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 1.16 - The fantasies of the heart

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Yukinari_



█ . AGE : 29
█ . EMPLOI/LOISIRS : Oreille Attentive
█ . VOISINS : Scavo
█ . HUMEUR DU MOMENT : Nostalgique
█ . RAGOTS : 615
█ . DATE D'ARRIVEE : 25/07/2007

MessageSujet: 1.16 - The fantasies of the heart   Dim 12 Aoû - 14:35




« Toute vérité n’est pas bonne à connaître…. »

Gabrielle n’était pas très contente de ce qui s’était passé le veille… L’arrivée inopinée de Carlos lui semblait louche. Elle enfila une robe légère très sexy, donna un calmant à Carlos qui souffrait de la tête et dont l’humeur grognon, commençait à l’agacer. Elle prit ses clefs, monta dans sa voiture de sport et conduisit jusque chez Jonathan Rowland. Le jeune homme, habillé d’un vieux jean et d’un débardeur noir, lui ouvrit la porte avec surprise. Gabrielle pénétra à l’intérieur du studio sans attendre s’y être invitée.
- Madame Solis ?? quelle surprise….
- Bonjour mon petit John…. Comment vas-tu ?
- Que venez-vous faire ici ?
- Tu n’es plus content de me voir ?
- Là n’est pas la question….
- Justin n’est pas là ?
- Je suis seul, en train d’étudier…. Je n’ai pas beaucoup de temps…
- Il n’y a pas si longtemps de ça, tu avais toujours du temps à me consacrer, tu me suppliais même…. Je me trompe mon ange? Dit-elle en lui caressant la joue.
- Ne me touchez pas.
- Je n’aime pas le ton sur lequel tu me parles. Qu’est-ce que t’as été raconté à Carlos ?
- Rien.
- Carlos est rentré plus tôt à la maison hier, parce que quelqu’un lui a dit que j’avais un amant. Il s’est rendu compte que ce que tu lui avais raconté n’était qu’un tissu de mensonge et il t’en veut beaucoup. Il a juré de se venger. Pas très malin ton petit plan stupide. D’autant que mon amant c’est toi.
- Vous mentez je ne suis plus votre amant….
- Qui osera me contredire, si je te dénonce auprès de Carlos ?
- Vous ne le ferez pas.
- Non tu as raison…. Je ne mettrai pas en péril mon mariage… Alors si tu veux que je calme Carlos contre toi…. Déshabille-toi et fais moi l’amour, là tout de suite.
Gabrielle commença à faire coulisser la fermeture éclair de sa robe décolletée, tout en ôtant ses chaussures à hauts talons avec ses pieds.
- Arrêtez ce petit jeu stupide…. Gardez ça pour Tiziano.
- Tu n’as vraiment rien compris mon pauvre John…. Tiziano se moque de toi, il n’a aucun sentiment pour toi…. Tu n’étais qu’un beau jouet entre ses mains, il t’a manipulé avec l’aide de Justin et tu as marché, tu as même couru…. Tiziano s’est servi de toi pour mieux m’approcher. Il voulait me rendre jaloux, j’ai été sotte moi aussi, je suis entré dans son jeu…
- Vous êtes machiavélique… Vous ne ressentez rien vous non plus pour moi…. Alors qu’à l’époque je voulais tout quitté pour vous…
- Mais tu m’as quitté pour Tiziano… Et maintenant tu le regrettes amèrement…
- Vous mentez en ce qui concerne Tiz’.
- Il est calculateur, insouciant et « saute » sur tout ce qui bouge…. Alors tu me fais l’amour oui ou non. Je te rappelle que tu n’as pas vraiment le choix si tu ne veux pas que Carlos te mette une correction….
- Je préfère recevoir les coups de Carlos plutôt que de coucher avec vous.
Le sourire de Gabrielle se figea. Elle détestait qu’on lui résiste et surtout ne supporter pas d’être rabrouée par John…
- Parfait. Tu as tout perdu John : ton travail, la confiance de mon mari, Tiziano et moi….
John fit mine de ne pas l’entendre, il ouvrit la porte et lui montra qu’il était qu’elle s’en aille. En passant à sa hauteur, elle lâcha prêt de son oreille :
- Tu me reviendras John, tôt ou tard… Et ne t’avise plus jamais à raconter des âneries à Carlos… Car mon amant c’est toi et toi seul.

