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 3-07 Desperate Airport...

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tiziano



█ . EMPLOI/LOISIRS : Esclave du père Salama
█ . VOISINS : Van de Kampf (en ce moment)
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█ . DATE D'ARRIVEE : 09/08/2007

MessageSujet: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 20:58


AVERTISSEMENT


Voici enfin l'épisode tant attendu après plusieurs semaines d'attente. Mais il s'agit d'un épisode particulier. D'abord parce qu'il entraîne 4 personnages qui ont gagné leur billet d'avion grâce au jeu des portables, dans une aventure très différente de ce que nous réserve souvent desperate Housewives. Comme dans le vrai DH épisode 7 de la saison 3, nous avons voulu faire un épisode très fort en suspens... J'espère que nous aurons réussi ce pari.
Ensuite, parce que pour la toute première fois Yuki et moi avons écris ensemble cet épisode.... à 4 mains!!!! ça n'a pas été facile mais nous y sommes arrivés... nous nous sommes partagés le travail, Yuki s'occupant de la partie qui se déroule à Wisteria Lane et moi celle qui se déroule dans les airs... Une drôle d'expérience!!!
Voici le résultat.

Un petit clin d'oeil particulier à Imanita, Sayla et Brian qui vont enfin découvrir à quelle sauce il vont être dévorés:D
Vous inquiètez pas le sautres vous allez adorer:D
Bonne lecture à tous...
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tiziano



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:00


DESPERATE AIRPORT



Ce jour là, comme chaque matin, Margaret Perkins s’était levée de bonne heure. Elle savait pourtant que cette journée allait bouleverser sa vie d’une manière radicale. Elle ne supportait plus le train-train quotidien, quinze années de mariage passées à servir son mari, à jouer à la gentille ménagère dévouée. Elle ne regrettait pas vraiment ses sacrifices, si on peut appeler ça des sacrifices, la seule chose qu’elle regrettait, était de ne pas avoir réussi à avoir des enfants. Mais ce matin là, l’absence de maternité ne l’affectait plus du tout. Comme chaque jour, elle concocta le petit-déjeuner alors que son mari dormait encore, attendant que la bonne odeur de café se répande à travers la maison jusqu’à ses narines. Ensuite Margaret prépara la valise de son mari, la trousse de toilette, son nécessaire pour les quatre jours d’absence. Son avion décollait à 16h15 mai il devait être présent à l’aéroport à 13 heures pour préparer le vol. Malgré les supplications de Magaret, Alan Perkins persistait à demander à voler sur les longs courriers. Trop heureux de s’éloigner de son épouse pendant plusieurs jours et de passer de bons moments avec ses collègues et surtout des moments plus intimes avec les jolies hôtesses qui l’accompagnaient sur chaque vol. Margaret n’était pas dupe, elle avait maintes fois retrouver dans les affaires de son mari des preuves de son infidélité. Mais là, il avait eu l’audace d’inviter sa dernière conquête à la maison, un week-end alors qu’elle était en visite chez sa mère gravement malade ! Par chance, si on peut dire, sa meilleure amie, Laura Jerfferson s’était étonnée de voir Alan profitait de l’absence de sa femme, pour accueillir si chaleureusement une fille aussi sexy. Elles avaient décidé de le lui faire payer très cher… Elles avaient élaboré un plan avec un soin particulier et Margaret avait proposé de le mettre en place ce jour là, un jour très important pour elle et son mari puisqu’il s’agissait du quinzième anniversaire de leur mariage. Avant de partir, Alan embrassa sa femme sur la bouche, sans se souvenir de leur anniversaire, mais c’était sans importance. Sa surprise il l’aurait bientôt. Accéder à l’avion fut un jeu d’enfant pour Margaret et Laura qui avaient trouvé en Isabel, hôtesse d’origine vénézuelienne habituée à ce vol une complice de choix. Margaret lui avait expliqué qu’elle voulait faire une surprise à son mari pour leur anniversaire de mariage. Elle lui demanda un maximum de discrétion à l’embarquement afin qu’Alan découvre sa présence en arrivant au Maroc, pays ensoleillé où elle avait réservé une suite pour eux deux, franchement un merveilleux cadeau d’anniversaire auquel il ne s’attendait pas. Isabel avait trouvé cette idée si belle et romantique, qu’elle avait accepté aussitôt de l’aider à créer cette surprise. En s’installant en classe économique pour plus de discrétion, accompagnée par son amie Laura, Margaret émit un petit sourire crispé sachant que Stessy la charmante hôtesse blonde platine qui avait passé le week-end chez elle, était présente sur le même vol, pensant passer du bon temps avec le commandant de bord au Maroc. Quand Margaret l’observa en train de faire la démonstration avec son gilet de sauvetage, sa haine et son besoin de vengeance redoublèrent de puissance… Oui, leur quinzième anniversaire de mariage allait vraiment être inoubliable…



En prenant place dans la cabine de pilotage, le commandant Alan Perkins se sentait heureux et libéré, au moins pour quelques jours, à l’idée de partager ce voyage avec Stessy près de lui. La jeune femme lui apporta un café et servit un thé chinois au copilote Mark Gillis. Dans le micro, Alan souhaita la bienvenue aux passagers en leur donnant quelques informations sur les conditions de vol. Quand la tour de contrôle lui donna l’autorisation de se positionner en bout de piste, il démarra lentement, le boeing 747 de la compagnie airlines et roula à faible allure pour rejoindre l’endroit fixé tout en blaguant avec Mark et Isabel qui avaient pris place avec eux pour les seconder dans le cockpit. L’appareil stoppa en bout de la piste d’envol. Il profita de ces dernières minutes d’attente pour vérifier deux ou trois choses, tout était en ordre, pas de problème. La tour de contrôle donna l’autorisation de décoller au vol MA35897z. Alan lança les moteurs, l’avion s’élança sur la piste à vive allure, et décolla sans aucun problème, manié de main de maître par le commandant aguerri…
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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:01

Gabrielle Solis, après le départ de la plus jeune des filles Catalano et du plus jeune fils des Smith, était monté voir ce qu'il s'était passé à l'étage. Elle se doutait bien qu'il avait dû se passer quelque chose avec Tiziano et le bruit de verre brisés qu'elle avait entendu n'était en rien normal. Aussi lorsqu'elle pénétra dans la chambre du jeune homme, elle ne fut pas surprise de le trouver étalé sur son lit, entouré de quelques éclats de la lampe qui a présent se trouvait sur le sol. Elle leva les yeux au ciel en voyant la scène puis se mit en tête de l'installer comme il fallait, le temps qu'il se réveille du moins. Elle n'était inquiète de rien d'autre, après tout ce n'était pas son fils et puis, s'il était comme son père, il avait la tête dure. Elle consentit quand même a vérifié qu'il ne saignait pas, mais mis à part une petite coupure, tout allait bien. Elle dégagea le lit des bouts de lampe brisée, et manqua de se couper elle-même au passage, puis après les avoir délicatement posés sur la table de chevet, retourna le jeune homme afin de l'installer sur le dos. Elle lui plaça un oreiller sous la tête avant de filer à la salle de bain chercher de quoi soigner sa plaie. Elle en revint avec une petite bouteille de désinfectant et un peu de coton. Elle posa le coton sur la table de chevet, y versa un peu du contenu de la bouteille avant de la poser à son tour. Elle releva lentement le buste de Tiziano, lui soutenant la tête au passage et attrapa délicatement le petit morceau de coton qu'elle tamponnant précautieusement sur l'arrière de la tête du jeune homme. Elle ne savait pas pourquoi elle faisait tout ça pour lui, sachant qu'il lui avait créer plus d'ennuis qu'autre chose depuis qu'elle l'avait rencontré mais après tout, elle s'était dit que c'était une façon de plus de pouvoir s'approcher du jeune homme pour éxecuter le plan qu'elle avait en tête depuis quelques jours. Elle aurait pu également profiter du « sommeil » temporaire du jeune homme mais elle voulait faire tout ça avec classe, et surtout, elle voulait se tester elle-même, comme à chaque fois, elle et son potentiel de séduction auquel la plupart des hommes ne pouvait résister. D'ailleurs, elle jurerait que si elle le voulait, peu de femmes le pourraient également.





Gaël et Saraluna attendait patiemment que Sayla et Yukinari reviennent rapidement après avoir trouvé Brian. Enfin « patiemment » n'était peut-être pas le bon mot pour décrire l'inquiétude marquée de la jeune femme. Il faut dire que lorsque le jeune Smith avait ramené sa valise sans rien leur dire et était reparti aussitôt en courant, ça ne les avait inquiété plus qu'autre chose... surtout Saraluna que son jeune beau-frère tentait de rassurer :



-Ne t'inquiètes pas, il va leur falloir surement un peu de temps pour pouvoir convaincre Brian, une nouvelle comme celle-ci n'est pas très facile à accepter directement, surtout étant donné vos derniers échanges plutôt tumultueux.

-Tu as raison, lui répondit la jeune femme, mais tout de même, ça fait plus une demi-heure maintenant, j'espère simplement qu'ils ont pu arriver à temps.

-Ne t'en fais pas, tu connais ta soeur, quand elle a un truc en tête, elle ne lâche pas l'affaire.

-Je ne m'en fais pas vraiment pour Sayla, mais ce petit Smith ne risque pas de beaucoup l'aider, bien au contraire !

-C'est vrai qu'il a pas l'air super débrouillard, mais bon, c'est pas ça qui va empêcher Sayla de quoi que ce soit, j'en suis persuadé, la rassura Gaël.

-J'espère que tu as raison, j'espère vraiment...

-J'ai toujours raison, fit-il fièrement avant de se raviser au moment de recevoir un sms de sa petite amie, ...enfin presque !

-Quoi que se passe-t-il ?! Lui demanda la jeune femme, redoublant d'anxiété.



Au fond de l’avion, Yukinari Smith se lamentait sur la manière dont il allait pouvoir aborder Imanita, tandis que Sayla Catalano tentait de téléphoner à Gaël avec son portable, mais évidemment à 10000 mètres d’altitude, enfermée dans un avion, pas facile d’avoir du réseau !

- Te fatigue pas, lui conseilla Yukinari, tu n’arriveras pas à l’appeler.

- Faut pourtant que je prévienne Gaël, il va s’inquiéter s’il ne me voit pas revenir. C’est trop con, je lui envoie un texto, j’espère qu’il passera puis ensuite, on s’occupe d’arranger nos affaires avec Ima et Petterson…

- Euh, y’a pas d’urgence, protesta Yukinari qui n’était pas pressé d’affronter les foudres d’Imanita contre lui.

Elle ne serait certainement pas à prendre avec des pincettes, elle refuserait sûrement de l’écouter et l’enverrait balader d’une manière cinglante.

- Plus vite on aura régler nos problèmes, mieux ce sera, rétorqua Sayla d’un ton sec.

- C’est facile pour toi. Tu as juste à aborder Mr Peterson pour lui annoncer une bonne nouvelle…. Par contre… moi avec ce que j’ai fait à Ima…

- Tu crois que j’ai été cool avec Peterson ? Je te rappelle que je lui ai tendu un piège dont finalement je ne suis pas très fière…

- C’est que tu as fait fort une fois encore ! J’aurais aimé voir ça : la tête de Peterson en découvrant ta sœur en train de se débattre dans les bras de cet idiot de Rowland ! Mais bon je ne suis pas fier de ce que j’ai fait à Ima…

- Alors c’est le moment de lui demander pardon, tu ne crois pas ?

- Attendons encore un peu.

- Non ! dit-elle en le prenant par le col de la chemise.

- Aïe ! Tu me fais mal, rouspéta-t-il.

- Et je te ferai encore plus mal si tu ne lèves pas immédiatement tes fesses de ce siège. Allez ouste, on y va !

Contraint et forcé, Yukinari suivit Sayla, la tête basse comme un condamné à mort se dirigeant vers la chaise électrique. Sayla s’arrêta au septième rang, laissant Yukinari poursuivre le chemin seul vers l’avant de l’avion où voyageait Imanita.

Brian Peterson ressemblait à un homme d’affaire important en train de travailler sur son ordinateur portable, l’air sérieux, petites lunettes au bout du nez. En réalité, il ne travaillait, il «était en train d’essayer d’écrire une lettre à Saraluna pour lui expliquer son départ. Les mots lui manquaient. Cette fuite n’avait aucun sens sauf que s’il se retournait sur son existence, il n’en était pas très fier. Il avait épousé sa femme sur un coup de foudre et n’avait jamais cessé de l’aimer. Sa mort l’avait meurtri à tout jamais, se retrouvant seul à élever son fils Et là, dans cet avion, il se disait qu’il avait tout raté, sa femme l’avait trompé sûrement parce qu’il ne la satisfaisait plus, il avait été un mauvais mari, un mauvais père, il avait échoué dans l’éducation de son fils qui se trouvait en prison pour de nombreuses années. Il avait cru retrouver un semblant d’épanouissement auprès de Saraluna Catalano mais sa soeur et son frère en avaient décidé autrement et il avait compris qu’aux yeux de Saraluna il ne ferait pas le poids face à eux. La colère montait en lui quand il repensait au piège que lui avait tendu Sayla Catalano, si elle se trouvait sur son chemin, il serait capable de l’étrangler pour se venger, pourquoi s’opposait elle à ce point à son bonheur ? Voilà pourquoi il avait décidé de mettre le maximum de distance avec son ancienne vie. Son fils Corentin refusait de le voir au parloir, sa femme avait été assassinée dans ce quartier qui lui rappelait que de mauvais souvenirs et Saraluna s’était éloignée de lui pour toujours. Il était dans cet état de dépression quand il leva les yeux sur la jeune fille qui se tenait debout dans l’allée : Sayla Catalano. Le hasard faisait parfois bien les choses.

- Vous devez vous demander ce que je fais dans cet avion…. Dit-elle avec un petit sourire gêné.

Il se racla la gorge, et balbutia :

- J’avoue que je suis assez surpris, mais à vrai dire, je m’en fous.

- Je comprends votre amertume monsieur Peterson. Je ne suis pas fière de ce que je vous ai fait.

- J’ai fait une croix sur le passé. Alors je ne sais pas ce que tu vas faire au Maroc, ce n’est pas mon problème, je te demanderai juste d’avoir la gentillesse de ne pas m’importuner davantage et surtout de ne plus t’approcher de moi.

- Il faut pourtant que je vous parle, insista Sayla.

- Mademoiselle ! fit Brian en interpellant l’hôtesse. Pouvez-vous demander à cette jeune fille de ne pas m’importuner.

- Veuillez regagner votre place mademoiselle, la pria l’hôtesse.

- Désolée mais il faut vraiment que je parle avec cet homme.

- Et moi je n’ai nullement envie de te parler. Pouvez-vous faire appel au commandant pour qu’il lui ordonne de regagner sa place.

- Mademoiselle, fit l’hôtesse. Soyez coopérante, laissez ce monsieur tranquille et regagnez votre place. Inutile de faire des vagues… Je vous déconseille de faire un scandale…

- D’accord, consentit Sayla devant la détermination de Brian. Franchement, vous pourriez au moins écouter ce que j’ai à vous dire avant de décider…

- Bon sang j’en ai ma claque des Catalano tu comprends. Fous moi la paix !

Sayla jugea qu’il était préférable de ne pas insister, au moins dans l’immédiat. Elle décida de regagner sa place pour réfléchir à une meilleure manière d’aborder Brian. De son côté, l’hôtesse n’était pas au bout de ses peines, une autre altercation était en train de se déclencher à l’avant de l’appareil.



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:02

Imanita Salama avait enfoncé les écouteurs de son iPod dans ses oreilles, diffusant une musique quelconque qu’elle n’écoutait pas franchement, elle avait le regard posé sur le hublot, les yeux. Dans le vide, essayant d’imaginer ce que serait son existence au Maroc. Pas de problème, elle allait se faire de nouveaux amis, poursuivre ses études de journalisme, trouver un nouveau stage et…. tout serait merveilleux… Toutefois, elle n’y croyait pas vraiment, pas du tout même. Son esprit la ramenait déjà à Fairview. Comment pouvait elle balayer d’un seul coup tout ce qui constituait son existence jusqu’ à aujourd’hui ? Il le fallait pourtant. Ce serait long mais elle y arriverait. Elle se montrerait forte comme elle l’a toujours fait.

Yukinari Smith était déterminé à ramener Imanita à Fairview, aussi quand il arriva à sa hauteur, il fit comme si rien ne s’était passé. Il ne savait pas pourquoi il avait adopté cette tactique mais elle lui était venue comme ça tout naturellement.

- Ho salut Ima ! Tout va bien ?

Il en fallait beaucoup pour surprendre Imanita Salama, et là même si ce n’était pas l’intention de Yukinari, lorsqu’elle tourna la tête vers lui, elle demeura bouche bée. Elle se reprit rapidement, il ne fallait pas qu’il puisse s’apercevoir de son émoi, non surtout pas. Elle était en colère après lui et peu importe les raisons qui faisaient qu’il se trouvait dans cet avion, elle avait décidé de l’ignorer.

