.

- Ce n’est pas mon fils… Revenons plutôt au problème qui nous occupe, le clochard qui est en train de tondre mon gazon…



- Alors tu m’offres un jus de fraises, demanda Tiziano à Ciane. J’ai vachement soif.

- Non. J’ai du travail.

- Tu vas repeindre tous les murs ?

- Evidemment.

- De cette couleur là ?

- Oui… Pourquoi tu n’aimes pas ?

- Je sais pas tout ce vert… ça va faire un peu prairie.

- Tu n’as aucun goût. Ce vert émeraude est très apaisant, très joli, une fois terminé ce sera très beau.

- Et c’est quoi ce pot de peinture là ? Vert anis ?...

- Pour la plafond.

- Putain ! Tu vas peindre aussi le plafond en…. Vert !

- Au lieu de rester les mains dans les poches comme un grand couillon tu ferais mieux de m’aider au lieu de me faire perdre mon temps avec tes appréciations de monsieur je n’y connais rien en décoration.

- Si je t’aide j’aurais le droit à un jus de fraises gratos tous les jours pendant un an ?

- Je t’offrirai un jus de fraises juste aujourd’hui mais tu peins d’abord un pan de mur entier.

- Ça marche !

- Prend le rouleau et le pot vert émeraude et commence par le mur là bas…

- Quand je pense que je vais contribuer à peindre ces murs en vert…. Beurk.

- Sois gentil épargne moi tes commentaires !

Accompagnée par Ciane qui souhaitait superviser de près le travail de Tiziano en qui elle avait une confiance très limitée dans ses dons de peintre, il posa l’échelle sur le mur situé juste derrière la table de Victor, accrocha le pot de peinture à son bras, et commença à escalader les barreaux de l’échelle. Avant de reprendre la première couche du mur près de l’entrée, Ciane préférait que Tiziano se soit mis en route sur sa surveillance. Elle attendait en bas de l’échelle, et lui tendit le rouleau une fois qu’il avait atteint le dernier barreau.

- Trempe délicatement le rouleau dans le pot de peinture et essore-le dans le bac accroché en haut de l’échelle.

- C’est bon je sais comment ça marche.

Ciane était en train de se demander si son idée de demander de l’aide à Tiziano était très raisonnable. Il plongea le rouleau dans le pot de peinture sans ménagement, il le ressorti en faisant goutter de la peinture sur le sol.

- Eh fais gaffe ! s’écria Ciane, tu en mets partout. T’es vraiment nul.

- Je ne me sens pas bien, se plaignit-il.

- Ne me dis pas que tu as le vertige en plus !

- Non, je ne sais pas, j’ai chaud.

- Si tu n’avais pas envie de m’aider, il était inutile de faire tout ce cinéma, il suffisait de me le dire.

- J’ai mal à la tête.

Il s’écroula contre l’échelle, lâcha le pot de peinture qui tomba à terre, juste à côté de Victor qui fut copieusement arrosé de peinture verte, son costume était détruit.

- Mais c’est pas vrai Tiz’, fais attention, s’écria Gabrielle, honteuse.

- Il ne se sent pas bien, rétorqua Ciane.

- Je suis désolée Victor, dit Gabrielle en prenant une serviette pour l’essuyer ce qui eut pour effet d’étaler et d’imprégner davantage la peinture sur le costume de marque.

Tiziano suait à grosses gouttes, sa tête lui faisait très mal, comme s’il avait un marteau piqueur à l’intérieur du cerveau. Il perdit l’équilibre, lâcha le rouleau et s’écroula dans les bras de Ciane qui tomba à la renverse sur le sol maculé de peinture verte, supportant tout le poids de Tiziano sur elle. C’est à ce moment précis que Yukinari Smith entra dans le bar.

- Ho la ! Vous ne savait pas vous tenir tous les deux ! s’écria Yukinari

- Epargne-nous ton humour déplacé, lui rétorqua Ciane. Tiz’ ne se sent pas bien.

- Tu parles, il joue la comédie, déclara Gabrielle dans le seul but de m’humilier comme toujours. Dans une minute ce petit crétin va se relever frais comme un gardon, fier de lui, tout sourire.

- Si quelqu’un avait la gentillesse de me délivrer de ce poids, dit Ciane.

- Alors c’est le grand amour entre vous, renchérit Yukinari.

Les hommes de main arrivèrent au secours de Ciane, ils soulevèrent Tiziano et l’un d’eux s’écria :

- Il a perdu connaissance !

- Puisque je vous dis qu’il ne va pas bien, confirma Ciane.

Yukinari se précipita au chevet de son pote, lui tapota les joues pour le réveiller.

- Son pouls est très faible, constata Ciane.

- Appelez les secours, ordonna Yukinari qui commençait à paniquer.

Malgré tous les efforts de Ciane qui avait son brevet de secourisme, Tiziano ne revenait pas à lui…

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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:02

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Quand Sana entra dans le bureau de son patron, celui-ci tenait entre les mains une facture que l’entreprise venait de lui faxer. Subrepticement, la jeune femme ferma la porte à clef afin de profiter de la situation. Elle portait des bas noirs, une jupe courte en cuir, des bottes hautes, un body collant mettant en valeur ses attributs féminins...

- Des soucis ? demanda-t-elle en entourant Carlos de ses bras.

- 895 dollars pour changer la fenêtre de la chambre de mon fils ! Je suis écoeuré.

- Ta femme et ton fils vont te mettre sur la paille… Veux-tu que je m’occupe à te faire oublier tes soucis ?

- Tu es gentille…

- Tu pourrais prélever cette somme sur le salaire de ton fils, ça lui permettrait de prendre conscience de la valeur des choses, du respect…

- J’ai appris que j’avais un fils récemment, jusqu’ici il ne m’a pas coûté très cher alors je veux me rattraper un peu…

- Il va en profiter de plus en plus tu sais, dit elle en se lovant dans ses bras. Ce n’est pas en le couvrant de cadeaux ni en lui payant tout ce qu’il désire que tu obtiendras son affection.

Puis elle s’assit à califourchon sur les genoux de Carlos, face à lui, sa poitrine avantageuse sou son nez, elle lui massa les épaules.

- J’ai envie de toi, lui susurra-t-elle à l’oreille.

- Voyons, pas ici Sana…

- J’ai bloqué la porte, nous ne risquons rien, et puis il est midi passé, tout le monde est parti manger… Une partie de jambes en l’air te changera les idées.

Elle empoigna son fouet, le passa derrière la nuque de Carlos, le força à mettre le nez dans sa poitrine, et commença à le chevaucher comme une cow-girl…

- Tu m’as l’air très excitée ? remarqua-t-il.

- Et toi, ça ne t’excite pas ?

- C’est à dire que…

- Montre-toi un peu plus entreprenant…

Elle dénoua la cravate de Carlos, déboutonna sa chemise…

- Je ne suis pas à ton goût, demanda-t-elle en, lui mordillant le lobe de l’oreille.

- Si tu es très désirable.

Il se leva brusquement, la retourna sur le bureau, plusieurs dossiers d’étalèrent sur le sol.Il l’embrassa fougueusement, elle l’emprisonna entre ses jambes, il arracha ses vêtements et au moment précis où il allait la pénétrer, son portable sonna.

- Et Merde ! s’écria-t-il.

- Laisse tomber, ne répond spas, continue j’ai trop envie de toi. Tu es une vraie bête de sexe mon doudou…

Trop curieux il jeta un œil sur le portable tout en continuant à l’embrasser avec fureur sur la bouche.

- C’est Gabrielle, je dois répondre.

- Ta poufiasse t’appelle et toi tu cours comme gentil petit chien, rétorqua-t-elle dégoûtée.

Il se libéra sans ménagement de l’emprise de Sana et alluma le portable.

- Allô Gaby ? Quoi ? Je ne comprends pas, calme-toi. Parle plus lentement. Non, ce n’est pas vrai… Est-ce grave ? J’arrive tout de suite.

Encore allongée à la renverse sur le bureau, à moitié nue, sana n’en croyait pas ses oreilles. Elle se sentait maintenant un peu ridicule dans cette position mais elle ne laisserait pas Gabrielle imposa sa loi ni le lui reprendre même si elle savait que pour l’instant Carlos ne lui appartenait pas… pas encore du moins.

- J’avais raison, elle t’appelle et tu accours…

- Mon fils a fait un malaise, expliqua Carlos en se réajustant. Il est à l’hôpital. Je file.

Et oui le combat de Sana pour conquérir Carlos était plus difficile qu’elle ne l’imaginait et surtout elle se tromper d’adversaire car si par son charme et son talent de femme tigresse amoureuse, elle pouvait un jour, espérer éliminer définitivement Gabrielle de la vie de Carlos, elle comprenait maintenant que Tiziano, ce fils qu’il venait à peine de retrouver, aurait toujours la priorité. Avec cet adversaire là, elle ne luttait pas dans la même catégorie…



Sayla et Gaël avait rejoint Yukinari dans la salle d’attente de l’hôpital. Dans un premier temps, ils avaient décidé de ne pas inquiéter Saraluna afin de ne pas perturber sa grossesse par un stress supplémentaire. Les médecins procédaient à plusieurs examens pour connaître de son malaise.

- Tu sais ce qui s’est passé ? Sayla à Yukinari.

- Pas vraiment, non. Il pas dormi cette nuit, hier soir nous sommes allés manger au resto japonais, il n’a pratiquement rien avalé…

- Tu parles, il déteste la nourriture japonaise.

- Il voulait me faire plaisir en m’invitant au Kunitoraya. Et ce matin il n’a pas pris de petit-déjeuner.

- On n’a jamais le temps de s’ennuyer chez la Catalano, remarqua gentiment Gaël. Vous n’arrêtez jamais. Chaque jour notre lot de surprises.

- J’espère qu’il n’a rien de grave, se lamenta Sayla.

- Hypoglycémie, s’il n’a rien mangé depuis hier midi, conclut Gaël.

Carlos surgit dans la salle d’attente tout affolé…

- Où est-il ?

- En salle d’examen, répondit Sayla. Ne soyez pas trop inquiet.

- Je veux voir le médecin qui s’occupe de lui.

Un homme en blouse blanche s’avança avec des papiers entre les mains.

- Vous êtres la famille de Tiziano…. Catalano ?

- Je suis son père et voici sa sœur.

- Il s’est réveillé, je n’ai pas encore le résultat de tous les examens, notamment le scanner ni l’encéphalogramme.

- Vous l’aurez quand ?

- Dans l’après midi. En attendant, nous le gardons en observation.

- Nous pouvons le voir ? demanda Sayla.

- Il réclame sa mère.

- Sa mère ? laquelle ? se renseigna Carlos.