Kawaï tenta d’expliquer la situation à Popin qui ne voulait rien entendre.
- Ecoute mon frère a sauvé la situation cette fois.
- Ton frère tu sais ce que j’en pense, il aurait mieux fait de dire la vérité, les choses seraient clarifiées au moins. Tu m’avais promis que nous allions nous installé ensemble et qu’en attendant, je pourrais habiter chez tes parents.
- Je ne pensais pas que mes vieux rentreraient si vite…Mon père n’a pas les idées larges.
- Alors tu me jettes à la rue comme un vagabond.
- Non, tu vas t’installer dans un hôtel bien tranquille.
- Tu as les idées plus larges que ton père ??
- Pourquoi tu me demandes ça, s’inquièta Kawaï qui ne voyait pas le piège arriver.
- Parce que je vais louer dans le même une chambre dans le même hôtel que Copain….
- Il n’y pas qu’un seul hôtel en ville. Tu pourrais en choisir un plus près.
- Tu vois tu n’as pas les idées larges….
- Ce n’est pas la même chose. Je t’aime mon Popinou…. Alors te savoir dans le même hôtel que Copain…. J’aime pas trop ça.
- Non seulement tu n’as pas les idées larges et en plus tu ne me fais plus confiance, bravo…
- C’est en Copain que je n’ai pas confiance….Elle est capable de tout avec son sourire enjôleur, sa joie de vivre, c’est une passionnée, amoureuse de la vie. Elle arrive dans une pièce et c’est comme si le soleil apparaissait….
- Elle t’a vraiment ensorcelé…. Tu es amoureux d’elle ?
- Non je n’aime que toi… mais tu avoueras quand même qu’elle a réussi à nous faire craqués tous les deux, elle est très forte… Qui résisterait à Copain ???
- Tu veux dire que si des mecs comme nous, nous avons craqué, elle est capable d’emballer n’importe qui ou alors tu crains que toi ou moi ne craquions à nouveau?
- Je ne sais pas ce qu’elle a en te^te mais si elle est venue jusqu’ici, ce n’est pas sans raison.
- Elle nous apprécie, elle sait très bien qu’elle ne doit rien attendre de concret avec toi et moi. Elle voulait nous essayer, on s’est laissé faire, on a tenté une expérience. Point barre. De toute façon, rassure-toi, elle n’est pas venu seule, elle st accompagné de son frère jumeau Loïc…
- Elle a un frère jumeau ???
- Et oui, il partage la même chambre d’hôtel.
- Alors s’il est aussi mignon et enjôleur que sa jumelle, j’ai vraiment des raisons d’être inquiet si tu loues une chambre dans cet hôtel, conclut Kawaï.
- T’inquiète mon biquet, je t’aime trop, rappelle toi moi aussi j’ai parcouru des milliers de kilomètres pour te retrouver….
Ils s’embrassèrent et Kawaï préféra accompagner Popin jusqu’à l’hôtel.

Pendant tout le trajet, Corentin assis à l’arrière de la voiture, ne desserra pas les dents. Il paraissait pensif, et nerveux à la fois. Justin et Yuki le mataient discrètement de temps en temps dans le rétroviseur.
Justin stationna la voiture dans le parking réservé aux visiteurs. Yuki lui demanda s’il pouvait monter seul dans la chambre. Justin lui accorda un quart d’heure. Le garçon se précipita hors de la voiture et courut jusqu’à la chambre de son ami.
- Qu’est ce qu’on fout nous pendant ce temps là, demanda Corentin qui semblait excédé.
- Je sais pas, on peut pt’être se balader… répondit Justin sur ses gardes.
- Tu parles d’un plan…. Enfin c’est mieux que de rester avec les vieux.
- Tu habites chez les parents de Yuki ?
- T’es vachement curieux comme mec.
- T’es pas obligé de répondre, c’est juste pour faire la conversation.
- T’emmerdes pas…. J’ai pas envie de causer.
- Pourquoi t’es venu alors ?
- Parce que je me fais ch*** avec les parents. Tu parles mon pater s’est entiché d’une bonne femme qui n’est jamais sorti de son trou… Je te raconte pas l’angoisse !! tu m’as sauve de ce merdier en m’emmenant avec vous. Maintenant c’est bon je me casse.
- Et tu n’attends pas le retour de Yuki ?
- J’en ai rien à foutre de ce bouffon. Merci pour la promenade. Ciao.
Corentin, entra à l’intérieur de l’hôpital, il se glissa discrètement dans la salle d’attente située près des urgences, s’assit sur le siège le plus proche de la porte et observa quelques instants les malades ou accompagnants qui patentaient bien sagement. Avec beaucoup de minutie, il glissa la main dans le sac à main de la dame assise à ses côté, qui était plongée dans a lecture d’un roman policier. Il agrippa quelques billets, et les enfourna dans sa poche. Toujours ça de pris. Ensuite, il tourna son attention vers la salle des infirmières où se trouvaient les médicaments. La chance lui souria. Les pompiers amenèrent plusieurs blessés accidentés de la route, tout le monde médical fut en effervescence, les infirmières quittèrent leurs postes, la réserve des médicaments, était vide de tout occupant. Corentin se leva, mine de rien, il se dirigea droit vers l’armoire à pharmacie, s’empara de plusieurs seringue, de quelques médicaments, qui lui permettraient de tenir le coup en attendant de se procurer la poudre magique…..