- Ho Ima ? Tu ne me reconnais pas ? C’est moi Yuki ! Ton ami Yuki…

- Un ami ne me trahirait pas, rétorqua-t-elle sèchement.

- Je sais. Je suis désolé mais je ne suis pas ici pour ça. J’ai promis à Tiz’ de te ramener à Fairview…

- T’es un marrant toi. Qu’est ce qui te fait penser que je vais revenir ?

- Tiz’ me fait la gueule parce qu’il pense que tu es partie à cause de moi.

- Et bien pour une fois, Catalano fait preuve de jugeote.

- Il ne veut pas que tu partes alors je lui ai promis que je te ramènerais.

- S’il tient tellement à me voir revenir, pourquoi n’est il pas venu me chercher lui-même ? Pourquoi a-t-il préféré t’envoyer, toi ?

- Il avait son billet e tout mais avec Sayla on l’a empêché de venir lui-même… Avec ton père, je craignais que…

- Que nous partions tous les deux pour le Maroc, que mon père nous oblige à nous marier et comme ça toi tu ne nous aurais jamais revu. Tu es d’un égoïste édifiant. Tu ne penses qu’à ta petite personne.

- Non je te jure que je le fais pour Tiz’ et pour toi aussi parce que je pense que c’est une mauvaise idée de fuir.

- Tu es égoïste. Tu voyais que j’allais enfin être heureuse avec un mec et il a fallu que tu t’interpose, parce que tu badait comme un malade sur lui. Tu me dégoûtes. Dégage, mon père va bientôt revenir et vaudrait mieux pas qu’il te trouve là.

- Ima, s’il te plait.

- Fous-moi la paix ! hurla-t-elle. Tu n’as même pas conscience du mal que tu m’as fait.

Elle éclata en sanglots, son père se précipita, il écarta violemment Yukinari. L’hôtesse les rejoignit pour calmer le jeu. Décidément ce voyage n’était pas de tout repos pensa-t-elle.

- Ima ? Que se passe-t-il ? s’inquiéta Habib. Qui est ce garçon ?

- Je croyais qu’il était mon meilleur ami, je le considérais comme un frère mais en réalité c’est un sale traître.

Elle fondit en larmes dans les bras de son père. L’hôtesse empoigna Yukinari et le ramena de force en classe économique. Margaret Perkins qui était installée sur la rangée juste derrière et avait insisté à toute la scène, se souleva légèrement, passa la tête au dessus du siège situé devant elle, contempla la jeune fille en sanglots dans les bras de son père, passa une main dans ses longs cheveux avec tendresse et dit : « ne pleure pas ma petite, tous les mecs sont des traîtres et des salauds machos, égoïste, infidèles, tu peux me croire. Ils nous considèrent comme leurs esclaves et leurs jouets. Et ils vont nous le payer très cher…

Imanita posa ses yeux rougis sur cette femme dont le regard lui glaça le sang….



Loin de là, sur la terre ferme, le quartier de Wisteria Lane était plutôt calme et paisible, il faut dire que le temps aidait puisque que le soleil rayonnait et que seulement une lègère brise de vent venait de temps en temps, rafraîchir cet air doux et chaud. D'un autre côté, tout le monde ignorait bien ce qui se passait au dessus de leur tête pour 4 de leurs voisins, les habitants vaquaient à leurs occupations habituelles. Entre jardinage et autres ménages, chacun faisait ce qu'il avait l'habitude de faire, comme si leurs journées était programmées à l'avance sur un emploi du temps bien défini et parfaitement réalisé, et que chaque chose devait être scrupuleusement respectée. La seule personne qui n'avait pas vraiment de choses plannifiés à faire, était Gabrielle Solis, enfin bien entendu il lui arrivait de se donner des horaires pour aller se faire manucurer ou encore un peu de shopping, mais la plupart du temps elle se laissat libre de droit pour occuper ses journées comme elle l'entendait. Pour le moment, elle cherchait désespérement, enfin surtout le temps que son idiot de beau-fils (comme elle l'aimait affectueusement le nommer) se réveille, à joindre John Rowland pour qu'elle puisse engager son jeune colocataire afin de s'occuper du jardin... Bon Yukinari Smith n'était parti que depuis à peine deux heures mais si elle ne le faisait pas maintenant, il ne serait peut-être plus disponible et elle ne voulait pas passer pour négligente, surtout auprès de ses amies et en particulier de Bree, qui était une ferrue de jardinage et qui arborait un jardin magnifique qu'elle entretenait toute seule. Gabrielle aurait bien essayé d'en faire autant mais la seule fois où elle avait essayé, elle s'en était foulée le poignet alors elle avait rapidement abandonné l'idée de faire quoi que ce soit elle-même.

N'arrivant pas à joindre John, étant donné qu'il devait être en cours, elle se décida à aller directement à l'appartement des deux jeunes hommes dans l'espoir d'y trouver le jeune colocataire, qui lui, si ses souvenirs était bon, ne devait plus être en cours. Elle monta jeté un oeil sur Tiziano, voir s'il dormait toujours, et apparement, à en juger les ronflements très sonores qui provenaient de derrière la porte de sa chambre, c'était le cas, puis récupéra ses clés de voiture sur la table faisant face à l'entrée avant de sortir de chez elle et de se rendre dans sa voiture, au moment où comme par hasard, elle tomba sur Edie Britt...



-Tiens, Gabrielle ! Fit mine d'être surprise Edie.

-Tiens, Edi-ote ! Murmura la jeune femme en réponse.

-Pardon?

-Je disais « bonjour » ! Je vois ton âge te joue des tours... enfin que veux-tu, c'est ça qu'en on approche la cinquantaine.

-Hahaha, ni pense même pas Solis, tu pourras dire ce que tu veux, aujourd'hui je suis d'extrèmement bonne humeur, et ce ne sont pas tes sarcasmes ridicules qui y changeront quoi que ce soit.

-Très bien, dans ce cas je peux y aller !

-Attends, dit Edie en se postant devant la portière de la voiture de Gabrielle. Tu ne veux pas savoir pourquoi?

-Pourquoi quoi?

-Eh bien, pourquoi je suis de bonne humeur.

-Mmh, laisse-moi réfléchir, lui répondit-elle en faisant mine. Non ! Ca ne m'intéresse pas !

-Pas même si ça concerne ton « mari » !

- « Ex-mari », et ça m'intéresse encore moins, renchérit-elle malgré le fait que l'on pouvait sentir un peu de curiosité dans sa voix. Elle se reprit rapidement afin d'ajouter « je suppose que de toute façon, tu ne me laisseras pas partir sans avoir cracher ton venin? ».

-Oh tu sais moi je ne voudrais pas t'embêter, tu a l'air d'être pressé, s'amusa-t-elle ayant senti l'envie de Gabrielle de savoir.

-Bon Edie, j'ai pas le temps de jouer alors soit tu dis maintenant ce qui se passe, soit je te fais cracher le morceau !

-Ca va ça va Solis, pas besoin d'être si agressive...

-Bon tu te décides à tout dire oui ou non?

-Mmh oui, seulement je cherche la meilleure façon de le dire...

-Oui bah dépêche-toi de la trouver avant que...

-... je passais en voiture par Fairview lorsque j'ai croisé Carlos...

-Jusque là rien de très étonnant puisqu'il y travaille.

-Je te l'accorde... mais je n'avais pas fini !

-Dans ce cas continue...

-Eh bien, il avait l'air d'être en très bonne compagnie... une jeune fille d'une vingtaine d'année...

-Brune et poitrine encore plus énorme que la tienne?

-Oui, tu la connais? Demanda-t-elle voyant là son effet de surprise raté.

-C'est son assistante... !

-Oh, fit Edie, dans ce cas les bras dessus, bras dessous et le shopping qu'ils faisaient ensemble étaient sans doute strictement professionnel !

-Sans doute oui, répondit Gabrielle qui ne voulait pas laisser transparaitre une quelconque surprise qui aurait satisfaite la jeune femme.

-Si tu le dis... bien, dans ce cas je te laisse aller... dépenser l'argent de ton « ex-mari » dans ce cas, répliqua la jeune femme tout de même satisfaite de son nouveau coup.

-C'est ça, vas donc vendre tes maisons ! S'emporta Gabrielle alors que la jeune femme partait en riant.

Elle monta dans sa voiture en claquant la porte, furieuse que Carlos l'est déjà remplacé avec une autre. Bon bien sûr il n'était plus ensemble mais elle ne pensait pas qu'il l'oublierait si vite... et surtout pas dans les bras d'une fille beaucoup plus jeune qu'elle qui avait vingt-cinq, bon d'accord vingt-huit, ou peut-être trente... enfin bref, le paragraphe se termine -_- !
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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:03

Dans la cabine de pilotage, le commandant Perkins se montrait serein, satisfait du vol, une simple formalité que de mener cet appareil jusqu’au Maroc. Il traversait une petite dépression au dessus de l’océan, sans conséquence pour l’avion. Il sirotait une tasse de café servie par Stessy qui se tenait debout derrière lui et le dévorait des yeux. C’est à ce moment précis que Margaret décida d’entrer en scène et de dérouler son plan. Elle se précipita sur son mari, lui couvrit les yeux de ses mains en s’écriant :

- Coucou chéri ! Surprise !

Alan se libéra de son emprise et dit avec stupéfaction :

- Maguy ? Que fais-tu là ?

- Tu as oublié la date de notre anniversaire de mariage ?

- Possible. Je n’y ai pas pensé ce matin… mais de là à venir me le souhaiter dans le cockpit de pilotage…

- J’avais envie de fêter notre quinzième anniversaire dans un palace au Maroc, changer d’air, faire quelque chose d’original pour marquer cet événement.

- Maguy ! Je travaille là. Nous aurions pu partir ensemble plus tard et passer une semaine sur île paradisiaque.

- Tu parles d’une originalité. Oh bonjour Mark ! Vous allez bien.

- Euh… Oui merci, fit le copilote l’air gêné.

- Ma présence ne semble pas te réjouir, reprit Margaret.

- Ce n’est ni le lieu ni le moment pour penser à l’anniversaire de notre mariage.

- Dis plutôt que je dérange tes projets…

- De quoi parles-tu ?

- De ton intention de t’envoyer en l’air au sens propre comme au sens figuré avec la pute qui te sert d’hôtesse de l’air, lança-t-elle en fusillant Stessy du regard.

- Tu es folle Maguy !

- Ne mens pas. Tu as même osé la sauter dans notre chambre, dans mon lit le week-end où je suis allée au chevet de ma mère. Tu me donnes envie de vomir.

- Tu deviens parano… Et puis écoute j’ai la responsabilité de 150 passagers dans cet avion alors ce n’est pas le moment de discuter de ça.

- Au contraire, je trouve que c’est l’endroit idéal pour éclaircir cette histoire et régler nos comptes. Ici, dans les airs, personne ne pourra se soustraire à ses responsabilités.

- Ecoute, Stessy est une jeune hôtesse de l’air, je ne sais pas où tu as été cherché que je l’ai reçue à la maison pendant ton absence. C’est ridicule.

- Je vous ai vus, fit Laura Jefferson en les rejoignant.

- J’aurais dû penser que ton amie « miss ragots » était à l’origine de ta parano.

- Tu aurais surtout dû te montrer plus discret en invitant ta pute de luxe.

- Maguy je t’en prie ne sois pas vulgaire.

- Et vous Mark qu’en pensez-vous ? lui demanda Margaret.

- Oh moi ça ne me regarde pas vos histoires, répondit-il en fixant les yeux sur les ordinateurs de bord.

- Vous faîtes un beau faux cul Mark. Les hommes sont lâches, menteurs, coureur, infidèles, ils utilisent les femmes pour satisfaire leur besoin, tenir leur maison, faire le ménage… Vous aimez toujours le thé Mark ?

- Euh… Pourquoi me demandez-vous ça ? fit-il l’air hébété.

- Parce que Laura est une spécialiste. Elle prépare le meilleur thé que je connaisse.

- Je l’ai laissé infusé 10 minutes, dit Laura en déposant une tasse devant lui. Margaret m’a dit que vous le buviez avec un sucre, n’est ce pas ?

- Oui mais là j’ai pas trop envie de boire…

- Oseriez-vous offenser mon amie en refusant de boire le thé qu’elle a préparé avec amour.

- A quel jeu vous jouez ? demanda Alan qui perdait patience. C’est quoi ce cirque ?

- Bon moi je vous laisse, je vais m’occuper des passagers, dit Stessy oppressée par cette atmosphère malsaine.

- Oh non, toi la pute, tu restes avec nous, lui ordonna Margaret en la tirant par les cheveux tandis que Laura s’était positionnée devant la porte pour interdire le passage.

- Maguy tu es devenue cinglée, lâche-la immédiatement, lui recommanda-t-il en se portant au secours de Stessy, cependant, il stoppa net son élan quand il se retrouva en face du canon du revolver que Margaret était en train de pointer sur lui…



Pendant ce temps, dans une des plus grandes maisons du quartier, où un événement plutôt heureux s'était produit quelques heures auparavant, Bree s'attelait toujours à faire ces fameuses pâtisseries et diverses plats cuisinés. Depuis que son fils était rentré, elle ne sait pas ce qu'elle avait mais elle ne pouvait s'empêcher de faire à manger. Probablement une réaction dû à cette merveilleuse surprise néanmoins choquante puisqu'elle ne s'y attendait pas. Une façon de s'occuper en somme ne sachant pas vraiment comment réagir, ni quoi faire ou quoi dire à son enfant. De leur côté, Orson et Danielle n'avait pas eu de mal à renouer de contact avec le jeune homme. L'homme notamment parce qu'il l'avait rencontré au cours des dernières semaines et qu'il avait longuement parlé avec lui, et la soeur car la gène ou autre sentiments de ce genre lui était inconnu, elle avait fait comme-ci son frère n'était jamais parti bien qu'en n'oubliant pas de l'assomer de question et le réprimander sur le fait qu'elle s'était retrouvé toute seule coincé avec leur mère et Orson. Andrew de son côté avait plus de mal à communiquer, on ne savait pas très bien si c'était dû au fait de sa culpabilité ou si il n'avait juste pas envie de parler de ce qu'il avait vécu. D'ailleurs, c'était une des choses qui inquiétait le plus Bree, Orson l'avait rassuré à ce propos mais elle ne pouvait s'empêcher de se demander ce qui avait pu se passer durant ces derniers mois, et même si elle n'avait aucune culpabilité à avoir dans cette histoire, elle ne pouvait également s'empêcher de s'en vouloir. Elle s'était même remise en question plusieurs fois sur l'éducation qu'elle avait donné à ses enfants. Orson lui avait, une fois de plus, affirmé que les adolescents était comme ça, bon bien sûr pas tous, mais ils avaient souvent tendance à la provocation envers leurs parents, même si lui même devait l'avouer, Danielle et Andrew était des champions en la matière. Bree lui avait expliqué qu'elle était probablement trop sévère, ce qui les avait poussé à se « révolter » mais une fois encore, son futur-mari l'avait soutenu en disant qu'elle essayait de faire au mieux et qu'elle ne pouvait pas tout faire parfaitement et que de toute façon, il n'était jamais trop tard.

La jeune femme ressassait tous ces moments de discussions dans sa tête lorsque qu'Andrew pénétra dans la cuisine :



-Oh Andrew, mon chéri... t... tu as faim? Lui demanda-t-elle.

-Je... non merci, je voulais juste te prévenir que j'allais faire un tour dans le quartier, histoire de le re-découvrir un peu...

-Oh... bien entendu je comprends.

-Enfin, si ça... te dérange pas bien sur?

-Oh non non pas du tout, dit-elle précipitamment, ne voulant pas brusquer le jeune homme, je t'en prie c'est normal, tu veux revoir tes amis...

-Ouai, fit-il en esquissant un sourire à peine perceptible. Mais je ne rentrerais pas tard t'inquiètes pas.

-Pas de problème, soit là pour le dîner c'est tout.

-D'accord, approuva-t-il avant de filer vers l'entrée. M... Maman..., ajouta-t-il avant de passer la porte de la cuisine.

-Mmh? Fit Bree surprise.

-Je... merci ! Dit-il avant de partir rapidement.



Bree n'en revenait pas, certes son fils avait passé plusieurs mois hors de la maison seul et il devait être à peu près aussi géné qu'elle de parler mais qu'il lui dise merci. Elle fut très surprise, si surprise qu'elle en pleura, elle ne pouvait rien faire, les larmes coulaient par elles-même, impossible de contrôler. Sans doute toute la tension et le stress accumulé au cours des derniers mois, mais ce qui avait tout déclenché était qu'elle avait vu son fils d'une autre manière, son fils avait grandit, était devenu plus mature. Elle s'en voulait de penser ça mais pendant un moment, elle s'était dit que finalement ces quelques temps en dehors de la maison à voir ce qu'était réellement la vie lui avait sans doute fait le plus grand bien.