- Pourquoi ? Il a plusieurs mères ? demanda le médecin surpris…

- C’est assez compliqué… On peut aller le voir ?

- Et moi je peux aussi lui rendre visite ? demanda Yukinari.

- D’abord son père et sa sœur… mais pas trop longtemps il a besoin de repos. Après jeune homme vous pourrez aller lui dire bonjour mais rapidement. Je vous tiendrai au courant pour les résultats.

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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:06

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Yukinari se sentit las, il avait sommeil, la gorge sèche, il voulait se dégourdir les jambes pour ne pas s’endormir. Boire quelque chose pour se tenir éveiller.

- Je vais me chercher un coca au distributeur, dit-il à Gaël. Tu veux quelque chose ?

- Non merci. Je vais prévenir Saraluna, les nouvelles sont plutôt rassurantes.

- Ok ! A toute à l’heure alors.

Yukinari se leva, longea le long couloir des urgences où régnait une grosse agitation habituelle. Il fut bousculé par Pierre qui déboucha en courant.

- Pierre ? que fais-tu ici ?

- Ho Yukasawi ! Excuse-moi. Gaëtane a avalé je ne sais quoi, on lui fait un lavage d’estomac.

- Rien de grave j’espère ?

- J’attends l’avis de médecin.

- On a essayé de l’empoisonner ?

- Pourquoi me demandes-tu ça ?

- Pou rien juste comme ça… Pour savoir ce qui s’est passé.

- Excuse-moi mais, je vais voir le médecin…

Pierre s’éloigna et Yukinari poursuivit sa route vers le distributeur de boissons devant lequel se trouvait Imanita Salama… Dés qu’elle aperçut le jeune homme, elle détourna le regard, impatiente que le distributeur lui fournisse son café pour s’échapper au plus vite car elle n’avait pas envie de discuter avec son ex meilleur ami. Mais la machine n’était pas rapide et Yukinari fut à sa hauteur avant que le gobelet soit rempli.

- Salut Ima.

- T’as pas pu t’empêcher de venir… Inutile de préoccuper de l’état de santé de mon père. Désormais, je ne te calcule même plus.

- Je ne suis pas venu pour ton père…

- Ah non ? tu es encore plus stupide et égoïste que je l’imaginais alors. Si tu viens juste pour essayer de te faire pardonner sans même te préoccuper de l’état de santé de mon père tu es encore plus pitoyable et impardonnable.

- Tout ne tourne pas autour de toi Ima…

- Pardon ?

- Je veux dire… en fait je ne suis pas venu pour te rencontrer non plus. C’est juste qu’on a emmené Tiz’ aux urgences…

- Qu’est ce que tu racontes ? Je l’ai vu hier soir, je lui ai parlé ce matin, il allait très bien.

- Il a eu un vertige et il est tombé dans les pommes…

- C’est encore une de tes mauvaises blagues ?

- Non. Pendant que tu ressasses ta rancune contre moi, Tiz’ est en train de passer des examens, scanner etc…

- Ah ! fit Imanita qui accusa le coup avec une montée subite d’inquiétude. Et… Tu as eu des nouvelles ?

- Ils attendent les résultats des examens…

- Que s’est-il passé ?

- Sans doute de l’hypoglycémie. Hier soir il a voulu m’inviter à manger au Kunitoraya…, expliqua Yukinari en sirotant son coca.

- Tiz’ déteste les plats japonais.

- Justement, il n’a rien mangé…

- C’est malin. Sans une fille pour vous surveiller, vous faites n’importe quoi les garçons… Il s’est réveillé ?

- Oui… Sayla et Carlos sont près de lui. Les médecins m’ont autorisé à lui rendre visite après… Il serait content si tu venais toi aussi le voir… Enfin je veux dire, ça lui ferait plaisir de nous voir tous les deux.

- Evidemment, je veux aller le voir mais c’est pas pour ça que je te pardonne ce que tu m’as fait.

- Je suis désolé pour Pierre, c’était carrément nul…

- Ce n’est pas seulement Pierre, tu m’a fait passé pour une traînée, une manipulatrice odieuse qui joue avec les sentiments des autres… Je ne veux pas parler de ça avec toi, amène-moi au chevet de Tiz.

Carlos remplissait les formulaires à l’accueil, Sayla leur céda sa place au chevet de Tiziano. Celui-ci avait un tuyau branché dans le bras qui le nourrissait en glucose. Il était un peu repris connaissance mais les calmants le maintenaient dans un état vaporeux.

- C’est quoi cette idée de vouloir imiter mon père dans un lit d’hôpital ? demanda Imanita sur le ton de la plaisanterie en lui prenant la main.

Yukinari se tenait un peu à l’écart, n’osant pas trop s’approcher.

- Oh, Ima ! C’est cool que tu sois venue ?

- T’as pas honte de nous faire des frayeurs comme ça ? fit Yukinari en s’approchant un peu.

- Et tu es là toi aussi dans la même pièce qu’Ima ? ironisa Tiziano. Elle ne t’a pas encore arraché les yeux ?

- Malgré le malaise, tu n’as pas perdu ton sens de l’ironie acerbe, constata Imanita. Comment te sens-tu ?

- Ça va… je suis content de vous voir tous les deux. Sayla est là aussi, mon père… et comme toujours il ne manque que ma mère comme toujours… elle se moque bien de savoir commet vont ses enfants…

- Oui bah au moins tu vois tu as tes amis près de toi, dit Yukinari pour le réconforter.

- Oui c’est vrai. Après tout je m’en fous de cette sale conne qui m’a mis au monde, décréta Tiziano pour faire face devant ses amis lesquels savaient parfaitement qu’il n’en pensait pas un mot. Et pour ton père, tu as de bonnes nouvelles ?

- Il est en salle de réveil. D’ailleurs j’aimerais être près de lui quand il ouvrira les yeux… J’aimerais rester encore un peu avec toi…

- Non, file vite, ton père a plus besoin de ta présence… Faudrait pas qu’il nous oblige à nous marier à son réveil dans la chapelle de l’hôpital !!!

- Très drôle…

- Et puis Yuki va rester avec moi.

- Repose-toi bien, lui conseilla-t-elle. Je repasse plus tard.

Elle déposa un baiser sur son front et quitta la chambre sans un regard pour Yukinari.

- Bon Yuki viens là ? Approche…

- Que mijotes-tu encore ?

- Les médecins veulent me garder en observation mais moi je veux rentrer à la maison, j’ai pas envie de me refaire « Urgences », ou « grey’s anatomy », ni voir débarquer « Dr House » dans ma chambre !

- T’es incroyable toi… si les médecins estiment que tu dois rester ici…

- C’est bon Carlos m’a déjà fait la morale. Je lui ai fait croire que j’allais rester pour le calmer et m’en débarrasser mais il n’est pas question que je pourrisse ici plus longtemps. Je déteste les hôpitaux. Alors tu vas aller à l’accueil leur dire que je souhaite sortir, ils n’ont pas le droit de me garder contre ma volonté. Tu me ramèneras à la maison, tu me prépareras un bon plat de pâte pour me requinquer.

- C’est pas très raisonnable…

- T’es mon pote ou non ?

- Oui…

- Alors ramène moi à la maison s’il te plait.

- Bon ok… A condition que tu te reposes dans ta chambre.

- Mais oui maman…



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:06

...................


Yukinari savait qu’il était inutile de lutter, il alla à l’accueil remplir les papiers de sortie que Tiziano devra signer afin d’écarter toute responsabilité de l’hôpital en cas de problème.

Pendant ce temps, les infirmières amenèrent une nouvelle patiente dans la chambre et l’installèrent sur le lit à côté du sien.

- Ho ma parole ! Gaëtane ! s’exclama Tiziano. Qu’est ce que tu fais ici ? Comment tu savais que j’étais là…

- Tiziano ? Mais je ne savais pas… J’ai été touchée par une infection alimentaire…

- Moi ça ne risquait pas de m’arriver ! J’ai été admis dans cet hôpital parce que j’ai rien avalé depuis deux jours !

- C’est plutôt comique ! constata Gaëtane en souriant doucement.

- Finalement, que tu manges ou pas tu risques de tomber malade dans tous les cas !

- Pourquoi tu ne manges plus ? Tu fais de l’anorexie ? Tu as des soucis ?

- On, c’est juste que ma sœur et mes meilleurs amis voyageaient dans l’avion détourné par cette dingue psychopathe… J’étais inquiet pour eux et j’ai pas trop pensé à manger. Enfin c’est un peu compliqué tout ça.

- Etrange, t’as l’air sûr de toi, un peu macho, rebelle et finalement… je découvre une faiblesse chez toi.

- Quelle faiblesse ?

- La nourriture.

- Je n’ai aucun problème avec la nourriture…

- Tu es mignon quand tu te défends parce que tu refuses d’admettre ta faiblesse, simplement parce que ton orgueil de mâle est blessé…

- Ce sont les médicaments qui te font délirer ?

- Non, c’est toi…

Tiziano haussa les épaules et changea de sujet.

- C’est quoi qui t’a intoxiquée comme nourriture ?

- Une coupe de Champagne… répondit-elle en s’asseyant en tailleur sur le lit heureuse de discuter, très à l’aise comme si elle était chez elle.

- Du Champagne ? Quand je pense que ton petit copain voulait m’en offrir une coupe ce matin…

- Pierre ?

- Oui.

- Pierre n’est pas mon petit copain. C’est juste un ami.

- Ah, je ne savais pas.

- J’ai bu la coupe qu’il avait préparée pour toi et dans laquelle il avait mis du poison, expliqua-t-elle très naturellement.

- Du poison ? Il voulait me tuer ?

- Peut-être, je ne sais pas…

- C’est quoi ce truc de fou ? Pourquoi veut-il me tuer ?

- J’en sais rien… Il est bizarre parfois.

- Tu me fais marcher là…

- Non je te jure c’est vrai. Je ne sais pas ce qu’il mijote ni s’il l’a fait intentionnellement… Peut-être que le Champagne a tourné pendant notre voyage depuis la France.

- Bon c’est pas que je m’ennuie avec toi mais je vais partir.

- Tu as de la chance, les médecins t’autorisent à quitter l’hôpital moi il veulent encore me garder en observation. Tu trouves que j’ai l’air malade ?

- Non, di-t-il en la dévisageant, il la trouvait même plutôt ravissante, fraîche et sexy. Moi aussi, ils veulent me garder en observation quelques heures mais je refuse de rester ici plus longtemps.

- Tu vas te sauver ?

- Non, pas besoin. Mon pote Yuki est parti à l’accueil remplir les papiers, je signerai un imprimé comme quoi je refuse de rester et le tour est joué.

- Je peux partir avec toi ?

- Il suffit que tu signes l’imprimé de sortie et c’est bon.

- Tu crois que je peux ?