Yuki se sentit fébrile devant la porte de la chambre d’Andrew. Malgré son empressement à retrouver le jeune homme, il hésita à ouvrir la porte. Il souffla un grand coup et tourna la poignée. Andrew, allongé sur le lit, n’était plus relié à aucune machine, seul un goutte à goutte coulait encore dans ses veines. Il lisait un manga japonais, plongé dans sa lecture, il ne s’aperçut pas de l’arrivée de son visiteur.
- Coucou Andy !
- Yuki, dit il en souriant. Enfin tu es là !
Le garçon s’approcha au chevet de son ami.
- Tu pensais p’têtre que j’allais pas venir ?
- Je croyais que ma mère t’en empêcherait. Je suis vachement content que tu sois là.
- Et moi aussi, si tu savais comment je me languissait. Je pensais à toi tout le temps.
( à ce moment là Yuki ne se souvenait plus du rêve qu’il avait fait la nuit précédente…. Seul Andrew comptait à ses yeux….).
- J’ai passé avec toi les trois plus belles semaines de ma vie.
- Moi aussi.
- Tu sais quand je me suis réveillé, je me suis retrouvé dans cette chambre d’hôpital je croyais que j’étais là pour une indigestion parce que j’avais trop avalé de glace !!!
Yuki sourit.
- Rooohhhh !! Je t’adore mon Andy chéri.
Il l’embrassa sur le front, il n’osa pas s’aventurer à l’embrasser sur la bouche de peur de débrancher le goutte à goutte.
- Tu m’embrasses sur le front à présent ? s’étonna Andrew un peu déçu.
- Non, c’est que, je voudrai pas….
- Ne joue pas les timides, embrasse-moi vraiment.
Yuki s’exécuta avec plaisir sans se faire attendre.
- Comment vas-tu, tu de souffres pas trop ? s’inquiéta Yuki.
- Le médecin est passé en début d’après midi. J’ai juste un mini traumatisme crânien, ils avaient peur que la colonne vertébrale soit touchée mais non…. Je pourrais sortir dans quelques jours.
- Comme je suis content !
- Comment t’as fait pour venir jusqu’ici ?
- Justin m’a conduit…
- Justin ??????
- Oui, il sait pour toi et moi….Il comprend. Il t’aime beaucoup… alors comme il savait que tu serais heureux de me voir, il m’a amené à toi.
- Le gentil Justin, balbutia Andrew sur un ton qui n’y croyait pas.
- Que veux-tu dire ?
- Rien. Laisse tomber. J’ai d’autre chose à faire que de m’occuper de Justin. Et j’ai besoin de toi pour m’aider.
- De quoi s’agit-il ?
- De ma mère. Je la soupçonne d’y être pour quelque chose dans la mort de mon père.
- Tu te rands compte de ce que tu dis ?
- Avec l’aide de son pharmacien. Il faut trouver qui conduisait la voiture qui m’a renversé. C’est très important.
- La police mène son enquête.
- Nous devons trouver le coupable avant eux.
- Pourquoi ?
- Parce que je veux coincer ma mère et la faire chanter…. Une fois que je connaîtrais la vérité, elle ne pourra plus rien me refuser. Tu vas m’aider mon Yuki ?
- Oui bien sûr, répondit-il sans réfléchir, prêt à tout pour Andrew.
- Ensuite, crois-moi nous reprendrons nos parties de crème glacée.
- Hum ! J’ai hâte….