Non loin de là, chez Saraluna, après l'avoir ramené, presque de force, chez elle, Gaël tentait en vain de rassurer la jeune femme. Il faut dire que l'état actuel dans lequel elle se trouvait, enceinte, il était probablement très dangereux pour elle de s'inquiéter autant. D'ailleurs, c'est lui qui s'inquiéta d'avantage quand la jeune femme arriva au bord de l'hystérie.



-Oh mon dieu, et s'ils leur arrivaient quelque chose, et arrivés sur place ils n'auront aucun moyen de se loger ni même de manger ou je ne sais quoi d'autre. En plus au Maroc il fait chaud, il ne sont pas habitués, Sayla supporte mal le soleil, elle rougit tout de suite et c'est très mauvais pour la peau... mon dieu, si elle revenait avec un cancer de la peau ! Et puis comment ils ont fait pour entrer dans l'avion sans argent, sans rien, j'espère qu'ils n'ont pas fraudé et que Sayla ne se fera pas arrêter par la police et emprisonner dans ce pays qu'elle ne connait pas où ils parlent tous une langue incompréhensible... pire encore, et si l'avion explosait en plein vol ou qu'il s'écrase sur une île déserte, tu sais avec tous les problèmes techniques qu'on a vu sur ces engins dernièrement c'est fort probable, et si en plus il n'arrivait pas à convaincre Brian... et s'il ne s'en sortait pas dans cet accident, ma fille sera déjà orpheline, grandir sans père mon dieu non, je ne veux pas qu'elle subisse ça...



Gaël qui savait bien que toutes les choses qu'elle avait pu dire était improbable se mit en tête, plutôt que de la rassurer, étant donné qu'il avait déjà essayé, d'aller fouiller l'armoire à pharmacie à la recherche de paracétamol ou mieux de somnifères pour que la jeune femme se repose, histoire de ne pas aggraver son état et également pour avoir un peu la paix car avec tout il ne s'entendait plus penser.

Après être monté en compagnie de Saraluna à l'étage et l'avoir installé dans sa chambre, il alla dans la salle de bain, pris un verre d'eau et une boite de somnifères qu'il trouva et en donna un à sa belle-soeur qui ne se fit pas prier pour l'avaler tellement elle n'en pouvait plus de toutes les pensées macabres qui lui hantaient l'esprit.

Gaël était ensuite redescendu au rez-de-chaussée et s'était installé sur le canapé. Il ne voulait pas retourner chez lui pour le moment au cas où, il préférait veiller sur la jeune femme. Lui ne s'inquiétait pas tellement, il savait que Sayla se trouvait dans l'avion, certes, son accompagnateur n'était certainement pas un génie mais il se doutait bien que c'était grâce à lui que Sayla avait pu acheter un billet, même s'il la savait capable de frauder. De plus, il connaissait bien la jeune femme, il savait qu'elle ne reviendrait pas avant d'avoir ramené Brian Petterson à Wisteria Lane et puis point important, il lui faisait confiance et savait qu'elle pouvait se débrouiller et qu'elle n'hésiterait pas à lui envoyer un message ou à l'appeler grâce à un téléphone dans l'avion pour le prévenir s'il y'avait un souci. Pour l'instant il était plutôt zen, d'ailleurs, il était également plutôt fatigué et s'endormit malgré lui sur le canapé de sa belle-soeur.



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:04

Dans la cabine de pilotage la tension était montée d’un cran.

- Vous allez tous les trois obéir.

- Lâche cette arme Margaret, tu n’es pas dans ton état normal.

Laura était en train d’attacher solidement Stessy à l’aide d’une corde, elle lui avait également bâillonné la bouche. A présent, Margaret pointait son revolver sur la jeune hôtesse.

- Soit vous coopérez avec nous, soit je tire une balle dans la tête de ta pute.

- Je n’arrive pas à croire que tu fasses ça Maguy. Nous pourrions discuter tranquillement de tout ça lorsque nous arriverons à Casablanca. En attendant, tu retournes à ta place et on oublie tout ce qui s’est passé ici.

- Moi je n’oublierai jamais… Les ordres désormais, c’est moi qui les donne, pas toi. Mark, buvez votre thé avant qu’il ne soit froid.

- Pourquoi tiens tu absolument à ce qu’il boive ce thé ?

- Parce que si ça avait été une hôtesse charmante, jeune et sexy qui lui avait servi, il le boirait en souriant avec ses petits yeux vicieux tout excité à l’idée de la sauter à l’hôtel ce soir. Tu as trois secondes pour avaler ce thé dans le cas contraire je tire sur la pute.

Inquiet, Mark jeta un œil interrogateur à Alan comme pour lui demander comment agir. Le commandant lui fit un signe de tête signifiant, « vas-y bois ce thé ». Et Mark avala le breuvage froid à petites gorgées. Cinq minutes plus tard, Mark Gillis s’écroula sur le sol.

- Mon Dieu mais qu’as-tu mis dans ce thé ? demanda Alan, terrifié.

Calmement, une petite lueur dans le regard, un sourire sadique aux lèvres Margaret dit :

- De la mort aux rats. Très efficace comme tu peux le constater.

- Tu es dingue !

- Nous sommes débarrassés de lui maintenant. Nous allons pouvoir régler nos comptes tous les trois. Ah non j’y pense ! Faut aussi qu’on s’occupe des 150 passagers.

- Que vas-tu leur faire ?

- Tu le sauras bien assez tôt. En attendant, nous allons t’attacher toi aussi. Puis Laura va vous surveiller pendant que je vais informer les passagers de notre nouveau plan de vol.

- Arrête…Maguy il est encore temps… arrête. Les passagers ne sont pas responsables… Ils n’ont rien à voir dans notre histoire.

- Mais à présent leur destin est lié au nôtre. Ah j’oubliais. Pourquoi as-tu toujours refusé de coucher avec cette hôtesse…. Ah comment s’appelle-t-elle déjà ? … mais si fais un effort de mémoire… Une vénézuelienne je crois… Isabel oui c’est ça Isabel.

- Maguy ôte-toi de la tête l’idée que je couche avec toutes les hôtesses de l’air.

- C’est évident, où avais-je la tête. Une vénézuélienne c’est pas trop ton truc ! J’avais oublié parmi la longue liste de tes défauts que tu es raciste aussi. Tu ne peux pas imaginer à quel point Isabel t’en veut… et à quel point elle nous a aidées à mettre en place notre plan. Oui mon cher mari dans cette histoire, il y a une chose que tu ne sais pas : tu n’es pas le seul amant de Stessy. Non cette charmante pute couche aussi avec le mari d’Isabel. Tu imagines quand j’ai appris cette nouvelle, je n’ai pas pu m’empêcher de la partager avec Isabel. Coucher avec les hommes mariés semble être le passe temps favori de Stessy. Penses-tu qu’elle le regrette là maintenant, à ce moment précis, attachée et bâillonnée comme une bête féroce au fond de cette cabine ? Je reviens de suite… Hum je sens que nous allons faire un vol excellent, ce sera le dernier, mais il sera inoubliable… j’imagine déjà les gros titres des journaux « le dernier vol du célèbre commandant Perkins, le pilote de ligne qui s’envoyait en l’air avec ses hôtesses !!! »…



Dans la tour de contrôle Douglas Tropper tentait vainement de joindre le vol MA35897Z depuis plusieurs minutes car le boeing avait très légèrement changé de cap. Rien de très grave, d’autant qu’il connaissait le commandant Perkins depuis toujours, ils avaient suivi l’école de l’aviation ensemble. Cependant, même s’il savait qu’Alan était un excellent pilote malgré son sale caractère, il répondait toujours aux appels. A ce moment là, Douglas ne s’inquiéta pas outre mesure de ce silence. Comme souvent, Alan devait être trop occupé à blaguer avec le personnel de bord pour répondre…



Plus tôt dans la journée, Sana Abrams, qui avait proposé à son patron de l'héberger « temporairement » étant donné que son appartement était plutôt grand pour une jeune fille seule, et qu'accessoirement, elle aimait beaucoup l'homme, l'avait emmené faire un peu de shopping. En effet, Carlos, que Gabrielle avait pratiquement mis à la porte, n'avait pas pu récupérer toutes ses affaires, et encore moins ses vêtements que la jeune femme s'était fait un plaisir à tâcher ou encore découper. L'assistante l'avait donc emmené dans un magasin de vêtements pour homme qu'elle connaissait bien puisque la gérante était l'une de ces amies. Bien entendu, ce petit moment d'achats frénétiques n'était pas non plus organisé au hasard, Sana avait quelque petite chose en tête. La jeune femme, plus intelligente que son patron quand il s'agissait de mettre des plans en place, était bien décidé à le garder avec elle dans son appartement pour très longtemps. D'ailleurs la séparation de son patron et sa femme l'avait réjouie au plus haut point étant donné qu'elle attendait ça depuis plusieurs mois, depuis qu'elle l'avait été engagé à-vrai-dire et qu'elle était tout de suite tombé sous son charme. D'ailleurs, elle faisait ce qu'elle pouvait pour séduire et satisfaire son patron, allant même jusqu'à, dernière folie en date, se déguisé en fétichiste afin de l'aider à remettre son fils dans le droit chemin et même si elle arrivait peu à peu à ses fins, il lui restait encore beaucoup de route à parcourir avant de mettre son patron dans son lit et ensuite dans sa vie. C'est pour cela également que, dès qu'elle en avait l'occasion, elle en profitait pour être aussi tactile et affectueuse qu'elle le pouvait envers l'homme qui lui signait son chèque chaque fin de mois. Aussi avait-telle décidé aujourd'hui de lui tenir le bras et bien se coller à lui. Bizarrement, Carlos n'était jamais réticent à ce genre de choses... il faut dire qu'il avait toujours aimé qu'une jolie fille ai de l'intérêt pour lui et qu'en plus, il était officieusement célibataire désormais.



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:06

Médusés par leurs revers, Sayla et Yukinari avaient rejoint leur place, se relatant l’un l’autre la façon avec laquelle ils s’étaient fait rembarrer en beauté ! Déjà Sayla était en train de réfléchir à une nouvelle stratégie, ce qui avait comme premier effet d’inquiéter fortement Yukinari. Ils savaient que les plans savamment élaborés par les Catalano les menaient généralement droit à la catastrophe.

- Ecoute, dit-elle. Si Brian refuse de m’écouter et Imanita t’envoie les pires reproches à la figure, la seule solution c’est que moi j’aille discuter avec Imanita et toi avec Brian !

- Mouais pas sûr que ça fonctionne…

- On n’a pas le choix ! Impossible de rentrer bredouille de ce voyage.

- J’accepte d’essayer mais je sais pas trop ce que je vais lui dire moi à Peterson !

- Tu lui dis ce que tu veux le seul truc que tu ne dois pas oublier c’est de lui annoncer que Saraluna est enceinte de lui. Connaissant son cœur d’artichaut, il va fondre et reviendra sur sa décision de quitter Fairview.

- Et toi, comment tu vas t’y prendre avec Ima ?

- J’improviserai…

- Ou là là !

C’est à cet instant que retentit un premier coup de feu à l’avant de l’appareil. Les deux amis furent stupéfaits de voir cette femme, la quarantaine environ, pointer un revolver vers le plafond de l’avion, ses yeux exorbités, démontrant une certaine folie. Un cri de stupeur suivi d’un brouhaha traversa les rangées de passagers.

- Silence ! Ecoutez-moi attentivement mesdames et messieurs. Mon amie, cette charmante hôtesse et moi-même venons de prendre le contrôle de cet appareil. Si vous vous tenez tranquilles, il ne vous sera fait aucun mal.

Un homme se leva et prit la parole.

- Madame, je ne sais pas ce qui vous pousse à agir de la sorte. Je suis agent de la police fédérale et je vous recommande de me confier votre arme gentiment avant que la situation ne dégénère…

- Quel est votre nom ? lui demanda-t-elle poliment.

- Watson, dit-il en commença à marcher lentement vers elle dans l’allée centrale.

- Et bien agent Watson, vous avez fait le mauvais choix. Il me semble avoir demandé le silence.

Et elle lui tira une balle en pleine tête avec une détermination et un sang froid impressionnant. La balle forma un trou au milieu du front de l’agent Watson, il demeura debout quelques secondes et s’écroula sous les cris horrifiés des passagers les plus proches du lieu de l’action. Le calme revenu, Margaret reprit :

- Y’a-t-il parmi vous d’autres amateurs pour jouer les héros comme ce regretté agent fédéral Watson ?

Personne ne broncha à part, au fond de l’avion Yukinari Smith qui marmonna entre ses dents : « pourquoi ai-je ce don extraordinaire de me fourrer dans des situations pourries ? »



Gabrielle, toujours excedé par les propos que lui avait tenu Edie Britt, s'était mise en tête d'aller faire un tour par Fairview pour rendre visite à Justin même si le garçon n'habitait pas du tout dans cette direction. Bien entendu, elle était jalouse que Carlos puisse se balader au nez et à la barbe de tous en faisant mine d'avoir déjà oublié sa femme, source d'humiliation suprême pour la jeune femme, mais elle savait aussi très bien qu'elle ne se l'avouerai jamais. Ayant bien pris soin de passer dans la grande rue commerçante de la ville histoire de voir, officieusement, si elle ne repérait pas quelques vêtements qu'elle ne possédait pas et officiellement si elle n'apercevait pas Carlos en compagnie de la greluche qui lui servait d'assistante. Après avoir un peu tourné en rond pendant plus de vingt minutes, elle abandonna l'idée de les retrouver pensant qu'ils étaient surement reparti au travail et que si jamais elle se rendait là-bas elle se ferait tout de suite repéré, ce qui ferait bien trop plaisir à Carlos qui comprendrait de suite pourquoi elle était là, même si elle lui mentait.

Au lieu de ça, elle se rendit à l'endroit où elle devait aller en premier lieu, c'est-à-dire chez Justin. En plus il était presque seize heures et John serait probablement bientôt de retour.

Lorsqu'elle arriva, elle se gara parallèlement au trottoir faisant face à l'immeuble, sa voiture faisant un peu « rutilante » au milieu des breaks et autre 4x4 des habitants alentours mais Gabrielle aimait se faire remarquer, même si, elle n'aimait pas vraiment le fait qu'on puisse la voir aller rendre visite à de jeunes garçons, c'est bien pour ça qu'à peine sorti de son coupé-cabriolet, elle se dépécha de rentrer dans l'immeuble et d'aller frapper à la porte, connaissant déjà l'appartement des deux garçons. Elle ne fut pas vraiment surprise de voir que c'est Justin qui lui ouvrit la porte étant donné qu'elle connaissait pratiquement par coeur l'emploi du temps de John, il faut dire que la première année où elle l'avait rencontré, elle n'avait pas vraiment le choix, histoire de faire coincider l'emploi du temps du jeune homme avec celui de Carlos et voir à quels moments elle et le jeune homme pourrait s'amuser à des jeux plus intéressants que le jardinage. Justin lui, fut plus surpris de la voir. Bien entendu il la connaissait déjà depuis l'année dernière, c'était d'ailleurs elle qui lui avait ôté le doute de savoir s'il était gay ou non en l'embrassant, mais c'était aussi elle qui lui avait valu quelques blessures, cadeau de son mari en colère qui croyait qu'elle et lui couchait ensemble.



-Mme Solis... qu'est ce que vous faites ici?

-Bonjour à toi aussi, lui répondit-elle en entrant. C'est comme ça qu'on reçoit les gens? Lui demanda-t-elle en observant le jeune homme vêtu d'un simple caleçon.

-J'ai... je... désolé, fit-il en prenant un peignoir accroché sur la porte de la salle de bain pour se couvrir. Vous voulez voir John?

-Non c'est toi que je venais voir !

-Moi ?!

-Oui, j'ai un boulot à te proposer.

-Oh vous savez la dernière fois que j'ai travaillé pour vous, je n'en suis pas ressorti indemne, je doute que ça soit une bonne idée.

-Et si je te paie le double de la dernière fois?

-Je... le double?

-Tout à fait !

-C'est vrai que j'aurais besoin d'un peu d'argent en ce moment mais... j'sais pas, faut que je réfléchisse.

-Eh bien ne réfléchis pas trop, je peux trouver quelqu'un d'autre.

-Justin, tu fais quoi? Demanda un jeune homme sortant de la chambre du garçon, complètement nu.

-Eh bien je ne vois qu'on s'ennuie pas ici.

-Retourne dans la chambre, fit Justin à son amant. J'arrive tout de suite.

-Ok...

-Bon je vois que je dérange, dès que tu es décidé tu me le diras, mais ne prends pas trop de temps pour réfléchir, je n'aurais pas mal à trouver quelqu'un d'autre pour un salaire comme celui-ci. Je connais la sortie pas besoin de me raccompagner !