- Tu es majeure, non ?

- Oui.

- Alors tu es libre de partir, ils ne peuvent pas t’obliger à rester ici surtout si tu te sens capable de rentrer.

- Pierre va me tuer s’il apprend que je me suis échappée. Il ne faut pas lui dire.

- T’inquiète mon père et mes sœurs ne savent pas non plus que je me tire…

- J’adore ça : fuir dans la clandestinité… C’est excitant. Si tu savais comme Pierre est d’un triste.

- Dis-moi un truc, t’as vraiment couché avec Yukinari ?

- Toi tu es direct au moins…

- Alors ? C’est vrai ?

- Il était dans le s vapes, alors je lui ai fait croire qu’il m’avait envoûtée ! Que nous avions fait l’amour comme des bêtes ! Il a super bien marché.

- T’es trop forte ! Encore plus cinglée que… J’adore ce genre de plan mais bon pas trop quand c’est aux dépends d’un pote à moi… mais je dois avouer que c’est excellent !

- Il y a vraiment cru ?

- Ah oui à fond ! Il m’a même demandé pardon…

- Pardon ? A toi ? Pourquoi ?

- Pour rien laisse tomber…

- Non, explique-moi… Yukinari est ton petit ami ?

- Non, évidemment…

- Alors pourquoi t’a-t-il demandé pardon ?

- Oublie ça… dit-il soudain un peu mal à l’aise.

- J’ai compris… a mon avis tu as dû lui confier que tu aimerais bien sortir avec moi…

- C’est bon oublie ça !

- J’ai tapé dans le mille, pas vrai ?

- Ok ! Tu… tu es … tu es mi… mi …

- Tu bafouilles ! Je dois vraiment te plaire alors, ajouta-t-elle amusée par le trouble de Tiziano.

Le retour de Yukinari permit à Tiziano de se sortir de cette impasse.

- Tout est prêt, dit-il. Il te reste juste à signer ta demande de en passant à l’accueil.

- Parfait ! Merci ! Gaëtane vient avec nous.

- Salut Yuki ! fit-elle en souriant et en accompagnant d’un geste de la main. Je suis heureuse de te revoir mon petit chéri.

- Je ne suis pas ton petit chéri et je ne le serai jamais, se renfrogna-t-il en s’écartant de l’étreinte de Gaëtane.

- Tant pis, je suis déçue, je vais devoir me rabattre sur ton copain, il est moins mignon que toi mais bon je m’en contenterai…

- Très drôle. Alors tu vas mieux après ton lavage d’estomac ?

- Comment tu sais ça ? demanda Tiziano surpris.

- J’ai rencontré Pierre.

- Il est dans les parages ? se renseigna Gaëtane inquiète.

- Non.

- Tant mieux alors filons avant qu’il ne revienne.

- Vous délirez carrément tous les deux, dit Yukinari.

- On a assez perdu de temps, décrété Tiziano. Gaël a prévenu Saraluna, elle ne va pas tarder à débouler, si elle arrive avant qu’on se casse, c’est mort.

- Pareil pour Pierre.

- Yukinari amène la voiture devant l’entrée, j’accompagne Gaëtane au secrétariat et on te rejoint.

- Si Saraluna et Pierre s’aperçoivent que je vous ai aidés à vous échapper de cet hôpital ils vont me tuer.

- Mais non, ils n’en sauront rien, ça craint pas.

- Tu as une voiture Yuki ? demanda Gaëtane.

- Il a emprunté le magnifique coupé sport décapotable de ma belle mère, précisa Tiziano.

- Je vais adorer monter dans la voiture de ta belle mère, se réjouit Gaëtane.

Comme prévu, Yukinari alla chercher la voiture, Tiziano ouvrit délicatement la porte de la chambre jeta un coup d’œil dans le couloir pour vérifier si la voie était libre. Gaëtane se tenait derrière lui et quand il lui fit signe que tout allait bien elle lui prit la main et le suivit. Tiziano apprécia la douceur de la peau de Gaëtane, tandis qu’elle trouvait très excitant de s’enfuir au bras de ce jeune homme qui derrière ses allures de macho rebelle, offrait une certaine délicatesse dont elle ne se serait jamais doutée. Ce premier et simple petit contact physique les troubla tous les deux. Après avoir régler les formalités administratives, ils montèrent en voiture. Tiziano laissa le place avant à Gaëtane mais celle-ci refusa, préférant s’installer à l’arrière avec lui même si l’espace était limité dans ce genre de voiture… se serrer l’un contre l’autre était plutôt agréable. Yukinari ronchonna :

- Vous abusez, je ne suis pas votre chauffeur.

- On pourrait aller prendre un verre avant de renter, proposa Tiziano.

- Ah non, dit Yukinari. Tu as promis de te reposer dans ta chambre.

- Il a raison, confirma Gaëtane. Tu as besoin de repos et de toute façon moi j’ai un rendez-vous très important en ville.

- Vous avez gagné tous les deux, je n’insiste pas. On se revoit quand alors Gaëtane ?

- Je passerai te voir demain matin, j’amènerai un gâteau fait maison.

- Un gâteau ?

- Oui tu as besoin de manger pour reprendre des forces, non ?

- Si tu veux…

- Quel est ton gâteau préféré ?

- Euh… Je ne sais pas… Un fondant au chocolat…

- T’as pas un truc plus facile à faire ?

- Laisse tomber le gâteau…

- Non, tu auras ton fondant au chocolat. Si je ne me sens pas de le faire, j’en achèterai un. Bonne soirée les mecs.

Elle déposa un baiser sur le front de Tiziano et ébouriffa les cheveux de Yukinari en passant une main sur sa tête avant de descendre.

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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:08

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Malgré les incidents au bar, Victor Lang avait tenu à ce que la cérémonie se déroule comme prévue. Confuse, Gabrielle lui avait prêté une veste appartenant à Carlos. Elle était bien trop grande pour lui, mais il n’avait pas d’autre choix. Tous les habitants du quartier étaient réunis devant le baracici où un podium avait été installé. Victor prit la parole :

« Chers citoyens de Fairview, merci d’être venus si nombreux pour honorer trois habitants de ce merveilleux quartier où il fait si bon vivre. Hier, notre pays a vécu sous la menace de deux femmes qui ont basculé dans la folie meurtrière… Nous déplorons trois victimes innocentes mais le bilan aurait été beaucoup plus lourd sans l’intervention, le sang froid, et le courage exceptionnel de mademoiselle Sayla Catalano et de monsieur Brian Peterson bien connus à Wisteria Lane. Aussi, j’aimerais leur remettre à tous deux au nom de la nation américaine la médaille du courage et du mérite, signe de reconnaissance des Etats-Unis d’Amérique et de la ville de Fairview. »

Victor décora les deux citoyens devant les regards fiers et attendris de Saraluna et Gaël, et sous les applaudissements du public.Bree, Lynette, Susan et Gabrielle avaient les larmes aux yeux, elles se félicitaient que leur quartier soit mis à l’honneur.

« Je voudrais ajouter une récompense supplémentaire dans un tout autre domaine à une habitante du quartier qui a fait preuve d’une générosité formidable et rare de nos jour en ouvrant sa porte à un SDF, en lui offrant un toit et un travail de jardinier pour se réinsérer. J’aimerais que cette ravissante habitante de Wisteria Lane, Gabrielle Solis me rejoigne sur le podium. »

Gabrielle se sentit gênée mais la fierté prit le pas, elle adorait être mise en valeur devant ses amies et le public, elle avança de sa démarche d’ex mannequin jusqu’au podium recevoir sa médaille. Puis elle prit la parole :

- Je ne m’attendais pas du tout à cette belle surprise… Je vous remercie… c’est un plaisir de recevoir cette récompense même si ouvrir ma porte aux malheureux est tout naturel pour moi. (un souffle d’étonnement parcouru l’assistance). Oui lorsque nous vivons dans une certaine aisance il est tout à fait normal de partager un peu avec ceux qui n’ont rien. …

- Vous êtes sûres qu’il s’agit bien de notre Gaby qui est en train de s’exprimer ? demanda Lynette.

- On dirait qu’une autre personne est entrée dans son corps, constata Susan.

- Vous êtes dures les filles, les gronda Bree, je savais que derrière tous ses artifices, Gaby avait un bon fond….

Après la cérémonie qui s’acheva par la dégustation de rafraîchissements et de petits fours, Gabrielle remercia en privé Victor.

- Vous m’aviez caché votre intention de me féliciter en public.

- Votre générosité devait être reconnue par tous et puis comme vous me l’avez si bien fait remarquer j’ai besoin de me rendre populaire pour rassembler le maximum de voix en vue de mon élection…

- J’étais un peu dure avec vous… et je voudrais aussi m’excuser pour la peinture et de mon beau fils.

- Cette mésaventure est déjà oubliée. Vous me feriez plaisir en acceptant de dîner avec moi ce soir… je connais un petit restaurant de grande gastronomie, je suis sûr que vous allez adorer…

- Ça fait un moment qu’un gentleman ne m’a pas invitée au restaurant.

- Alors c’est d’accord ?

- Oui mais avant je dois me changer.

- Vous êtes tout à fait ravissante comme vous êtes. Je passe vous prendre à 7 heures ?

- D’accord.

A 7 heures précises, Victor Lang se gara devant la maison de Gabrielle. Elle passa par la cuisine où Yukinari était en train de se préparer un sandwich.

- Où est Tiziano ?

- Il se repose.

- Je sors au restaurant ce soir….

- Hum… Vous avez trouvé le prince charmant ? la taquina Yukinari.

- Epargne-moi tes remarques. Evitez d’inventer de nouvelles conneries pendant mon absence ou d’inviter d’autres clochards à la maison. Quand Julius aura terminé son travail de jardinage, il partira, la municipalité lui a trouvé une place dans un foyer. Ah encore une chose oblige Tiziano à manger ce soir, je n’ai pas envie d’avoir Carlos sur le dos pour vérifier si son bâtard s’engraisse comme il faut…

- Ne vous faites pas de souci je m’occupe de tout, passez une bonne soirée…



Après s’être assuré que Tiziano se reposait dans sa chambre, Yukinari décida que cette fois, il ne laisserait pas son ami sombrer dans la déprime au pont de vouloir se suicider en refusant de s’alimenter. A son réveil à l’hôpital, il avait tracé sa mère cette femme qui avait abandonné ses enfants pour vivre sa passion avec un mec non seulement plus jeune qu’elle mais aussi le petit ami de sa fille aînée de l’époque, le lieutenant Grized. Alors Yukinari avait décidé de lui ramener sa mère. Il n’y avait pas si longtemps, elle les avait aidés à échapper à des fous furieux en prenant de grands risques, preuve qu’elle avait de l’affection pour son fils. Avec un peu de chance, il réussirait à rétablir des relations plus ou moins normales entre Tiziano et sa mère. Grâce à son frère Kawaï qui avait un réseau d’informateurs à Fairview, Yukinari avait obtenu l’adresse où habitait Narcheska Catalano. Elle avait quitté le quartier de Wisteria Lane après ses déboires cinématographiques.