Monsieur Harry piétinait dans le parc en attendant Saraluna. Habituellement, la jeune femme était très ponctuelle, mais aujourd’hui elle avait déjà cinq minutes de retard. Monsieur Harry n’aimait pas les gens en retard mais dans le cas présent, il comprenait ,’anxiété de la jeune femme qui allait peut-être découvrir que sa mère avait changer d’identité, ce qui signifiait qu’elle avait disparu de la vie de ses enfants de son propre gré. Il imaginait le choc de sa cliente même si sa mère avait eu des raisons valables pour abandonner ses enfants. Il finissait par espérer s’être trompé mais monsieur Harry ne se trompait rarement, il refusait l’échec. Comme il n’avait pas d’enfants lui-même, il ne se rendait pas compte qu’aucune raison ne pouvait expliquer qu’une mère ou un ère puisse abandonner ses enfants définitivement. Il jeta nerveusement un œil sur sa montre, et, quand il releva la tête, il aperçut son ami Serge, un bandeau sur la tête, un bras en écharpe, un œil au beurre noir.
- Ho Serge mais que t’est-il arrivé ? Je ne pensais pas que le métier de producteur de cinéma était plus dangereux que celui de détective privé !!!
- J’adore ton humour mon chaton !!! Tu ne devineras jamais dans quelle galère je me suis retrouvé.
- Raconte-moi ça, lui intima monsieur Harry, avide de potins toujours utiles dans son activité.
- J’ai été victime d’un mari jaloux trompé par sa femme.
- Toi ? Mêlé à un adultère mon pauvre Serge !!! Je rêve ? Tu as viré ta cuti ???
- Non mon chaton, rassure-toi. Si tu as besoin que quelqu’un de doux et gentil de caresse le poil, je suis toujours disponible pour toi…. Ce connard, le vrai mâle macho sans cervelle par excellence m’a pris pour l’amant de sa femme.
- Il doit pas être bien malin ce pauvre type !! s’amusa monsieur Harry.
- Pas très drôle, un œil au beurre noir, une grosse bosse sur la tête, un poignée foulée, le coude déboîté…. Tu parles d’un amusement.
- Que faisais-tu chez cette femme ?
- Je cherchais une nouvelle actrice pour mon prochain film. Elle correspondait parfaitement au personnage. Mais après cette histoire, plus question de travailler avec elle, je ne tiens pas à voir son mari la surveiller sur le plateau ni débarquer comme un fou enragé en plein milieu d’une scène sous prétexte que sa femme couche avec des gamins, plus mignons, intelligents et moins possessifs que lui. Sur ce coup là, je trouve que Gabrielle Solis a très bon goût. Le jeune que j’ai aperçu chez elle… humm… je l’aurais bien partagé avec elle.
- Oh Serge tu ne changeras jamais….
- Et non…. Mais j’aurai quand même connu dans ma vie les foudres d’un mari jaloux, jamais je n’aurai imaginé ça !!! Pourquoi reste-t-elle avec un cinglé pareil ?
- Carlos Solis est un fou dangereux et sa femme aime les jeunes amants mais elle aime par-dessus tout l’argent. Et son mari est plein d’argent. Il lui offre l’aisance qu’un jeune jardinier ne pourra jamais lui offrir. Elle prend juste le risque de s’amuser un peu derrière le dos de son mari mais c’est une calculatrice, elle n’est pas prête de se faire prendre. Ah voilà ma cliente.

...
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MessageSujet: ... suite   Dim 12 Aoû - 14:44

...