La jeune femme se dirigea vers la sortie, et s'engagea dans le couloir quand Justin sortit à son tour, il avait cruellement besoin d'argent et même si la perspective de travailler à nouveau pour les Solis ne l'enchantait guère, l'occasion était beaucoup trop belle pour la laisser passer.



-Attendez je... c'est d'accord, j'accepte votre offre.

-Bien, demain matin 7h30.

-Bien. Merci.





Pendant ce temps, quelque part dans le ciel au dessus des Etats-Unis :
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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:08

- Mesdames je m’adresse à vous plus particulièrement, reprit Margaret. Laura , Isabel et moi-même avons pris le contrôle de cet avion parce que nous ne supportons plus notre soumission aux hommes. Mon cher mari, commandant de bord de l’appareil, multiplie les liaisons adultères avec les charmantes hôtesses de l’air qui travaillent avec lui. Après quinze années de mariage, oui nous fêtons aujourd’hui notre quinzième anniversaire de mariage, mais lui évidemment ne s’en souvient pas, il est parti ce matin sans un mot gentil, sans la moindre allusion à notre anniversaire, trop pressé de rejoindre sa maîtresse du moment, donc après 15 ans de mariage il préfère toujours piloter sur les long-courriers, ça lui permet à chaque longues escales de batifoler à son gré loin de moi. Et moi comme la dernière des imbéciles, j’acceptais cette situation, je l’attendais bien sagement à la maison, comme une adorable petite femme, une ménagère dévouée à son mari. Ce que j’ai pu être conne. Cette fois il a dépassé les bornes. Savez-vous ce que cet ignoble petit con a osé faire ? Il a profité que je rendais visite à ma mère gravement malade pour s’envoyer en l’air dans notre lit conjugal avec sa dernière conquête. Stessy, une hôtesse qui comme par hasard est de service sur ce vol. La goutte qui a fait déborder le vase. Regardez les tous ces mecs, sales machos imbus de leur personnalité, fier d’eux après avoir tiré leur coup, satisfaits quand à plus de quarante ans, ils arrivent à emballer une fille de vingt ans ! Mesdames arrêtons de nous laisser maltraiter par les hommes, cessons de les attendre bien sagement à la maison pendant qu’ils travaillent et nous rendent cocues ! Réagissons ! Nous avons attachée cette chère Stessy et Laura tient mon cher mari sous sa coupe. Vous le verriez dans la cabine de pilotage, la peur au ventre, il fait moins le fier. Bon on va s’organiser les filles. Nous allons séparer l’avion en deux parties : les femmes vous allez vous installer dans la rangée de gauche, les hommes vous allez vous rassembler sur la rangée de droite. Vous avez exactement une minute pour changer de rangée. Au bout de cette minute toute personne ne se trouvant pas dans sa rangée sera immédiatement exécutée. Me suis-je bien faite comprendre ?

Un peu loin au fond de l’avion Sayla murmura :

- Super Yuki !

Le jeune homme la regarda avec un air circonspect.

- Je crois que tu dois être la seule à te réjouir de cette situation, dit-il incrédule. Cette dingue a détourné l’avion.

- Je dit super parce qu’en nous séparant ainsi, tu vas pouvoir t’installer à côté de Brian et moi à côté d’Ima et nous allons pouvoir leur parler tranquillement.

- Tu es aussi cinglée que ton frangin toi !

- Avoue que c’est plutôt cool !

- Cool pour toi mais je suis pas sûr que Peterson possède les facultés suffisantes pour comprendre qu’il devait changer de rangée.

- C’est pas le moment de plaisanter. Magne-toi et file le rejoindre, moi je fonce sur Ima !

Le plan de Sayla se déroula parfaitement, Yukinari poursuivit ce merveilleux et paisible voyage assis à côté de Brian tandis que Sayla s’installa à côté d’Imanita !



- Décidément, tout Wisteria Lane voyage dans cet avion, remarqua Brian quand Yukinari le rejoignit. Pas facile de se débarrasser de vous.

- Désolé mais faut vraiment que je vous parle !

- Tu crois que le moment est bien choisi ?

- Je n’ai pas le choix.

- As-tu remarqué qu’une pauvre folle nous menace de nous écraser à chaque instant.

- C’est pour ça qu’il est urgent que je vous parle !

- Si tu viens plaider la cause de Sayla Catalano et de son imbécile de frère, tu te fatigues inutilement.

- Ils sont conscients d’avoir agi comme des idiots.

- Peu importe, pour moi cette histoire est déjà ancrée dans le passé. J’ai décidé de tourner la page en acceptant de travailler sur un projet publicitaire à Casablanca.

- En laissant la femme qui vous aime derrière vous…

- Je l’ai vue au lit avec…

- Oui John Rowland, le genre de mec décrit par cette dingue qui a pris le contrôle de l’avion. Il passe son temps dans le lit de femmes plus âgées que lui, riches et sexy. Il ne refuse jamais de s’envoyer en l’air avec des femmes et ne refuserait même pas de coucher avec un mec. Savez-vous que mon meilleur pote Tiz’ …. Euh… je veux dire mon ex meilleur pote, lui avait tendu un piège pour le séparer de madame Solis. Il l’a séduit, le jardinier a marché, quand Gabrielle Solis a découvert que John était attiré par Tiziano, elle l’a repoussé et Tiz’ avait du coup la voix libre pour la séduire.

- Super plan débile !

- Oui, je vous l’accorde, les plans à la con c’est la spécialité de Tiz’, mais là n’est pas la question. Vous imaginez vraiment John s’intéresser à Saraluna ? Et elle, vous trouvez que c’est le genre de femme à sauter sur tous les mecs ? Soyez raisonnable vous savez très bien que cette petite scène scabreuse a été combinée par Sayla et son frangin dans le seul but de vous éloigner de leur sœur. Et là vous êtres en train de déclarer forfait. Vous les laissez gagner.

- Ils sont trop forts pour moi, je suis incapable de supporter leur haine en permanence.

- Avec le temps, ils se feront à l’idée que leur sœur vous aime.

- Je ne suis même pas sûr qu’elle soit amoureuse de moi…

- Et votre enfant, vous y avez songé un instant ? Il a besoin de son père, non ?...

- Je n’ai pas été capable de l’élever correctement, il a commis plusieurs meurtres, il a essayé de te tuer, il est en prison et refuse de me voir…

- Je ne parlais pas de Corentin mais de l’enfant que porte Saraluna…

Brian fronça les sourcils, ne comprenant pas ce que d’une manière détournée, Yukinari venait de lui annoncer.

- L’enfant que porte Saraluna ? répéta-t-il sans y croire.

- Oui Saraluna est enceinte ! C’est suffisamment clair ou il faut que je vous fasse un dessin ?

- Mais… euh… enceinte de moi ? demanda-t-il bêtement.

- Non du révérant ! Vous imaginez peut-être que Saraluna a plusieurs mecs dans sa vie ?

- Mon Dieu ! Pourquoi elle ne m’a rien dit ?

- Vous ne lui en avez pas laissé le temps !

- Yukinari, tu ne te moques pas de moi là ?

- Vous croyez que dans la situation périlleuse dans laquelle nous nous trouvons j’aurais envie de faire des blagues ? Je n’ai vraiment pas le cœur à rire. J’ai agis comme un con avec Imanita et Tiziano. Ils m’en veulent à mort. Je suis le dernier des salauds. J’ai promis à Tiz’ de lui ramener Ima et tout ce qui va se passer c’est qu’on va peut-être se désintégrer au fond de l’océan…

- C’est sympa de voyager à côté de toi, tu as le don de remonter le moral dans les situations les plus difficiles… Ecoute-moi Yukinari, nous avons tous les deux une mission très importante à effectuer. Toi tu dois ramener Ima à Tiz’ et moi je veux voir naître mon enfant et épouser la femme que j’aime. Je veux éduquer cet enfant, tu vois je souhaite rattraper mes erreurs avec Corentin ce ne sera pas facile, je refuse de commettre les mêmes fautes et aussi je veux rétablir le contact avec mon fils aîné avant de le perdre totalement, je mettrai tout en œuvre pour y arriver. Alors nous allons nous en tirer vivants de cet avion, tu comprends ? On va reprendre le contrôle de l’appareil à cette femme.

- Mais comment pensez-vous y arriver ?

- On va réfléchir. Où est Sayla ?

- Elle discute avec Ima pour la convaincre de rentrer à Fairview.

- Cette dingue va sûrement commettre, une erreur, il faudra profiter d’un moment d’inattention de sa part pour la désarmer et reprendre le contrôle. Nous n’avons pas le choix. En attendant, raconte moi ce qui s’est passé entre toi, Ima et Tiz’…

Yukinari n’en revenait pas, il avait réussi sa mission, l’idée d’avoir un bébé avait redonné de l’énergie à Brian…
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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:09

Sayla Catalano avait profité de la cohue occasionnée par le changement de place entre les hommes et les femmes pour se glisser subrepticement à côté d’Imanita Salama. Habib avait pris place de l’autre côté de la rangée, côté hommes, assez prêt de sa fille pour garder un œil sur elle mais suffisamment loin pour ne pas entendre la conversation entre les deux jeunes filles qui parlaient à voix basse malgré l’interdiction de bavarder imposée par Margaret et ses deux complices sous la menace de leurs armes.

- Vous êtes collants les Catalano, c’est incroyable, s’exclama Imanita. Tu as décidé de t’installer au Maroc ?

- Il faut absolument que je te parle.

- Et tu as pris cet avion uniquement pour me parler ?

- Non. En réalité, je voulais convaincre Brian Peterson de rentrer à Fairview.

- Peterson est dans cet avion lui aussi ?

- Oui. Ma sœur attend un bébé…

- Ne me dis pas que Peterson est le père de cet enfant ! fit Imanita avec dégoût.

- Si. Saraluna est dingue de lui.

- Pauvre gosse ! Avec une hérédité pareille, mélange de Catalano et Peterson, il part avec un sacré handicap dans la vie… J’espère pour lui qu’il ne finira pas enfermé dans une cellule comme le premier fils de Peterson. Bref, je ne peux rien pour toi. J’ai assez de problèmes sans m’intéresser aux histoires d’amour compliquées de ta famille.

- Je m’occuperai de Peterson plus tard…

- Si nous réussissons à échapper à la folie de cette femme…

- Oui c’est une des conditions, j’en conviens. Pourquoi refuses-tu d’écouter Yuki ?

- Sais-tu ce que ce traître minable m’a fait ? s’offusqua Imanita.

- Oui. Je ne te demande pas de lui pardonner comme ça de suite, mais de réfléchir et de revenir à Fairview.

- Je suis partie vivre au Maroc avec mon père, pourquoi voudrais-tu que je change d’avis ?

- Parce que ton départ rend mon frangin triste et je n’aime pas ça…

Imanita détourna le regard, un peu gênée, les larmes lui montaient aux yeux, elle ne voulait surtout pas montrer son émotion.

- Tu aimerais que ton frère soit obligé de se marier avec moi ?

- Je ne sais pas, c’est à vous d’en discuter… et de décider.

- Il n’a jamais été question de me marier avec lui… C’est juste que mon père est très à cheval sur les principes, quand il a trouvé Tiz’ dans mon lit, il a imaginé un truc de fou. Il s’est mis en tête que nous couchions ensemble.

- Et… Ce n’est pas la vérité ? demanda Sayla qui n’était sûre de rien.

- Non, nous sommes amis…

- Explique ça à ton père.

- Il ne veut rien entendre. Je ne peux pas obligée ton frère à se marier avec moi. Il a besoin de sa liberté, et moi de la mienne.

- Et ça ne te fait rien de partir, de laisser derrière toi ta vie, ton travail, tes amis ?

- Si évidemment… Mais mon père ne m’a donné le choix.

- Tu es majeure. Rien ne t’oblige à le suivre…

- Tu ne connais pas mon père… Il agit pour me protéger.

- Te protéger en te séparant de ceux que tu aimes, en te déracinant du pays où tu es née ?

- Je me plairais peut-être au Maroc. Je rencontrerais l’homme de ma vie. Et puis Yuki m’a trahie et blessée… C’est aussi pour cette raison que j’ai décidé de partir.

- Avec le temps tu pourras lui pardonner.

- Je ne pense pas non.

- Silence vous deux ! ordonna Margaret avec l’autorité de son revolver pointé sur Sayla et Imanita…

- Oh ça va vous ! s’énerva Imanita. On ne peut pas s’échapper, on ne va pas sauter de l’avion… On vous obéit sous prétexte que vous nous menacez, laissez nous au moins bavarder, il nous reste plus que ça.

- Tu ferais mieux de la fermer ma petite ! lui conseilla Margaret.

- Et pourquoi ? Vous croyez qu’il n’y a que vous qui avez des problèmes ? Moi aussi j’ai mes problèmes et ç’est pas pour ça que je prends un avion et ses passagers en otage, alors foutez-moi la paix.

- Un chagrin d’amour toi aussi ? Un mec qui t’a jetée pour une autre ? se renseigna Margaret.

- Non… pas vraiment. Mon père m’oblige à quitter les Etats-Unis pour vivre avec lui au Maroc parce qu’il croit que je couche avec mon meilleur ami. Il m’a juste laissé deux options soit je me marie avec mon copain soit il m’emmène vivre au Maroc.

- Gentille petite fille soumise à son père, encore un qui se prend pour le mâle dominant qui impose sa volonté aux femmes, qui fait d’elles ses esclaves. Il n’a pas le droit de te forcer au mariage ni à émigrer dans un pays que tu n’as pas choisi.

- Laissez ma fille tranquille, intervint Habib.

- C’est lui ton tyran de père ? interrogea Margaret.

- Oui, acquiesça Imanita.

- Il fallait me le dire de suite…

Avec un sang froid extraordinaire, Margaret pointa le revolver sur Habib Salama et tira à bout portant.



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:10

- Papa ! hurla Imanita terrifiée en voyant son père s’écrouler sur le sol, une tâche de sang recouvrant sa chemise blanche au niveau de l’abdomen.

La jeune fille se précipita au chevet de son père, complètement affolée. Sayla tenta de l’accompagner mais Margaret l’en empêcha sous la menace de son arme. Plus loin, Yukinari frissonna, il ne savait pas quelle attitude adoptée, il hésitait. D’un côté, son amitié envers Imanita le poussait à venir en aide au père de son amie dont la détresse lui brisait le cœur. D’un autre côté, la rancune que la jeune fille entretenait vis à vis de lui le paralysait sur son siège. Il n’était sûrement pas la personne qu’elle souhaiterait avoir à ses côtés pour la soutenir dans cette épreuve après ce qu’il lui avait fait. Et quand il y pense, c’est justement à cause de ses manigances qu’Imanita avait définitivement choisi de quitter Fairview et qu’elle se retrouvait dans l’enfer de cet avion. A cet instant précis, la culpabilité le submergea. C’était lui qui avait fauté, c’était lui qui avait tout foutu en l’air entre eux…

- Vite ! Y’a-t-il un médecin dans l’avion ? demanda Imanita.

- Personne ne bouge de sa place, ordonna Margaret.

- Il faut le soigner sinon il va mourir… la supplia Imanita.

- Et alors ? C’est bien ce que tu voulais, non ? dit Margaret comme s’il s’agissait d’une évidence. Tu voulais te débarrasser de lui pour mener la vie que tu as choisie, retrouver ta liberté et exister en tant que femme. Pas vrai ?

- Mais non…. Non je n’ai jamais voulu ça…

- Je t’ai juste débarrassée de la dictature de ton père et de son emprise...

- Vous êtes dingue, lui lança Imanita en se relevant, les cheveux en bataille, les mains couvertes de sang. Vous êtes tarée ! Pas étonnant que votre mari préfère chercher des jolies filles ailleurs. Vous êtes laide, méchante, bête, pitoyable, rigide, démodée… Comment un homme peut-il être heureux à côté d’une mégère comme vous ? Vous êtes consternante là avec votre flingue comme une enfant capricieuse parce que son mari va s’amuser ailleurs puisque que vous êtes incapable de lui donner du plaisir, de l’amour, de l’exotisme, de l’originalité ! Vous êtes incapable de le retenir ! Vous vous comportez comme une gamine à qui on aurait cassé le jouet. Habillée comme une vieille, coiffée comme un épouvantail, je suis sûre que vous mettez des bigoudis la nuit tu parles y’a mieux pour exciter un homme ! Vous ressemblez à une vieille institutrice coincée. Vous arriveriez à rendre n’importe quel mec impuissant. Si vous étiez la dernière femme sur terre je suis persuadée qu’aucun homme ne voudrait vous baiser ils aimeraient encore mieux faire ça entre eux… ou avec une chèvre. Vous n’inspirez que du dégoût ! Moi j’applaudis votre mari parce qu’à sa place, j’aurais sauté toutes les hôtesses les plus sexy pour oublier qu’il a une femme comme vous. Ce qui vous arrive, vous le méritez… Vous n’êtes ni excitante, ni bandante, juste froide et ennuyeuse ! Si votre mari vous trompe c’est uniquement parce que vous ne le rendez pas heureux… vous êtes tout le contraire de la féminité…

Dans l’avion plus personne n’osait broncher, stupéfait par la tirade de la jeune fille. Tous les passagers attendaient avec anxiété la réaction de Margaret. Et quand Imanita la vit avancer sur elle revolver à la main, elle se tue, comprenant qu’elle avait été un peu loin. Mais elle avait besoin de se décharger de toute la colère contenue en elle depuis quelques jours.