Ainsi, Yukinari se retrouva devant un vieil immeuble délabré, situé au milieu d’un quartier minable, mal fréquenté. La nuit venait de tomber, il n’était pas très rassuré mais il avait décidé de mener son objectif jusqu’au bout…Au coin de la rue, des filles de mauvais genre, outrageusement maquillées, les jupes courtes leur arrivant au raz des fesses, de grosses poitrine débordant de leur soutif trop étroit et serré faisait le tapin sur le trottoir. L’une d’elle l’aborda mais il pressa le pas pour s’en débarrasser. Enfin, il se retrouva devant l’appartement indiqué par Kawaï, la porte était entrouverte. Yukinari toqua poliment, il n’osait pas s’aventurer à l’intérieur sans y être invité. Il n’obtint aucune réponse, alors en pensant à la bonne action qu’il allait réaliser, il pénétra à l’intérieur de l’appartement sombre qui semblait abandonné. Une vieille ampoule brillait au plafonnier, apportant une lumière tamisée à la pièce, les murs dont la peinture jaune usée s’effritait. Dans le fond de la pièce assise sur un vieux fauteuil sale, Narcheska Catalano était en train de sniffer de la poudre blanche. Elle releva la tête et dévisagea son visiteur de la tête aux pieds.

- Voyez-vous ça, un séduisant jeune homme qui me tombe du ciel !

- Bonsoir madame Catalano.

- Comment ? Tu connais mon nom ?

- Je suis Yukinari, un ami de Tiziano.

- Ah oui maintenant je me souviens de toi… La dernière fois qu’on s’est rencontré tu avais des tueurs aux trousses… Qu’est ce qui t’amène cette fois ?

- Je me demandais pourquoi vous ne veniez jamais voir votre fils…

- Et lui pourquoi ne vient-il jamais prendre des nouvelles de sa mère ?

- C’est vous qui l’avait abandonné, c’est à vous à faire le premier pas.

- Il a sa sœur pour s’occupe de lui et la fortune de Carlos pour subvenir à ses besoins, non ?

- Ça ne remplace pas l’amour maternel…

- Saraluna m’empêche de voir Sayla et Tiziano, elle les a montés contre moi.

- Avouez qu’elle a de bonnes raisons après ce que vous lui avez fait…

- Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, Saraluna est loin d’être la sainte n’y touche pour qui elle se fait passer… Si Sayla et Tiziano ne sont pas des anges, crois-moi, Saraluna a fait bien pire qu’eux avant de se réfugier dans la foi et de se faire passer pour la pauvre petite martyr…

- Que voulez-vous dire ?

- Rien, c’est le passé, il y a des événements qu’il vaut mieux oublier… C’est Tiziano qui t’envoie ?

- Non. Il a eu un malaise aujourd’hui, on l’a emmené à l’hôpital, rassurez-vous il n’a rien de grave mais à son réveil il a réclamé sa mère…

- Tu es un gentil garçon Yukinari. Je te remercie de faire tout ça pour lui… Mais sa chère sœur aînée s’occupe très bien de lui.

- Vous vivez ici ?

- Non j’habite toujours avec Grized mais pour dealer, ici c’est plus discret mon poulet ? Tu veux une dose ?

- Non, répondit Yukinari en grimaçant.

- Tu as tort, tu verras la vie en bleu… Mais tu es sûr que Tiziano m’a réclamée ?

- Oui mais libre à vous de ne pas me croire… si vous préférez laisser le fossé se creuser entre vous et vos enfants, c’est votre problème. Sayla et Tiziano viennent de vivre des moments difficiles et je pense que de renouer avec vous leur ferait du bien. Si vous refusez la main tendue de vos enfants, alors, vous ne méritez pas leur amour.

Yukinari ne lui laissa pas le temps de répondre, ni de réagir, il quitta ce lieu sinistre où Narcheska Catalano s’enfonçait irrémédiablement dans la déchéance.


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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:08

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Sur le chemin du retour Yukinari fit une rencontre qu’il redoutait un peu en même temps qu’il l’espérait vraiment. Andrew Van de Kamp était rentré à Wisteria Lane depuis quelques jours et ils n’avaient pas encore réussi à se parler.

- Salut Yuki ! fit Andrew en se frottant les mains l’une contre l’autre.

- Bonjour !... Alors tu es rentré ?

- Comme tu vois…

- Pour l’autre fois je…

- Laisse tomber, Tiziano m’a montré la vidéo des ébats de Carlos avec Xiao Mei. T’avoueras que les faits étaient contre toi…

- Tu aurais pu me laisser le temps de m’expliquer avec de t’enfuir.

- Je sais. Mais j’en avais marre de ma vie ici, de ma mère tout le temps que mon dos, j’avais besoin d’une coupure. Et maintenant je me sens beaucoup mieux.

- Où es tu allé ?

- Pas très loin en fait, je suis resté en ville. Mais bon ce que j’ai vécu dans la rue, ce n’est pas un très bon souvenir. Et toi qu’est ce que tu deviens ?

- J’ai trouvé un petit boulot de cuisinier dans un resto !

- Cool !

- Je commence lundi.

- Tu as abandonné ton travail de jardinier particulier auprès de madame Solis ?

- Ne te moque pas de moi.

- A propos elle a engagé un nouveau jardinier ?

- Oui.

- C’est le type que j’ai vu tondre le gazon tout à l’heure.

- Oui.

- Tu ferais mieux de dire à Gabrielle Solis de s’en séparer. Il n’est pas très net ce type…

- Pourquoi ? Tu le connais ?

- J’ai dormi sur le même trottoir que lui pendant quelques semaines…

- Un pote de galère alors ?

- Oui…

- Tiz et moi on l’a rencontré l’autre soir et pour faire une blague à Gabrielle on l’a ramené à la maison…

- Vous êtes cinglés d’amener un inconnu…

- Il a l’air sympa.

- Il en a l’air mais je peux t’assurer que c’est un détraqué…

- Qu’est ce qu’il a fait ?

- Pour gagner de quoi manger… j’ai des trucs dont je ne suis pas très fiers…

- Comme quoi ? Vol ? Dealer ?

- Prostitution. Que veux-tu mon cul rapporte, j’en ai profiter jusqu’au jour où je suis tombé sur ce malade… il se fait appelé Julius…

- Il nous a dit qu’il s’appelait comme ça.

- Il m’a d’abord amadoué, puis il m’a payé lui aussi pour lui faire des trucs… enfin tu vois le genre… ça a débuté comme ça, puis peu à peu il m’envoyé à des rendez-vous arrangés avec des mecs et il prenait sa commission sur ce que je recevais. Et la nuit je devenais son objet sexuel, il voulait que je lui fasse des trucs glauque, un vrai vicieux ce type, un détraqué sexuel.

- Pauvre Andrew, se lamenta Yukinari touché par l’enfer qu’avec vécu Andrew.

- Enfin je te passe les détails mais vaudrait mieux que vous n’hébergiez pas ce type…

- Il pourrait s’en prendre à Gabrielle… réfléchit Yukinari à haute voix…

- Non, rectifia Andrew. Madame Solis ne risque rien. Par contre, Tiz et toi, vous êtes le genre de proie qu’il apprécie tout particulièrement.

Un frisson parcourut le dos de Yukinari.

- Je te rassure, Gabrielle lui a trouvé un foyer pour l’abriter, il ne dormira plus à la maison.

- Tant mieux, mais il ne faut pas le garder comme jardinier, tu n’imagine pas de quoi il est capable. Il te maîtrise avec son chien prêt à te déchiqueter avec ses crocs énormes si tu ne lui obéis pas…

- On ne peut pas le balancer aux flics ?

- On n’a aucune preuve…

- J’en parlerai à Gabrielle demain.

- En plus je ne tiens pas trop à le rencontrer dans le quartier tous les jours après ce qu’il m’a fait subir…

- J’imagine.

- Bon je te laisse, ma mère a organisé un repas spécial pour mon retour avec famille et amis.

- Elle ne changera jamais !

- Une vraie fée du logis. J’ai été content de te revoir Yuki !

- Moi aussi.

- Prends soin de toi… et débarrassez vous de ce jardinier vicieux, pervers, obscène et cynique.

- Je m’en occupe dés demain.

Les deux garçons se séparèrent, Yukinari rentra chez les Solis. La maison était plongée dans le noir, il fut soulagé de constater que Julius était enfin parti. Tiziano devait dormir à l’étage e, souhaitant qu’il ne se soit pas déjà volatilisé dans la nature. Il lui avait promis des se reposer, Yukinari espérait que pour une fois, il tiendrait promesse.

Au moment où Yukinari allait appuyer sur l’interrupteur pour ouvrir la lumière, une porte grinça derrière lui, des pas se firent entendre. Quand l’allogène s’alluma, il éclaira le visage démoniaque de Julius qui se tenait à quelques centimètres de Yukinari, son chien assis à ses côtés. Le jeune homme sursauta et réfréna le cri de terreur qui resta coincé au fond de sa gorge…

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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:10

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Le rendez-vous avec le notaire devait apporter à Gaëtane les réponses à ses questions. Pourquoi cet oncle d’Amérique soudain tombé du ciel lui avait-il légué cette magnifique maison située à Wisteria Lane, quartier chic de Fairview ? Surtout, elle n’avait jamais entendu parlé de lui auparavant. Il venait d’acquérir cette maison et s’était suicidé dans le vaste salon d’une balle de revolver tiré dans la bouche, juste après l’emménagement. Rien que d’y penser, ça lui faisait froid dans le dos. A Saint-Etienne ville moyenne située en France, où elle avait passé toute sa vie jusqu’à aujourd’hui, sa mère lui avait conseillé de ne pas accepter l’héritage et surtout elle avait tout mis en œuvre pour que sa fille renonce à ce voyage aux Etats-Unis. Mais comme sa mère avait refusé d’apporter des réponses à tous les points d’ombre entourant cet étonnant héritage, avec l’aide de Pierre, son meilleur ami elle avait décidé de se rendre à Fairview pour éclaircir ce mystère au grand désespoir de sa mère.

Le notaire avait lu le testament de Peter Fridmann dans lequel il léguait toute se fortune à Gaëtane, il avait aussi écrit une lettre que le notaire ne devait remettre à la jeune fille qu’au cas où il lui arriverait quelque chose.