Saraluna s’approcha : jupe plissée bleu marine, chemiser blanc au col haut, chaussettes fines blanches remontée jusqu’au dessous des genoux, mocassins noirs. Pareille à elle-même.
- Bonjour mademoiselle Saraluna, la salua monsieur Harry. En vous attendant, je discuter avec un ami Serge.
- Oh mais nous nous connaissons déjà, dit Serge.
- Ah oui ? s’étonna Saraluna qui se triturait nerveusement les doigts en songeant à l’épreuve qu’elle allait subir dans quelques heures.
- Nous nous sommes rencontrés l’autre soir chez vous. Vous étiez dans un drôle d’état !! je ne sais pas ce que vous aviez bu mais vous étiez complètement saoule.
- Oh mon Dieu vous étiez là ? s’offusqua-t-elle en faisant un signe de croix pour se faire pardonner du seigneur tout puissant.
- Oui et cette rencontre m’a fait malencontreusement perdre le hamster d’un ami dont j’avais la charge… Vous et votre frère vous ne me portez pas chance. C’est à cause de votre frère si je suis dans cet état aujourd’hui…
- Quoi ? C’est Tiziano l’amant de madame Solis ? interrogea monsieur Harry.
- Non, vous dîtes n’importe quoi, balbutia Saraluna, désemparée et honteuse des frasques de son frère. Vous devez faire erreur.
- Absolument pas, vous devriez surveiller votre petit frère. Il est mignon et ce monde peut s’avérer cruel pour lui. Je vous laisse. A bientôt mon chaton.
- Au revoir Serge. Soigne-toi bien.
- Ce type ne me plait pas beaucoup, décréta Saraluna, une fois Serge éloigné.
- Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas plus gentil que Serge. Prenons la route, nous devons parcourir une centaine de kilomètres pour rejoindre la ville où habite cette dénommée Narcheska.
Depuis toutes ces années, Saraluna avait espéré retrouver sa mère, elle avait prié tant de fois pour qu’elle revienne. Leur mère leur manquait tellement à tous les quatre. Mais là durant le trajet, à quelques minutes de rencontrer cette femme, elle souhaitait que ce ne soit pas elle. Comment expliquerait-elle tout ça à Tiziano, lui qui espérait tant qu’elle revienne vers lui ? Monsieur Harry stoppa la voiture devant une villa un peu vieillotte, aux murs blancs salis par les intempéries, le vent avait arraché quelques tuiles.
- Voilà, c’est ici qu’elle habite, expliqua Harry..
- On va attendre qu’elle sorte ?
- Non je crois que ce serait mieux si vous alliez sonner.
- Mais je vais lui dire quoi ?
- Si vous la reconnaissez vous vous expliquez, sinon, vous vous excusez et vous dites que vous vous êtes trompée d’adresse….
- Vous venez avec moi ?
- Non, ce n’est pas ma place. J’ai fini mon travail.
- Je me sens comme une enfant le premier jour de l’école.
- Je comprends ce que vous ressentez. Mais vous devez le faire.
Saraluna, sortit de la voiture, hésita un instant, prit sa respiration, poussa la barrière et longea l’allée d’un pas lent. Toute tremblante elle appuya sur le bouton de la sonnette. Elle entendit des pas résonner à l’intérieur. La porte s’ouvrit sur une femme que Saraluna reconnut immédiatement.
- Maman… balbutia-t-elle d’une vois tremblotante.
- Qui êtes vous mademoiselle ? demanda-t-elle en feignant de ne pas la connaître.
- Ta fille et tu le sais très bien, dit-elle d’un ton ferme.
Narcheska savait qu’elle ne pourrait pas mentir longtemps à Saraluna, toujours sûre d’elle, et piquante, le portrait craché de son père.
- Comment t’as fait pour me retrouver.
- J’ai engagé un détective.
- Tu as eu tort, repars et laisse-moi vivre ma vie.
- Pourquoi t’es partie en nous laissant tous seuls ? Tu te rends compte ? Cybelia, Sayla et Tiziano avaient encore besoin de leur mère, ils venaient de perdre leur père…
- Ton père, un homme sans pitié, dur et sévère. Il me frappait. Evidemment, tu as le beau rôle même s’il t’a élevée sévèrement et strictement, il t’aimait énormément. Il n’a aimé que deux personnes dans sa vie toi et Tiziano.
- Et toi tu nous aimais pas ?
- Bien sûr que si. Il n’y a pas un jour où je ne pense à vous…
- Tu penses à nous mais tu es absente. Tu as gâché ma vie. J’ai dû prendre ta place auprès de mes sœurs et de mon frère.
- Cybelia et Sayla doivent être devenus de belles jeunes femmes, maintenant. Quand je suis partie elles étaient encore des enfants et tiz’ presqu’encore un bébé même q’il se voyait déjà l’homme de la maison à la mort de son père !
Elle souriait avec mélancolie.
- Tu as changé de vie, d’identité…. Mais pourquoi maman.
Saraluna eu une partie de la réponse en découvrant l’apparition derrière sa mère d’un homme qu’elle avait bien connu.
- Grized ??? proféra-t-elle presque tout bas, déboussolé par cette présence.
Grized était le seul et unique amour de sa vie. Ils étaient en classe de terminale ensemble. Elle avait flashé sur lui. A l’époque, elle était prête à tout pour attirer son attention. Un jour ils étaient sortis ensemble, leur idylle avait duré exactement huit mois, douze jours, trois heures et quarante cinq minutes. Elle avait compté, Saraluna, était toujours précise. Grized était plus vieux qu’elle de quelques années… elle ne l’avait jamais oublié. Un jour il lui avait dit qu’il avait rencontré quelqu’un d’autre. Puis elle ne l’avait jamais revu. Trois mois après, sa mère disparaissait à son tour…
- Tu es partie avec Grized, mon petit ami ??? dit Saraluna, la gorge nouée. Mais tu es une ordure… je déteste, je ne veux plus jamais te voir, ni toi ni lui. N’essaie jamais de t’approcher de Cybelia, Sayla ou Tiziano. Tu me donnes envie de vomir.
Saraluna s’enfuit en courant, elle grimpa dans la voiture de Harry et lui ordonna :
- Démarrez vite, je veux partir très loin d’ici…. Je veux…. Je veux mourir……..