- Tu aimes jouer avec le feu ! dit Margaret d’une voix cinglante. Dommage tu étais mignonne mais je vais être obligée de te faire sauter la cervelle, petite merdeuse.

- Quelle importance, au mieux l’avion va s’écraser… répondit Imanita.

Yukinari se leva avec l’intention de détourner l’attention :

- Pourquoi vous vous en prenez à des innocents, si vous avez des problèmes avec votre mari, réglez ça avec lui au lieu de tirer sur des voyageurs qui n’ont rien à voir avec vos embrouilles.

- Mais ce jeune homme a raison, consentit Margaret. Isabel surveillez tout ce petit monde, si l’un d’entre eux essaie de jouer au héros, tirez lui dessus sans concession.

Margaret se dirigea vers la cabine de pilotage, deux secondes après, un coup de feu retentit, les passagers entendirent un cri de terreur puis Margaret réapparut un sourire de satisfaction aux lèvres.

- Merci jeune homme, dit-elle à l’attention de Yukinari. Je me sens soulagée grâce à cette excellente idée.

Isabel la regarda d’un air éberlué, elle hésita un instant et alla constater par elle-même l’horreur qu’elle prévoyait. Elle revint cinq secondes plus tard, le visage défait, les yeux globuleux en hurlant :

- Vous avez tiré sur votre mari ! C’est horrible sa tête a explosé! Vous êtes folle !

- Remettez-vous Isabel, allons, ce n’est pas de ma faute, faut vous en prendre à ce jeune homme là bas.

- Vous êtes dingue, maintenant il n’y a plus de pilote dans l’avion ! On va s’écraser !

Un murmure ou plutôt un cri d’effroi traversa les rangées de passagers, à bout de nerf Imanita se tourna vers Yukianri qui se tenait dépité, au milieu de l’avion et lui cracha au visage :

- Bravo Smith ! T’en rates pas une en ce moment ! Tu les collectionnes les conneries. On va s’écraser dans l’océan par ta faute grâce à ton ingénieuse idée…

Et elle éclata en sanglots…



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:10

En attendant, à Wisteria Lane, Andrew se baladait dans les rues du quartier pour voir ce qui avait pu changer durant son absence. A première vue pas grand chose, tout juste quelques jardins fleuris, une maison à la façade repeinte et quelques nouvelles têtes dans le quartier. Il aperçut au loin le bar à Lolo et se mit en tête d'aller y faire un tour, histoire de voir s'il n'y retrouverait pas quelques amis quand sans s'en rendre compte réellement il passa devant la maison des Solis. Maison en partie responsable de son départ puisque le fait qu'il y'avait vu l'avait décidé à partir. Enfin c'est un des éléments déclencheurs... il était heureux avec son petit-ami mais la vie qu'il vivait dans ce quartier en apparence si parfait l'étouffait, il n'avait jamais osé en parler à personne mais il avait besoin de changer d'air, de voir autre chose, une chose le retenait encore jusqu'au moment où celle-ci a fait un faux pas... d'un côté il l'en remercie car sans ça il ne serait jamais parti... d'un autre il aurait préféré trouver un autre moyen. Surtout sachant aujourd'hui, et en ayant réfléchi que tout était faux. Il le savait lui même mais le prétexte était trop beau pour fuir... Il se demandait ce que penserait Tiziano et Yukinari de son retour. Comtemplant depuis quelques minutes la porte, il se décida à aller sonner... il ne savait pas qui il allait y trouver, ni ce qui avait pu se passer ces dernières semaines et encore moins comment on allait l'accueillir mais il s'était dit qu'il aviserait le moment venu... après tout il n'était pas du genre à avoir peur. Il se dirigea vers le porche et sonna directement. D'ailleurs, il n'y avait pas l'air d'avoir grand signe de vie à l'intérieur et aucune voiture n'était garée dans l'allée du garage. Néanmoins il décida d'attendre un peu, peut-être que les garçons était là.



Quelques secondes plus tôt, à l'étage, Tiz' se réveilla difficilement après avoir entendu la sonnette de l'entrée. Il se sentait mal, plutôt nauséeux et avait l'impression d'avoir la tête comme une enclume, et ce n'est pas la sonnette qui arrangea quoi que ce soit à ça. Il se leva délicatement, habituant ses yeux à la faible lueur de soleil qui filtrait à travers les rideaux, et se leva en quête d'aller ouvrir, ne se souvenant pas vraiment de ce qui avait pu se passer. Il atteignit difficilement la porte, alors qu'un deuxième coup de sonnette retentissait.



-J'arrive, j'arrive, cria-t-il, une main posée sur la tête.



Il sentit d'ailleurs à ce moment là le pansement, fait par Gabrielle, à l'arrière de sa tête, se rappelant qu'il avait dû prendre un coup. Il descendit lentement les escalier une à une, la lumière se faisant de plus en plus forte. Et atteignit l'entrée lorsqu'il distingua une silhouette, de dos à la porte. Il alla ouvrir, le temps que ses yeux récupère complètement leur faculté de vision et se trouva nez à nez avec un jeune homme qu'il avait du mal à distinguer tant le soleil lui brulait les yeux.



-Salut Tiz', fit Andrew, ça va?

-Je... j'ai connu mieux.

-T'as pas l'air très bien c'est vrai, qu'est ce qui t'est arrivé?

-Je... vous pouvez entrer s'il-vous plait, le soleil me donne mal aux yeux !

-Vous? Fit Andrew étonné en entrant dans la maison.

-Je... Andrew, c'est toi?

-Euh, aux dernières nouvelles oui !

-Je... mais qu'est que... oh p*t**n !

-Quoi ?! S'inquiéta le jeune homme.



Tiziano, qui avait mis quelques secondes à s'apercevoir que son visiteur n'était autre qu'un de ses amis, se rappela exactement ce qu'il s'était passé quelques heures plus tôt à l'évocation de son nom.



-Raah, je vais les tuer !

-Qui ça ?!

-Ma soeur ! Et surtout Yuki !!!

-T'es sûr que tu vas bien, t'as l'air un peu... sonné !

-C'est rien, faut juste que je m'assoie.



Andrew aida Tiziano à s'installer sur une des chaises de la salle à manger avant de lui demander une explication. Le jeune Solis, aussi loin qu'il se souvienne, et surtout que sa tête ne puisse en supporter, lui raconta toute l'histoire, depuis le début, lorsque Yukinari et Imanita s'était embrouillés jusqu'au moment où il s'est reçu un objet sur la tête, objet tenu par sa propre soeur.



-Quoi? Je... j'y comprends rien ! Tu dis que ta soeur t'a assomé et qu'à l'heure qu'il est, Yuki doit être au Maroc où Ima est déjà car son père crois que vous avez couché ensemble?

-C'est à peu près ça oui, renchérit le jeune homme, les yeux fermés.

-Attends j'aimerais comprendre ce qui se passe vraiment...

-Oh s'il-te-plait, me demande pas de réexpliquer, j'en aurais pas la force.

-Bouge pas, je vais aller te chercher un verre d'eau et un peu de glace, lui dit Andrew voyant que son ami était plutôt mal en point.

-Des glaçons, hein, pas de la glace fruit de la passion.

-Haha, c'est malin, même avec une énorme migraine, t'arrives à faire des blagues.

-Hé, je suis un Catalano, l'oublie pas.



Après être allé à la cuisine chercher un peu de glace dans le congélateur, ainsi qu'un verre d'eau, Andrew revint dans la salle et tendit la glace à Tiziano qui l'appliqua directement sur sa tête, là où il avait mal.



-Aaaah, ça fait du bien !

-Content de le savoir, ironisa Andrew, bon maintenant tu veux bien tout m'expliquer, ou du moins l'essentiel de cette histoire qui a l'air complètement incensé?

-Bon d'accord, installe-toi bien, ça peut-être long.



Tiziano lui raconta tout du début à la fin, n'omettant aucun détail, il faut dire qu'il était doué pour raconter, c'était le meilleur lorsqu'il s'agissait de conter des histoires effrayantes lors de leur longue soirée au coin du feu dans les bois quand ils avaient tous treize ans.





A la tour de contrôle la tension montait d’un cran. Le vol MA35897Z en direction du Maroc ne répondait plus à aucun appel radio depuis environ une heure. Cette situation inquiétait Douglas Tropper qui avait pris l’initiative d’alerter les autorités américaines. Immédiatement l’alerte générale fut mise en place, le lieutenant Grized fut le premier sur place suivi par le procureur Peter Stone, le maire, la police des frontières. Vu les circonstances internationales et la destination de l’appareil, les autorités avaient décidé de prendre toutes les mesures nécessaires pour régler cette affaire. Chacun avait encore à l’esprit les attentats du « 11 septembre », personne n’avait envie de voir se reproduire une telle catastrophe. Le porte parole de la maison blanche ordonna le décollage de deux mirages de l’armée US, pour s’approcher du Boeing. De même le commandant Tony Mac Neal qui connaissait parfaitement ce type d’appareil fut appelé à la tour de contrôle.

- Avez-vous du nouveau ? demanda Grized.

- Non. Ils ne répondent toujours pas, dit Tropper des gouttes de sueurs perlaient sur son front.

- Pensez-vous qu’il puisse s’agir simplement d’un problème technique avec leur radio de bord ?

- Non si c’était le cas, ils avaient un moyen de secours pour nous prévenir ou en tout cas la possibilité de nous envoyer un appel de détresse nous précisant leur difficulté. Là nous n’avons plus aucun contact depuis 64 minutes très précisément.

- Et que vous ont-ils dit lors de ce dernier contact ?

- Que tout allait bien.

- Aucune alerte ?

- Non.

- Vous n’avez ressenti aucune tension dans la voix du commandant ?

- Absolument pas.

- Bon sang. Tout se joue comme si…. Jura Grized.

- Vous pensez au 11 septembre ?

- Comment ne pas y penser ? Vous avez la liste des passagers ?

- Le problème c’est que l’avion ne suit pas son cap…

- Ce qui signifie ?

- Qu’il ne s’agit certainement pas d’un simple problème radio. La situation est beaucoup plus alarmante…



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:11

Dans l’avion, les passagers commençaient à perdre patience, certains étaient au bord de la crise de nerf, d’autres plus calmes, tentaient de se concerter pour mettre en place un plan leur permettant de maîtriser les trois femmes qui avaient détourné l’appareil. Après tout, elles n’étaient que trois face à plus de cent passagers. De plus la tension montait entre l’hôtesse qui se prénommait Isabel et Margaret la chef de file. Isabel lui reprochait la mort du commandant.

- Pourquoi l’avez-vous tué ?

- Ce jeune homme m’a soufflé l’idée à l’oreille, répondit avec ironie Margaret.

- On n’avait pas prévu de le tuer.

- Quelle importance ? Tu l’aimais n’est ce pas ? Tu voulais te faire sauter par mon mari avant de le buter ?

Isabel rongeait sa rage dans son coin mais les passagers les plus téméraires avaient compris que cette dissension entre les deux femmes pourrait être un avantage pour eux. De toute façon, que risquaient-ils en essayant de maîtriser Margaret ? Au pire, ils mourraient tous écrasés au fond de l’océan… Ils n’avaient plus rien à perdre. S’il y avait une seule petite lueur d’espoir, il fallait la saisir. Sans personne aux commandes, l’avion commençait à perdre de l’altitude et surtout à tourner dangereusement sur sa droite, ce qui déséquilibrait les personnes debout à savoir les trois femmes armées. Margaret marchait dans l’allée centrale quand l’avion fit une brusque embardée, un passager en profita pour lui faire un croche pied, et, déséquilibrée, Margaret s’étala au sol de tout son long, lâcha son arme qui roula jusqu’aux pieds de Sayla.

De son siège, Brian assista à la scène et surtout il remarqua qu’à ce moment précis, Sayla Catalano était la seule à pouvoir les tirer de cette mésaventure. Il se leva et hurla :

- Sayla ! ramasse le revolver.

Toute tremblante la jeune femme empoigna l’arme, tandis que Margaret se relevait. Immédiatement Sayla pointa le canon sur la tête de Margaret.

- Vas-y tire, Sayla, lui recommanda Brian.

Mais la jeune femme n’avait jamais tenu une arme dans ses mains. Elle tremblait, la peur avait envahi tout son corps, et ça, Margaret l’avait bien compris.

- Elle n’aura jamais le cran de tirer ! dit Margaret avec un sourire machiavélique.

Elle commença à avancer très lentement vers Sayla pour récupérer son arme. La tension était encore monter d’un cran. Il fallait avoir les nerfs très solides pour supporter une telle tension.

- Sayla, écoute-moi, dit Brian avec une voix douce, le plus calmement possible, en essayant d’être persuasif. Tu tiens entre tes mains notre seule chance de nous en tirer, aussi infime soit elle ne laisse pas passer cette chance, tire lui une balle dans la tête, n’importe où mais tire.

- Ne te laisse pas dicter les règles pas un sale mec, lui conseilla Margaret. Je sais que tu n’oseras pas.

- N’avancez plus, ordonna Sayla.

Mais cet ordre ne fit aucun effet tellement la peur se lisait dans ses yeux et sur son visage. Margaret poursuivait son avancée, la pointe de l’arme pointée sur elle. Au moins cette femme n’avait pas froid aux yeux, même si de toute manière elle n’avait plus rien à perdre. Au fur et à mesure de son avancée, Sayla reculait lentement comme pour repousser au maximum le moment où elle allait soit devoir appuyer sur la gâchette, soit montrer sa faiblesse et lui rendre l’arme. Au bout d’un moment, elle se retrouva le dos plaqué à la paroi de l’appareil, le bras armé tendu vers Margaret qui désormais se tenait à quelques centimètres devant elle. Soudain une voix se fit entendre à l’avant de l’appareil.

- Lâche immédiatement ce revolver, petite, fit Laura tout en pointant son propre revolver sur Sayla.

Brian fit une moue. Ils venaient de perdre leur seule chance de redevenir maîtres de l’avion. Cependant, Sayla n’obéit pas, tenant toujours en joue Margaret.

- Je vais compter jusqu’à trois. Si au bout du décompte tu n’as pas lâché cette arme, je t’explose ta jolie petite tête, la menaça Laura.

Tout le monde retenait son souffle, Imanita se cramponnait à son père grièvement blessé, Yukinari ferma les yeux de désespoir, au fond de lui, Brian pria pour échapper à la mort souhaitant que le destin lui offre la joie de voir naître son futur enfant….

Laura commença à compter :

- Un……

- Deux…..

- Trois….

Et le coup de feu éclata….



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:12

Pendant que Tiziano et Andrew était en grande conversation, dans la maison d'à côté, chez les voisins, la tension montait d'un cran. Pierre venait de découvrir que Gaëtane avait osé le tromper dans leur propre maison, en plus avec un garçon plus jeune qu'elle, tandis que la jeune fille apprenait que lui, couchait avec l'amie de ce garçon.



-Comment t'as pu coucher avec ce gamin?

-Ce n'est pas un gamin, et il me comprend lui, je l'aime !

-Mon dieu ma pauvre, tu ne te rends pas compte de ce que tu dis, tu le connais à peine, tu as seulement couché une fois avec lui et tu te dis folle amoureuse !!!

-C'est comme ça, l'amour ne se contrôle pas !

-Tu as perdu l'esprit, comme ton vieil oncle !

-Ne mêle pas mon oncle à cette histoire, je t'interdis !!!

-Et pourquoi ça, c'est lui la source de tout nos problèmes !

-Quels problèmes, il n'y que toi qui a des problèmes, moi je suis heureuse et amoureuse ! Si tu n'es pas content, tu n'as qu'à t'en aller !

-Amoureuse d'une tapette oui, tu crois que ça va te mener où?

-Ce n'est pas parce que tu n'aimes pas les homos que tu dois les traiter ainsi ! Et Yukinari m'aime aussi !

-J'y crois pas, ce que t'es naïve ma pauvre ! Tu crois vraiment qu'un garçon qui aime les hommes pourrait t'aimer?

-Et pourquoi pas?

-Parce que ce n'est pas possible !

-L'amour est universel !

-Oh je t'en prie, arrête avec tes phrases à deux balles !

-Pourquoi ils auraient couché avec moi dans ce cas?

-J'en sais rien moi... pour m'atteindre peut-être !

-Et c'est reparti, une fois de plus tu ramènes tout à toi !

-Bah quoi ça se tient non? Il aime les hommes, je suis un homme...

-Dis aussi qu'il a aimé quand tu l'as violenté !