A présent, Gaëtane était dans la rue au centre de Fairview, tenant entre ses mains la fameuse lettre qui allait sûrement lui apprendre pourquoi ce Peter Fridmann disait être son oncle et surtout pourquoi il lui avait légué tous ses biens. Toute la famille de ses était française, elle avait un oncle e tune tante qui vivaient en France…. Alors qui était Peter Fridmann ? Trop fébrile, elle décida d’être rentrée à la maison pour décacheter l’enveloppe et découvrir son contenu. Mais au fur et à mesure qu’elle marchait dans les rues encore animées du centre ville, la curiosité pris le dessus. Elle réfléchit que si Pierre était déjà rentré, elle n’oserait pas ouvrir la lettre devant lui, elle préférait être seule à ce moment là. Au lieu de rentrer directement, elle alla au baracici, prendre un verre, s’installer dans un coin et lire tranquillement les mots adressés par cet inconnu très généreux. Elle pensait bien que ces dons n’étaient pas gratuits, qu’ils cachaient certainement un revers, un prix à payer. Le bar était peu fréquenté, l’odeur de peinture fraîche lui tourna un peu la tête et tous ces murs repeints de couleur verte étaient très surprenant, d’un goût qu’elle ne partageait pas.

- Bonsoir, fit Sayla en venant prendre sa commande.

- Bonsoir, répondit-elle en levant les yeux sur la jeune serveuse.

Elle reconnut la sœur de Tiziano et bizarrement, son cœur s’emballa en se rappelant les courts instants passés avec lui cet après midi là.

- Qu’est ce que je vous sers ?

- Euh un jus de fruits, quel parfum avez-vous ?

- Oh tout ce que vous voulez, orange, pamplemousse, ananas, abricot, raisin, pomme, citron, papaye, goyave, tomate et jus de fraise aussi le préféré de mon frangin, d’ailleurs il n’y a que lui qui en consomme généralement !

- Vous êtes la sœur de Tiziano ?

- Oui !

- Je vous ai reconnue.

- Et vous vous êtes la nouvelle voisine des Solis ?

- Oui… Vous … enfin je veux dire vous vous êtes remise de cos émotions après le détournement d’avion ?

- Un peu mais psychologiquement, ce n’est pas évident de penser à autre chose... je veux dire au moment où j’ai appuyé sur la gâchette pour tirer sur cette femme, j’en ai encore froid dans le dos…

- J’imagine. Vous avez eu beaucoup de sang froid.

- On pourrait se dire tu non ?

- Oui bien sûr.

- Comme ça tu connais mon frangin ?

- Un peu oui… (soudain le visage de Gaëtane s’éclaircit). Il a l’air sympa.

- Oui… cependant méfie-toi de lui c’est un beau parleur ! Bon tu as choisi ?

- Je prendrai un jus de fraise… j’ai jamais goûter.

- Ça marche !

Penser à Tiziano lui faisait du bien et ça retardait le moment d’ouvrir la lettre. Maintenant, elle avait peur de connaître l’histoire. Boire le jus de fruits préféré de Tiziano lui donnerait du courage, ce serait un peu comme s’il se trouvait à ses côtés pour la soutenir. Une fois servie, elle but une gorgée de jus, pour se rafraîchir et se détendre un peu. Elle avait la gorge sèche, elle décacheta l’enveloppe d’une main toute tremblante, déplia la lettre et se mit à lire avec angoisse :

« Ma chère petite Gaëtane,

Si tu tiens cette lettre entre très mains, cela voudra dire que tu as accepté ton héritage malgré que pour toi je ne suis encore qu’un inconnu. Ta mère t’a sûrement déconseillé de venir à Fairview mais j’espère que tu auras outrepassé les mises en garde de ta mère car tu es en droit de connaître la vérité, toute la vérité sur... sur moi. Il te faudra beaucoup de courage pour lire les lignes qui vont suivre et quelqu’un sur qui compter pour t’aider à surmonter ton chagrin, ta haine, peut-être aussi ton désespoir. Si tu ne te sens pas suffisamment forte pour lire la suite, cesse la lecture, attends un peu de trouver la force et le courage sinon brûle- la lettre et oublie la. J’espère que tu auras le courage de la lire jusqu’au bout contrairement à moi qui n’ai jamais une la force, le courage de me battre pour te garder près de moi ou pour essayer de te retrouver.

Voici l’histoire de tes origines .J’avais seize ans lorsque j’ai rencontré une fille sublime, belle les yeux verts, de longs cheveux noirs bouclés qui retombaient sur ses épaules étroites Nous fréquentions le même lycée, elle avait deux ans de moins que moi. Nos familles ne se connaissaient pas, nous passions tout notre temps ensemble. Un premier amour d’adolescents, ça compte tu sais. Nous étions tous les deux très amoureux l’un de l’autre. Elle était très mûre pour son âge et souvent c’est elle qui m’entraînait dans des délires et j’adorais ça. Pour elle, j’aurais traversé les océans et je sais qu’elle aussi aurait fait n’importe quoi pour moi. Aujourd’hui encore je pourrais parler d’elle pendant des heures, écrire des pages et des pages sur notre amour... un amour fusionnel, que nous croyions indestructible. Parfois juste être ensemble main dans la main suffisait à notre bonheur, nous passions des heures dans la cours de récréation à nous embrasser derrière un gros chêne. Un jour, elle a voulu faire l’amour, moi je n’osais pas le lui proposer de peur de la brusquer ou de la perdre…ce jour là j’étais le plus heureux des garçons et tellement fier de me promener avec la plus jolies fille du lycée. En tout cas à mes yeux elle l’était. Nous avions trouvé une petite cabane au fond des bois à la sortie de Fairview où cacher notre amour. Ce n’était pas le grand luxe mais j’avais installé sur le sol un matelas, acheté de beaux draps blancs et nous faisions l’amour là par terre, c’était notre nid d’amour, notre endroit secret.

Notre histoire a duré exactement 6 mois une semaine deux jours et 3 heures 47 exactement. Puis tout s’est écroulé. Ce jour elle n’est plus jamais retournée au lycée. Je téléphonais chez elle mais sa famille me répondait qu’elle avait été envoyée chez une tante sur la côte Ouest car elle était souffrante. J’insistais pour avoir son adresse mais on me répondait qu’il fallait que je l’oublie. Comment pouvais-je l’oublier. J’ai remué ciel et terre pour la retrouver avoie un numéro de téléphone, je séchais le lycée, je n’étudias plus, raté tous mes examens, alors mes parents se sont fâchés et mon père m’envoya loin dans une caserne militaire pour selon lui me dresser et me forger le caractère. Je vivais un enfer. Je suis resté trois ans dans ce camp militaire avant de m’inscrire dans une université loin, très loin de Fairview où mes parents avaient déménagé. Grâce à ses relations mon père avait réussi à me faire entrer dans cette université pour apprendre le management, afin de reprendre son entreprise. Ce n’est que 5 ans plus tard, lorsque j’ai décidé de retrouver celle que j’aimais que mes parent m’ont avoué leur terrible crime, oui Gaëtane le mot n’est pas très fort même s’il n’y a pas eu mort d’homme, il s’agit d’un crime car ils ont assassiné notre amour. Lorsqu’elle a annoncé à ses parents qu’elle était enceinte, il était trop tard pour l’avortement… Nos parents ont mis en place une odieuse machination dont j’étais tenu à l’écart. Ils ont décidé de la faire accoucher en Suisse et de faire adopter l’enfant. Une famille française a obtenu l’adoption…. Ton adoption Gaëtane. Je dirigeais une entreprise, je me suis plongé dans le travail pour essayer d’oublier ce cauchemar mais comment pouvais-je oublier celle que je n’ai jamais cessé d’aimer toute ma vie et surtout d’oublier l’enfant que je lui avais donné et qu’on nous avait odieusement volé ?J’ai mis 18 ans pour te retrouver… 18 longues années. Je suis même venu à Saint-Etienne devant la maison de tes parents, je voulais au moins te voir… savoir à quoi tu ressemblais. Mais au dernier moment je n’ai pas eu le courage… je sais c’est bête. Je suis rentré aux Etats-Unis, ma vie était détruite, je n’ai jamais réussi à refaire ma vie, à me construire une vie sentimentale saine. Je me détruisais de l’intérieur jusqu’au jour où ce putain de cancer s’est déclaré, foudroyant, au moment où j’allais peut-être avoir le courage de prendre contact avec toi. Mais je ne voulais pas te voir souffrir, ni que toi tu me vois diminuer jour après jour, je refusais la maladie. Alors j’ai écrit cette lettre, acheté une maison, je t’ai tout légué, l’argent mais surtout notre histoire, la mienne, celle de ta vraie mère génitrice et ton histoire à toi aussi. Te voici à présent à Fairview, tu pourras essayer de la retrouver, mais peut-être refuseras-tu de la rechercher, peut-être a-t-elle refait sa vie et ne souhaite-t-elle pas renouer avec le passé… alors par respect pour son choix, je ne te donnerais pas son nom.

Voilà, tu connais une partie de l’histoire, de ton histoire. Je regrette vraiment tout ce gâchis et si j’avais pu y mettre fin, je me serais battu pour vous garder près de moi toi et ta mère. Ne sois pas triste tu as été élevée dans une bonne famille, tu es une fille sérieuse, mais je te devais la vérité avant de m’en aller. Je t’aime. Bon courage pour la suite. Je t’embrasse de tout mon cœur et regrette de n’avoir jamais eu l’occasion de le faire de mon vivant.

Ton père, le vrai. Peter. »

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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:10

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De chaudes larmes coulaient le long du visage de Gaëtane. C’est comme si elle avait reçu une grande gifle en pleine figure. Sa vie, son monde venait de s’écrouler autour d’elle. Elle pensait connaître qui elle était et se retrouvait à présent dans la peau d’une inconnue. Cette lettre posthume était comme une bombe qui venait de lui exploser entre les mains. Elle se sentit soudain si seule, à qui pouvait-elle confier un tel secret ?

- Des mauvaises nouvelles ? lui demanda Sayla inquiète de voir la jeune fille dans un état pareil.

- Non, c’est rien… Juste le mal du pays. Je … je vais rentrer chez moi. Merci.

Elle quitta le bar mais ne rentra pas directement à la maison, elle avait besoin de prendre l’air, de marcher, de réfléchir à tout ce qu’elle venait d’apprendre et après elle se confierait à Pierre. Maintenant qu’elle connaissait une partie de ses origines elle voulait aller jusqu’au bout, découvrir qui est sa vraie mère, la femme que son père avait tant aimé et se venger des ses grands parents…



- Je t’ai fait peur ? demanda Julius devant l’air apeuré de Yuki.

- Je…je croyais qu’il n’y avait plus personne dans la maison. Gabrielle m’a dit que vous aviez une chambre dans un foyer.