Tiziano marchait à travers toutes les pièces de la maison. Saraluna lui avait dit qu’elle serait absente toute la journée, ce qui n’arrivait pratiquement jamais. Elle lui avait même permis d’inviter des amis à la maison. Conclusion un comportement tout à fait anormal. Elle lui cachait quelque chose et au fond de lui, il pensait qu’elle était peut-être aller chercher leur mère. Ce serait fabuleux si elle arrivait à ramener leur mère à la maison. Cette idée le fit sourire. Actuellement, il avait d’autres préoccupations. Madame Solis l’avait jeté comme un chien la veille, il l’avait très mal pris, il jurait qu’il la récupérerait mais pur l’instant, il préférait laisser les choses se calmer. John, fallait plus y compter non plus, Imanita était sa meilleure amie, il ne voulait pas risquer de perdre cette amitié en couchant avec elle, Gaël avait déjà une ribambelle de jeunes filles qui le courtisaient dans le quartier, même madame Solis avait jeté son dévolu sur lui, restées les perverses, Lamita et Sabinouche trop occupées à séduire Gaël. Ah s’il suffisait de bien chanter pour avoir une fille dans son lit pensa-t-il !!! Il avait beau chercher dans son esprit, il ne voyait aucune fille de libre dans le quartier pour l’instant… à part LPC mais, il préférait encore passer une soirée avec le hamster de Sandro plutôt qu’avec cette pseudo Cow girl extravagante. Mais il pensa soudain, il y avait bien cette petite, là comment elle s’appelle déjà ? Ah Oui Lenou qui veut réussir l’exploit pratiquement irréalisable de transformer LPC en une séduisante jeune femme !!! Il commençait déjà à réfléchir à un plan d’attaque quand la musique de son portable « pride » un morceau de U2 résonna. Il décrocha.
- Salut Tiz’ ! C’est Sabinouche .
- Comment vas-tu ?
- Super bien. Je viens d’avoir une idée géniale !
- Ah oui ? je t’écoute.
- Tu sais que ma mère travaille à la mairie ? et bien figure-toi j’ai pensé qu’on pourrait organiser un concert dans le quartier pour Florian et Gaël.
- Cool ton idée !
- D’autant que Lamita commencé à m’énerver. Elle tourne un peu trop près de Gaël. Elle nous a laissé de côté. On organise le truc mais on lui dit rien. T’es d’accord pour m’aider ?
- Bien sûr Sabi. Je suis toujours partant pour t’aider moi. Et puis j’ai vachement envie de voir les deux garçons en concert….
- Oui moi aussi, surtout Gaël….. Bon je vais supplier ma mère et je te rappelle ! Bisous mon tizou.
A peine avait-il coupé la communication que quelqu’un sonna à la porte. Décidément, personne ne voulait le laisser préparer son plan de drague sur Lenou !!! Il ouvrit la porte sur une jeune femme dont le visage ne lui semblait pas inconnu mais il ne savait pas bien le replacer dans sa mémoire.
- Oh tizou…. Tu…. Balbutia-t-elle toute émue. Tu as tellement grandi.
Tiziano eut une illumination :
- Sayla ??? C’est bien toi.
- Oui, frérot, c’est bien moi. Viens dans mes bras.
Le frère et la sœur s’étreignirent pendant plusieurs minutes, Sayla pleurait dans le cou du garçon. Puis il la fit entrer dans le salon.
- C’est une super bonne surprise ça ! s’exclama-t-il. Je croyais que je ne te reverrai jamais. Cybelia n’est pas avec toi ?
- Non, elle pense que c’est une mauvaise idée de venir. Alors je ne lui ai rien dit et je suis venue toute seule.
- Comme je suis content.
- Où habitez-vous ?
- Dans une ville universitaire à 40 km d’ici.
- Vous n’êtes pas loin. Pourquoi vous n’êtes jamais venues me voir ?
- Je t’écris tous les mois mais tu ne me réponds jamais, alors….
- Je n’ai jamais reçu de lettre, annonça Tiziano en fronçant les sourcils.
- Ah la garce, elle a intercepté toutes nos lettres. J’y crois pas, elle n’a pas changé cette peste. Tiziano, je suis venue te chercher. Tu ne peux pas rester avec elle. Elle nous a fait vivre un enfer. On s’est enfuie tellement nous étions mal avec elle. Saraluna est aussi terrible que papa.
- Je ne comprends pas…. Pourquoi Sara aurait intercepté votre courrier.
- Parce qu’elle te veut pour elle toute seule. Elle veut te garder suis sa coupe. Prends un sac, quelques affaires et on s’en va.
- Non Sayla, je ne veux pas partir. J’ai mes amis ici, je suis bien. Et Sara n’est pas comme tu la décris. C’est vrai elle est dure mais c’est pour notre bien.
- Elle t’a vraiment bourré le crâne !
- Elle nous a élevés au lieu de faire sa vie de son côté. Est-ce que tu en es consciente? Moi je veux que toi et Cybelia revenaient vivre à la maison…. On était bien tous les quatre.
A ce moment là, la porte d’entrée claqua et Saraluna apparut sur le seuil du salon. Elle se posta, les bras croisés, l’air sévère, le visage défait.
- Ne sois pas méchante avec elle, la supplia Tiziano.
- Rassure-toi. Viens près de moi Tizou.
Le garçon obéit de suite.
- Tiens voilà un d’argent, vas t’amuser avec tes amis.
- Mais je ne peux vous laisser vous allez vous entretuer.
- Non.
- De toute façon je m’en vais, t’as déjà gagné Sara, décréta Sayla.
- Non reste, j’ai à te parler. Allez Tizou, laisse nous s’il te plait.
Tiziano glissa l’argent dans la poche de son jean et sortit. Sayla ne se sentit pas très bien. Elle craignait cet affrontement mais elle «était quand même venu pour son frère. Saraluna avança jusqu’au fauteuil s’écroula dessus et se mit à pleurer abondamment.. c’était la première fois que Sayla voyait sa sœur craquer….