-Qui sait?

-N'importe quoi !! T'es un malade, tu ferais mieux d'aller te faire soigner ! Je préfère m'en aller tiens !!

-C'est ça casse-toi, vas donc retrouver ton « bébé » !

-Parfaitement !!!



Gaëtane sortit de la maison en claquant la porte derrière elle.





Pendant ce temps, dans la maison voisine :



-C'est incroyable ça, j'ai du mal à le croire... enfin, c'est Yuki quoi... comment c'est possible? L'interrogea Andrew.

-Crois-moi, le rassura Tiziano, ça nous as fait un choc à tous, on sait pas ce qui lui a pris.

-Tu crois que je pourrais en être responsable?

-Oh noon noon pas du tout, tu sais il allait pas très bien depuis que...

-Que quoi?

-Bah que t'es parti en fait... mais tu sais c'est pas ta faute, il a été libre de faire ce qu'il voulait, il a toujours été intelligent quand même, quoi qu'un brin naif mais il a voulu faire tout ce qu'il a fait... je veux dire, c'est pas une sorte de vengeance, il voulait vraiment le faire... même si je doute qu'il pensait en arriver là.

-C'est dingue quand même.

-Ouai...

-Et vous aviez rien remarqué vous?

-Non, il était toujours pareil... bon ok il couchait à droite à gauche, même avec une fille je crois... il était pas forcément stable niveau « sentiment » mais c'était le même pour nous... il avait peut-être juste besoin de... t'oublier !

-Je comprends... !

-Bon arrêtons de parler de lui, c'est pas une bonne idée et rien n'excusera ce qu'il a fait et il se prendra quand même une raclée à son retour ! Et ma soeur avec par la même occasion !

-La pauvre, fit Andrew amusé.

-Tu rigoles, elle serait capable de m'en fiche une à moi de raclée, une vraie enragée.





Très déstabilisé par la dispute qu'elle avait eu avec Pierre, Gaëtane s'était mise en tête d'aller se consoler dans les bras de son amant d'un jour. Elle se rendit donc, elle aussi, chez les Solis afin de l'y retrouver. Arrivée à hauteur du porche, elle sonna à la porte.



-Rooo non pas encore, fit Tiziano, dont le mal de tête le faisait toujours souffrir.

-T'inquiètes je vais aller ouvrir, affirma Andrew.

-Merci !



Le jeune homme se leva, et dit à Tiz' avant d'ouvrir la porte :



-Ca doit être pour toi, c'est une jolie fille.

-Ah c'est bien possible.

-Bonjour ! Je peux vous aider? Demanda Andrew à la jeune fille.

-Oui, je cherche Yukinari.

-Oh je... je vais voir s'il est là, je vous fait patienter...



Il ferma la porte, devant la surprise de Gaëtane et se dirigea vers Tiz' :



-C'est qui?

-M*rd*, c'est la folle, super sexy mais aussi super cinglée, je crois qu'elle est tombée amoureuse de Yuki.

-Tu rigoles?

-Non, quand je te disais qu'il avait... enfin peut-être pas inconsciemment étant donné qu'il venait de traverser une fenêtre mais...

-Quoi?!

-J't'expliquerai, faut se débarasser d'elle !

-Je veux bien mais comment?

-Bah je sais pas improvise... !

-Ok, je vais essayer...



Il retourna à l'entrée et ouvrit la porte en inventant le premier truc qui lui passa par la tête :



-Alors il est là? Demanda la jeune fille tout sourire.

-Ecoute, espèce de folle furieuse ! Yuki il est à moi ok, alors maintenant tu vas le lâcher ou je te fais bouffer tes boucles !!!

-Quoi? Je... ok, je...



La jeune fille déboussolée préfèra s'en aller, ne sachant pas vraiment quoi répondre.

Elle descendit les quelques marches menant au porche et s'enfuit en courant en direction de chez elle.



-Voilà, c'est bon, elle est partit, dit Andrew à Tiziano qui faisait une mine étonné. Bah quoi? Demanda le jeune homme.

-Pourquoi tu lui as dit ça?

-J'sais pas moi, tu m'as dit d'improviser !

-Bah t'aurais pu seulement dire qu'il était parti au Maroc.

-Ah oui... c'est vrai désolé, fit-il mal à l'aise.

-C'est pas grave, l'important c'est le résultat ! N'empêche c'était bien marrant ! Bon et si on allait au bar?

-Je venais te chercher pour ça justement !

-Parfait !

-Mais euh, ta tête, ça va mieux?

-Beaucoup mieux grâce à toi et ton improvisation merci, dit-il en s'esclaffant. Ouille... enfin ça fait juste encore un peu mal.



...................
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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:14

Tous les passagers avaient les yeux rivés sur Sayla Catalano, tous s’attendaient à ce que la balle lui explose la tête, mais après le coup de feu, la jeune fille se tenait toujours debout, les yeux fermés croyant ressentir comme une énorme douleur dans le crâne, celle qu’elle s’était imaginée éprouver lorsque la balle pénétrerait par son front après le décompte. Transie de peur, d’effroi, d’épouvante, ses muscles se contractèrent, elle se crispa de tous ses membres et, replia son index sur la gâchette, sans s’en rendre compte, elle vida le chargeur et cribla de balles le corps de Margaret sous les cris horrifiés des passagers tandis qu’à l’avant de l’appareil, Laura s’écroulait, une balle dans la tête, celle tirée par Isabel juste au moment où Laura avait prononcé le chiffre trois de son décompte. Résultat des coups de feu depuis le décollage de l’avion : 4 morts par balles, un blessé grave et le copilote empoisonné. Partout le sang répandait son odeur particulière à travers l’appareil. A bout de nerfs certains s’écroulèrent en sanglots. Brian se précipita sur Sayla qui n’avait pas encore réalisé ce qui s’était réellement passé.

- Bravo, bravo Sayla, tu nous as sauvés ! s’écria-t-il en lui ôtant le revolver des mains.

La jeune fille s’écroula en sanglots dans ses bras.

- Je suis désolée, balbutia Isabel en remettant son arme à un passager… Je ne sais pas ce qui m’a pris de suivre ces deux cinglées dans leurs délires….

- C’est bon vous nous avez délivré de leur emprise, dit le passager, le tribunal en tiendra compte.

- Elle sera jugée seulement si nous réchappons à ce vol, dit un autre passager plus pessimiste ou plus conscient du danger. Je vous rappelle qu’il n’y a plus de pilote.

Tandis que plusieurs passagers entraient dans la cabine pour faire état des dégâts corporels, Brian consolait Sayla qui peu à peu revenait dans la réalité, l’horrible réalité.

- Vous avez été très brave mademoiselle, dit une dame. Vous nous avez sauvés ! Félicitations.

- J’ai…. J’ai tué une femme se désola Sayla.

- Tu ne pouvais pas faire autrement, la rassura Brian. Tu as eu un comportement exemplaire. Tu es notre héroïne. Nous sommes tous fiers de toi.

- Comment pourrais-je continuer à vivre avec ce meurtre sur la conscience ?

- Ce n’est pas un meurtre, mais de l’auto protection, tu as défendu ta peau et celle d’une centaine de passagers.

- Jamais je n’aurais imaginé tuer un être humain.

- Je comprends ce sera difficile à admettre mais tu as fait ce qu’il fallait Sayla, ne te reproche rien. Cette dingue n’aurait pas hésité à te tuer… elle a tué ou blessé des innocents.

- Bon sang, s’écria un passager, nommé Jason. Y a t-il un médecin pour soigner les blessés ?

- Oui je suis médecin, fit le docteur Herman. Je vais ausculter les blessés et apporter les premiers soins mais je pense qu’il ne faut pas tarder à les emmener à l’hôpital.

- Merci docteur, dit Imanita quand celui-ci se pencha au chevet d’Habib.

- Quelqu’un a-t-il des notions de pilotage ? reprit Jason.

Après quelques minutes de silence, la voix de Brian Peterson se fit entendre.

- Oui, moi, s’écria-t-il voyant qu’aucun des passagers ne semblait avoir quelque notion de pilotage que ce soit.

- Vous savez piloter ce type d’appareil ? demanda Jason.

- Non. Quand j’étais à l’armée, j’ai passé mon brevet de pilotage, évidemment ce n’était pas un avion aussi… gigantesque mais j’espère pouvoir poser cet appareil sans trop de dégâts. Je ne sais pas si j’y arriverai…

- Bon nous n’avons pas le choix, fit Jason. Nous allons évacuer les corps au fond de l’avion, débarrasser la cabine…

- Je vous aiderai pour le pilotage, proposa Stessy qui se remettait de ses émotions. Après tout, si cette dingue a pris le contrôle de l’avion, c’est un de ma faute.

- Mon Dieu, fit Imanita en levant les yeux au ciel. Peterson aux commandes, cette fois c’est sûr, on va s’écraser…

Brian sentit la sueur lui monter au front, à présent il avait la vie de 150 passagers entre les mains… il demanda à Sayla de le suivre en cabine de pilotage, elle pourrait les aider lui et Stessy. Et pendant ce temps, l’avion continuait à perdre dangereusement de l’altitude…



Libérée de ses liens, Stessy appela la tour de contrôle par radio.

- Ici le vol MA35897Z ! Nous sommes en grande difficulté.

Tropper n’en croyait pas ses oreilles, enfin l’avion donnait signe de vie.

- Bon sang mais que s’est-il passé ?

- Une histoire de fou.

- Qui êtes vous ? Où est le commandant Perkins ?

- Il est mort, répondit-elle sans émotion aucune trop préoccupée par la destinée des 150 passagers.

- Mort ? Mais qui êtes vous ? Que voulez-vous ? Vous envisagez de détourner l’avion ?

- Allez-vous enfin me laisser parler et vous expliquer ?

- Je vous écoute.

- Je suis Stessy, l’hôtesse de l’air. Madame Perkins est montée dans l’avion avec trois revolvers dans son sac, elle était accompagnée d’une de ses amies. Elle accusait son mari de la tromper avec des hôtesses de l’air. Elle a décidé de se venger en prenant le contrôle de l’appareil.

- Bon sang, c’est une blague ?

- Monsieur Tropper, la situation de l’avion et de ses 150 passagers ne prête pas à sourire. Cette folle a empoisonné le copilote, elle a tiré une balle dans la tête de son mari, tué un passager et grièvement blessé un autre. Dieu merci des passagers courageux ont repris le contrôle de l’avion. Madame Perkins et sa complice sont mortes, la troisième complice est sous contrôle. Si vous m’avez parfaitement suivi, vous pouvez en conclure que nous n’avons plus de pilote pour mener cet avion a destination. Nous avons besoin d’aide.

- Il n’y a plus personne aux commandes ?

- Je vais donner la parole à Monsieur Brian Peterson, un de nos glorieux passagers qui a appris à piloter quand il était à l’armée.

Brian pris le micro.

- Bonjour, je… je m’appelle Brian Petterson et…. je ne suis pas très sûr de pouvoir poser cet appareil sans dommage.

- Pas de panique monsieur Petterson, nous allons vous aider à piloter ce boeing. Mon nom est Douglas Tropper. Deux Falcon de l’armée américaine ont décollé il y a quelques minutes, ils vont vous rejoindre et vous escorter jusqu’à l’aéroport de Fairview. Les autorités sont prévenues de votre situation, une cellule de crise a été mise en place à l’aéroport, en liaison avec la maison blanche. J’ai ici à mes côtés Le commandant Tony Mac Neal qui a à son compteur des milliers d’heures de pilotage sur ce type d’avion. Il connaît parfaitement la cabine de pilotage, il va vous aider à maîtriser cet appareil. Avant de lui passer la parole, je voudrais connaître l’état des victimes pour que nous puissions mettre en place les moyens de secours nécessaire à votre accueil au moment de l’atterrissage.

- Beaucoup de passagers sont très perturbés psychologiquement, le copilote a été empoisonné par de la mort aux rats, mais il est encore en vie, un médecin présent à bord tente de lui apporter les premiers secours. Un passager a été touché par une balle dans le thorax, son état est préoccupant… Vous devez prévoir le maximum de moyens pour le prendre en charge à notre arrivée. Il s’agit du père d’une jeune fille que je connais bien…. Et… je serais vraiment désolé s’il ne s’en sortait pas…
Je joins immédiatement les urgences de l’hôpital et je me mettrai en contact avec vous sur la seconde ligne, celle de secours pour connaître l’avis du médecin à bord en liaison avec l’hôtesse Stessy que j’ai eu au début. Courage, vous allez réussir.

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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:14

Oui Brian Petterson avait entre les mains la vie de 150 passagers dont certains qu’ils connaissaient et appréciaient beaucoup dans son quotidien. Il devait réussir pour vivre auprès de Saraluna et de leur enfant. Il jeta un regard vers Sayla, décomposée à ses côtés et pas encore remise d’avoir tué une femme mais en le secondant pour poser l’appareil à terre, elle aurait l’esprit occupé à autre chose. Il lui adressa un clin d’œil, lui pressa le bras et dit :

- Ensemble, nous allons réussir.

Elle se força à sourire, fit un signe de tête qui signifiait « oui » sans y croire… Pour se donner du courage, elle pensa à Gaël qui devait se faire du souci en l’attendant.

- Monsieur Petterson ? fit une voix grave et décidé dans la radio. Ici Tony Mac Neal. Appelez-moi Tony, ce sera plus simple.

- Ok, Tony. Je crois que nous allons avoir besoin de votre aide…

- Brian, c’est ça ? Je peux vous appeler Brian ?

- Evidemment, répondit-il fébrilement.

- Piloter un boeing c’est pareil que piloter un mirage de l’armée, sauf que l’appareil est plus gros et qu’il vaut mieux éviter les loopings! dit Tony pour détendre l’atmosphère.

- Si vous le dites ! Je veux bien vous croire.

- Suivez mes indications très précisément. Comme vous aurez besoin de toute votre attention, de la liberté de vos mouvements et aussi beaucoup de précision dans vos gestes, je vous propose de passer le micro à la jeune fille qui se trouve à vos côtés. Comment s’appelle-t-elle ?

- Sayla Catalano.

- Parfait. Vous m’entendez Sayla ?

- ….

- Sayla ?

- Oui… j’ai…. J’ai pris le micro, dit-elle d’une toute petite voix.

- Très bien. Alors Sayla vous vous connaissez avec Brian ?

- Oui…. Elle hésita un instant avant d’ajouter : c’est… c’est mon futur beau frère.

A ces mots, Brian sentit une pointe d’émotion monter en lui, il sourit tendrement à Sayla, les larmes au bord des yeux…

- Parfait. Voilà ce que nous allons faire. Dans un premier temps, vous allez reprendre de l’altitude c’est indispensable, vous volez beaucoup trop bas actuellement. Ensuite nous procéderons au changement de cap pour vous faire rentrer sur Fairview. Devant le poste de commandement se trouve un écran lumineux d’ordinateur, sur le tableau de contrôle. En haut à gauche, il est indiqué un nombre, il s’agit de l’altimètre. Pouvez-vous me lire ce nombre, Sayla ?

- 4100…

- Ok. Il s’agit de votre altitude. Il faut remonter à 9000-10000 mètres. Voici ce que vous allez faire Brian. Très délicatement, sans mouvement brusque vous allez tirer vers vous la manette tout en douceur pour que l’avion remonte le nez légèrement, sans que les passagers ne s’en rendent compte… Seulement de quelques millimètres.

Brian s’humidifia les lèvres avec le bout de la langue, il utilisa un mouchoir pour essuyer la sueur qui dégoulinait le long de son cou, puis il se força à se concentrer, tira vers lui avec une extrême douceur la manette. Exactement comme lui avait indiqué le commandant.

- Sayla ? … Est-ce que l’avion commence à reprendre de l’altitude ?

Elle fixa les chiffres qui défilaient lentement 4500…. 4600…. 4700…

- Oui ! répondit-elle. L’altimètre indique maintenant 5350… 5400 !

- Parfait ! Continuez comme ça Brian, vous vous débrouillez très bien. Il faut encore prendre de l’altitude. Prévenez-moi dés que vous atteindrez 9000 mètres. Dans quelques minutes vous devriez voir les deux falcon qui vont vous escorter jusqu’à Fairview.

En effet, quelques minutes plus tard, ils aperçurent les deux avions de chasse qui entrèrent en contact radio avec eux immédiatement. Brian suivit les conseils de chacun à la lettre, une fois à 9500 mètres d’altitude, il procéda au changement de cap, puis une demi heure après, Tony lui expliqua comment perdre de l’altitude et comment s’y prendre pour entamer la procédure d’atterrissage.