- Oui, c’est vrai Madame soli sets très généreuse. Mais tu vois, je termine à peine mon travail dans le jardin, il se fait tard, la nuit est tombée alors je me disais que peut-être je pourrais passer une seconde nuit ici et j’emménagerai au foyer demain…

- Je ne sais pas si Gabrielle acceptera…

- Toi et Tiziano vous saurez la convaincre, pas vrai ?

- Oui…

- Généreux comme vous êtes, vous n’allez pas me rejeter à la rue par une nuit si fraîche.

- Euh…. Non évidemment, répondit Yukinari à contre cœur en se remémorant les paroles d’Andrew.

Puis il pensa à Tiziano resté seul avec ce type une bonne partie de l’après midi. Pourvu qu’il ne lui ait rien fait. Tiziano est assez grand pour ce défendre mais avec un détraqué comme lui, on ne sait jamais. Il fallait absolument mettre Tiziano en sécurité contre ce prédateur sexuel et réussir à le coincer en appelant la police. D’abord s’assurer que tout va bien pour Tiziano.

- Je… je vais prendre des nouvelles de Tiz’.

- Très bien. Si tu n’y vois pas d’inconvénient, je me sers un verre de scotch.

Yukinari grimpa rapidement au premier étage, ouvrit la porte de la chambre de Tiziano et constata avec soulagement que celui-ci dormait paisiblement. Il s’assura que tout allait bien dans la chambre et trouva comme seul moyen de le protéger contre ce type vicieux, de prendre la clef et d’enfermer Tiziano. Quand il se retrouva dans le couloir, la porte de Tiziano bouclée à double tour, il enfonça la clef dans la poche de son jean et sursauta en se retournant : Julius se tenait juste derrière lui.

- Alors, mon mignon ? Ton pote dort ?

- Oui…

- Que caches-tu dans ta poche ?

- Rien… ça ne vous regarde pas…

- Je te fais peur.

- Non, mentit Yukinari. Laissez-moi passer je dois aller aux toilettes.

Julius se poussa pour le laisser passer. Yukinari s’enferma dans les toilettes et comme il n’avait absolument pas confiance en ce type, il je ta la clef de la chambre de Tiziano dans la cuvette et tira la chasse d’eau. Et maintenant que Tiziano était en sécurité que pouvait-il faire pour se protéger lui aussi. Resté enfermé dans les toilettes jusqu’au retour de Gabrielle ? Impossible, il se douterait de quelque chose. Soudain, Yukinari pensa à la caméra dissimulée dans le salon qui enregistrait tout ce qui se passait dans cette pièce. Il fallait absolument inventer un truc pour que Julius reste dans le salon. Comme ça au moins s’il tentait quoique ce soit sur moi, pensa Yukinari, la caméra filmera tout et il ne restera plus qu’à envoyer le film à la police pour mettre cette ordure en prison. Il avait violé Andrew, l’avait poussé à se prostituer, Julius devait payer. Son idée était dangereuse mais Yukinari n’avait pas d’autre choix. Ce type le dégoûtait, il allait venger Andrew à ses risques et périls. Il déverrouilla la porte des toilettes, Julius se tenait toujours dans le couloir, comme s’il l’attendait. Yukinari prit son courage à deux mains.

- Bon, on s’installe dans le salon ?

- Où veux-tu que je m’installe d’autre ? Tu préfères m’inviter à dormir dans ta chambre.

Espèce de salaud répugnant, pensa Yukinari.

- J’ai une petite faim... je peux nous préparer quelque chose à manger.

- Excellente idée, admit Julius.

Ils descendirent au salon, Yukinari respira un peu… il proposa à Julius de s’installer sur le divan, juste devant l’œil de la caméra.

- Finalement je n’ai pas faim, dit Julius.

- Dommage je voulais préparer une omelette au jambon et au fromage. Vous êtes sûr que vous n’en voulez pas ?

- Non.

- Comme vous voudrez…

Yukinari se dirigea vers la cuisine.

- Je te propose de jouer à un jeu plus amusant que de faire la cuisine.

Yukinari tressaillit.

- Après d’abord je veux assouvir ma faim, s’entêta Yukinari alors qu’il avait davantage envie de vomir que d’avaler une omelette.

- Reste là je te dis. Brutus !

Aussitôt le chien se plaça devant l’entrée de la cuisine, barrant le passage à au jeune homme en montrant ses grosses crocs blanches.

- Mais qu’est ce que vous faîtes ?

- Brutus déteste qu’on me désobéisse. Alors viens gentiment t’asseoir près de moi.

- Je… j’ai pas envie.

- Tu veux que Brutus s’énerve ?

- C’est bon, je… ferai ce que vous voulez.

- Très bien, dit Julius avec un sourire sardonique. Mais là tu vois tu as énervé Brutus.

- Ah ?

- Et je connais un truc pour le calmer.

- Tant mieux.

- Tu portes toujours ton caleçon orange qu’il adore ?

- Euh oui…

- Alors enlève ton pantalon, ça fera plaisir à Brutus.

De grosses gouttes de sueur perlaient sur le front de Yukinari. Il se trouvait à égale distance entre Brutus qui montrait toujours les crocs, Julius tout excité à l’idée de voir le garçon se déshabiller devant lui et la porte qui menait à l’extérieur. Yukinari se précipita vers cette troisième destination mais Brutus fut plus rapide que lui et lui barra s à nouveau la seule issue de sortie.

- Vous êtes dingue ? s’écria Yukinari à bout de nerf. Qu’est ce que vous voulez ?

- Tu as parfaitement compris ce que je voulais…. Juste passer un peu de bon temps avec toi. Je suis sûr que tu partages cette envie… alors enlève moi ce pantalon.

- Jamais ! refusa Yukinari avec un certain aplomb malgré qu’en réalité il n’en menait pas large.

- Brutus, occupe toi de lui.

- Non ! s’écria Yukinari.

Le chien se jeta sur le jeune homme et commença à arracher son jean avec ses crocs….

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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:11

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Tiziano en avait marre de rester cloîtré dans sa chambre. Il se sentait en meilleure forme, il avait envie de sortir prendre un verre au baracici. D’un autre côté, il avait promis à Yukinari de rester tranquille alors… pour une fois il se résigna à ne pas quitter sa chambre. Pendant son sommeil, il avait rêvé… il ne se souvenait plus de son rêve amis une chose était sûre quand il s’était réveillé il pensait à Gaëtane et se remémorait la petite complicité qui le savait unis cet après midi là. Il avait passé un excellent moment avec elle. Qui sait, alors qu’il croyait que cette fille ne le calculait même pas, peut-être finalement avait-elle envie elle aussi de mieux le connaître. Habituellement, quand il rencontrait une fille il avait surtout envie de s’amuser avec elle, de coucher avec elle le plus souvent possible et de passer à une autre. Là, bizarrement, avec Gaëtane, les choses se passaient différemment. Il se sentait moins habile avec elle, plus timoré, et son cœur s’emballait dés qu’il la voyait. Le simple fait de lui toucher la main, lui avait procuré une sensation particulière tellement agréable…

S’il n’avait pas promis à Yukinari de rester sagement enfermé, il se précipiterait au bar avec l’espoir de la rencontrer. Oui mais elle, avait-elle envie aussi de le voir ? Il était impatient de la recevoir le lendemain et de goûter à son moelleux au chocolat. Elle pouvait lui préparer n’importe quoi à manger, il était sûr d’avance qu’il apprécierait parce ce serait Gaëtane qui l’aurait préparé…

Il repoussa la couette, s’assit devant l’ordinateur et se contenta de jouer au voyeur grâce la caméra dissimulée chez elle. La voir vivre, bouger dans son quotidien lui procurait déjà du bonheur, faute de ne pas être près d’elle. L’écran s’alluma sur le salon, immédiatement Tiziano changea de caméra pour mettre en vision celle placée chez Gaëtane. La maison de sa voisine était plongée dans l’obscurité, seule une petite lueur brillait dans la chambre. Elle n’était pas encore rentrée. Dégoûté, il allait éteindre l’ordi quand soudain son attention fut attirée par le mouvement d’une ombre dans la pièce. Il s’approcha de l’écran pour essayer de distinguer de qui il s’agissait. La personne avait plutôt la corpulence d’un homme, peut-être était-ce Pierre ? Mais que faisait-il dans la chambre de Gaëtane vu qu’elle lui avait certifié que Pierre n’était que son meilleur ami rien de plus ? En y regardant, de plus près, il y avait une autre personne… Difficile de distinguer s’il s’agissait d’un homme une d’une femme. En tout cas les deux personnes semblaient se disputer. La pièce était éclairée par la lumière du couloir, donc l’image n’était pas très nette. Par contre, le second personnage semblait être une femme… Oui cette fois il en était sûr c’était une femme. Il devait y avoir de grands éclats de voix, tous les deux semblaient crier comme s’ils étaient exaspérés par l’autre. L’homme balançait ses bras dans tous les sens en faisant des grands mouvements, puis soudain, il gifla violemment la jeune femme. Elle tomba à terre.

« Putain, j’espère qu’il n’a pas frappé Gaëtane ce bâtard » pensa Tiziano qui commençait à s’énerver sur son siège. Il décida de couper l’enregistrement de la caméra du salon de Gabrielle pour enregistrer la scène qui se déroulait chez sa voisine, des fois que ça dégénère, qu’il puisse fournir une preuve à la police comme quoi cet homme battait cette femme. Il ne voyait pas très bien, il n’était pas capable d’assurer qu’il s’agissait bien de Pierre et Gaëtane. La femme semblait plus grande que Gaëtane. Au moment où il allait brancher l’enregistrement, la femme sorti un couteau avec une lame longue et tranchante qui luisait à lumière du couloir. Elle se releva et se rua sur l’homme en lui plantant le couteau dans le ventre. Du sang gicla, Tiziano suspendit son geste… Elle arracha le couteau et le replanta dans la poitrine de l’homme qui tenait encore miraculeusement debout… Elle recommença la même opération plusieurs fois, planta au moins une dizaine de coups de couteau dans le buste de l’homme du sang gicla de partout des gouttes furent projetées sur l’objectif de la caméra et vinrent ainsi maculé l’écran de l’ordinateur. Tiziano eut un mouvement de recul, un mouvement de frayeur, il tomba à al renverse devant cette scène extrêmement gore…

Le pire dans cette affaire était que si Tiziano avait bien stoppé l’enregistrement de la caméra sensée filmer les déviances sexuelles de Julius dans le salon, dans la précipitation des événements, il n’avait pas réussi à enclencher l’enregistrement de la scène qui se déroulait dans la chambre de Gaëtane…

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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:12

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Une fois la cérémonie des remises des médailles achevée, Saraluna avait demandé à Brian de la conduire à l’hôpital. Elle les avait durement sermonnés lui, Sayla et Gaël de lui avoir caché le malaise de Tiziano. Aussi elle était soulagée de savoir qu’il n’avait rien de grave et après l’avoir serré dans ses bras, s’apprêtait à le gronder parce qu’il oubliait de se nourrir correctement. Elle demanda à la jeune femme de l’accueil le numéro de la chambre de son frère.