La voix d’Alice : « la nuit était tombée depuis plusieurs heures à westeria lane. Le quartier avait retrouvé son calme dans l’obscurité de la nuit. Aucune fête ne vint perturbé le sommeil des habitants. La nuit c’était le moment de réaliser ses fantasmes par rêves interposés….
Sandro dormait d’un sommeil agité en pensant à :

Fantasme de Sandro :



Fantasme de Susan :



Carlos venait de comprendre quelque chose de très important grâce à son fantasme...Mais s'en souviendra-t-il encore à son réveil???
Rêve de Carlos Solis :



Alors qu' à ses côtés, Gabrielle rêvait à son jeune jardinier tout en souriant dans son sommeil :



Tandis que Tiziano se régalait en rêvant à une femme inaccessible ....



Bree se montrait plus raisonnable... inquiète pour la suite de sa vie, elle voulait surtout réunir ses enfants autour d'elle.... Plus facile dans ses rêves que dans la réalité :



Sans le savoir... Lamita et sabinouche faisaient le même fantasme au même moment...



Il en était de même pour LPC et Imanita qui rêvaient à :



Yuki réalisait le même rêve glace comme chaque nuit, d'abord un corps enduit de glace puis ce visage.......
Fantasme de Yuki :



Et même Saraluna qui se couchait toujours après sa prière vit son fantasme d’adolescente resurgir cette nuit là.
Fantasme de Saraluna :




Oui vraiment Wisteria Lane était peuplé d'habitants bien étranges....



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