L’atterrissage, le moment que Brian redoutait le plus mais il préférait ne pas y penser pour le moment. Finalement, secondé et escorté par des professionnels, ce n’était pas si difficile de poser un boeing sur une piste. Il se débrouilla comme un chef, et même si les passagers furent secoués au moment ou le train d’atterrissage toucha le sol, Brian mena à bien sa mission, fier d’avoir accompli un exploit avec l’aide de Sayla. Il fut applaudi comme un héros par tous les passagers, même Imanita admit qu’il s’était bien débrouillé alors qu’elle n’y croyait plus. Immédiatement, les secours d’évacuation se mirent en place, les blessés furent les premiers pris en charge, puis dans le calme retrouvé après l’horreur vécue chacun descendit de l’avion soulagés de retrouver ses amis et sa famille. Tel un vrai commandant de bord et sa copilote, Brian et Sayla furent les derniers à quitter l’appareil pris d’assaut pas les forces de l’ordre et les enquêteurs, ils entèrent dans le hall de l’aéroport sous une ovation, Tony en personne vint les féliciter pour leur sang froid exemplaire.



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:15

Un peu avant cela, dans le bar à Lolo, que l'on devrait plutôt surnommer le bar à Cici en ce moment, la patronne passait en revue les chaines de télévision. Il y'avait peu de clients au bar cet après-midi là, pour ne pas dire aucun et la jeune femme s'ennuyait terriblement. De plus Sayla, qui lui avait promis de lui donner des nouvelles, ne l'avait appelée qu'une seule fois pour lui dire qu'elle partait pour le Maroc. Bon la jeune femme n'était pas bête, elle se doutait bien que dans les avions il n'y avait pas de possibilités d'appeler avec son propre portable mais il y'avait généralement un, voir des téléphones à disposition dans l'avion. Tout ce qu'elle espérait, c'est que la jeune femme l'appelerait dès son arrivée... au moins pour qu'elle puisse organiser son planning en fonction de ça et au plus pour avoir de ses nouvelles. Elle n'eut pas le temps de penser plus longtemps car deux nouveaux clients venaient d'entrer dans le bar, un qu'elle commençait à connaître et un autre dont elle n'avait aucune idée de qui il était.



-Tiens, mais c'est macho au grand coeur assomé par un lampe ! Se moqua-t-elle.

-Wooaw, joli surnom, fit remarquer Andrew.

-Merci, lui répondit Ciane.

-Ma soeur est passé par là, je suppose.

-Oui et aussitôt repartit !

-Comment ça?

-Ah oui j'oubliais, t'étais probablement encore dans les pommes... ta soeur est parti pour le Maroc !

-QU.. QUOI ?!

-Eh doucement, crie pas comme ça !

-Qu'est ce qu'elle est parti faire là-bas?

-Chercher son beau-frère ou je ne sais qui...

-Beau-frère... elle a pas de beau-frère... à moins que Gaël n'est un frère qui vit au Maroc !

-Un certain Biran je crois...

-BRIAN?!

-Ah oui c'est ça !!

-Oh la traitresse, comment elle a osé ! Mais elle est partit là-bas pourquoi au juste? Non parce que je doute que Sayla parcourent des milliers de kilomètres pour suivre Petterson sans une bonne raison !

-Bah, elle est parti lui annoncer que votre soeur est enceinte !

-Qu... Quoi?! Sara enceinte !!! Oh mon dieu, je crois que mon mal de tête revient !

-J'ai peut-être fait une gaffe là, affirma-t-elle en regardant Andrew. Le garçon pour seule réponse lui fit un sourire qui se voulait rassurant.



Pendant ce temps, Tiziano parlait tout seul :



-Brian et Sara, un bébé, comment c'est possible? Un enfant avec les gènes de Petterson qui sera en plus mon neveu, je dois rêver, je suis surement encore en train de dormir... AIEUH!

-Oups désolé, fit Ciane qui venait de le pincer, c'était pour te faire voir que tu rêvais pas.

-Oui bah merci j'avais compris, lui répondit t-il en se frottant le bras.

-Je t'en prie, j'adore rendre service ! Bon alors vous commandez quoi?

-Ah oui, j't'explique, elle déteste qu'on ne commande pas rapidement, informa-t-il Andrew en murmurant.

-Oui bon ça va, je suis pas un monstre non plus, renchérit Ciane qui avait tout entendu.

-Euh, je vais prendre une bière, commanda Andrew amusé.

-Et toi le macho?

-Jus de fraise, pseudo-surfeuse.

-Ca marche !



Ciane servit une bière pression à Andrew et se retourna pour prendre un jus de fraises dans le mini réfrigirateur derrière. Au moment où elle se baissait, Andrew vit Tiz' accroché du regard le postérieur de la jeune femme. Pris sur le fait, il détourna son regard, le visage virant au rouge alors qu'Andrew rigolait.



-Qu'est ce qui se passe? Demanda Ciane.

-Oh c'est rien, c'est nerveux, lui répondit Andrew.

Ciane haussa les épaules.

-Tu es nouveau ici non? Demanda-t-elle au jeune homme.

-Oh non pas vraiment, disons que je viens de rentrer de quelques mois de... vacances.

-Ok je vois !

-Tiens, ton jus de fraises !

-Merci, je vais en avoir besoin !

-P'tite nature va !

-Oui bah tu serais à ma place tu r...

-T... tu peux monter le son de la télé s'il-te-plait, demanda Andrew.

-Ouai bien sûr !



« ...rrompre nos programmes pour une édition spéciale. Nous venons d'apprendre à l'instant qu'un avion de la compagnie Airbus avait été détourné. Plus d'informations auprès de notre correspondant sur place Mark Edwards. Mark vous m'entendez? »



« Oui Lucy. Je me trouve actuellement à l'aéroport de Fairview d'où l'avion a décoller en début d'après-midi. Le vol MA35897z en partance pour le Maroc, a été détournée par l'un des passagers aidé de deux complices... nous ignorons encore la cause de ce détournement même si la police exclut l'attentat terroriste. D'après les autorités, l'avion serait de nouveau sous-contrôle mais le commandant de bord ne serait pas en état de le piloter, c'est donc l'un des passagers, du nom de Brian Petterson qui aura la lourde tâche de faire atterir cette avion d'ici quelques minutes.... »



-Oh mon dieu, Maroc, Petterson, atterrir ! Ils sont foutus ! Fit Tiz'.

-Chuut, le reprit Ciane, écoute !

-Mais comment v...

-Chuut, insista Andrew à son tour.



« ... nous n'avons pas beaucoup d'indications sur les victimes, nous savons seulement qu'elles sont au nombre de 6 dont 4 morts... aucun nom, ni même sexe n'a été dévoilé... en attendant, l'avion devrait arriver d'ici une dizaine de minutes si tout se passe bien. Pour le moment, l'aéoroport nous autorise à diffuser la liste de tous les passagers de ce vol afin de prévenir et réunir les familles à l'aéroport ou une cellule de soutien spychologique a été mis... »



Ciane éteignit la télé.



-Mais qu'est ce qu...

-C'est pas le moment, il faut absolument que tu ailles prévenir ta soeur et Gaël et que vous alliez à l'aéroport...

-Non je peux pas... j'ai pas envie, je veux pas savoir... Sayla, Ima, ... nooon je peux pas...

-Tout va bien se passer, le rassura Ciane.

-Noon... je... !

-Tiziano, écoute-moi, tu dois y aller !

-Je vais l'emmener, dit Andrew à Ciane.

-Bien, surtout ne dites rien à Saraluna, du moins pas pour le moment.

-Mais j... tenta Tiziano.

-Vas-y !



Andrew emmena Tiziano chez sa soeur Saraluna, là où Gaël était déjà. Il frappa à la porte, et c'est un Gaël tremblant et ému qui ouvra la porte.



-Qu'est ce qu'il y'a? Demanda Tiz'. Tu es au courant de quelque chose?

-Noon, fit Gaël. Je dois y aller... mais je peux pas te laisser ta soeur toute seule, tu... tu veux bien la garder?

-Hors de question, je viens avec toi !

-Mais tout à l'heure tu voulais pas, lui fit remarquer Andrew.

-Je sais... mais je supporterais pas de pas savoir finalement, il faut que j'y aille. Et Sara aussi !

-Je pense pas que ça soit une bonne idée, affirma Gael. Tu sais elle est...

-Enceinte, oui je sais, mais on a qu'à lui dire qu'on va chercher Sayla... si on la laisse ici elle va forcément tomber sur l'info !

-Ok... c'est d'accord, je vais la réveiller, démarre la voiture, lui dit-il en lui lançant les clés.

-Tu veux venir? Demanda Tiz' à Andrew.

-Je... désolé je préfère pas...

-Comme tu veux, je vais pas insister de toute façon, j'ai pas le temps.

-Je vais rester avec la fille du bar... regarder les infos à la télé, je préfère.

-Bien !



Il courru à l'extérieur et démarra la voiture de Gaël, garé devan la maison. Ce dernier descendit les escaliers, Saraluna derrière lui.



-Qu'est ce qui se passe? Lui demanda-t-elle.

-Je te l'ai déjà dit, on va chercher Sayla, répéta Gaël.

-Pourquoi tu trembles comme ça et que tu as les yeux rouges?

-Je suis content à l'idée de la revoir voilà tout.

-Tu me caches quelque chose, je le vois !!

-Mais nooon voyons... !

-Sara !

-Tizou? Qu'est ce que tu fais ici !

-Gaël m'a proposé de venir chercher Sayla avec vous, fit-il esquissant un sourire.

-Oh... d'accord !

-Allez hop hop hop, les chaussures, elle nous attend déjà ! Ajouta Tiz', qui essayait de paraître joyeux, en dépit de la nouvelle qui les attendait peut-être, pour rassurer Saraluna.

-Ca va ça va j'arrive, doucement. Pourquoi Andrew est ici?

-Oh je... je venais passer un coucou à Tiz' en fait, je viens de rentrer... mais là je dois y aller, fit-il en partant, à plus.



Saraluna s'installa à l'arrière dans la voiture de Gaël, tandis que Tiziano prenait la place du passager. Gaël démarra en trombe, ce qui surprit Saraluna, puis se souvenant qu'elle ne savait rien il dit « désolé, j'ai appuyé un peu fort sur la pédale ». Il conduisit en respectant les limitations de vitesse pour ne pas que sa belle-soeur ne soupçonne quelque chose même si au fond de lui il avait envie de se rendre le plus rapidement possible à l'aéroport. Arrivé sur place, ne trouvant aucune place, l'aéroport étant blindé de monde, il se gara derrière un monospace rouge qui lui non plus n'étant pas très bien garé.



-Dis donc, quel monde, fit Saraluna.

-Départ en vacances, la rassura Tiz'.



Même si Saraluna trouvait tout cela bizarre, elle préférait ne pas se poser de question de peur d'être plus inquiète qu'elle ne l'était déjà.



Ils s'engouffrèrent tous les trois parmi la foule et se rendirent aux portes de débarquement.



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:17

Yukinari Smith fut le premier à regagner la salle d’accueil des voyageurs. Pourtant, il était le seul passager du vol MA35897Z que personne n’attendait à l’arrivée….

Saraluna, Gaël et Tiziano attendaient Sayla, debout près de l’escalator à guetter avec impatience le retour de la jeune fille. Yukinari s’arrêta à la hauteur de Tiziano impassible derrière ses lunettes noires, et lui dit :

- Tu peux être content, je te l’ai ramenée…

Tiziano resta de marbre, il ne répondit pas… alors Yukinari poursuivit son chemin, il s’installa sur un banc près de la sortie, soudain il fut envahi par un immense désespoir et une profonde solitude….

Quand à son tour, Sayla apparut, elle fondit en sanglots dans les bras protecteurs de Gaël. Il lui pris la tête entre ses mains et couvrit de baisers son visage inondé de larmes.

- Ne pleure pas ma chérie. Le cauchemar est terminé. Je suis là maintenant pour veiller sur toi, la rassura-t-il.

- J’ai eu si peur, balbutia-t-elle en reniflant. J’ai tué une femme, tu te rends compte…

- Tu as sauvé 150 passagers mon bébé. Tu t’es montrée très courageuse. Tout le monde t’admire ! Tu as mis une femme dangereuse, une meurtrière hors d’état de nuire. Tout le monde te félicite.

- Je suis très fière de toi, dit Saraluna en passant tendrement la main sur le dos de sa sœur.

Puis, la jeune femme avança vers Brian, le héros du jour pour l’accueillir.

- Tu es là, fit Brian comme s’il était vraiment étonné de la présence évidente de Saraluna et des siens. Sayla va bien tu sais, elle nous a sauvés la vie…

- Je ne suis pas venue ici uniquement pour Sayla…. Je voulais te féliciter toi surtout…

- C’est gentil, mais tu sais je n’ai pas fait grand-chose…

- Courageux et modeste en plus ! J’espère que notre enfant héritera de ces qualités…

- Notre enfant… Sara… je suis désolé de m’être enfui sans…

- Chut ! Nous parlerons de toutes ces choses plus tard. Savourons simplement le plaisir de nos retrouvailles puisque tout se termine bien…





Quand Imanita pénétra dans le hall des arrivées, elle était seule. Tous les autres voyageurs avaient déjà retrouvé leurs familles. Imanita était restée aux côtés de son père pendant que les médecins effectuaient les premiers soins sur le tarmac, avant de l’emmener aux urgences par hélicoptère. Elle se sentait horriblement seule, triste, perdue quand elle se présenta au bas du gigantesque escalator qui menait au premier étage, où se trouvait la salle d’accueil. Elle leva les yeux, se sentit défaillir comme si la longueur de l’escalator lui donnait le vertige puis elle aperçut une silhouette se dessiner tout là haut, au sommet…. La silhouette de quelqu’un qui l’attendait. Au fur et à mesure de son avancée elle découvrait celui qui se tenait debout, droit, stoïque, celui qu’elle avait déjà reconnu, petit point au début de sa montée qui grandissait marche après marche… Elle reconnut ses « converses » en toile noire, son jean légèrement délavé avec quelques fleps sur toutes les coutures, sa chemise noire, ses lunettes noires, c’était vraiment le seul mec à porter des lunettes de soleil dans un aéroport en pleine nuit, pensa-t-elle avec un sourire se dessinant sur ses lèvres… Elle n’avait jamais pensé qu’un jour, elle serait si …. Heureuse… de le retrouver…

Elle avait quitté Fairview depuis seulement quelques heures pourtant, il lui semblait revenir d’un interminable voyage, d’une longue absence. Quand elle arriva à sa hauteur, elle s’arrêta, il baissa légèrement ses lunettes, la regarda par-dessus, le sourire en coin avec ce petit air macho qu’habituellement elle ne supportait pas mais qui là, bizarrement, le rendait à ses yeux irrésistible.

- Tu as fait bon voyage ? lui demanda-t-il sérieusement.

- Pas vraiment ! Il faudra que je pense à envoyer une lettre de mécontentement à cette compagnie aérienne, répondit-elle sur le ton de l’humour comme si le simple fait de retrouver Tiziano avait effacé les heures d’angoisse qu’elle venait de vivre. Je ne voyagerai plus jamais sur leurs lignes… Mais ce n’est pas trop grave puisque l’avion a atterri exactement là où je voulais qu’il me ramène.

- Content de te revoir par ici, dit-il.

Une drôle de sensation les attira l’un vers l’autre, elle lui sauta au cou, il la pris dans ses bras, la souleva de terre et la fit tournoyer dans les airs. Soudain, au même moment, ils se figèrent, il la déposa aussitôt au sol, elle le lâcha, il se détacha d’elle. Ils s’écartèrent un peu l’un de l’autre. Ils se retrouvèrent l’air idiots, un peu gênés de leur empressement, les bras le long du corps, tout d’un coup timides et mal à l’aise.

- Excuse-moi, dit-elle je ne sais pas ce qui m’a pris...

- Rien de grave, t’inquiète… juste le plaisir de retrouver un ami…

- Oui…. Oui … oui c’est ça, tu as raison.

- Sayla m’a dit que ton père était blessé ?

- Oui ! D’ailleurs ma mère doit m’attendre pour aller le rejoindre à l’hôpital.

- J’espère qu’il s’en sortira.

- Oui.

- Tu m’appelles pour me tenir au courant.

- J’ai plus de portable.

- Ah, dans ce cas, je passerai demain…

- Ok ! Bon bah… salut.

Il la retint un instant en l’attrapant par le poignet.

- Tu… tu ne vas pas repartir ?

Elle s’approcha de lui et murmura à son oreille :

- Non… jamais je ne pourrais retrouver un « ennemi » comme toi, te rabaisser devant tout le monde me manquerait trop.

- Dans ce cas, j’espère alors que personne n’a assisté à nos retrouvailles trop amicales… Conclut-il en lui adressant un clin d’œil avant de la laisser s’échapper.

C’était sans compter sur Yukinari qui, depuis son banc, n’avait pas manqué une miette du spectacle que ses deux ex amis avaient décliné devant ses yeux sans le savoir!

Imanita rejoignit sa maman qui l’attendait pour l’emmener au chevet de son père à l’hôpital…



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:18

Gaël s’impatientait à la sortie qui menait au parking.