- Quel est son nom ? demanda-t-elle.

- Catalano Tiziano.

La jeune infirmière stagiaire consulta son registre sur l’ordinateur.

- Désolée nous n’avons aucun patient de ce nom chère madame.

- Vérifiez. Il a été amené aux urgences en début d’après midi. Les médecins ont dit à ma sœur qu’ils le gardaient sous surveillance toutes la nuit.

- Non. Il ne fait pas partie de nos patients. Je consulte le registre des sorties.

- C’est impossible qu’il soit sortie je vous dis que le docteur souhaitait connaître le résultat de tous les examens avant de le laisser partir.

- Ah voilà Catalano. Il a quitté l’hôpital vers 18 heures.

- Vous êtes sûre ?

- C’est inscrit ici sur le registre des sorties. Il est parti à sa demande…

- A sa demande ?

- Oui il a signé une décharge…

- Et vous l’avez laissé partir ?

- On ne peut pas garder un malade sans son consentement.

- Et s’il lui arrivait quelque chose, vous seriez responsable…

- Non puisqu’il a signé une décharge.

- Quel est le nom du médecin qui s’est occupé de lui ?

- Le docteur Hermann.

- Je souhaiterais le rencontrer.

- Je ne sais pas si il est libre.

- Et bien renseignez-vous je vous prie, ordonna Saraluna d’un ton sec.

L’infirmière fit une moue de contrariété mais elle essaya de joindre le docteur par le téléphone interner.

- Calme-toi, dit Brian.

- Me calmer ? Il s’agit de la santé de mon frère, rétorqua-t-elle sans ménagement.

Brian savait que Tiziano était toujours un sujet sensible, il devait employer le maximum de diplomatie pour apaiser Saraluna et l’empêcher de s’en prendre à la terre entière.

- S’il est sorti c’est parce qu’il se sentait mieux, reprit-il gentiment. Tu ne dois pas t’énerver.

- Le docteur va vous recevoir, dit l’infirmière. Il vous attend dans son bureau premier étage, troisième porte à gauche.

- Merci, dit Saraluna toujours aussi sèchement.

Le docteur Hermann les accueillit avec le sourire, l’infirmière l’avait prévenu au sujet des reproches de Saraluna.

- Asseyez-vous je vous en prie. Vous êtes… les parents de Tiziano ?

- Non, je suis sa sœur.

- Je me disais aussi que vous étiez un peu jeune pour être sa mère, dit le docteur jamais avare de compliment quand il s’agit de charmer une jeune femme.

- Et voici mon ami Brian Peterson.

- Où sont vos parents ?

- Ma mère nous a abandonnés et c’est moi qui me suis occupée de l’éducation de mes sœurs et de mon frère. Pourquoi l’avez-vous laissé partir sans me prévenir ?

- Il est majeur, je ne peux pas le retenir s’il ne le souhaite pas.

- Donc, Tiziano se porte bien ? se renseigna Brian.

- J’ai enfin les résultats des examens et je dois vous avouer qu’une petite chose me chiffonne…

- Vous avez découvert quelque chose de grave ? le pressa Saraluna aussitôt très inquiète.

- Mon amie est enceinte… le prévint Brian lui conseillant de ménager Saraluna.

- Difficile à dire, il faudrait que je fasse d’autres examens plus approfondis.

- Il faut à nouveau l’hospitaliser d’urgence ?

- Non rien ne presse. Mais j’ai découvert à l’intérieur de son crâne au niveau du cerveau, un petit hématome…

- Il s’est cogné la tête en tombant ?

- Non. D’après nos renseignements une jeune femme a amorti sa chute. Il ne s’est pas cogné. Non je pense que cet hématome est beaucoup plus ancien. A votre connaissance, a-t-il été victime d’un accident, d’un traumatisme quelconque durant son enfance ?

- Non.

- Par contre il … il a essayé de se suicider au volant d’une voiture il y a un peu plus d’un an… expliqua Brian.

- Il a été blessé ?

- Il est resté dans le comas quelque temps, puis il nous a fait croire qu’il avait perdu la mémoire. Tout est très compliqué avec lui, avoua Saraluna. Il a traversé une période difficile avec la réapparition soudaine de notre mère et des affaires de famille qui seraient trop longues à vous expliquer.

- Les médecins qui l’ont soigné à l’époque rein détecté d’anormal au niveau de la tête ?

- Non. A part cette amnésie mais il jouait la comédie parce qu’il n’avait pas vraiment envie de revenir dans le monde qui l’entoure. Il préférait faire semblant d’avoir tout oublier.

- Les médecins n’ont pas diagnostiqué un traumatisme crânien ?

- Je ne sais plus… un léger peut-être.

- Il faut le surveiller. Votre frère a des tendances suicidaires et il peut se laisser mourir de faim.

- En ce moment il allait mieux.

- Vous croyez qu’il va mieux comme il avait réussi à vous faire croire qu’il était amnésique. Il est très fort. Combien de temps est-il resté dans le coma ?

- Docteur dites moi ce que vous avez découvert…

- Rester dans le coma plusieurs jours peut avoir des conséquences sur le cerveau : des trous de mémoire, par exemple, le cerveau peut être resté un moment sans avoir été irrigué… si on ajoute un gros traumatisme crânien mal diagnostiqué il peut en effet se former un hématome comme celui détecté chez votre frère.

- C’est grave ?

- Je dois pratiquer d’autres examens, et quelques analyses supplémentaires. Au mieux l’hématome se résorbera tout seul, sinon avec un traitement médicamenteux nous arriverons à le résorber au pire, il faudra prévoir une opération…

- Vous voulez dire ouvrir la tête de mon frère ?

- Si l’hématome continue de grossir, il risque de toucher le cerveau. Mais rassurez-vous nous n’en sommes pas là. Dans la plupart des cas l’hématome se résorbe de lui même s’il est soignait à temps. Le souci avec votre frère c’est le traumatisme s’est produit il y a plus d’un an et que c’est à ce moment là qu’il aurait fallu le traiter.

- Vous voulez dire que vos services n’ont pas soigné mon frère correctement.

- Pas forcément, il ‘était peut-être difficile de détecter l’hématome à ce moment là. Il a grossi depuis. Votre frère se plaint-il de maux de tête ?

- Pas à ma connaissance… il habite chez son père à présent.

- Bon dites à votre frère de prendre rendez vous avec ma secrétaire je le recevrai avec son père, je lui ferai quelques examens plus approfondies et nous pourrons ensuite le soigner comme il faut.

- Et s’il refuse de venir ?

- Pourquoi pensez-vous qu’il refuse de se soigner ?

- Il refuse de manger, il refuse de se soigner puisqu’il a quitté l’hôpital contre vos conseils.

- A vous de le convaincre. Je dois vous laisser j’ai d’autres patients qui m’attendent. Ne vous faites pas de souci. Tout ceci est peut-être bénin. Mais il vaut mieux le soigner au plus vite avant qu’il ne soit trop tard. Rassurez-vous.

Quand Saraluna quitta l’hôpital si Brian ne l’avait pas soutenue, elle se serait écroulée tellement elle avait l’impression que ses jambes ne la portaient plus…

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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:13

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Tiziano se releva encore tout effrayé par ce qu’il venait de voir sur l’écran de son ordinateur, l’homme baignait dans une marre de sang, la jeune femme avait des éclaboussure rouge partout sur elle… Tiziano était tout paniqué. Quelle était la meilleure attitude à adopter ? Prévenir la police ? Oui c’était la seule chose à faire. Il chercha fébrilement son portable, il le retrouva coincé sous son oreiller, il l’ouvrit, le connecta et… « Merde plus de batterie ! Où est mon chargeur ? Putain faut que je le retrouve vite…. » Pris de panique et très habitué à perdre ses affaires qu’il ne range jamais correctement, le chargeur était introuvable… « Pas de panique, le téléphone dans le salon » pensa-t-il. Il se précipita sur la porte mais au moment où il allait tourner la poignée pour l’ouvrir, elle résista. Il força de toutes ses forces et constata avec surprise qu’elle était fermée à clef de l’extérieur ! « Putain ! Quel est l’abruti qui m’a enfermé ? » Il tambourina sur la porte mais n’obtint aucune réponse. Découragé il s’adossa contre la porte et se laissa glisser par terre. Mais les idées fusaient dans son cerveau comme le lancement de la navette spatiale. Il se mit debout, retourna devant l’ordinateur, se connecta à MSN, avec l’espoir que l’un de ses contacts serait branché. Malheureusement, personne n’était en ligne. Imanita devait encore être à l’hôpital et les autres en train de faire la fête quelque part pendant qu’un meurtre odieux se déroulait chez les voisins… un meurtre dont il était le seul témoin. Il allait se déconnecter quand il remarqua que l’un de ses contacts se mit en ligne. Il s’agissait de Loïc. Il reprit espoir. Mais comment Loïc pouvait-il l’aider depuis l’Australie ? Impossible. Peut-être pourrait-il prévenir la police. Il entra en contact avec lui.

Tiz dit : Salut Lolo !

……

Au bout d’un certain temps il obtint enfin une réponse.

Loïc dit : Décidément Tiziano tu ne me lâches plus. A peine je me branche sur la connexion de mon frangin et te voilà déjà….

Tiz dit : T’es pas Loïc ?

Loïc dit : Non. Je suis sa sœur tu sais la gentille jeune fille qui te sers chaque jour ton jus de fraise avec le sourire… Attends je change le pseudo.

Tiz dit : Ah cool ! J’ai besoin de ton aide !

Ciane dit : quand tu m’auras aidé à nettoyer toute la peinture que tu as renversé sur le sol dans mon bar, je verrai si je peux t’aider…

Tiz dit : Je rigole pas Ciane ! Tu dois appeler la police !

Ciane dit : pour effacer les taches de peinture ?

Tiz dit : il y a eu un meurtre chez mes voisins…

Ciane dit : oui et moi cet après midi j’ai surfé à Hawaï avec Georges Clooney sur une vague de 10 mètres de haut ! Je n’ai pas envie de plaisanter ce soir, je suis crevée.

Tiz dit : Sérieux, une femme a poignardé un homme dans la chambre de Gaëtane…

Ciane dit : Un conseil Tiz’ : arrête le jus de fraise !

Tiz dit : je te jure c’est la vérité.

Ciane dit : dans ce cas appelle la police toi-même, t’a bien un portable non ?

Tiz dit : Oui mais il est déchargé et je trouve plus mon chargeur… et quelqu’un ma enfermé dans ma chambre.

Ciane dit : T’es en plein délire ! T’as fumé quoi ?

Tiz dit : Putain Ciane j’ai vraiment besoin de ton aide, je ne délire pas…

Ciane dit : Tu as attrapé un sacré coup sur la tête on dirait. Les médecins n’auraient jamais du te laisser quitter l’hôpital.

Tiz dit : Appelle juste la police et je ne t’embête plus.

Ciane dit : arrête de regarder des films gores. Vas te coucher tu as besoin de repos. Et moi je dois m’occuper de régler ma connexion. Bonne nuit.

Tiz dit : Non Ciane ne coupe pas.



Trop tard la jeune fille s’était mise hors ligne. Tiziano prit son visage entre les mains désespéré. Il ne pouvait pas rester là sans bouger. Il essaya d’ouvrir sa fenêtre toute neuve, pour appeler à l’aide, mais celle-ci était bloquée. « Comment ils ont monté cette fenêtre ces gros bouffons ? Elle est déjà bloquée…. »

Le temps n’était plus à la réflexion et comme souvent Tiziano agit avant de réfléchir. Il attrapa son siège de bureau et le projeta avec toute la force qu’il pouvait à travers de la fenêtre. A premier coup de butoir elle résista mais Tiziano insista à plusieurs reprises, la vitre se fendilla et à la quatrième fois la fenêtre entière explosa le siège fut projeta dans le jardin. Une magnifique fenêtre posée le matin même, pas encore payée, détruite aussitôt…. 895 dollars éparpillés sur le gazon tondu avec soin par Julius. De quoi mettre Carlos Solis d’excellente humeur lorsqu’il apprendra et que venait de faire son fils devenu spécialiste en destruction de fenêtres !!!


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tiziano



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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 20:15

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Imanita Salama se sentait très fatiguée. Elle n’avait pratiquement pas dormi depuis 48 heures préférant rester au chevet de son père depuis le détournement de l’avion. Son état était stationnaire, il avait eu un réveil difficile, agité par la douleur. Les médecins l’avaient mis immédiatement sous cortisone pour atténuer la douleur. Ils étaient incapables pour le moment de se prononcer au sujet de possibles séquelles. La balle avait perforé un poumon et atteint la colonne vertébrale, il se pouvait que Habib Salama reste paralysé. Imanita avait peur, peur de voir son père réduit à l’état de légume, devant se promener en fauteuil roulant. Elle se disait que si elle avait accepté d’épouser Tiziano tout ceci ne se serait pas produit. Mais d’un autre côté elle se raisonnait en songeant qu’elle avait eu raison de ne pas céder à son père, il n’avait pas le droit non plus de l’obliger à se marier si elle ne l’avait pas choisi elle même. Après tout ce qu’elle avait vécu, elle méritait de rentrer chez elle se reposer pourtant, avant de quitter l’hôpital elle avait été rendre une visite à Tiziano et avait été surprise de constater qu’il avait déjà quitté l’hôpital. Elle avait essayé plusieurs fois de l’appeler sur son portable mais elle tombait toujours sur son répondeur. Elle n’était pas inquiète pour lui, elle le savait solide, suffisamment robuste et capable de surmonter une hypoglycémie, elle devait déjà s’occupait joyeusement au bar ou ailleurs. Elle avait besoin de réconfort, et comme elle refusait de se confier à Yukinari parce qu’elle lui en voulait toujours de l’avoir passer pour une intrigante auprès de Pierre. Elle passa au Baracici, s’écria de terreur en voyant les murs peints en vert et le plafond en vert anis ! Sayla lui expliqua que Ciane trouvait cette couleur très agréable mais Ima n’insista pas. Elle se confia à Sayla qui tenta de lui remonter le moral jusqu’au moment où Imanita lui annonça que Tiziano avait quitté l’hôpital, ce que Sayla ignorait. Ce fut alors au tour d’Imanita de la rassurer et comme Sayla était de service jusqu’à 23 heures, elle lui proposa d’aller rendre visite à Tiziano pour s’assurer qu’il allait bien.

Imanita arriva devant la maison des Solis, toutes les lumières étaient éteintes. N’écoutant que son courage car elle n’avait pas envie de rencontrer ce traître de Yukinari, elle sonna à la porte. Une fois, deux fois, trois fois, pas de réponse. Elle s’écarta, observa la devanture de la maison, aucune signe de vie. Elle fit le tour et aperçut une petite lueur dans la chambre de Tiziano. Pourquoi ne répondait-il pas à ses coups de sonnette ? Soudain, elle entendit des pas derrière elle dans l’obscurité. Elle se retourna et aperçut une femme hagarde, qui semblait avancer dans la nuit comme un zombie. Au moment où elle allait reconnaître cette femme un bruit effroyable, comme une explosion, transperça le silence de la nuit et Imanita tomba dans les pommes, terrassée par le dossier d’un siège de bureau….



- Alors petit, tu ne te sens pas bien avec Brutus et moi ?

Yukinari était en caleçon, blotti contre le mur de la cuisine, avec le chien qui l’empêchait toujours de bouger. Malgré cela discrètement, il essayé d’attrapé un couteau de cuisine derrière son dos.

- Il fait chaud, tu ne trouves pas ? Mets-toi à l’aise, enlève ta chemise…

- Vous êtes un malade… souffla Yukinari.

- Viens t’asseoir près de moi, nous allons discuter tous les deux… Tu as l’ai tendu, je vais te faire un massage…

- Je vous défends de me toucher…

- Et si on invitait ton copain Tiziano ? Ce serait plus amusant à trois tu ne penses pas ? Vous pourriez faire des choses tous les deux pour me mettre en condition, m’exciter…

- Vous êtes un détraqué. Madame Solis va bientôt rentrer…

- Et alors, tu penses vraiment qu’elle serait étonnée de te voir en train de passer du bon temps avec ton vieil ami Julius ?

Il se leva, ouvrit un sac et sortit des menottes, une chaînes, une corde… Yukinari profita de ce moment d’inattention, il saisit le couteau et d’un coup brusque l’enfonça dans le dos de Brutus. Il s’échappa vers la porte de sortie mais Brutus à peine égratigné se précipita sur lui.

- C’est pas gentil d’essayer de t’échapper, fit Julius. Brutus est en colère maintenant.

Il s’approcha les menottes à la main et tout son attirail sado-masochiste. Le temps de te maîtriser et je monte chercher ton copain. Nous allons nous amuser tous les trois.

- Vous êtes dingue ! Au secours ! Au secours ! hurla Yukinari.



Tiziano avait éteint la lumière de la chambre pour observer ce qui se passait dans la maison de Gaëtane avec ses jumelles sans se faire remarquer. La femme s’affairait autour du corps, il semblait avoir une autre personne avec elle. Tiziano décida d’aller chercher la police. Il enjamba ce qui restait de fenêtre, mais il fut étourdi par son mal de tête qui venait de lui reprendre brutalement. Le vide le faisait tanguer, il décida prudemment de stopper son évasion par la fenêtre et rentra sagement. Il se retrouvait là prisonnier entre ses quatre murs, comme un lion en cage, énervé, paniqué, agacé sans pouvoir aider ce pauvre homme dont le corps était lardé de coups de couteau. Pourquoi Gabrielle et Yukinari l’avaient-ils enfermé dans cette chambre ? Il jeta un œil dehors et vit une femme courir dans le jardin, malgré l’obscurité il crut reconnaître sa mère. Il finissait pas se demander ce que les médecins lui avaient administré comme médicaments… Il prit les jumelles pour mieux voir mais à cet instant il entendit quelqu’un appeler au secours. Est-ce que ça venait de la maison de Gaëtane ? Non, il avait l’impression que ces appels provenaient du salon. Il s’approcha de la porte, posa son oreille tout contre et reconnut la voix de Yukinari qui appelait à l’aide. Il essaya encore d’ouvrir la porte mais le verrou résistait. Impossible de sortir. Il appela Yukinari, donna des coups de poings dans la porte mais rien à faire. Il tapa comme un malade contre cette putain de porte, puis découragé, il se laissa glisser par terre, ferma les yeux, se boucha les oreilles pour essayer d’échapper à ce film d’horreur. Il fallait qu’il trouve le moyen de sortir d’ici et d’aider Yukinari. Et la tête qui lui faisait de plus en plus mal comme si on jouait du tam tam dans cerveau…



Et pendant ce temps, Julius montait lentement l’escalier, un sourire vicieux aux lèvres, en pensant au viol qu’il allait commettre sur les deux garçons… il ne pouvait pas lutter contre son instinct bestial, contre sa soif de sexe, contre son envie de jeunes hommes sur lesquels il pouvait exercer sa domination. L’excitation à son maximum, il posa la main sur la poignée de la porte de la chambre de Tiziano…


Fin de l'épisode.

PS : Bon courage pour la suite Yuki!:D
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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Jeu 26 Juin - 23:02

Je ne vais pas te demander comment tu fais pour te surpasser autant à chaque episode, mais ça force vraiment l'admiration, tu m'epates toujours plus Bravo Bravo Bravo

Entre le macho au coeur tendre, une Gaetane boulversée, le SDF depravé qui veux s'en prendre à mon poussin, une Gabrielle Solis egale à elle-meme et une Cic' plus green-addict que jamais, on ne s'ennuie pas une seconde. Je me demande où tu puises autant d'imagination et comment tu arrives à produire un tel enchainement d'evenements!! Bisou2

Encore bravo pour ton talent, je ne suis pas encore fatiguée de le dire, meme au bout de 2ans!! Cela dit, je suis bien contente de ne pas etre ta co-scenariste, ça ne va pas etre evident d'assurer la suite!! :Kécrit:
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MessageSujet: Re: 3-08 The pretty woman and the beggar   Ven 27 Juin - 12:35

Que dire de plus, Ima a très bien résumé ce que je pense !

Tu as vraiment du talent Tiz', tous comme les précédents, cet épisode est magnifique ! Merci pour cet épisode incroyable tant par sa longueur ( :shock: ) que par sa qualité ! J'ai passé une superbe soirée à le lire et en ai savouré chaque mot.
J'avoue même ne pas être déçue d'avoir attendu, ça valait vraiment le coup !
Et puis, c'est rassurant de voir qu'après tous ces épisodes, tu as encore de l'imagination à revendre !

Espèrons que Yuk' en aura également, parce qu'il va lui en falloir un paquet pour rebondir sur la dernière scène ! Tu lui as vraiment laissé un cadeau empoisonné, et je ne m'étonnerai pas qu'une migraine s'installe quand il va devoir s'y mettre. Mais je ne doute pas qu'il relèvera lui-aussi le défi haut la main, so wait & see
Knext

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