- Tu t’amènes Tiz ? Tout le monde est en voiture…. Il ne manque que toi. On doit encore déposer Saraluna et Brian avant de rentrer.

- C’est bon partez sans moi ! Je rentrerai par mes propres moyens. J’ai encore un truc à régler ici, expliqua Tiziano en portant son regard vers Yukinari assis de l’autre côté de la salle d’enregistrement.

- Tu… tu ne vas pas faire de connerie ? se renseigna Gaël en voyant Tiziano fusiller Yukinari de son regard noir et inquiétant.

- Attends, c’est moi ou mes sœurs déteignent sur toi à croire que je ne peux pas faire un truc sans déclencher un désastre ? J’ai juste l’intention de régler mes comptes avec Yuki.

- Ton passé ne plaide pas en ta faveur, mais bon ça va je te fais confiance je te lâche. A plus !

- On se voit demain, je passerai prendre des nouvelles de Sayla.

- Ça marche, je vais m’occuper d’elle.

- Je te fais confiance !

- A demain !

Une fois le clan Catalano parti, Tiziano traversa la grande salle pratiquement désertée à cette heure avancée de la nuit. Toujours assis sur son banc, Yukinari le voyait s’approcher avec une certaine inquiétude. Mais bon après ce qu’il venait de vivre dans cet avion de l’enfer, le moment de payer l’addition auprès de Tiziano ressemblait à une banale formalité. Des rescapés de l’avion maudit, il était le seul voyageur que personne n’attendait à l’arrivée… cette pensée le rendit triste, en même temps il sourit en voyant que le seul dans cette ville parmi sa famille et ses amis à venir vers lui, était le mec qui voulait lui casser la figure. Décidément, il en avait ras le bol de cette vie de merde. Pouvait-il encore espérer qu’un jour la vie lui sourirait enfin ?

Tiziano se tint un moment debout, juste devant lui sans prononcer une parole, ses lunettes relevées sur le haut de son front. Yukinari décida le premier de mettre fin à ce silence pesant. Il était las, se sentait sale et fatigué, il n’avait pas envie de lutter, qu’on en finisse au plus vite. Si Tiziano avait envie de le tuer qu’il ne s’en prive pas, ça lui rendrait même plutôt service.

- Vas-y qu’est-ce que t’attends ? Fous-moi ton poing dans la figure qu’on en parle plus.

Il se leva pour se mettre à la hauteur de Tiziano, tendit son visage, ferma les yeux très fort en attendant la douleur brûlante de la droite que son ex pote allait lui décrocher…

Tiziano passa une main sur sa nuque, détourna un court instant son regard, puis il posa à nouveau ses yeux brillants sur Yukinari. A ce moment précis Yukinari ne savait pas deviner ce qu’il pensait ni ce qu’il cherchait à faire. Comme d’habitude il se la jouait un peu, mais c’était tout Tiziano ça… Allait-il le frapper, le battre à mort ou simplement déverser un flot de paroles accusatrices, méchantes, une avalanche de reproches sur toute la merde qu’il avait foutu entre eux et Imanita ?

- T’es dingue ? C’est pas mon genre de frapper un ami, dit enfin Tiziano.

Yukinari ouvrit les yeux surpris mais soulagé, il s’écroula sur le banc rapidement tellement il avait failli tomber de surprise.

- Oui mais moi je ne suis plus ton ami, alors ne te gêne pas, vas-y défoule-toi, dit Yukinari en regrettant aussitôt ses paroles stupides.

- Arrête de jouer au con. Montre que tu es fort au lieu de te laisser frapper. Dans la vie tu ne dois jamais te soumettre à la loi ou à la force de ton adversaire. Tu as ramené Ima et… je te dis merci pour ça… l’autre jour j’étais énervé, triste, en colère, tu t’es trouvé là devant moi à ce moment là, il fallait que je me défoule sur quelqu’un alors je m’en suis pris à toi… mais je ne voulais pas te faire de mal, c’était injuste de ma part…

Un peu ému par ces paroles, un léger sourire décrispa le visage de Yukinari.

- Excuse-moi Tiz ! J’ai vraiment déconné avec Ima et avec toi aussi… Tu es en droit de m’en vouloir.

- Ok t’as agi comme un con. Maintenant, tu regrettes et tu vas réparer ce que tu as brisé… notre amitié à nous trois… notre amitié est plus forte que tous les incidents de parcours qui peuvent essayer de la détruire. Tu es toujours mon ami Yuki… je ne veux pas d’embrouilles entre nous… Et aussi je m’excuse : tu as vécu des moments difficiles avec tous les soucis dans ta famille, ce meurtre réapparu après tant d’années et tous les problèmes qui ont suivi. Je me dis ton ami et pourtant je n’étais pas assez présent près de toi pour te soutenir, t’écouter et t’aider à surmonter ces douloureuses épreuves.

- Tu blagues là, non ? Avec Ima tu m’as sauvé la vie quand j’étais prisonnier de Corentin, au péril de ta vie… alors que moi quand tu as appris la vérité sur ta naissance et tes origines, tes retrouvailles pénibles avec ta mère, tu as même tenté de te foutre en l’air et… je n’ai rien vu venir, je n’ai rien fait pour empêcher ça… Alors c’est moi qui te dois des excuses.

- Bon ça va, on arrête de nous appesantir sur nos problèmes. Tout ce qui compte c’est que tout recommence comme avant entre nous. Ça m’aurait vraiment fait chier si l’avion s’était écrasé avec toi et Ima dedans. Je ne veux pas vous perdre…

Yukinari sentit une pointe d’émotion monter en lui, il détourna son regard. Il n’avait jamais vu Tiziano exprimer autant ses sentiments. Il ne savait pas trop quoi répondre parce que lui non plus, il n’était pas très expressif ni loquace quand il s’agissait d’ouvrir son cœur. L’intervention d’un clochard accompagné de son chien, un berger allemand sale, vieux et fatigué, lui évita de devoir dévoiler ce qu’il ressentait au plus profond de lui.

- Salut les jeunes ! Vous n’auriez pas une cigarette ?

- Non, répondit sèchement Yukinari.

Puis s’adressant à nouveau à Tiziano comme si le clochard n’existait pas :

- Tu sais, il y a autre chose que tu dois savoir…

- Vas-y dis moi…

- Vous n’auriez pas du feu ou une petite pièce ? insista le clochard crasseux.

- Putain ! s’énerva Tiziano. Tu vois pas que je parle avec mon pote là ? Alors tu nous lâches…

Le vieil homme mal rasé, habillé de guenilles, accompagné de son chien aussi sale que lui se réfugia sur le banc voisin.

- Allez viens Brutus, dit-il en caressant gentiment la tête de l’animal, on va essayer de se trouver un endroit pour la nuit. Ce banc a l’air plutôt confortable, qu’est ce que tu en dis ?…

- L’autre jour, chez Gaëtane, reprit Yukinari… je ne me souviens plus trop comment ça s’est passé mais je me suis retrouvé à poil dans son lit…

- … ??? ( Tiziano leva les sourcils, l’air interrogatif)

- Elle… enfin j’ai l’impression que…. D’après ce qu’elle disait…. Hésita Yukinari.

- Tu l’as sautée ? le pressa Tiziano avec sa délicatesse légendaire.

- Chut ! Parle pas si fort, dit Yukinari l’air gêné. Je ne me souviens de rien… je t’assure. J’étais pas mal sonné après mon plongeon dans la piscine depuis la fenêtre de ta chambre à cause de l’autre cinglé de Rowland. ( Note de l’auteur : je sais pas pourquoi mais je trouve que Rowland et cinglé ça s’associe bien^^)

- Putain Yuki ! T’as couché avec une gonzesse ! s’écria Tiziano avec sa discrétion habituelle. Ce qui attira l’attention du clochard tandis que les joues de Yukinari commençaient à rosir…

- Ne m’en veux pas, c’était un accident…involontaire. Tu sais très bien que Gaëtane n’est pas mon genre…

- Et ça lui a plu ?...demanda Tiziano d’un air coquin.

- Bah c’est drôle mais d’après ce qu’elle disait elle était enchantée, dit Yukinari non sans une certaine satisfaction. J’étais le premier étonné. Si bien que je me demande si on l’a vraiment fait… c’est pas normal !

- T’es un sacré coup mon salaud ! s’écria Tiziano. Hum hum… Andrew ne doit pas s’ennuyer avec toi…

- Tiz’ ! protesta Yukinari content toutefois de retrouver les taquineries de Tiziano tout en se demandant s’il n’était pas maso parfois !

Non il avait retrouvé sa complicité avec Tiziano et ça, franchement, ça lui faisait plaisir.

- C’est bon je ne t’en veux pas, reprit Tiziano. Gaëtane ne m’appartient pas, elle n’a jamais prêté attention à moi. Alors je te la laisse !

- Déconne pas Tiz’, elle ne m’intéresse pas… je ne sais pas comment je vais faire pour me débarrasser d’elle d’ailleurs…

- Je suis mort de rire !

- Oui bah c’est pas drôle…

- On réfléchira plus tard à un plan pour que tu puisses la jeter proprement ! T’as vraiment un don pour te mettre dans des situations pas possible toi ! La mission la plus délicate que tu auras à mener dans les prochains jours c’est de réussir à obtenir le pardon d’Ima. Et là crois-moi c’est pas gagner…

- Elle ne me pardonnera jamais…

- Têtue comme elle est, ça ne sera pas facile…

- Au fait je vous ai vus tout à l’heure en haut de l’escalator…

- Oui bah sois gentil, oublie ce que tu as vu… Putain il pue grave ce type avec son clébard… Viens on s’arrache d’ici.

- Monsieur, fit un agent de sécurité en s’adressant au clochard, vous ne pouvez pas rester là. L’aérogare va fermer…

- Tu vois Brutus, on avait trouvé un coin bien au chaud mais on nous met à la porte…

Quand il passa à côté des garçons, attristé par la détresse de cet homme malgré son odeur nauséabonde, Tiziano l’alpagua :

- Vous allez dormir où ?

- Ne t’inquiète pas petit, j’ai l’habitude. Je vais trouver un vieux carton et m’installer dessus. Pas vrai Brutus ? Dormir sur le trottoir c’est notre quotidien.

- Tenez, voilà un dollar pour vous acheter à manger.

- Merci, tu es très généreux petit.

- Il a l’air sympa votre chien, fit Yukinari qui adorait les animaux.

- Oui Brutus est mon seul compagnon de route. J’ai bien vécu quelques semaines avec un jeune homme très sympathique, il était en fugue… il est rentré chez lui à présent. Brutus est mon seul compagnon fidèle.
Et vous, vous appelez comment ? se renseigna Tiziano.

.....................
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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:19

- Julius !

- Brutus, Julius ! On se croirait en cours de latin !

- Bon je vous laisse les jeunes et encore merci de votre générosité.

Ils regardèrent le vieil homme s’éloigner suivi par Brutus qui boitillait derrière lui péniblement.

- Je suis sûr que tu meures de faim après toutes ses émotions, pas vrai ? demanda Tiziano.

- Euh pas vraiment.

- Si. Tu as besoin de reprendre des forces, je t’invite au restaurant.

- Tiz ! Il est deux heures du mat’… tous les établissements sont fermés à cette heure là. T’es vraiment incroyable toi.

- Ton japonais est ouvert toute la nuit, non ? Il sert 24 heures sur 24. Pour fêter notre réconciliation je t’invite chez Kutuyamaha….

- Kunitoraya ! rectifia Yukinari.

- Oui bah je ne suis pas balèze comme toi en japonais moi.

- Et tu vas manger japonais toi ?

- Pourquoi pas ?

- Tu vas avaler du poisson cru ?

- Euh… il doit bien avoir un vieux croûton de pain qui traîne ça me suffira… dit Tiziano en rigolant.

- Ok je te suis.

- Un truc encore, t’as de la tune sur toi ?

- Oui.

- Parce que moi, je viens de donner mon dernier dollar à Julius. Alors si tu pouvais m’avancer l’argent pour le resto… ce serait cool.

- C’est pas toi qui devait m’inviter ?

- Si si… je te rembourserai.

- Si je comprends bien tu m’invites au Kunitoraya mais c’est moi qui doit payer l’addition … Tu ne changeras jamais Tiz’.

- Je te rembourserai, je te jure…

- Mais oui… je n’en doute pas. Allons-y.

Ils quittèrent l’aéroport en direction du restaurant tout en discutant.

- Alors t’as pas repéré un beau steward sexy dans l’avion ?

- Non.

- Je te crois pas !

- Je te jure, il n’y avait pas de steward. J’ai juste aperçu le commandant de bord mais trop vieux, pas à mon goût puis il était déjà mort quand je l’ai vu…

- Evidemment ça le fait pas trop ça… Et dis-moi les hôtesses ? Mignonnes ?

- Oui je pense qu’il y en a une qui t’aurait plu.

- Raconte… comment elle était ?

- Brune, bien roulée, style américano latine… Gaby en plus jeune.

- Waoh ! T’aurais pu me la brancher.

- Tiz vu les événements on avait autre chose à penser. J’y pense il y avait une belle blonde aussi… enfin avec toi, elles t’auraient toutes plu.

- Tu commences à me faire regretter de ne pas avoir été avec vous dans cet avion.

- Je t’ai dit que la belle brune nous menaçait tous avec une arme ?

- Une dure à cuire alors…

- Si Ima nous entendait parler des filles comme ça se lamenta Yukinari tout en souriant trop content d’avoir retrouver la complicité comme avant avec son meilleur pote…

Les deux amis poursuivirent la nuit au Kunitoraya à refaire le monde, rire, se taquiner comme si ce petit souci entre eux n’avait jamais existé…


FIN


A suivre bientôt l'épisode 8....
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Yukinari_



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 21:47

Je dois dire que je suis assez fier de nous collègue (enfin de toi surtout mais ça c'est pas nouveau -_-)... et même si j'avais lu une partie de l'épisode avant, la fin que tu avais refusé de me faire lire est sans doute ma partie préféré tellement c'est magnifique ! Beaucoup d'émotion, des passages drôles... et puis cette fin sur les deux gars qui vont manger au resto, j'imagine parfaitement ça dans ma tête pour une fin d'épisode !

C'est vraiment géniale, expérience à renouveler... c'était la première, y'a quelques incohérences mais bon on fera mieux la prochaine fois à ce niveau-là ! En tout cas je suis fier d'écrire cette fiction avec toi, ça fait un moment déjà et je m'en lasse pas, on a pas énormément de lecteurs, mais on a les principaux qui ont été et sont toujours là au fil des mois !

Ce que j'aime ce forum et ses membres !!! :cheers:

Ps : désolé, pleine phase émotionnelle... la faute de Tiz' :P

Vivement le prochain :arrow:
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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Sam 19 Avr - 23:02

Ben dites-donc!! Je suis encore un peu sonnée par l'enchainement d'autant d'evenements en un seul episode, mais je suis assez lucide pour vous dire que vous avez de l'excellent boulot, et que l'attente de plus de deux mois en valait largement la peine!!

Vous formez une bonne equipe de bourreaux tous les deux, parce qu'il faut vraiment avoir les nerfs solides pour aller jusqu'au bout -_-

Sequence emotion lorsque l'autre detraquée tire sur mon pôpa, j'etais toute triste :arrow: Par contre j'ai adoré ma tirade contre la detraquée, j'ai été trop forte et je crois bien que j'ai sorti plus de grossiertés que Catalano pour cet episode!! :twisted:

Et pis bien sur la fin decontractée, avec une conversation de deux machos dans les regles de l'art et un langage toujours aussi delicat et respectueux :roll:

Merci en tout cas de vous etre donné autant de mal pour cet episode, c'est une veritable reussite, et c'est effectivement une experience à renouveller!!
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Sayla



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MessageSujet: Re: 3-07 Desperate Airport...   Dim 27 Avr - 13:07

Quel épisode !!!
Vous avez eu une brillante idée de vous associer pour l'écriture de cet épisode, vos parties s'imbriquent à merveille ^^
J'ai été sous tension pendant toute la partie se déroulant dans l'avion, autant sonnée que mon perso quand j'ai dû tuer une personne.
Quel duo de choc on forme avec Brian pour sauver l'avion !

Et j'ai apprécié l'humour qui régnait par contre à Wisteria Lane.
Elle m'a bien fait marré d'ailleurs cette vanne : :lol:
Citation :
-Tiens, Gabrielle ! Fit mine d'être surprise Edie.
-Tiens, Edi-ote ! Murmura la jeune femme en réponse.

Citation :
En plus au Maroc il fait chaud, il ne sont pas habitués, Sayla supporte mal le soleil, elle rougit tout de suite et c'est très mauvais pour la peau... mon dieu, si elle revenait avec un cancer de la peau !
Comment vous savez ? :Kgene:

Et j'aime également beaucoup la fin, avec beaucoup d'émotion, les retrouvailles entre Tiz' et Ima est super bien décrite, je visualisais trop la scène, et la complicité retrouvée de nos 2 lurons pour conclure l'épisode.
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